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Gauche de gauche : le cadavre bouge encore
de : Philippe Corcuff
lundi 11 octobre 2004 - 15h51 - Signaler aux modérateurs
13 commentaires

Quelques réactions à partir de l’article signé Durruti, intitulé "La gauche de gauche. Du cadavre", le 09/10/2004 sur le site paris.indymedia<

http://paris.indymedia.org/article....

de Philippe Corcuff

"Le système, forme d’exposition d’une totalité à laquelle rien ne reste extérieur, pose la pensée comme absolue face à tous ses contenus et évapore le contenu en pensée : idéaliste, il l’est avant toute argumentation en faveur de l’idéalisme"
Theodor ADORNO, Dialectique négative, 1966.

Je réagis rarement aux débats sur internet, car mon nom est devenu un objet étrange, voir monstrueux dans certains milieux gauchistes, qui sert de défouloir à divers ressentiments. Si ça les calme, c’est déjà ça. On atteint si rarement le calme et la sérénité dans les cercles militants que je ne peux que m’en réjouir, mais je préfère n’y participer qu’indirectement, en offrant simplement mon nom en punching-ball. Mais l’article signé Durruti, intitulé "La gauche de gauche. Du cadavre", mis en ligne le 09/10 :2004 sur ce site paris.indymedia.org, est d’une autre facture que les ratiocinations habituelles sur "les turpitudes" et autres "trahisons" des plus proches, qui servent de points de repère négatifs (en signifiant "l’impureté", qu’on sent en soi) pour construire sa propre identité positive ("la pureté" à laquelle certains aspirent).

Cet article met radicalement en cause la gauche de gauche altermondialiste à partir d’un point de vue libertaire, mais en récusant les thématiques de "la trahison" et de "la pureté". "Il ne s’agit pas de jouer à qui-sera-le-plus-radical. Il n’y a pas de pureté révolutionnaire dans ce monde, seulement des postures. Nous ne dénonçons pas le réformisme altermondialiste parce qu’il ne serait pas assez révolutionnaire", écrit-il. Et d’ajouter : "Le capitalisme n’est pas une conspiration mondiale avec une nette division entre « eux » et « nous » (« ils sont huit nous sommes des millions », bêle-t-on lors des promenades contre-sommets) : c’est un rapport social, et il est nécessaire aujourd’hui d’identifier les pseudo-solutions « réalistes » avancées par les citoyennistes comme un des moyens pour le capital de maintenir l’ordre des choses et de contenir, voire réprimer, toute velléité de subversion ce rapport social".

Durruti ne se situe par hors de notre monde, dans un au-delà de "la pureté", qui permettrait de stigmatiser "l’impureté" des autres. Il laïcise beaucoup plus loin la critique sociale que nombre de critiques actuels, qui reproduisent si facilement (sans s’en rendre compte ?) des formes théologiques d’argumentation, mais pour d’autres églises (souvent la leur - toute petite - ou élargie à quelques copains). Il est conscient que nous sommes tous condamnés à des "postures", en s’intégrant lui-même dans ce mouvement de lucidité critique. Il ne s’inscrit pas donc dans le succès des pensées intentionnalistes et "conspirationnistes", de Chomsky à PLPL (1), qui tendent à faire de l’intentionnalité malfaisante de quelques Puissants dans l’ombre (adossés aux Médias) le principal dans les modes d’oppression. Il est peut-être conscient que cette forme de pensée pré-marxienne et pré-marxiste partage beaucoup de présupposés avec les schémas intellectuels du libéralisme économique, dont la figure de l’homo oeconomicus (une conception de la condition humaine et des processus historiques centrée sur les calculs coûts/avantages d’agents individuels).

Durruti se situe dans une pensée du "système" (du capitalisme comme système), et donc de rapports sociaux qui pèsent sur le cours de l’histoire humaine, indépendamment même de la conscience des individus. C’est par rapport à cette analyse structurelle et systémique du capitalisme que la faiblesse des propositions altermondialistes est pointée.

Je ne partage pas tout à fait le point de vue "systémiste" de Durruti (pour plus de précisions sur les points d’appui sociologiques de mon analyse, voir mon article "De quelques aspects marquants de la sociologie de Pierre Bourdieu" mis en ligne en octobre 2004 sur http://calle-luna.org ). Je crains qu’il n’y ait encore dans les pensées du "système" quelque chose de la prétention à occuper le point de vue de Dieu (le point de vue des points de vue, selon Leibniz), comme le suggère Adorno dans la citation en exergue de cet article.

Dans le sillage de Bourdieu, je pense qu’une formation sociale comme la société française (ou l’enchevêtrement de formations sociales que constitue "le monde") est caractérisée par une diversité de modes d’oppression autonomes (économique, politique, culturelle, masculine, homophobes, racistes, médiatique, etc.), qui sont certes en interaction, mais qui ne sont pas associés fonctionnellement dans un seul "système", obéissant à une seul logique ("la dernière instance" des marxistes, par exemple). Le capitalisme m’apparaît alors comme une des tendances principales de nos sociétés contemporaines, mais pas "le système" qui engloberait le tout. Ce qui fait qu’il y aurait aussi du jeu entre les différents modes d’oppression (qui sont parfois imbriqués, mais parfois aussi en concurrence, ou simplement juxtaposés).

