Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
de : etienne chouard
vendredi 8 avril 2005 - 01h36 - Signaler aux modérateurs
9 commentaires
GIF - 8.6 ko

de Etienne Chouard

Bonjour à tous.

Comme beaucoup de citoyens, j’ai quelques reproches à faire aux journalistes à propos du débat sur le "traité constitutionnel" européen.

Pour qu’ils m’entendent enfin, je voudrais essayer de les interpeller publiquement pour attirer leur attention sur un point précis du débat qui semble leur avoir complètement échappé.

Mais si j’interpelle tous les journalistes, aucun ne se sentira concerné... :o)

C’est pourquoi j’interpelle ici mes deux préférés, ceux que je connais bien et que je respecte le plus, mais ceux dont j’exige aussi le plus. Je leur parle apparemment à eux seuls pour donner à ma lettre les accents de sincérité que j’ai tous les matins dans ma voiture, quand je peste contre cette partialité que je trouve injuste. Mais je m’adresse en fait ici, à travers eux, à tous les journalistes de mon pays.

Ce sont donc Stéphane Paoli et Bernard Guetta à qui je vais parler ici... Mais que tous les autres se reconnaissent dans cette lettre, car ils sont nombreux à avoir le même travers, ces temps-ci.

***********************
Lettre ouverte aux journalistes français,
à travers deux grands professionnels du service public :

À l’heure de choix aussi essentiels et dangereux,
que ceux qui fondent une nouvelle Constitution,
quel est le rôle des journalistes ?

Bonjour Monsieur Paoli, bonjour Monsieur Guetta,

Je devrais dire bonjour Stéphane, bonjour Bernard, tant je vous connais bien pour vous écouter tous les jours depuis des années.

Je vous connais et je vous apprécie, pour la qualité et l’effort d’impartialité de vos analyses : vous m’aidez depuis longtemps à comprendre de nombreux aspects de la vie qui m’échappent au premier abord.

Pour ce travail précis, généreux et honnête depuis des années, je vous remercie sincèrement, ainsi que tous les journalistes de Radio-France que j’écoute aussi régulièrement, et dont j’apprécie à la fois la rigueur et l’humanité.

Mais, ces temps-ci, je suis étonné, attristé, je ne vous reconnais plus : sur un sujet particulier, l’Europe, vous n’êtes plus vous-mêmes. Je ne retrouve pas cette impartialité qui, d’habitude, vous caractérise.

Je peux vous le dire tout net, d’une façon que vous trouverez un peu brutale peut-être, parce que je vous porte, au fond, une réelle sympathie, une proximité de longue date qui ne peut pas disparaître sur un coup de colère.

À vous entendre, donc, les opposants au Traité ne sont que des "souverainistes", des opposants à l’Europe, ou des grincheux qui râlent tout le temps, et en l’occurrence contre Raffarin et Chirac, sans avoir lu le texte et sans comprendre les enjeux historiques de l’Europe pour la paix, sans proposer d’alternative, et finalement sans avoir bien réfléchi [1].

Stéphane, Bernard, (et tous les autres journalistes d’ordinaires si sympathiques) : c’est nous faire injure, et tous les matins, toute la journée, c’est pénible. Je vous le dis amicalement : tous les jours, de cette façon, vous vous discréditez un peu.

Alors, après avoir lu, réfléchi, écrit, discuté, des milliers d’heures depuis six mois, sur le "traité" en particulier, mais aussi sur la construction européenne en général (car le vrai débat nouveau et essentiel est plutôt là, du fait de ce vote qui offre une chance historique, et unique, de résister), je voudrais mettre l’accent, si vous voulez bien me prêter attention, sur un point, un seul, absolument déterminant, dont vous ne parlez jamais, absolument jamais : ce traité semble confirmer un profond recul de la démocratie, entamé il y a cinquante ans, au profit d’une technocratie irresponsable (et probablement rendue du même coup perméable aux influences des puissances économiques).

Je voudrais connaître votre sentiment sur ce point précis, et pas réentendre la litanie oui-oui que je connais maintenant par cœur et qui ne répond pas du tout à mon inquiétude précise.

(Pour alléger mon propos, je ne citerai pas ici tous les articles du Traité qui justifient mes remarques, et que vous connaissez sûrement, mais je les ai décrits minutieusement dans un document de synthèse intitulé « Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de la démocratie » que vous trouverez à
http://etienne.chouard.free.fr/Europe
aussi ici :
http://bellaciao.org/fr/article.php...
(et que je joins à ce courrier au format pdf.)

