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Le mensonge contre Cuba a des buts politiques flagrants
de : Abel PRIETO
dimanche 28 mai 2006 - 18h19 - Signaler aux modérateurs

Traduction Gaston Lopez

Commandant Fidel Castro : Abel, tu as la parole.

Abel PRIETO , ministre de la culture : Merci, Commandant. A partir de l’invitation que nous a fait le Commandant d’analyser ce thème et des rencontres que nous avons eues avec lui, vraiment émouvantes et très utiles et, au moins pour moi, extraordinaires, (ce fut réellement un privilège de faire partie de cette équipe ces deux nuits.) je me demandais, et je l’ai demandé à Fidel, quelle pourrait être ma contribution à une analyse collective de ce sujet.et finalement, j’ai pensé que mon apport pourrait être d’essayer ici, pour notre peuple et pour les personnes qui dans le monde pourraient s’intéresser à ce sujet, de placer cette calomnie, cette infâmie que lança la revue « Forbes » dans un contexte plus général, c’est à dire dans une analyse faite à Cuba et dans beaucoup d’autres lieux, de la manipulation médiatique. Et c’est réellement un privilège, Commandant, d’avoir ici, comme on l’a dit, une des figures les plus marquantes des études sur cette machinerie de mensonge et de calomnies qui est l’ami Ramonet.

L’emploi du mensonge de la part de la réaction et de la part de l’Emire n’est pas nouveau. L’utilisation à but politique de mensonges flagrants, impudiques, comme dans le cas qui nous occupe, sans aucun fondement, n’est pas nouveau ni isolé. Aujourd’hui, nous pouvons dire que le mensonge fait systématiquement partie du projet hégémonique, le renouvellemlent du mensonge est une arme quotidienne, c’ est la partie essentielle de ses tactiques et de ses stratégies pour créer des crises artificielles, détruire, justifier des agressions, des actes barbares, des génocides, pour laver l’image des Etats-Unis et de ses alliés et pour discréditer ses ennemis.

Ce mensonge quotidien est en rapport avec un processus que Ramonet lui-même a expliqué dans différents articles et essais. : la concentration qui s’est produite ces derniers temps dans l’industrie de l’information et de la communication, sous le contrôle de personnes et de groupes aux mains de personnes multimillionnaires, très à droite, très réactionnaires, (il parlait de ce qui se passe en France avec quelques-uns de ces groupes compromis dans le projet hégémonique avec les pires causes), et réellement, aujourd’hui, nous pouvons dire qu’ils sont très peu, ceux qui décident de ce qui se divulgue dans le monde, de ce que les gens doivent connaître. C’est ce peu de personnes qui décident comment donner cette nouvelle ou qui décident de garder le silence. Ce qui veut dire que la liberté d’expression, la pluralité informative , le désir de vérité, toutes ces phrases si belles, sont aujourd’hui une véritable plaisanterie pathétique au regard de ce qui se passe. C’est une réalité. : la machinerie médiatique suit au pied de la lettre l’agenda des riches, des privilégiés, de l’Empire. Il y avait des lois dans certains pays, cela a aussi été discuté, qui interdisaient la concentration de l’industrie de la communication en un petit nombre de mains. Mais ces lois ont été démantelées et récemment, il y a eu un grand débat au Mexique sur la loi sur les médias, un débat terrible. Cette loi a été démantelée et des groupes extrêmement puissants de manipulation et de désinformation se sont créés.

Evidemment, Forbes, comme l’a dit Soberon, est l’un de ces magnats des médias, un parmi le peu de personnes qui ont une influence sur l’opinion publique. Mais il disait aussi avec raison qu’il n’est pas seulement un homme avec beaucoup d’argent, propriétaire de moyens de communication et avec des idées de droite, c’est en même temps, sans doute, un homme qui est lié au groupe fasciste qui aujourd’hui est au pouvoir et à la CIA.

J’ai oublié d’apporter le livre de Frances Stonnor Saunders, une étudiante britanique, sur les machinations de la CIA dans le monde de la culture et de l’information ­ Roberto Fernandez Retamar, qui est là-bas, a une excellente opinion de ce livre ­ Nous l’avons publié ici, il y a deux ans, et il s’appelle :« La CIA et la guerre froide culturelle ». On y analyse l’opération Radio Europe Libre et ce qui s’est passé avec ce qu’on a appelé Radio Liberté, qui étaient des instruments créés par la CIA à l’intérieur de ce groupe que Soberon a mentionné, qui s’appelle « Groupe de Transmissions Internationales », c’est à dire qu’il s’agit d’un homme, sans doute, lié aux services secrets et lié à cette tradition fascisante des néo-conservateurs qui aujourd’hui trouve son expression la plus accomplie dans le petit groupe de Bush.