Il y aurait donc de l’extériorité par rapport au "système" (à la différence des thématiques de "la société de spectacle" chez Debord ou de "l’Empire" chez Hardt et Negri), parce que le système n’est pas tout. Une deuxième raison de l’existence de l’extériorité par rapport au "système", c’est qu’à côté de la structuration des rapports sociaux par différents modes de domination, il y a des formes de rapports humains qui tendent à échapper à une logique de domination dès maintenant, au coeur de nos sociétés : autonomie des cultures populaires analysée par Grignon et Passeron (2), formes ordinaires de justice et d’amour décryptées par Boltanski et Thévenot (3), imaginaire chez Castoriadis (4), etc. Une telle représentation plus contrastée des rapports sociaux est celle d’un global pluriel (travaillé par des tendances dominantes, dont celle du capitalisme), à distance des vues systémiques.

Cela pose autrement la question traditionnelle de "la récupération" de la contestation par "le système". Il n’y a pas de garantie contre cette "récupération", car cette "récupération" ne concerne pas la limite entre "le système" et l’hors-système. Par exemple, le capitalisme peut bien "récupérer" les luttes féministes ou écologistes (sur le pouvoir de "récupération" du capitalisme, y compris des thématiques libertaires, voir Luc Boltanski et Eve Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, 1999). Mais la monopolisation du capital politique et du capital culturel par les élites bolchéviques en 1917 en Russie a pu "récupérer" le combat anti-capitaliste, en contribuant ainsi à générer une formation sociale oppressive d’un type nouveau.

Si la question de "la récupération" se pose aussi de manière décalée pour moi, c’est que nous sommes amenés à intégrer l’incertitude dans l’action humaine. Qui sait exactement ce que sera une société pleinement émancipée ? Ceux qui savent, qu’ils continuent comme avant (ni du côté marxiste, ni du côté anarchiste, pour ces militants de la certitude, ça n’a pourtant été, pour l’instant, très probant, depuis deux siècles...) ! Pour les autres, il s’agit d’inventer, d’expérimenter, de se tromper, de rectifier les erreurs, d’explorer des impasses, d’accrocher des bouts de solutions partielles et provisoires, au milieu d’un nécessaire débat contradictoire. Toujours sans garantie ultime (ni un dieu, ni "la ligne juste", ni "le vrai marxisme", ni "le vrai anarchisme", etc.).

Cette rupture avec les pensées systémiques, adossée à une logique de l’expérimentation, me conduit à mettre en cause le caractère opératoire de la classique opposition entre "réformes" et "révolution". Je m’inscris ainsi dans un "réformisme révolutionnaire" ou démarche "radicale et pragmatique" d’un nouveau type. Plus "réformiste" que les traditionnels "révolutionnaires", tenant des "prises du Palais d’Hiver" ou des "communes libertaires" spontanées, je n’attends ni "un grand soir", ni même une occupation de fonctions gouvernementales pour faire avancer des réformes. Je ne suis pas pour autant les tenants actuels du seul "contre-pouvoir" et du "small is beautiful", car peser sur les institutions étatiques (noeuds contradictoires de formes oppressives, mais dans lesquelles se sont aussi cristallisés de droits individuels et collectifs) pourrait offrir des moyens de changement qui ne doivent pas être négligés au nom d’un purisme gauchiste.

Mais je suis peut-être aussi plus "révolutionnaire" que les "révolutionnaires" traditionnels, car je ne pense pas que l’émancipation a fait le principal après "la prise du pouvoir d’Etat", "l’appropriation sociale des grands moyens de production" ou même "la suppression de l’Etat". Même si je continue penser que, par exemple, l’appropriation sociale des grands moyens de production - sous des formes pluralistes de propriété ne se limitant pas à une étatisation et tenant compte des leçons des expériences totalitaires - est toujours un bout d’un travail infini de lutte contre la diversité des oppressions. Cela ne changera pas nécessairement la domination masculine, la domination politique, les inégalités culturelles, le racisme, l’homophobie ou l’épuisement productiviste de la nature. "Etre radical" écrivait Marx, c’est prendre les choses "à la racine". Or, il y a plusieurs racines emmêlées. Et il serait bien peu radical, et donc trop "réformiste", de ne s’attaquer qu’à une seule racine ; par exemple par l’appropriation sociale des moyens de production.

C’est cette démarche radicalement pluraliste et expérimentale, "réformiste" et "révolutionnaire", que nous avons appelée avec quelques-uns du terme provocateur de "social-démocratie libertaire". Mais je sens les énervements poindre sur les souris, les passions qui couvaient se déchaîner, ma fonction de punching-ball reprendre le dessus...Bref une nouvelle occasion de se défouler. Les questions que posaient Durruti et les divergences que j’ai avec lui méritent peut-être mieux, mais ...le tumulte des prises de position fait justement partie du cours chaotique des "débats" sur "un autre monde possible"...