En lisant ce "traité constitutionnel", qui compile cinquante ans de construction européenne sans avoir jamais consulté les peuples [2] et qui propose enfin le résultat à ces peuples, pour validation, je constate que le Parlement européen a un faible pouvoir normatif (il n’a même pas l’initiative des lois, il ne légifère que sous une humiliante tutelle à travers la "codécision" (que cette expression est choquante quand on n’a pas eu des années pour s’y habituer), il n’est pas maître du budget, et il est même carrément exclu du pouvoir de légiférer sur des points essentiels où c’est le Conseil qui décide seul avec la Commission qui est "sa chose" puisque nommée par lui), et un très faible pouvoir de contrôle puisque ni le Conseil des Ministres, ni le Conseil européen (celui des chefs d’État) ne sont responsables devant personne : la Commission sert ainsi de « fusible politique » pour protéger les vrais décideurs qui ne risquent donc rien.

On assiste donc à une confusion des pouvoirs dans les mains d’un exécutif (Conseil + Commission) largement irresponsable, et à une absence quasi totale de contre pouvoir face à cet exécutif tout puissant dont le moindre règlement a pourtant une valeur supérieure à toutes les Constitutions nationales des pays membres. Un immense pouvoir donc, sans contre pouvoir. On se demande si le "Parlement" européen ne mérite pas des guillemets : il semble être mis là pour faire illusion, pour donner l’apparence de la démocratie, mais il est privé en réalité d’une large part de ses prérogatives traditionnelles fondamentales.

Stéphane et Bernard, je voudrais solennellement vous dire ma crainte : avec la séparation des pouvoirs et le contrôle des pouvoirs, ce sont deux remparts essentiels contre la tyrannie qui disparaissent, c’est la porte ouverte à l’arbitraire. Montesquieu doit se retourner dans sa tombe, et vous, vous parlez d’autre chose.

Pourquoi n’en parlez-vous jamais ? Qu’est ce qui vous prend ? Je ne vous reconnais pas, vous qui, d’ordinaire, êtes si complets, si nuancés, si soucieux d’avoir bien perçu tous les aspects d’une réalité toujours complexe ? D’où vient cette cécité ? Vous qui analysez d’habitude si finement la réalité ou la fiction des démocraties étrangères, qu’est-ce qui vous prend à propos de l’Europe ?

Ce que je dis là n’est ni de droite ni de gauche.

Ce n’est pas non plus un détail qu’on peut passer par pertes et profits en disant "ça s’arrangera progressivement". C’est e-ssen-tiel : la démocratie n’est pas négociable.

N’est-ce pas ?

Juridiquement, il ne faut pas dire que "c’est difficile, que nous sommes nombreux, que nous sommes très différents, que c’est affaire de compromis, qu’on y arrivera doucement... " (j’entends déjà Bernard...) : non ce n’est pas difficile, c’est au contraire très facile, d’écrire que le Parlement a l’initiative des lois et que tous les corps constitués doivent lui rendre des comptes. Rien n’oblige à palabrer longuement, on a des tas d’exemples de démocratie dont on peut simplement s’inspirer. En quelques jours, on peut rédiger un texte simple, court et clair.

Et le problème se pose exactement dans les mêmes termes dans tous les pays : la source unique de tous les pouvoirs doit être le peuple. Tout doit découler de là. Sinon, on n’est pas en démocratie. Le "compromis" sur ce point essentiel devrait donc être facile, car il s’impose naturellement.

Non, il faut appeler un chat un chat : si la force du Parlement (et donc celle des citoyens) n’est pas inscrite dans le traité, ce n’est pas du tout parce que c’est un compromis difficile, c’est parce que, pour l’écrire, il faut la volonté de l’écrire, et c’est sûrement ça qui fait défaut.

C’est tellement plus facile de gouverner sans contrôle parlementaire, « un couillon le devine » comme on dit par ici (avec l’accent).

Nos élites, (journalistes compris ?), se défient-elles de la démocratie ?

Arrêtez-vous un instant sur cette question-là, s’il vous plaît.

L’affaiblissement du pouvoir du Parlement, et donc du peuple, s’explique sans doute par la genèse des textes qui a court-circuité la phase de l’assemblée constituante, indépendante, élue pour ça et dissoute après : en laissant créer les institutions européennes par les gouvernements en place, de droite comme de gauche, à coups de traités, on a confié l’écriture du texte suprême à des personnes qui sont juges et parties, et qui sont donc partiales, on pouvait s’y attendre.