J’ai passé tout le dimanche à chercher sur internet des articles, des matériaux pour vous apporter quelques exemples de mensonges aussi grossiers que cette chose barbare que Forbes a montée, de mettre Fidel parmi les plus riches , et toute cette construction monstrueuse, et j’ai trouvé des centaines d’exemples. J’en ai demandé à quelques amis, j’ai demandé à Omar Gonzalez qu’il m’envoie des articles, à Iroel ; quelques amis ont cherché et m’ont envoyé aussi des centaines d’exemples de mensonges flagrants qui ont été utilisés dans des buts uniquement politiques ou pour diaboliser l’adversaire, ou pour blanchir l’image des atrocités que commet l’Empire, ou pour les légitimer.

Il existe une figure fondamentale, Noam Chomsky, le grand intellectuel nord-américain, cet homme qui, comme dirait Marti, porte en lui l’honneur de tous. Réellement, c’est quelqu’un qui sauve la morale des Etats-Unis, quotidiennement, avec ses principes, son désir de vérité, sa valeur intellectuelle, morale et politique,et il a écrit des livres fondamentaux sur ce sujet.

J’ai tiré de ses livres quelques-uns des exemples qu’il analyse. Il y en a un qui est en rapport avec Cuba, Commandant, je vous en ai parlé. C’est un exemple qui serait risible et qui, d’une certaine façon est et continue d’être risible bien qu’il s’agisse d’un terroriste, d’un ex-membre des forces de répression de Batista, Armando Valladarès ­ nous avons ici Julio Garcia Espinosa, tous les compagnons savent qui a été ce personnage ­ un soi-disant prisonnier politique, un soi-disant dissident, un soi-disant poète et un soi-disant invalide. J’ai retrouvé la phrase que disait Régis Debray, si nous avons du temps, nous y reviendrons, Régis Debray qui fut un de ses supporters, tout étonné de voir marcher l’invalide . Le livre de poèmes qui avait évidemment été écrit par quelqu’un, s’appelait : « De mon fauteuil roulant » et nous l’avons vu sur les vidéos tout recroquevillé, la propagande médiatique a transformé en tout cela un vulgaire terroriste, une personne qui posait des bombes dans les cinémas, ici, à La Havane, au début de la Révolution...ils en ont fait tout cela... Chomsky dit que, quand on a publié les mémoires de Valladarès, en mai 86, il y eut un grand scandale médiatique aux Etats-Unis et cette même année Reagan lui rendit hommage à la Maison Blanche, le jour des droits de l’homme. Cela aussi a eu un terrible impact.

Bon, rappelons que Reagan nomma Valladarès ambassadeur des Etats-Unis à la Commission des Droits de l’Homme de Genève.

Personne n’a parlé de l’énorme quantité d’atrocités , d’imbécilités, d’inventions, de mensonges, qu’on trouvait dans le livre de Valladarès. Personne n’a parlé de cette farce, une chose tellement spectaculaire... la presse nord-américaine qui aime tant le sensationnel n’a jamais parlé de la farce du soi-disant paralytique, alors qu’ils auraient pu en profiter...

Mais pendant que l’on exaltait ce personnage retors et médiocre, au Salvador où sévissait un régime terroriste pro-yankee, d’innombrables conseillers militaires, d’innombrables tortionnaires spécialement formés ,( maîtrise, doctorat, tout cela,) par les yankees, avaient enlevé pratiquement tous les membres de la direction d’une organisation non gouvernementale des droits de l’homme et son président Herbert Anaya, qui fut ensuite assassiné.

Tous ceux qui dénonçaient les violations systématiques des droits de l’homme au Salvador furent pris et torturés dans une prison salvadorienne et ceux-ci, depuis cette prison, préparèrent un rapport, dit Chomsky, un rapport minutieux de 160 pages, préparèrent une vidéo et rencontrèrent plus de 400 prisonniers qui étaient dans cette prison et avaient été torturés. Ils sortirent secrètement cette vidéo et ce rapport.

