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My Lai. Les braves garçons se transforment en massacreurs
de : Maria R. Calderoni
mercredi 13 juillet 2005 - 04h57 - Signaler aux modérateurs
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de Maria R. Calderoni

"C’étaient les ordres". "J’ai exécuté les ordres". Comme pour les Fosse Ardeatine, pour Sarajevo, pour Marzabotto, Stazzema, Auschwitz, Abu Ghraib, Guantanamo, comme toujours ; aussi, à l’époque, à My Lai 4, Vietnam, 16 mars 1968. Les soldats responsables du massacre passé à l’histoire l’ont répété à leur décharge. Presque quarante ans ont passé, mais l’actualité de ce livre de Seymour Hersh, qui est en réalité une réimpression de 1970, reproposée par les Editions Piemme avec le même titre, "My Lai Vietnam", est impressionnante. Oui, c’est le livre choc qui, comme l’écrivit à l’époque le "New York Times", "a balayé les illusions d’une génération toute entière".

L’enquête de Hersh, qui a impressionné non seulement l’Amérique mais le monde entier, raconte, avec la force inéluctable des faits documentés et rapportés tels qu’ils se sont "simplement" passés, le massacre perpétré dans ce village perdu du Sud du Vietnam, habité par 700 personnes qui furent presque toutes tuées, y compris les femmes, les vieillards et les enfants. Le massacre ne fut pas perpétré par des féroces escadrons de la mort nazis, mais par la Compagnie Charlie, de braves garçons, de jeunes soldats du contingent américains, "les rejetons de la nouvelle frontière kennedyenne". Sous le nom de chasse aux vietcong.

Comment ces atrocités ont pu être perpétrées, ce livre l’explique bien : et c’est là que réside précisément sa déconcertante actualité. De braves garçons du même genre, des soldats, de jeunes recrutes, des femmes soldats même enceintes sont réapparus comme des gardiens brutaux, des tortionnaires volontaires en uniforme stars ans stripes en Irak, en Afghanistan, dans les Balkans, même à Milan (voir Abu Omar...) ; et comme toujours, comme à l’époque, tout a été encore une fois présenté sous couvert des ordres donnés et même de l’alibi de la normalité (c’était la situation qui l’exigeait...).

Ce n’est pas par hasard si l’Hersh du scandale Vietnam (il obtint à l’époque le Prix Pulitzer) est le même Hersh qui a dévoilé les atrocités d’Abu Ghraib : un fil rouge direct et même trop alarmant.

Le massacre de My Lai naît et grandit jour après jour, nourri par mille épisodes de cruauté, physique mais aussi psychologique et mentale, systématiquement mise en œuvre par les marines en tant que troupes d’occupation. Reconstruit dans sa menue et déconcertante genèse, il révèle de façon parfaite comment le brave garçon du contingent - le simple Gi, le Government Issue, l’objet d’ordonnance, c’est-à-dire un soldat USA quelconque en uniforme - peut se transformer en un massacreur autorisé, en un killer légitime.

Le cadre de référence, avant tout : la scène de l’action. "La province de Quang Ngai avait du être une zone merveilleuse avant la guerre - écrit Hersh - Située sur la côte nord orientale du Sud Vietnam, ses rizières et ses terrains agricoles fertiles s’étendaient des montagnes ondulées de la Chaîne Annamite jusqu’aux douces plages de sable blanc de la Mer de Chine Méridionale".

Quang Ngai était aussi la troisième province en ordre de grandeur, mais elle avait un défaut impardonnable aux yeux de l’occupant Usa : elle était considérée "la forteresse vietcong la plus solide du pays tout entier".

Vietcong, il vaut mieux le rappeler, qui étaient-ils ? Vietcong, c’est-à-dire Vietnamiens rouges, Vietnamiens méchants : simplement de pacifiques habitants de Quang Ngai, presque tous des paysans, qui n’acceptaient pas la politique de leur gouvernement, sous l’emprise des Usa envahisseurs, et qui osaient se révolter. Des vietcong, c’est-à-dire, pour les Américains envahisseurs, des militants communistes aux ordres de Hanoi et à balayer en tant que tels. Zone infestée par les communistes, zone à "normaliser".

Ainsi, Quang Ngai devient le territoire de la première grande opération américaine de la guerre du Vietnam : nomme en code "Starlight", objectif liquidation de "l’étau communiste" : "zone de feu libre". En deux ans,il y eut 138 000 les sans abri et environ 70% de la population "fut détruite par des bombes, des grenades ou par les flammes".