Philippe Corcuff, social-démocrate libertaire, militant de la LCR, de SUD Education et d’Attac

Notes

(1) : Il faut toutefois impérativement distinguer l’éthique de la discussion rationnelle développée par Noam Chomsky et la logique de la poubelle (insultes, informations erronées, etc.) de PLPL ; voir sur ce point mon article "De quelques aspects marquants de la sociologie de Pierre Bourdieu" mis en ligne en octobre 2004 sur http://calle-luna.org .

(2) Voir Claude Grignon et Jean-Claude Passeron, Le savant et le populaire - Misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Gallimard-Seuil, collection « Hautes Etudes » 1989.

(3) Voir notamment Luc Boltanski, L’Amour et la Justice comme compétences (Paris, Métailié, 1990), Laurent Thévenot, « Pragmatiques de la connaissance » (dans Anni Borzeix et al. éds., Sociologie et connaissance, Paris, Editions du CNRS, 1998) et mon texte « Usage sociologique de ressources phénoménologiques : un programme de recherche au carrefour de la sociologie et de la philosophie » (dans Jocelyn Benoist et Bruno Karsenti éds., Phénoménologie et sociologie, Paris, PUF, 2001).

(4) Voir, entre autres, L’institution imaginaire de la société, Paris, Seuil, 1975.


Mis en ligne sur le site

http://paris.indymedia.org/article....

Le 9/10/2004 à 01h44

La gauche de la gauche : vous. Du cadavre Durruti

"Une partie de la bourgeoisie cherche à pallier les tares sociales, afin de préserver la société bourgeoise. On peut ranger dans cette catégorie : économistes, philanthropes, humanitaires, améliorateurs du sort de la classe ouvrière, organisateurs de la bienfaisance, protecteurs des animaux, fondateurs des sociétés de tempérance, réformateurs marrons de tout poil." Karl Marx

Qui se souvient quand exactement les « anti » sont devenus des « alter » ? On ne sait plus exactement ; en tout cas ce fut une belle opération de marketing, menée conjointement et de concert par les spécialistes en communication du « mouvement » et des médias officiels. La guerre pour la dépossession et la falsification commence par le langage. Les JMJ semblent dépassées ; le Forums sociaux les remplacent avantageusement. Rassemblement festif pour la jeunesse engagée et révoltée par les gens qui meurent de faim dans le monde, le Forum Social Européen, subventionné par divers organismes publics, provoquant des grands borborygmes d’enthousiasme chez quiconque se situe politiquement entre la LCR et l’UMP , aura entériné cette importante mutation dénominative : on est sorti de l’antimondialime pour entrer dans l’altermondialisme. La reconnaissance tant recherchée est enfin là.

La fausse conscience nouvelle est arrivée « De Seattle à Porto Alegre »... « mille forums sociaux »... Les dirigeants altermondialistes jubilent : ils peuvent énumérer une à une les étapes qui les rapprochent du pouvoir, en oubliant soigneusement de préciser qu’il y a encore deux ans, dans une ville portuaire d’Italie, la police tirait sur les manifestants, les torturait dans des centres de rétention... Et que pas mal de manifestants avaient choisi ces jours-ci de ne pas se contenter de la manifestation festive prévue, et de s’attaquer un peu en acte à leur oppression quotidienne : l’Etat, la marchandise, l’urbanisme. Ce temps où le mouvement antimachin pouvait encore représenter une mèche pour rallumer la guerre sociale est loin.

Son triomphe comme dernière idéologie capitaliste arrivée sur le marché, totalement intégrée au dispositif citoyen est désormais patent ; et il est probable que l’on mette du temps à s’en débarrasser. Ce n’est pas la première fois qu’un mouvement qui prétend changer le monde est en fait le meilleur gardien du capitalisme, et le moteur de sa modernisation. Le socialisme, le bolchevisme et tous les réformismes plus au moins mâtinés de discours révolutionnaires nous ont déjà fait le coup. Ce qui est spécifique au mouvement « altermondialisme », c’est l’absolue nullité de son projet. Comment le monde que nous propose ATTAC pourrait-il bien faire un minimum rêver ? Il est à la fois extrêmement pauvre et non crédible. On prétend réparer un peu les injustices de la planète par des moyens complètement débiles : annulation de la dette, commerce équitable, jusqu’à la particulièrement ridicule taxe Tobin.

Comme d’habitude, le réformisme promet des mesures toutes petites, mais qui ne seront malgré tout jamais adoptées - sauf intégrées à un dispositif de répression pour désamorcer un mouvement beaucoup plus important et porteur de radicalité. On n’en est pas là. L’altermondialisme n’est pas tant un mouvement qui a vocation à moderniser un capitalisme en crise (la notion même de crise, au sens classique du terme, semble devoir être remise en cause depuis les évolutions du marché mondial ces trente dernières années). Le rôle de l’altermondialisme est principalement idéologique. Désaffection du politique, perte du rôle de référence à l’Etat, crise de la démocratie, tous ces discours rabachés dans les lieux de parole du pouvoir recouvrent bel et bien une réalité, et traduisent sans doute une certaine peur des maîtres de ce monde.