Ce matériel fut remis aux médias qui accordaient une large place à Valladarès et personne n’en parla. Aucun de ces grands médias si préoccupés par les droits de l’homme et par ce soi-disant poète soi-disant invalide ; ces médias restèrent bouche cousue et ne donnèrent pas une seconde à cette dénonciation terrible que la Commission des Droits de l’Homme du Salvador avait présentée et Anaya fut assassiné par les escadrons de la mort et Reagan ne le nomma jamais ambassadeur de rien et ne lui rendit aucun hommage à la Maison Blanche ni nulle part ailleurs. Cela met réellement en lumière le caractère sinistre de ce programme médiatique contre Cuba et contre toutes les causes qui valent la peine dans ce monde. Il y a une analyse de Chomsky aussi, très bonne, sur l’invasion de La Grenade. J’ai cherché ce discours de Fidel où il parle des 19 mensonges à propos de l’invasion de La Grenade et Chomsky rappelle dans son analyse plusieurs de ces mensonges que dénonce Fidel. Il souligne que la presse ignora délibérément les documents et les révélations rendus publics par Cuba, une presse qui disait à ce moment-là qu’elle aurait voulu plus d’informations sur l’invasion. Malgré cela, toute l’information que donna Cuba, que le Commandant rendit publique et qui fut publiée par notre presse, les médias nord-américains l’ignorèrent. Des 19 mensonges dénoncés par Fidel au sujet de ce qui se produisit à La Grenade, 13 venaient directement de Ronald Reaga. Chomsky en analyse quelques-uns en détail : le prétexte classique de protéger les citoyens nord-américains en danger, le mensonge flagrant qu’on allait retenir comme otages des étudiants en médecine nord-américains présents sur place et que La Grenade allait devenir une base militaire soviéto-cubaine. Il faut dire , et ceci est important, que , lors de l’invasion de La Grenade, le contrôle que Reagan exerça sur les médias fut terrible. Il y eut un débat dans la presse yankee sur le droit des journalistes à recevoir des matériaux, etc... Ce débat, Chomsky le considère comme collatéral et mou mais l’intéressant est que, aujourd’hui, devant le drame d’Irak et la censure brutale qu’exerce Bush sur le thème de la guerre en Irak, personne, dans la presse nord-américaine, n’oserait en débattre. C’est à dire que Bush, sans doute, donne un tour de vis encore plus radical en terme de fascisme par rapport à ses prédécesseurs. Chomsky analyse un autre cas, en février 88, effroyable et vraiment insolite. C’est un moment où le gouvernement nord-américain veut répandre l’idée que les guérillas du Salvador boycottent les élections. Immédiatement, le « New York Times » publie une histoire selon laquelle les guérillas, au Salvador, avaient assassiné deux hommes, il donne même les noms et dans la bouche de ces cadavres, il y avait des bulletins de vote. Cela, le journal l’interprète comme une menace de la guérilla contre ceux qui voudraient participer à cet essai démocratique, à ces élections qui eurent lieu sous la menace des baïonettes.

Le département d’état fait de l’article un petit opuscule et le distribue au Congrès salvadorien, à quelques leaders d’opinion et à un grand nombre de personnes au Salvador. Ensuite,vient une enquête d’un journaliste indépendant et il en résulte que rien n’est arrivé : ce double assassinat, ces deux morts n’apparaissent nulle part. Il n’y a aucune preuve, aucun cadavre avec des bulletins de vote dans la bouche mais rien de cela n’a paru nulle part, le démenti ne fut jamais publié nulle part. Cependant, il fut utilisé , il parut dans l’un des principaux périodiques nord-américains, un périodique à l’image libérale. Le département d’état l’utilisa de manière grossière, préalablement à ces élections et Chomsky dit qu’il semble que l’information fut inventée par un spécialiste de la propagande de l’armée salvadorienne qui le fit passer aux médias locaux et de là au New York Times.

Je parlais aujourd’hui avec Randy et il me disait que nous devions nous souvenir que cela a beaucoup à voir avec la philosophie d’Otto Reich lorsqu’il était chef du bureau de la diplomatie publique du département d’état pour l’Amérique centrale. Ce bureau s’occupait spécialement de chercher des alibis médiatiques pour la sale guerre en Amérique centrale et on pourrait se demander si ce spécialiste en propagande de l’armée salvadorienne n’a pas reçu des instructions de l’ambassadeur yankee au Salvador ou des instructions directes de la CIA comme disait Soberon, dans la connexion des services secrets sur tout ce thème médiatique que l’on ne peut ignorer et encore moins lorsqu’il s’agit de Forbes.