Dans un tel cadre tout escalade est facile, presque naturelle. "Dénichons ces bâtards et entassons-les les uns sur les autres", c’est le slogan préféré. Un des colonels les plus célébrés au Vietnam fut George S. Patton, quelqu’un qui dans ses discours avait l’habitude "d’emphatiser l’idée qu’une action de guerre est une situation extrême où il s’agit de tuer ou d’être tué et il se servait de la phrase selon laquelle il aimait voir voler en l’air des bras et des jambes".

Pour "nettoyer" la zone des vietcong, il faut donc détruire les villages qui leur donnent refuge et protection, en appliquant la "simple" stratégie de la terre brûlée, mot d’ordre "cherche et détruis". C’est ainsi qu’arrive aux recrues la synthèse - la simplification - d’une telle philosophie : "Si des ordres spécifiques du genre "ne tirez pas sur les femmes" n’arrivent pas, tout est du gibier".

Bien reçu. La Compagnie Charlie - de bien braves garçons - s’adapte : tout "est du gibier". Et William Calley s’y adapte très bien, un sous-lieutenant de 24 ans originaire de Miami, "il avait l’aspect d’un garçon, grand d’environ un mètre soixante et peu sûr". Il sera un des massacreurs pleins de bonne volonté de civils sans défense à My Lai, tombé, comme beaucoup de la même Compagnie, dans "cette spirale de violence gratuite".

Pas seulement Calley. Par exemple, "ce fut Carter qui commença avec les atrocités". Tandis qu’ils défilaient à travers un village - c’est l’un des 50 témoignages recueillis par Hersh - Carter (un autre GI de la Charlie) offre une cigarette à un vieillard, un papa-san : l’homme la prend et tout de suite après Carter commence "soudain à le battre avec la crosse de son fusil en lui cassant la mandibule et plusieurs côtes. La plupart de la compagnie resta là à regarder, personne ne dit un mot".

Ou encore. Carter raconte lui-même dans un interview : "Nous avons essayé de le faire parler, mais il s’y refusait. Alors je l’ai saisi et poussé dans le puit, ensuite le lieutenant Calley lui a fait sauter la cervelle et moi aussi j’ai tiré sur lui, je me dis, "au diable ce gueux", et vous savez ce que je veux dire. C’était un vietcong".

Et il y a même cette autre histoire, racontée à l’auteur par le soldat William Doherty : "J’ai donné un coup de pied au suspect renversé à terre. Après, quand j’ai vu que c’était une femme, je me suis arrêté, mais certains de mes camarades ont continué à la frapper... Elle était encore vivante. Quelqu’un me suggéra d’appeler un hélicoptère et de la faire transporte à l’hôpital. "Elle n’a pas besoin d’être évacuée", s’exclama un GI et soudain il lui tira un coup de feu à la poitrine".

Quand ils arrivent à My Lai 4, l’idée est de raser le village pour contraindre le 48ème bataillon vietcong à décamper, avec le soupçon que s’y trouvaient ses caches. "C’est bon les gars - dit le capitaine Ernest Medina, 33 ans, surnommé "Chien Fou", qui se disait "fier de tuer les vietcong" - quand nous arriverons, nous allons ouvrir la saison de la chasse. Et quand nous partirons pas une seule chose restera vivante. Nous ferons place nette".

Précisément. "Les tueries débutèrent sans préavis. Ils étaient tous agenouillés, ils pleuraient et ils priaient et ce fut à ce moment-là que des soldats les rejoignirent et exécutèrent des femmes et des enfants en leur tirant à la tête".

Ceux de la Compagnie Charlie avaient leurs "règles". Primo : ils mettaient le feu aux cabanes et attendaient que les gens s’en échappent pour les tuer. Secundo : ils faisaient irruption dans les maisons et tiraient sur les habitants. Tertio : ils rassemblaient les civils en groupe et puis les exécutaient. "Tout cela d’une manière absolument délibérée. C’était un meurtre de masse".

Enfin, le jour du massacre, ce 16 mars. Calley s’adressa à Robert Maples et lui dit : "Maples, prépare la mitrailleuse et tire sur tous ces gens". Puis, ils s’en allèrent...

La même nuit, les Vietcong revinrent à My Lai et aidèrent les survivants à enterrer leurs morts. Il aura fallu cinq jours. Les discours funèbres furent tenus par des guérilleros communistes. "Nguyen Bat n’était pas communiste à l’époque du massacre mais celui-ci lui fit changer d’idées. "Après la tuerie, tous les habitants de la zone devinrent communistes".

http://www.liberazione.it/giornale/...



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Commentaires de l'article
My Lai. Les braves garçons se transforment en massacreurs
6 avril 2008 - 23h49 - Posté par Chr. Limbrée

Auriez-vous la référence précise de la réédition de l’ouvrage My Lai Vietnam(éd. Piemme, 1970) ?
Merci !






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