Aucune société jusqu’à ce jour n’a pu exister sans une superstructure la soutenant. Le capitalisme ne peut se limiter aux performances de l’accumulation de la valeur ; il doit aussi produire une adhésion idéologique à son modèle, faute, sinon de crever, de subir un certain nombre de remous non désirés. Or quels sont les « valeurs » véhiculées par le discours alterbidule ? Le contrôle citoyen, la réhabilitation de l’Etat, la revitalisation de la démocratie : en bref la restauration des splendeurs perdues de l’idéologie bourgeoise. Evidemment, le tout est mâtiné d’un gauchisme de bon aloi, à l’ancienne et en plus débile, qui touche surtout les jeunes des classes moyennes - et en particulier ces bons vieux étudiants, qui ont tant besoin de faire leur poussée d’acné « engagée ». Sincère, rigolote, sympathique et inoffensive, cette bonne conscience degôche cesse rapidement d’être tout cela dès lors que l’on saisit la place qu’elle occupe au sein de la reproduction de la domination capitaliste.

« Aux grandes illusions collectives, aujourd’hui exsangues à force d’avoir fait couler le sang des hommes, succèdent des milliers d’idéologies parcellaires vendues par la société de consommation comme autant d’idéologies portatives. Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d’épingles tuent aussi sûrement que trois coups de massue ? » écrivait il y a déjà près de quarante ans un ennemi de cette domination qui a ensuite plutôt bien réussi son examen d’intégration à la fange intellectuelle.

La contestation du spectacle face au spectacle de la contestation Si l’anarchiste Auguste Vaillant avait choisi de lancer sa bombe en 2003, l’aurait-il fait dans l’arène de l’Assemblée Nationale plutôt que dans celle du FSE ? Quoique ça n’ait pas grande importance, on peut quand même se poser la question, et s’interroger sur ce que font ceux qui se réclament de la révolution et de l’anticapitalisme parmi les cortèges altermondialistes. On connaît le raisonnement : il s’agit d’être présent au sein du « mouvement », pour tenter de radicaliser « ce qui bouge ». Reste à savoir ce dans quoi on met les pieds. Il y a sans doute des bonnes volontés qui ne demandent qu’à entendre la bonne parole révolutionnaire au sein de ce magma, mais dans les JMJ aussi. Il ne s’agit pas de jouer à qui-sera-le-plus-radical. Il n’y a pas de pureté révolutionnaire dans ce monde, seulement des postures. Nous ne dénonçons pas le réformisme altermondialiste parce qu’il ne serait pas assez révolutionnaire, mais bien parce que, pour quiconque se place dans une perspective révolutionnaire et communiste, il est nécessaire de connaître ses ennemis, et ceux-ci ne se limitent pas aux flics, aux patrons et à l’OMC.

Le capitalisme n’est pas une conspiration mondiale avec une nette division entre « eux » et « nous » (« ils sont huit nous sommes des millions », bêle-t-on lors des promenades contre-sommets). : c’est un rapport social, et il est nécessaire aujourd’hui d’identifier les pseudo-solutions « réalistes » avancées par les citoyennistes comme un des moyens pour le capital de maintenir l’ordre des choses et de contenir, voire réprimer, toute velléité de subversion ce rapport social. « Changer le monde », « changer la vie », le cœur du problème est là. Même si aucune pratique ne contient aujourd’hui cette perspective, l’idée travaille encore (« un autre monde est possible » ...), mais de manière complètement aliénée. Faire entendre sa voix, affirmer ses convictions, « descendre dans la rue », faire les titres des journaux, avoir une activité militante : voilà de jolis objectifs que la société du spectacle accepte et digère bien volontiers.

Victoires possibles : imposer le retrait d’une réforme, avoir réalisé une démonstration de force (le « peuple » a fait entendre sa voix !). Joyeuses perspectives... qui ne font qu’entériner la dépossession de nous-même. Aucun des « acquis sociaux », « obtenu par la lutte » ou non, n’est allé à l’encontre du capitalisme, aucune lutte victorieuse au sein du capitalisme n’a jamais imposé une quelconque saisie des hommes de leur propre devenir. On s’étonne après que les promesses ne soient pas tenues, que les acquis sociaux soient grignotés ou se transforment en leur contraire. Tant qu’on ne la supprime pas, l’économie nous gouverne selon ses lois. Faire en sorte que les hommes soient les sujets de leurs vies et de leur histoire, pour cela il faut sortir du capitalisme. Et pour sortir du capitalisme, il faut commencer par sortir du cadre qu’il assigne à la « contestation ». Pour tendre à la production de nouveaux rapports sociaux, les attaques contre le capitalisme doivent déjà contenir une communisation de la lutte et des rapports qui s’en dégagent.