Un autre journaliste d’investigation, je vais en parler très rapidement, Commandant, mais c’est qu’il a quelques excellentes analyses, Michel Collon, un journaliste d’investigation belge extraordinaire a fait un travail ­ Ignacio connaît tous ses travaux - sur la guerre de Yougoslavie et sur des mensonges extraordinaires. Michel fait une analyse très complète des reportages sur les soi-disant camps d’extermination en Bosnie en juillet 1992, sur les massacres de Sarajevo en 92, 94, 95, dont on a démontré ensuite que ça avait été des montages pour indigner l’opinion publique pour justifier ensuite les bombardements, les représailles. Michel Collon démontre que les représailles étaient déjà prévues avant que ne se produisent les faits qui devaient les provoquer. Cela ressemble à du galimatias mais c’est ainsi, c’est à dire que les représailles étaient prévues, l’OTAN avait prévu les représailles, les bombardements étaient prévus avant que n’arrivent ces massacres si spectaculaires et le journaliste obtint le Prix Pulitzer pour un reportage faux, truqué, frauduleux, sur ce camp d’extermination. Et après avoir découvert la vérité, personne ne parle de rectification, ou alors dans un tout petit article qu’il faut chercher à la loupe.

Il y a des centaines de choses : les fosses communes, - nous en parlions, Randy et moi ­ en 89 en Roumanie, à Timisoara, ces cadavres, cette grande trouvaille qui fut une fraude... Ces images épouvantables ont bouleversé le monde et depuis, personne ou seulement la presse alternative, les intellectuels de gauche, n’a essayé de faire ressortir la vérité. Mais la méthode, c’est : mentir, mentir, et ensuite, ce qui reste, c’est ce que disait Soberon, c’est les gros titres... Les gros titres restent et reste le débat, reste la capsule, comme il disait et c’est très bien dit.

Il y a des cas qui semblent appartenir à l’opérette, je ne veux pas offenser l’opérette, nous avons ici Amaury qui est un fanatique d’opérette. Lors de l’invasion du Koweit par l’Irak en 91, devant les médias des Etats-Unis paraît une infirmière koweiti noyée de pleurs qui raconte les atrocités commises par les troupes de Saddam Hussein dans une maternité où elle travaillait. Les troupes irakiennes entrées à Koweit avaient assassiné dans cette maternité les nouveaux-nés pour voler les couveuses, une chose vraiment... A côté de cela, Dracula est un enfant de choeur. On a su ensuite qu’il s’agissait d’un montage médiatique absolument grotesque, que cette femme n’avait jamais été infirmière, ni dans aucune maternité, sauf à sa naissance, j’imagine, et qu’elle était la fille de l’ambassadeur du Koweit à Washington. Voilà l’infirmière.. et les médias répandirent cela, ce fut terrible et par la suite, personne ne démentit le grand mensonge.

Indubitablement, quand on s’approche de Bush et du groupe de Bush dont Forbes est très proche, comme le souligne Soberon, on se rend compte qu’ils battent des records de mensonges, de fraudes, les records du Guiness en mensonges. L’emploi du mensonge a atteint des niveaux inimaginables avec cette camaria fasciste et ils se sont appuyés comme jamais auparavant sur la servilité la plus totale des grands moyens de communication. Cette camaria fasciste a obtenu la collaboration, la complicité, l’obéissance des grands médias.

Le cas insolite de la soldate Lynch , c’est aussi un sujet d’opérette, mais qui tourne court, on en rougit, c’est la pire opérette : les médias annoncent à grand bruit qu’une soldate avait été prise par les troupes de la résistance irakienne ­ par les terroristes, n’est-ce pas, comme on dit - après avoir tiré toutes ses cartouches, car elle a tiré jusqu’à sa dernière balle, selon l’information... On l’emmène en la traînant ­ chose sinistre - on la torture, elle a des marques, on lui a donné des coups de poignards, à la soldate Lynch. Soudain, une unité des troupes spéciales, des yankees, arrive sur les lieux, comme dans les films, elle arrive juste au bon moment, comme le héros des films, et sauve la soldate Lynch. Bien. Ce que les médias firent avec ça, ce fut réellement terrible. Le patriotisme médiocre que Bush et son groupe ont tellement utilisé, ce patriotisme qui n’est pas le patriotisme mais quelque chose de mesquin, de médiocre, de démagogique, de populiste, soudain, ce patriotisme, devant cette soldate, cet exemple de la femme nord-américaine, la soldate Lynch, émut beaucoup de gens, et aussi ce sauvetage si spectaculaire. Soudain, on apprit que la soldate Lynch roulait dans un camion militaire qui se renversa. Des médecins irakiens la recueillirent et l’aidèrent, il n’y avait aucune force rebelle et ils voulaient la rendre. Il y eut aussi des anecdotes qui rappellent Buster Keaton, parce qu’en allant la rechercher, ils manquent de peu de se tuer et ils perdent l’héroïne. Ce fut une action qui eut sa part de folklore. Le cas de la soldate Lych pourrait entrer au Guiness.