C’est sans doute ce qui explique ce fort sentiment que les gouvernements européens, depuis 50 ans, de gauche comme de droite, profitent de la construction européenne pour s’affranchir du contrôle parlementaire, progressivement, insidieusement.

Il ne suffit pas de répondre que ce n’est pas nouveau, que c’est comme ça depuis le Traité de Rome... C’est vrai que ce n’est pas nouveau, mais c’est aujourd’hui la première fois qu’on demande leur avis aux principaux intéressés : pour la première fois, on demande aux peuples de cautionner cette façon de passer de la souveraineté nationale, chèrement conquise depuis 200 ans, à la non souveraineté européenne. En ce jour historique, les peuples seraient bien fous de se faire politiquement hara-kiri en validant eux-mêmes ce recul du contrôle parlementaire, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce que vous en pensez ?

Je vais essayer de dire ça autrement, c’est trop important :

La souveraineté populaire n’appartient pas à ceux qui la représentent. Leur mandat est temporaire.

Ainsi le Parlement n’est pas du tout habilité à se dépouiller lui-même des pouvoirs que le peuple lui a conférés.

Seul le peuple peut le faire, lui-même, directement.

La belle idée d’une Europe fraternelle, plus unie, plus pacifique, plus forte, passe absolument par des institutions démocratiques : je veux bien que ma parcelle individuelle de souveraineté [3] passe du niveau national au niveau européen, MAIS tous les pouvoirs doivent impérativement être soumis à un vrai contrôle parlementaire. Ceci n’est pas négociable. C’est ça l’enjeu du vote, c’est ça qui est inacceptable dans ce traité. Je ne veux pas d’une Europe non démocratique. Je ne suis pas prêt à tout pour l’Europe, je tiens à ma protection contre les pouvoirs.

Pas vous ?

Et peu m’importe que le niveau démocratique de l’Europe soit meilleur avec ce traité qu’avec les précédents : ce n’est pas moi qui ai validé cette triste parodie de démocratie qu’est l’Europe technocratique d’aujourd’hui, l’argument merveilleux qu’on passe de la peste au choléra ne me convainc pas d’accepter d’être malade : je sens bien que je signe pour 50 ans, et, que ce soit pour moi ou pour mes enfants, je ne veux pas perdre la protection contre l’arbitraire dont je profitais au niveau national et que j’ai, en lisant ce traité, la certitude de perdre à l’occasion du passage des pouvoirs à l’Europe.

Et pour moi, la source unique des lois, c’est le Parlement, c’est-à-dire le peuple, et lui seul. Tout le reste est dérive vers l’arbitraire. Cette procédure de "codécision", présentée comme inévitable, fruit d’un "compromis", est simplement inacceptable. Je ne veux pas que mon Parlement européen soit ainsi encagé, ligoté, encadré. J’ai le droit ? Sans passer pour un nationaliste étroit ?

L’exemple de la Constitution française n’est pas fait pour me rassurer, un excès n’en justifie pas un autre : je sais bien qu’en France, au mépris des meilleures principes de L’esprit des lois, on a forcé le Parlement à partager l’écriture des règles contraignantes avec le gouvernement, mais la Constitution de 58 n’est pas un modèle de démocratie (quand on voit les coups pendables que le gouvernement peut jouer impunément au Parlement, ne serait-ce qu’en fixant l’ordre du jour... mais passons...), et à une échelle immense comme celle de l’Europe, où le pouvoir se jouera encore plus loin des peuples, je tiens plus que jamais à des garde-fous non aléatoires.

L’argument des beaux principes formidables de la partie II, censés nous rassurer et nous emballer ne tient pas non plus : pas une seule modification de notre droit positif à attendre de cette partie, stérilisée dans son article 111-2 et qui est un coup de vernis, un air de pipeau, une manœuvre marketing pour mieux "vendre" l’ensemble à ceux qui étaient censés ne pas lire un pavé parfaitement indigeste. Pas de chance, ils le lisent, et ils résistent.

C’est comme ce misérable droit de pétition présenté comme une innovation majeure... Mais prend-on les gens pour des imbéciles ? Pas besoin d’une loi pour nous autoriser à pétitionner : on pétitionne, loi ou pas, et ça part à la poubelle... Rien de plus brillant avec ce traité qui n’impose rien à la Commission. Assez d’arguments en trompe-l’œil, s’il vous plaît, nous savons lire.