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Commentaires de l'article
> Gauche de gauche : le cadavre bouge encore
11 octobre 2004 - 20h22

Dommage que môssieur de Corcuff qui se complait à s’adresser à la gauche d’en bas ait omis de copier les commentaires liés à son article, ou bien d’en mentionner l’url exacte afin que les lecteurs de bellaciao puissent se faire une idée du débat et des nombreuses réactions que cette intervention a déclenché. Visiblement la pensée unique a encore de beaux jours devant-elle, et le capitalisme qui se veut désormais social dans sa version édulcorée par môssieur Corcuff n’a pas fini de nous pourrir la vie. Qui de chirac l’altercapitaleux ou de môssieur Corcuff a copié l’autre dans sa vision d’un autre monde possible que l’on vous vend clé en main à grands renforts de livres édités chez les marchands de canon, l’histoire ne le dit pas. La révolution de velours, bien ancré dans ses charentaises ça ne prend plus. Les universitaires qui s’autorisent à penser pour les autres et à bloquer ainsi toute initiative salvatrice ont fait leur temps, la contestation et la réflexion qui débouchera sur une ultime révolution/évolution sont désormais dans la rue. La balle est dans le camp du peuple qui n’est plus dupe des donneurs de leçon qui, en langage châtié, prônent l’avancée sociale tout en favorisant l’immobilisme dont ils tirent un grand profit. Désolé, môssieur Corcuff, la mayonnaise ne prend plus, les ventres affamés de tout ceux qui souffrent, eux, de la casse sociale n’ont plus d’yeux pour vous lire et plus d’oreilles pour vous entendre. L’onanisme intellectuel ne prend plus non plus, on va reprendre les choses en main collectivement dans l’autogestion la plus joyeuse, en laissant sur place les blablateurs de tout poil qui osent claironner leur glorieux bilan alors que la situation n’a jamais été aussi grave, alors que toutes les forces progressistes perdent en quelques années ce que les anciens ont mis des décennies à obtenir, alors que les médias libres se cassent la gueule les uns après les autres, alors que les droits fondamentaux reculent pour céder la place au tout sécuritaire, à l’heure où l’on délocalise à tout va, à l’heure où l’on fait du chantage à l’emploi… J’en passe, et des meilleures ! Je pourrais en rire, môssieur Corcuff, l’intellectuel de la gauche d’en haut, si la conjoncture n’était pas aussi dramatique et si je ne côtoyais pas la misère d’aussi prêt. Vos fanfaronnades sur le cadavre de la gauche que vous nous décrivez comme un athlète en pleine santé sont une insulte à nos luttes pour remonter la pente et enfin remporter des victoires qui se font attendre depuis belle lurette. Si vous vous faites rire en vous relisant, ce n’est pas le cas de tout ceux qui ont été précipités dans la précarité sous l’œil bien veillant de votre élite. On ne gagne pas des combats en gesticulant, fussent-ils conduits de belle manière, en sublimant la langue de Molière, mais en bougeant son séant. A bon entendeur, môssieur le social-démocrate libertaire, militant de la LCR, de SUD Education et d’Attac, qui doit avoir des cartes de visite de trente centimètres de long à la mesure de son ego [pratique pour tailler des filtres], et qui ferait bien d’apprendre un peu l’humilité. A bon entendeur, ÅñÄR©HY Vaincra !

Matt Lechien



> Gauche de gauche : le cadavre bouge encore
11 octobre 2004 - 21h30

Monsieur CORCUFF,

Pour qui écrivez vous ? Pour vous ? Si c’est une manière de se faire plaisir, soit ! Dites le simplement ça nous évitera d’interférer dans votre plaisir solitaire ? Pour faire avancer le débat , la réflexion sur le changement ? Votre appartenance politique que vous tendez tel un étendard me le laisse supposer... alors là, laissez moi vous dire que vous êtes à côté de la plaque... il vous faut descendre de votre piédestal et vous mêler au peuple. l’heure n’est pas (plus) aux discours de spécialistes qui allongent avec un plaisir non dissimulé, références et citations. L’heure n’est plus à vouloir impressionner les foules avec des discours d’universitaires (j’en suis aussi un) qui n’intéressent que des universitaires et/ou des spécialistes. A être trop "bon" universitaire on fini par être mauvais citoyen, je veux dire par là, et c’est l’enseignement universitaire, l’Université, qui en porte la responsabilité, que l’on reste et l’on se complait dans sa tour d’ivoire.

Si par contre votre prose est destinée à impressionner vos petits copains de la LCR, de SUD et d’ATTAC, alors, continuez vous êtes sur la bonne voie.

Sans rancune

Le Sage



Quand les intellos s’emmêlent "le peuple"...
11 octobre 2004 - 23h14 - Posté par

En quoi les aboiements seraient plus proche du "bas" et du "peuple" et les concepts plus proches du "haut" et des bourgeois ? Sellière a l’air aussi proche des concepts que notre ami Lechien ! Méfions nous de tous ceux qui parlent au nom du "Peuple" ou des "Masses", pour régler leurs problèmes entre intellos. Je préfère même les intellos qui disent clairement d’où ils parlent, que des intellos qui nous servent leur soupe personnelle au nom du "Peuple", qu’ils s’appellent Lechien ou Le Sage...

Intelligence Libertaire !

Fred, l’Alaphabète


Pour quelqu’un qui a arrêté l’école en cinquième, je prendrais presque le qualificatif "intello" comme un compliment
12 octobre 2004 - 02h10 - Posté par

Mon très cher Fred, permets que je t’appelle Fred, puisque visiblement tu te fais plaisir à lancer des Lechien longs comme le bras. Tous les fantasmes sont permis, sauf que la réalité est toute autre.

Je ne suis rien ni personne, et j’adore ça, d’ailleurs ça fait des années que je me planque derrière mon pseudo pour conserver ma tranquillité et faire mon travail de misérable plumitif en paix. Comme tout le monde, j’ai mes défauts, mais après des années de lutte, il y a une choses que je ne laisserai jamais me reprocher : c’est le refus du débat et du combat.

En tant que poète en grève depuis des lustres pour cause de déliquescence sociale, je répugne à plonger dans les méandres de ceux qui vivent reclus dans leurs tours d’ivoire et d’en copier-coller le mauvais nectar qui s’en dégage. Même s’ils arrivent à détourner les abeilles les plus confirmées de leur route, ils ne trompent pas ceux qui doivent subvenir à leurs besoins les plus élémentaires avec la modique somme de… NON ! Je n’ose même pas en dire le montant, non pas que je craigne que môssieur de Corcuff se prenne subitement de compassion, pour nous pauvres couillons, mais par respect pour tous mes compatriotes citoyens du monde qui crèvent la bouche ouverte pendant que ce môssieur nous explique les vertus du châtiment injustifié que nous sommes en train de subir, et qui s’amplifie quotidiennement, sans qu’une once de courage de la gauche d’en haut ne soit capable d’enrailler ce que les plus pacifiques défendraient une AK-47 à la main. Tout ne serait qu’une question de patience, ça ne fait jamais qu’une éternité qu’on attend ce fameux sursaut de la gauche qui se fait attendre pour cause d’embourgeoisement de son élite qui n’a plus rien à faire des gueux de notre espèce en dehors des périodes électorales ou pour demander de la caillasse aux militants une fois la raclée administrée par les réacs - n’est-ce pas la LCR, qui ne manque pas d’air. Faire moins que le FN quand soi-disant on a des idées progressistes, c’est plus que lamentable. Il ne reste plus qu’à tirer la chasse derrière vous. Les plaisanteries les plus courtes, y compris les vôtres, qui vous semblent sans doute académiques, sont toujours les meilleures.

Copié/collé révélateur de la mentalité de la gauche d’en haut

>Je réagis rarement aux débats sur internet, car mon nom est devenu un objet étrange, voir monstrueux dans certains milieux gauchistes, qui sert de défouloir à divers ressentiments. Si ça les calme, c’est déjà ça.

Traduction, je veux bien publier le fruit juteux de ma pensée chez les marchands de canons et de papier moyennant finance, mais aucunement me risquer à aller à la rencontre de ces cons de l’internet libre, qui font rien que de me contredire.

J’ai peut-être mes défauts, mais au moins j’ai le courage intellectuel de descendre plus que régulièrement dans l’arène du débat en publiant sur l’open publishing, dont le lectorat, il est vrai, n’est pas aussi raffiné que la clientèle de môssieur Corcuff, mais qui au moins m’apporte dix mille fois plus que tous les à-valoir de ce môssieur qui essaye de parler aux oreilles de ceux qui ont faim de justice. Certains sont là par dépit, d’autres par arrivisme. Lachez les basques des premiers qui n’aspirent qu’à rien d’autre qu’une avancée vers la normale et qui ne demandent pas mieux que de disparaitre, et faites ce que bon vous semble du deuxième cas.

>Intelligence Libertaire !

La pseudo intelligence libertaire ne pèse rien face à la détermination anarchique.

Je veux bien être précaire et lutter, mais pas qu’on vienne me chercher. En attendant les moutons sont bien gardés, môssieur de Corcuff et ses bergers veillent

ÅñÄR©HY Vaincra !

Matt Lechien (qui ne parle que pour lui, et c’est déjà pas mal en cette période où le temps de cerveau disponible se monnaye à prix d’or)


De la gonflette intellectuelle et politique
12 octobre 2004 - 09h12 - Posté par

Dans les salles de musculation, on trouve un certain nombre de Lechiens, qui font la leçon aux autres, en faisant mine de faire gonfler leurs muscles : on appelle ça la gonflette. Ca permet de parader de sites en sites de notre désert politique et intellectuel. Coupez/collez du vide, il ne restera que du vide...L’intelligence (même maquillée en anti-intelligence au nom du "Peuple") sur Internet ? Rare. Le courage sur Internet ? Encore plus rare. Des bouffées de non-sens, frustrations, ressentiments, adossées sur de mythologiques images de soi. Tout cela est bien dégoûtant : avant, pour se lustrer le jonc, on n’avait pas besoin d’un public, et on n’était pas obligé de faire passer les jets de son éjaculation pour de la pensée.

Toujours la même réthorique autojustificatrice : "eux" (les salauds, les traîtres, ceux d’en haut, leurs complices : ici Corcuff, LCR, etc., ailleurs : d’autres...) et "nous" ("ceux d’en bas" : toujours une façon de parler de soi en parlant au nom du "Peuple"). L’anarchie une fois de plus ridiculisée !

C’est vrai le temps de cerveau disponible est de plus en plus restreint, y compris dans ce qui se présente comme "pensée critique" (ou "critique de la pensée critique", etc.)

Vive l’intelligence libertaire !

Fred, l’Alphabète


> Gauche de gauche : le cadavre bouge encore
12 octobre 2004 - 06h48

Quand il cause le Corcuff, on dirait qu’il gonfle une baudruche. S’il arrive à se comprendre, c’est qu’il doit être bougrement intelligent.



La récréation est finie les enfants
12 octobre 2004 - 15h44 - Posté par

Pour Fred, l’analphaBête libertoïde

>Dans les salles de musculation,

Pas besoin de musculation, j’ai assez de zygomatiques pour me tordre de rire devant vos contorsions partisanes et/ou électoralistes.

>Ca permet de parader de sites en sites de notre désert politique et intellectuel.

Je me contente de publier sur des sujets divers et variés sur l’open publishing. Tu conseillerais donc aux contributeurs de Bellaciao de ne pas le faire quand ça gène ta petite personne. Staline n’est pas encore mort, bientôt des goulags dans l’arrière-cour corcuffienne

>Vive l’intelligence libertaire !

Tu en fais une belle démonstration :-D Ça parade comme un paon un jour de carnaval, mais en attendant, niveau débat, ZÉRO ! A part des attaques dignes d’un enfant de CE1, tu es incapable d’expliquer pourquoi la gauche irait super bien. Toujours la même méthode de gauche institutionnelle, on attaque, mais on ne propose rien. Après, faut pas s’étonner de se faire qualifier de coquille vide et autres noms d’oiseaux de mauvaise augure qui nichent dans les beaux quartiers. Les libertaires et les anars encartés, ça m’a toujours fait marrer :-D

Réponse au message suivant :

>on dirait qu’il gonfle une baudruche

A force de souffler dans la baudruche elle finira bien par éclater à la face de ses valets :-D

Je ne discute pas avec les brouettes, je les pousse. Pendant que vous gloussez de vos sarcasmes, telles des poules qui auraient trouvé un couteau, j’avance. Je sais que ce dernier mot vous échappe, alors je vous laisse à votre misérable bilan. ÅñÄR©HY Vaincra !

Matt Lechien



12 octobre 2004 - 16h42 - Posté par

Je méprise autant les militants moutonniers qui s’emprisonnent dans des organisations que les chiens aboient leur prétendu liberté hors des organisations. Ils ne sont que des jouets de leurs égos, pour les uns cadenassée dans une identité partisane, pour les autres cadenassés dans une identité anitpartisane.

J’en ai marre de ceux qui font mine de sucer "le peuple" pour grossir un peu plus leur minables prétentions intellectuelles face à ceux qui sont plus connus qu’eux. Avec leurs narcissisme purulent en bandoulière, ils me font gerber. Dans les milieux libertaires, ils nous feraient des vacances, s’ils n’essayaient pas de faire sans arrêt du bruit avec leur petit mal au coeur.

Je conchie tous ces internautes qui remplissent l’espace vacant de nos rêves et de nos désillusions par une vacuité intellectuelle qui parfois surpasse la fameuse "pensée unique" néo-libérale. Je préfère encore, pour garder quelques neurones en état de marche, lire Le Monde.

Mais ça ne sert à p


> La récréation est finie les enfants
12 octobre 2004 - 16h43 - Posté par

ÅñÄR©HY Vaincra !

C’est ça, le jour où les Corcuffs auront poussé des brouettes, des couteaux entre les dents !

Il me vient un doute Matt, mon cher similaire, mon cher contemplatif reclu : notre bilan ne serait-il pas objectivement aussi misérable que celui de ton antagoniste d’un jour Fred ?

Amicalement

Mickey Miaou


Du vide internautique
12 octobre 2004 - 16h57 - Posté par

Les militants moutonniers, encartés dans des organisations qui pensent pour eux, et les anti-militants moutonniers qui clament leur illusoire liberté, me font également gerber.

Je conchie les egos anarchoïdes qui polluent de leurs purulences narcissiques le milieu libertaire, tous ces aboyeurs de rien, qui font mine de sucer "le peuple" pour astiquer leur haute idée d’eux-mêmes.

Je méprise tous ces internautes dits "alternatifs" qui traduisent leurs blessures identitaires et leurs ressentiments en un vague discours à prétention intellectuelle, dont la vacuité est égale ou supérieure à la fameuse "pensée unique" néolibérale. Je préfère encore, pour garder quelques neurones intacts, lire Le Monde.

Les aboiements de ceux qui, inlassablement, courent après ceux qui sont un peu plus connus qu’eux, dans le secret espoir d’être un jour RECONNU comme un génie attisent mon rire mélancolique.

Mais fini de predre son temps, dans le temple internautique du vide néolibérale, social-libéral, alternatif, gauchiste ou anarchiste ! Au lieu de la gonflette, il faut tenter difficilement d’aller vers du plus consistant : d’abord soulever un peu de fonte, après lire quelques lignes de Spinoza.

Adieu toutou de l’anarchie !

Vive l’intelligence libertaire !