Je veux parler ici d’un mensonge qui a un caractère plus tragique et que j’ai un peu approfondi parce qu’un grand ami de Cuba, Commandant, Javier Couso, nous en a beaucoup parlé et que c’est en rapport avec l’assassinat de son frère, le cameraman espagnol José Couso et d’autres journalistes. Il a publié un livre très émouvant qui s’appelle « Le regard incommode » avec sa mère et un groupe d’amis de José.

Le 8 avril 2003, jour où les troupes yankees entrent à Bagdad, ce même matin, un avion et un tank qui appartenait à la même division des Etats-Unis attaquèrent, en un laps de temps très court, les sièges des chaînes de télévision Al Jezira ­ les chaînes étaient réunies ­ et Abou Dhabi et l’hôtel Palestine où étaient logés plus de 300 journalistes, de ceux qui ne faisaient pas partie du convoi que le Pentagone contrôlait, du convoi qui suivait, comme des agneaux médiatiques, la coalition. Trois journalistes moururent dans cette action. L’avion tira un missile air-terre contre l’édifice où étaient Al Jezira et Abou Dhabi et un tank mit sa tourelle en mouvement et visa le balcon où étaient les cameramen qui avaient filmé toute la matinée et tira sur ce balcon au 15° étage. Dans ces deux attaques moururent trois journalistes et parmi eux le cameraman José Couso. Dans le cas de l’hôtel Palestine, le mensonge qu’ont répété les porte-paroles officiels des Etats-Unis et que les médias au service de l’Empire ont souligné et répété, bien que ce soit un mensonge qui ait été réfuté par des enquêteurs, des témoins, des gens qui étaient là, c’est que le tank fit feu parce qu’il y avait des franc-tireurs à l’hôtel Palestine qui leur tiraient dessus. Et il existe même une vidéo qui dure une demi-heure, dans laquelle on n’entend aucun bruit de tir avant le crime. Javier, ce grand ami à nous - qui fut présent lors de l’Evénement contre le terrorisme, Commandant, et fit une intervention remarquée ­ dit dans le livre « Le regard incommode » : « Il n’y a pas de hasard lorsqu’en une heure et demie, la même compagnie attaque Al Jezira, Abou Dhabi TV et l’hôtel Palestine, c’est à dire toute la presse que ne contrôlait pas le Pentagone et qui retransmettait en direct cette répugnante invasion. » C’est donc un autre mensonge, non humoristique, celui-là, mais profondément tragique.

Le journaliste Pascal Serrano ­ j’ai amené le livre de Pascal qui a été publié ici par les éditions José Marti ­ journaliste espagnol très proche de Cuba, grand ami et brillant journaliste, a fait un excellent livre qui s’appelle « Sale Jeu » où il passe en revue les bêtises, absurdités et mensonges de la presse espagnole. Dans ce livre, on retrouve la soldate Lynch, disons dans sa version ibérique, et d’autres mensonges franchement humoristiques. Il y en a de un génial en rapport avec Cuba. Sur une chaîne de télévision espagnole, une présentatrice parle de Cuba parce que l’ouragan Ivan est en train de passer par ici et qu’il laisse derrière lui une monstrueuse quantité de morts, de destructions : l’Apocalypse ! Une chose terrible, dit-elle , est en train de se produire avec l’ouragan Ivan à Cuba, détruisant tout et soudain, voilà une touriste, ici, à Varadero, qui voit que tout est tranquille et appelle la chaîne et dit qu’elle voit que tout est normal. Et la présentatrice lui dit : « Eteignez immédiatement l’émission locale » parce qu’elle pensait que la touriste était ici, regardait la télévision ou écoutait la radio cubaines « et mettez immédiatement CNN. » La présentatrice oublie que celle qu’elle entend est physiquement à Cuba et que pour connaître l’état du temps, elle n’avait qu’à ouvrir la fenêtre, sans avoir besoin de regarder CNN.

La moralité est bonne, dit Pascual : « La moralité est claire : si la réalité ne coïncide pas avec ce que vous raconte CNN, ignorez la réalité, fermez la fenêtre et regardez l’écran. » Voilà le message que nous laisse cette anecdote. Il y a un autre exemple qui est aussi très significatif ­ je l’ai commenté au Commandant ­ c’est celui du 4 septembre 2005, il s’appelle « Opération ophtalmologique ». Ici, Pascal Serrano signale que El Païs Hebdo, le 4 septembre 2005, consacre quatre pages toutes en couleur avec neuf photos toutes en couleur aussi à une fillette africaine, une fillette du Ghana, qui devait être amenée en Espagne pour être opérée de la cataracte grâce à l’aide d’une fondation composée de 900 opticiens. Pascual dit, ceci est un commentaire de Pascual : « Il est pour le moins singulier que, à ces mêmes dates, on fasse à Cuba des opérations totalement gratuites de cataractes, strabisme, myopie et autres maladies de la vue, à plus de 79 000 Vénézuéliens avec le désir d’arriver à 150 000 interventions à la fin de 2005. On a opéré aussi dans l’île 4 212 autres personnes venant de 10 pays des Caraïbes, de tous ces cas, le journal « El Païs n’a jamais publié un seul mot. »