Savez-vous ce que les suisses ont arraché, il y a bien longtemps, pour leur liberté, et qu’ils ne veulent perdre à aucun prix ? Un référendum d’initiative populaire, un vrai, subversif celui-là, parce que les citoyens peuvent court-circuiter complètement les pouvoirs en place et écrire leur droit eux-mêmes... Ah ! Parlez-moi de démocratie dans ce cas et je vous suis... Mais vraiment, ce pitoyable droit de pétition limitée à l’application de la constitution, même pas bon à la modifier, c’est une insulte. On nous prend pour des ...

Les auteurs de ce traité se foutent du peuple, littéralement.

Avec l’Europe du "traité constitutionnel" (toute l’imposture et le danger se résument dans cet oxymore extravagant, assemblage de mots fondamentalement contradictoires : les traités sont signés entre les puissants, alors que les Constitutions sont élaborés par les peuples eux-mêmes précisément pour se protéger de l’arbitraire des puissants), j’ai l’impression qu’on me vole mon rêve européen, qu’on se sert de mon rêve pour bâtir tout le contraire de mon rêve.

Non seulement je ne veux plus qu’on avance dans cette voie détestable, mais je veux qu’on recule : je veux qu’on prenne un autre chemin, vers une Europe réellement démocratique, et pas un club de chefs d’États qui se retrouvent à 25 pour faire la pluie et le beau temps à huis clos sans rendre de compte à personne.

Vous voyez qu’un Non peut être très proeuropéen, probablement même beaucoup plus conforme au rêve initial qu’un Oui qui ferme les yeux sur l’inacceptable.

Alors, Stéphane et Bernard, est-ce que je suis un affreux "souverainiste" quand je tiens mordicus au contrôle parlementaire ?

Est-ce qu’on est d’accord pour voir dans ce pouvoir parlementaire l’expression fondamentale de la souveraineté populaire, qu’elle soit nationale ou européenne ? J’insiste sur ce dernier point en gras : je ne suis pas du tout "replié sur moi-même" comme vous le dites souvent avec un certain dédain : ma perspective est foncièrement européenne.

Est-ce que vous ne tenez pas pour essentielle, vous dont je me sens d’habitude si proche, la souveraineté des peuples européens sur leurs institutions européennes ?

Autrement dit, ne peut-on pas, (ne faut-il pas), être à la fois souverainiste et européen ?

Et vu sous cet angle particulier de la souveraineté populaire européenne, ce traité est-il satisfaisant ?

Telle est ma question, essentielle, chers amis de tous les matins,

ma question de citoyen lambda, qui a beaucoup réfléchi avant de s’opposer à ce texte :o)

Je sens bien que nous avons le même objectif (l’Europe unie, fraternelle et forte), mais que nous n’avons pas les mêmes craintes. Comparons loyalement nos craintes.

Un dialogue profondément respectueux et soigneusement argumenté autour du texte est évidemment possible puisque nous visons tous la même chose.

Peut-être que j’ai tort, que je dramatise, que j’ai peur pour rien : montrez-le moi, je vous écouterai.

Peut-être que vous avez tort, que vous n’aviez pas vu le grand danger de ce qui se trame discrètement : je vous soumets mes arguments, écoutez-moi.

Vous pouvez me répondre à la radio, mais je peux rater la réponse, si j’ai cours avec mes étudiants le jour où vous me répondez (si vous me répondez, car j’imagine que vous êtes très occupés, et je sais qu’il faut du temps pour me répondre). Répondez-moi donc par mail, s’il vous plaît, même si c’est court.

Je m’engage à publier votre réponse sur la même page Web que celle où je publierai la présente lettre "appel au secours".

Amicalement et... à demain matin sur les ondes ;o)

Étienne Chouard, professeur.
Lycée Marcel Pagnol, Marseille.
site : http://etienne.chouard.free.fr/Europe
mail : etienne.chouard@free.fr

Pour information et surtout pour méditation personnelle, j’indiquerai l’existence de ce message sur la page http://etienne.chouard.free.fr/Euro... à tous les journalistes de Radio-France que j’écoute et que j’aime bien, ainsi qu’à quelques rédactions de grands journaux, télé et radios (en espérant que toutes ces adresses piochées sur le net soient valides car je ne suis pas coutumier du fait).