Fred, l’Alphabète


> Du vide internautique
12 octobre 2004 - 17h36 - Posté par

Autrement dit, le peuple est peuplé de cons sauf toi bien entendu. A défaut de quitter la planète il ne te reste plus que le suicide... sachant que ce sont ces cons que tu méprises qui seront bien obligés d’enterrer ton cadavre pour qu’il ne pollue pas l’environnement... à moins qu’ils soient vraiment trop cons et te laisse pourrir lentement.

Le Sage


> Du vide internautique Lire le Monde pour garder des neurones intacts ??
12 octobre 2004 - 17h46 - Posté par

Tu fais allusion aux 6 pages de la mort de Diana ?
Ou à la quotidienne bouillie falsificatrice, mais très patronale ?


La gauche est un trou noir qui dévore toutes les initiatives pour se sortir du capitalisme
12 octobre 2004 - 17h58 - Posté par

Fred, tu seras gentil de revenir quand tu auras quelque chose à dire. Des arguments à mettre sur la table, par exemple. Parce que tes états d’âme de libertoïde encarté, pour être sincère, je m’en contre balance. Et pour ce qui est d’être reconnu, si pour toi c’est de collaborer dans les poubelles du monde marchand aux mains des largadère, dassault, bouygue, seillière et consort... ça fait des années que j’aurai pu le faire sans même lever le petit doigt, mais désolé, j’ai les mains délicates et m’abstiens donc de caresser ces saloperies. Ton intelligence libertaire me fait penser au trou noir version disney. Retourne aux pieds de tes maîtres de la gauche d’en haut et laisse faire les gueux, non pas que ça me gênerait de tacher ton bô costume quand ça va péter (ce qui ne saurait tarder), mais on a assez de boulot comme ça pour combattre le capitalisme, donc pas vraiment le temps de botter le cul des faux amis. Tu peux disposer mon maintenant, mon petit.

Salut, Mickey ;-)

>notre bilan ne serait-il pas objectivement aussi misérable que celui de ton antagoniste d’un jour Fred ?

Pour l’instant notre bilan c’est les actions militantes et humanistes que chacun a faites dans son coin. Mis bout à bout, c’est assez énorme.

Maintenant évidemment qu’il n’y pas de bilan global puisqu’il a fallu du temps pour se rendre compte que les partis nous empêchaient d’avancer et que nous avions des faux amis. C’est une prise de conscience très récente, et depuis de nombreux succès ont pu être réalisé grâce à l’autogestion de simples citoyens, qui eux, ont vraiment envie d’avancer, et pour cause, ils sont précaires. Je fais partie de ceux là, je vis avec moins de 500 euros par mois, alors les discours corcuffiens et les histoires de partis et de syndicats j’en ai rien à foutre, tout ce que je veux c’est trouver des solutions pour m’en sortir avec ceux qui sont dans la même merde, non pas que nous rêvons de richesse, mais juste d’une vie décente que nous méritons amplement. Point. Mais je sais très bien que les discours ne se mangent pas en salade, contrairement à certaines bouches pleines qui se complaisent à distiller des somnifères à ceux qui luttent, c’est pourquoi l’action ne va pas tarder à venir, de toutes façons la confrontation est inévitable, nous en sommes arrivés à l’extrême limite de notre capacité à encaisser. L’heure est maintenant venue de frapper pour récupérer notre dignité et j’emmerde tous les donneurs de leçon de la gauche d’en haut, pour que les choses soient claires, nettes et précises, je veux bien leur scanner ce que je perçois par mois, histoire qu’ils se rendent enfin compte à quel point leur optimisme est ignoble. Je déplore le fait d’avoir à m’expliquer ainsi, je déplore le fait d’avoir à sortir d’une façon toute relative de mon anonymat que j’affectionne. Mais je ne vais certainement pas m’aplatir au lieu d’exprimer la réalité sociale qui est la notre, ni m’excuser de monter au créneau. Que ces messieurs les politicards se rassurent, je ne cherche pas à leur piquer leur douillet fauteuil, j’aime trop mon travail de petit plumitif pour aller me salir dans cette politique qui me révulse depuis ma plus tendre enfance. Par contre, je suis (avec d’autres camarades d’infortune) actuellement en train de passer de la lutte au combat, que ces messieurs ne viennent pas se mettre en travers de ma route car sinon il y aura des dommages collatéraux qui seront grandement mérités. Alors voilà, le bilan est là. Les corcuffiens et autres gauchos institutionnels non seulement ne résistent plus, mais en plus se mettent à plat ventre devant le capitalisme, tandis que les autres se battent non seulement pour préserver leurs droits fondamentaux, mais aussi pour en conquérir de nouveaux et instaurer l’ordre naturel des choses. Le combat va s’engager d’ici une semaine, qui vivra verra, c’est au pied du mur que l’on voit le maçon. On ne va pas tarder à parler autogestion et décroissance en dehors des cercles d’initiés, c’est tout ce que je puis dire pour l’instant. Si être libertaire c’est se faire l’apôtre du capitalisme social, il faudra en revoir l’appellation. En attendant, une chose est sure et certaine c’est que ÅñÄR©HY Vaincra ! Salutations anarchiques ;-)





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