Et cette grande romancière, si amicale, une personne extraordinaire, Belen Gopegui, dans un article d’ « El Mundo » a commenté aussi cette chose-là :elle explique comment ils font grand bruit avec une petite africaine qu’une fondation amène ici, un acte de charité qui se présente comme suprême et ne parlent pas de tout ce que Cuba a fait en Afrique et partout, et de tout ce qu’elle est en train de faire avec l’Opération Miracle.

Contre Cuba, on a utilisé aussi l’omission, le silence, comme dans ce cas que signalent Pascual et Belen et aussi, de façon systématique, la distorsion, la calomnie, le mensonge éhonté, le mensonge sans aucune retenue, la méthode est celle qu’analysent Chomsky et Michel Collon : fabriquer une nouvelle, la diffuser, l’utiliser pour justifier quelque action politique ou militaire et ensuite, ignorer toutes les réfutations : c’est une méthode, un système, qui a été utilisé souvent contre Cuba.

Ces mensonges ­ cela est en rapport avec ce que disait Soberon au début, Commandant ­ ces mensonges sont fréquemment répandus par les services secrets nord-américains ou par le gouvernement , répandus dans la presse et ensuite vient le porte-parole du gouvernement et il utilise la presse comme source pour émettre n’importe quelle menace et pour faire leur campagne. C’est à dire qu’il y a un circuit dans lequel évolue le mensonge, se légitimant lui-même d’une manière totalement trompeuse et lamentable. Ce fut de cette façon qu’ils agirent dans le cas de la perverse affabulation de Bolton, quand il était sous-secrétaire d’état en 2002, associant Cuba à la fabrication d’armes biologiques et chimiques. Je me souviens d’une tribune qui se tint à Régla où parlèrent Agustin, Conchita et d’autres compagnons.

Il faut dire que ce type de travail, que ces intellectuels ont fait, Commandant, Compagnons, aujourd’hui, beaucoup de gens le font, Ignacio le sait, « Le Monde diplomatique » a fait un travail sur cela, l’Observatoire global des Médias aussi a fait un grand travail là-dessus. Pendant que cette concentration de la propriété des médias dont j’ai parlé progresse, que le mensonge et la manipulation progressent, la conscience de ce problème a progressé et aussi la résistance , les dénonciations contre tout ceci se sont multipliées. Il y a beaucoup de gens qui s’informent et participent à la discussion sur ces thèmes au moyen d’internet, il y a de nombreux noyaux de résistance culturelle, des personnes solides, brillantes, précieuses, dénoncent au moyen d’internet cette pensée unique que l’on prétend nous imposer par le biais de moyens hégémoniques et créent des voies alternatives.

Il est important de dire qu’évidemment, ce travail, qui est en train de se faire, est en train de porter un coup au fascisme et aux fascistes. Il est symptomatique qu’ils aient créé une force de travail pour la bataille d’internet, comme ils disent ; que Rumsfeld parle d’internet comme de quelque chose qu’il faut contrôler. C’est quelque chose qu’ils ont créé eux-même, comme le docteur Frankeinstein qui créa le monstre , et ensuite le monstre se retourna contre son créateur. Ce monstre est en train de leur donner des maux de tête parce que s’ouvrent des espaces pour la vérité, s’ouvrent des espaces pour les démentis et ils ont peur des démentis.

Il y a déjà un démenti de cela, Commandant, disons que les grands médias prétendent bloquer ce démenti terrible qui va sortir d’ici, de cette journée où nous avons le privilège de vous accompagner ­ je sais que dans ce cas, ça ne va pas aller ainsi ­ car déjà un démenti circulerait sur internet. Déjà les démentis circulent de plus en plus, les ananlyses circulent, les démontages de ces manipulations circulent et déjà les fascistes en ont peur. Ils pensent le contrôler mais ils ont peur. Il y a des réseaux , il y a de nombreux réseaux qui se créent pour dénoncer toute cette barbarie ; chaque fois les gens savent plus que ce qu’il faut savoir pour ne pas se laisser hypnotiser, pour ne pas se laisser manipuler.