PDF - 108.1 ko
Constitution revelateur du cancer de la democratie
PDF - 37.6 ko
Lettre a Stephane Paoli et Bernard Guetta

Notes :

[1] Vous devriez lire de temps en temps (ce ne sera pas très agréable, car les commentaires sont au vitriol et sûrement parfois injustes, mais sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur) un site qui vous passe au crible, sans complaisance mais sans mentir, que je sache, et qui s’appelle Acrimed : moi qui vous écoute si souvent, j’y retrouve mot pour mot toutes les paroles que j’ai effectivement entendues à la radio, reproduites rigoureusement avec une minutie de moine : voir notamment une analyse récente à : http://www.acrimed.org/article1965.html.

[2] Le référendum de Maastricht était limité au passage à l’euro et autres considérations économiques, mais ne proposait pas de valider toutes les institutions.

[3] Parcelle de plus en plus fine, il faut l’admettre : un citoyen français passe d’un 40 millionième à un 450 millionième du pouvoir de changer la vie... à ce niveau, ça devient homéopathique, un peu théorique, mais faut-il renoncer pour autant au principe essentiel de la souveraineté populaire ?



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Les journalistes...
8 avril 2005 - 03h22

Les journalistes sont au service de ceux qui les paient !

Quand il ne sont pas directement payés par le capital, les journalistes sont payés par l’État. Comme disait Marx : « L’État, c’est les bandes armées du pouvoir ! » C’est pourquoi :

Les seuls bons journalistes sont les journalistes en grève !



> Les journalistes...
8 avril 2005 - 17h02 - Posté par

et vive la liberté de la presse !


> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
8 avril 2005 - 17h10

le nationalisme,c’est la guerre !



> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
8 avril 2005 - 18h52 - Posté par

L’ultra libéralisme, c’est la mort de la démocratie et la barbarie annoncée.


> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
10 avril 2005 - 23h12 - Posté par

il n’y a pas de corporatisme dans les conseils ouvriers ; il n’y a pas de nationalisme dans le régionalisme européen fédéré sous un régime présidentiel élu au suffrage universel.

Ceux qui avancent le nationalisme manipulent des arguments réactionnaires contre les visées au contraire radicalement progressistes et communautaires du non. Et surtout ils développent les arguments nationalistes et les xénophobies ou racismes à force de vouloçir les contrôler.

Ce sont des manipulateurs égaux aux patron des patrons. La diversité ne se négocie pas, elle est une et indivisible, contre l’unionnisme du pouvoir imposé aux différences qui crée déjà, qui crééra des antagonismes fatals.

Nous voulons une Europe souple (donc non rigide) intelligente (donc non bornée) libre (donc non pénale ni répressive), sociale (donc citoyenne responsable). la responsabilité politique ne se délègue pas, elle s’assume en actes réels et symboliques.


> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
8 avril 2005 - 22h18

Je tiens à féliciter et, aussi à remercier grandement E. Chouart pour cette si longue lettre mais tellement si utile et si juste. Grace à lui nous retournons vers les grands débats démocratiques entamés avec vigueur et raison dans les années 1780. Dommage que la constitution gaulliste ait anesthésié le peuple. Il serait peut-être temps de la modifier ou de la changer pour la rendre vraiment démocratique afin de rendre la parole au peuple. En attendant, je me réserve mon temps de parole démocratique pour le 29 Mai (joli mois de mai) en votant Non.



> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
9 avril 2005 - 12h09

merci Etienne Chouard, ce role parlementaire est le minimum démocratique requis, moi aussi je suis choquée que ce ne soit tout simplement pas l’occasion de l’avoir enfin noté constitutionellement, il était temps normalement de faire...

N.H



> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
9 avril 2005 - 13h23 - Posté par

Merci de votre réflexion qui met en lumière quelques facettes douteuses de ce Traité, à l’heure où je tente de me forger une opinion en lisant un texte incompréhensible et interminable.


> Traité constitutionnel européen : lettre ouverte aux journalistes français
13 avril 2005 - 08h09

Bravo pour cette analyse qui rejoint toutes mes réflexions. Quand on est juge et partie la conclusion ne peut qu’être biaisée et partisane.