Je voulais ajouter quelque chose, des réflexions très personnelles ­ ça a beaucoup à voir avec les choses dont nous avons parlé avec les compagnons qui sont ici à cette table ­ sur le fait de savoir pourquoi c’est un mensonge flagrant, sans aucun fondement, qu’on lance à la figure de Fidel et pourquoi cela a un retentissement et un écho dans tant de médias importants. Je pense que Fidel rend malades l’Empire et son grand projet hégémonique, Fidel le rend malade quotidiennement, ses succès le rendent malade, sa résistance et l’échec de la politique de l’Empire.

Par exemple, en ce moment, - je me rappelle que Lage et Felipe étaient au Sommet de Madrid, ils avaient eu cette opportunité d’être avec vous à ce sommet de l’année 1992 ­ au moment du 5° centenaire de la célèbre découverte ou, qu’on l’appelle comme on veut ...vous avez dit ce qui allait se passer. Nous en étions arrivés à la fin de l’histoire, le marché allait tout résoudre, les Etats-Unis restaient pour contrôler ­ si par hasard la police réprimait un peu ce type de choses ­ et il fallait privatiser tout. Dans ce grand moment triomphal et entouré d’un groupe de personnes qui par la suite se révélèrent toutes être des voleuses, je faisais une analyse et cette faune, qui était réunie là ­ je me rappelle être allé aux toilettes et Menem en sortait, ce fut une sorte de rencontre « propice »- je ne sais pas comment l’appeler ­ tous ces gens-là ont fini par avoir des procès, poursuivis en tant que corrupteurs, voleurs, pilleurs, contrebandiers de la pire espèce. Cuba et la voix de Fidel représentaient là le passé. Nous venions du vieux socialisme, de l’étatisme, du culte de l’Etat, de tous ces stéréotypes et la voix de Fidel fut celle du futur, à ce sommet, et cela doit leur faire très mal. Tout ce qu’il a dit là, tout s’est accompli, au pied de la lettre et pas à pas et le modèle explosa et il est en train d’exploser partout. Cela doit leur faire mal et faire mal à leur prestige.

Vous vous rappelez les intellectuels qui ont signé tant d’appels de soutien, qui ont fait des articles et ont apporté leur témoignage sur Cuba, sur le Venezuela et sur les meilleures causes de ce continent et du monde. Je pense que personne, parmi ces gens-là, ne va croire cette histoire de Forbes.

J’exprimais l’autre jour mon scepticisme, je ne pense pas qu’il y ait une personne avec deux doigts de jugeotte qui puisse croire une si grande imbécilité. J’ai beaucoup de doutes malgré tous ces gros titres mais, bon, je crois qu’il y a toujours une frange de gens manipulables. Je ne crois pas qu’il y ait dans les mouvements sociaux d’Amérique Latine où vous êtes une référence, où Fidel est vraiment une référence incontournable, où la Cuba révolutionnaire est une référence incontournable, je ne crois pas qu’il y ait dans ces mouvements des gens qui puissent croire ces bêtises, cette monstruosité de Forbes. C’est une bêtise parce que ça n’ a aucun fondement et c’est une monstruosité parce que c’est une offense pour nous tous et pour tous les hommes dignes de cette planète.

Je crois que la résistance de Cuba les rend malades, la dignité que vous représentez et le sens de la solidarité les rendent aussi malades.

Nous disions avec Eusébio que dans toute la vie de Fidel, il n’y a rien qui puisse démontrer le moindre attrait pour ce qui est matériel. Il n’y a rien, rien, absolument, et nous commentions... peut-être que par la suite, Eusébio va parler un peu de cela, donc, nous commentions cette anecdote de Raùl lorsqu’ils crièrent que la maison avait été brûlée. Eux, ils étaient pris mais, bon, Eusébio commentera cela... c’est la trame spirituelle de Fidel, ce détachement pour tout ce qui est matériel, ce manque d’intérêt, c’est le mot qu’emploie Lezama. Vraiment, ils ont mal choisi leur millionnaire, me semble-t-il, ce fut une mauvaise sélection médiatique (rires).

Je crois que ce livre ­ vous me permettez, Commandant ­ que l’on va présenter demain (il le montre), quand on le lit, voici Ignacio son co-auteur ­ c’est un livre de dialogues d’Ignacio avec Fidel, un extraordinaire travail organisé chronologiquement ­ ce livre parle de tout cela et à Cuba, nous savons bien quel est le sens de la vie de Fidel et beaucoup de révolutionnaires dans le monde savent quel est le sens même de la vie de Fidel mais peut-être qu’il y a des gens qui ne le savent pas et je crois que ce livre va les aider à connaître quel est ce sens même, quel est son vrai destin, celui dont il parlait lui-même à Célia dans le petit mot que Célia a conservé . Et il a été cohérent avec ce destin et ce destin n’a absolument rien à voir avec aucun type de relation à l’argent, l’égoïsme... il n’a rien à voir.

Il me semble que la tentative de la CIA, du départemlent d’état, de Forbes ou de n’importe qui qui puisse être derrière cette histoire, ou de Bush et de tous ces gens méprisables va réellement échouer, cette tentative est condamnée à un échec retentissant. Si vous le permettez, Commandant, nous avions pensé que je pourrais lire un extrait de cela. Est-ce que c’est le bon moment ?

Fidel Castro : Comme tu veux. Demain, on présente ce livre que tu as à la main. A quelle page es-tu ?

Abel Prieto : Quand Ignacio parle à Fidel de la corruption à Cuba. Il fait référence à Forbes et donne quelques éléments qui peuvent être intéressants. Bien, Ignacio vous questionne sur la corruption à Cuba parmi les dirigeants et vous dites :

« C’ est arrivé à quelques fonctionnaires qui négociaient avec de puissantes entreprises étrangères qui parfois les invitent au restaurant ou les invitent à aller en Europe pour les loger dans la maison du patron ou dans un hôtel de luxe,et au bout du compte, quelques-uns de nos fonctionnaires achetaient pour des millions d’un côté et de l’autre... C’est l’art de corrompre que de nombreux capitalistes savent bien manier, plus subtils qu’un serpent et parfois pires que les rats qui anesthésient à mesure qu’ils mordent et sont capables d’arracher à une personne un morceau de chair en pleine nuit. Ils endormaient ainsi la Révolution et lui arrachaient sa chair.

Nous avons fait des efforts et nous avons eu la chance d’éviter au maximum ces phénomènes de corruption ou d’abus de pouvoir. Ici, cela ne se conçoit pas. Il peut y avoir corruption,nous avons déjà parlé de cela, beaucoup de gens ici y ont participé, mais cela ne peut pas exister dans une équipe de direction du parti ou de l’Etat.

Là-bas, ils ont affirmé... et même ils m’ont mis dans la liste des hommes les plus riches du monde... bon, c’est le comble. Moi, réellement, je ne possède rien, j’ai quelques pesos, j’ai le même salaire depuis toujours, ça fait un bon nombre d’années que je n’ai pas eu de vacances, que je n’ai pas eu un seul jour de repos, ni samedi, ni dimanche, il ne me manque rien de matériel, j’ai ce dont j’ai besoin et je n’ai pas besoin de beaucoup.

Je t’explique le fondement, l’essence de la conduite éthique : qu’ils cherchent si un quelconque dirigeant de la Révolution a un compte dans une quelconque banque étrangère... On peut donner à ceux qui arriveront à le trouver tout ce qu’ils veulent. Nous, les dirigeants de la Révolution, nous n’avons pas un centime. Puisque nous parlons de ce problème ­ ceci, c’est quand il fait allusion à Eusébio ­ ils ont additionné les nombreux cadeaux que l’on me faisait, je ne sais combien de million de pesos vaudraient tous ces cadeaux, car les gens aiment vendre ce qui appartient à celui-ci ou à celui-là.

J’ai remis un jour à Eusébio Léal, l’historien de la Cité de La Havane, environ 17 000 cadeaux. Je n’ai pas voulu le dire, je ne voudrais pas que les gens qui m’offrent un cadeau pensent que moi... Je les ai donnés à l’historien avec une seule réserve : « laisse-moi les livres. » Ceux-ci, quand je mourrai, seront publics mais les autres cadeaux, je les ai tous donnés.

Il y a plusieurs anecdotes amusants : j’ai remis des pyjamas et même des réveils qui valaient de 6 000 à 7 000 dollars, des oeuvres d’art de toutes sortes, de bonnes peintures, des objets de valeur, des antiquités. Je ne me défends de rien mais je les raconte simplement et ils m’ont mis deux fois déjà dans la liste des plus riches. Je ne sais pas pourquoi ils le font, quel but ils poursuivent en faisant une chose aussi ridicule.

Je n’ai pas un centime à moi, je peux dire que l’on applique ici une formule : à chacun selon ses capacités, à chacun selon ses nécessités. Ainsi, mesnécessités sont réellement très petites et je n’ai jamais eu la moindreaugmentation de salaire. J’aurai la gloire de mourir sans une deviseconvertible.

On m’a offert des millions pour écrire des mémoires et des livres mais je ne l’ai jamais fait. J’ai toujours dit : « si je le fais, ce sera pour les écoles » et l’on se sent tranquille, on se sent réellement heureux, on se sent fort avec de telles règles. Une injustice ne peut tenir dans la tête d’aucun révolutionnaire » (applaudissements.)



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