Didier Fauverte






Chili : « Le sang coule, où est la communauté internationale ? appel grève générale
mercredi 23 - 22h57
de : bastamag et revol permanente
1 commentaire
Communiqué de la CNT de Barcelone face aux derniers événements
mercredi 23 - 14h20
de : jean 1
Messages du président Bachar al-Assad en visite surprise sur le front d’Idleb (vidéo)
mercredi 23 - 12h38
de : nazairien
2 commentaires
Rassemblement soutien à Vincenzo Vecchi le 23 oct
mercredi 23 - 11h26
DÉSORDRE
mercredi 23 - 10h17
de : Ernest London
15 photos qui racontent les manifs à Barcelone
mercredi 23 - 10h11
À propos d’Extinction Rebellion – Partie III : La 4e Révolution industrielle
mardi 22 - 20h35
de : Kim Hill
SNCF : l’accident qui montre que le « train sans contrôleur » est dangereux pour tout le monde
mardi 22 - 20h24
de : Rachel Knaebel, avec Sophie Chapelle pour bastamag
Seconde Guerre mondiale : la Russie déclassifie des documents sur la libération de l’Europe par l’Armée rouge
mardi 22 - 14h22
de : nazairien
Projection "Au nom de tous mes frères. Journal de Nadine Loubet au Chili." jeudi 24 octobre 2019 à 20h
mardi 22 - 13h21
de : Nicole ff
L’État français cherche à nous faire oublier les essais nucléaires en Polynésie
lundi 21 - 22h11
de : Delaunay Matthieu
Sécurité.
lundi 21 - 19h38
de : L’iena rabbioso
Erreur de Pôle emploi en votre défaveur : garder des nerfs d’acier
lundi 21 - 09h48
Appel du non lieu dans la mort de Rémi Fraisse
dimanche 20 - 23h30
de : desarmons-les
Voilophobie : tentative de compréhension et d’explication.
dimanche 20 - 00h18
de : Christian DELARUE
12 commentaires
Canal Seine-Nord : la catastrophe écologique et économique en route !
samedi 19 - 19h08
de : Eve
6 commentaires
Reconnaissance faciale dans les lycées
samedi 19 - 11h02
de : quadrature du net
LA RAGE CONTRE LE RÈGNE DE L’ARGENT
samedi 19 - 08h44
de : Ernest London
Points de vue sur les Gilets jaunes
vendredi 18 - 16h35
de : jean 1
Yankees et son larbin français, effacent les preuves, de leur "implication terroriste" en syrie
vendredi 18 - 11h59
de : nazairien
"Gôôôche" démocratique et républicaine ou TRAHISON ?
vendredi 18 - 10h45
de : jean-marie Défossé
2 commentaires
Badgeophobie ou syndicalistophobie
jeudi 17 - 23h45
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Est-ce que oui ou non castaner va dégager ?
jeudi 17 - 20h22
de : jean 1
VERS LA BANLIEUE TOTALE
jeudi 17 - 14h12
de : Ernest London
Est ce la panique, en macronie ? Le gouvernement envisage de retarder la réforme des retraites (vidéo)
jeudi 17 - 12h49
de : nazairien
3 commentaires
Le Crédit Mutuel prépare une vague de licenciements massifs
jeudi 17 - 11h23
de : PDUROC
Suspicion délation répression ... et agressions impérialistes
jeudi 17 - 10h56
de : Chantal Mirail
Sous le voile, une femme !
jeudi 17 - 10h36
de : Chantal Mirail
2 commentaires
Sociale vigilance / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 17 - 10h28
de : Hdm
Droit d’informer : Nous ne devons pas nous habituer aux intimidations, aux gardes à vue et aux poursuites judiciaires
jeudi 17 - 09h58
Barcelone : des manifestants indépendantistes affrontent les forces de l’ordre pour la troisième nuit consécutive (vidéo
jeudi 17 - 00h53
de : nazairien
1 commentaire
Une personne porte ici un signe religieux ostensible !
mercredi 16 - 22h29
de : Christian DELARUE
9 commentaires
La manifestation des pompiers dégénère : incidents et tensions (15 octobre 2019, Paris) (vidéo)
mercredi 16 - 16h24
de : nazairien
2 commentaires
Des scènes de guérilla urbaine dans le centre de Barcelone, après la condamnation des dirigeants séparatistes (vidéo)
mercredi 16 - 16h09
de : nazairien
1 commentaire
Retraites : la CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à la grève le 5 décembre
mercredi 16 - 07h54
1 commentaire
15 Octobre 1987 THOMAS SANKARA
mardi 15 - 17h29
de : CADTM
De qui se moque t on ? Les frais d’hébergement des députés à Paris vont être davantage remboursés
mardi 15 - 17h11
de : nazairien
2 commentaires
ZOMIA ou l’art de ne pas être gouverné
mardi 15 - 14h20
de : Ernest London
Grande Fête du livre de Noir et Rouge
lundi 14 - 23h10
de : Frank
Nucléaire : le danger qui nous menace s’accroît
lundi 14 - 23h03
de : pierre peguin

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole. Karl Marx
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite