Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
de : S.
dimanche 28 mai 2006 - 18h55 - Signaler aux modérateurs
8 commentaires

Suite à une convocation sur mon portable au commissariat d’Annecy, et sans aucune explication concernant le motif de cette convocation, je me rends à 9h le matin au commissariat d’Annecy. Je n’avais pas la moindre idée de ce qui m’attendait :

Là on me dit que je suis en garde à vue jusqu’au soir, si tout va bien, que j’ai le droit de voir un avocat, et de prévenir une personne de mon choix.

Je sens s’écrouler un cube de verre imaginaire tout autour de moi et dans ce fracas de verre brisé tous mes sens en éveil, je commence à me sentir coupable, mais de quoi ?!.?!

On me demande de retirer mes lacets, et tout le cinéma (essayez donc d’aller aux toilettes avec le flic qui garde la porte ouverte), photos face profil avec l’ardoise noire, empreintes digitales, pas le droit de passer un coup de fil par toi même ni de répondre à un appel, etc...) On m’assène la coup sous les termes suivant : " escroquerie aux assedic " !

On me récite mes droits, je saisis l’occasion de l’avocat commis d’office pour avoir une heure de répit et avoir en face de moi quelqu’un qui n’est pas un ennemi, c’est une petite pause salutaire. Mais le pauvre n’est au courant de rien, n’a pas accès au dossier et ne peut que me réciter des banalités, ça fait tout de même du bien de parler à un être humain.

On commence par me nier le droit de me prétendre artiste, on me parle d’émissions de télé, un autre flic arrive et décrit en rigolant la dernière émission de la nouvelle star, " eux ont du talent ces petits jeunes ". Ma substance vitale est en train de me quitter...

Et peu à peu j’apprends que les Assedic ont déposé une plainte contre l’association X... (je ne sais pas si je dois mettre le nom) avec qui j’ai travaillé pendant trois ou quatre années comme relais pour mes heures, cachets et interventions artistiques.

On me demande de signer une autorisation de perquisition alors que mon domicile en H. S. est celui de mon compagnon et que le mien est dans les A. de H. P., et sur mon refus, on me menace de prolonger la garde à vue, de mettre " en bas " comme ils disent, avec coups de poings sur la table, haussement de ton, et pressions psychologiques. Je finis par signer pour avoir la paix, puis je demande à me rétracter et là : re-menaces et haussement de ton. " Si vous collaborez on en tiendra compte etc... " Je finis par accepter la perquisition chez Bao alors que mon adresse officielle est à R...

On me questionne sur des faits remontant à 5 ans en arrière, qu’avez vous fait en 2001, 2002 ? Je m’embrouille dans les dates, je n’aime pas le passé, je suis toujours tournée vers l’avenir et je n’ai pas la mémoire des dates- " nous aussi on a des problèmes de mémoire, on en a tous " me dit le collègue du flic. On m’annonce qu’on a les moyens de me faire avouer et que on verra tout à l’heure...je me sens prise dans un piège...j’ai l’impression que je ne vais pas survivre à cela, ma tête me fait mal, j’ai l’estomac qui fait n’importe quoi. Je vois mes parents mourir de chagrin, ma maison saisie, mon couple démoli etc, etc....

Arrive l’heure de midi, on m’apporte le " plat Sarkozi ", qui me donne envie de gerber, l’odeur est à l’image du reste. La femme flic a peur que je fasse un malaise et me force à manger...j’avale trois petits pois...j’ai envie de vomir (finis les bons vieux sandwiches de Maigret)

On perquisitionne au domicile de mon compagnon. De retour au commissariat, après avoir saisi tous mes feuillets et mes documents professionnels, ainsi que ceux concernant ma compagnie artistique, on m’interroge pendant encore 6 heures non stop sur ces documents, comment se passe l’enregistrement d’un disque, qu’est-ce qu’un concert, un spectacle, pourquoi telle facture ou telle pièce ? Des noms, qui est ce musicien ? vous avez répété combien de temps ?

-" ah, 12 heures de travail, vous vous foutez de nous " etc...
On remonte depuis 2001, je ne me souviens de rien, je suis trop émue pour pouvoir me défendre ou me justifier. Je m’embrouille encor plus dans les dates.

J’ai monté cette association loi 1901 pour pouvoir fonctionner sur des projets artistiques tels que comédies musicales, concerts, disques en souscription etc.. Je n’ai pas d’argent, jamais reçu aucune aide ni aucune subvention de personne, je bosse des heures et des jours et des nuits comme tout le monde pour mener à bien tout ça comme un grand nombre d’artistes dans mon cas, je n’arrive pas à mettre 3000 de côté pour changer ma voiture qui a 20 ans (brave vieille nevada !) bref, la galère, mais le bonheur d’avoir choisi sa vie et de pouvoir construire des projets artistiques.

On m’explique que je vais devoir rembourser 47 000 (j’ignore d’où sort cette somme, car cela voudrait dire que j’aurais touché plus de 900 € par mois des Assédic pendant 4 ans, ce qui est loin d’être le cas).

Vers 21h (12 heures plus tard de destruction systématique) je signe la déposition qui fait six page, je n’arrive pas à relire, j’aurais signé n’importe quoi pour qu’on me laisse partir.

Je sens le sol se dérober sous mes pieds, mon avenir s’écrouler, j’ai envie de me foutre en l’air, je me sens humiliée et brisée. Finalement, après un interrogatoire éprouvant de 12 heures, on me laisse partir avec la tête en feu, une nausée violente et pas du tout littéraire, non sans m’avoir demandé de faire la preuve de toute mon activité artistique depuis 2001 " sans quoi je considérerais qu’il y a eu tricherie ".

Je suis restée sans voix pendant deux jours, pour une chanteuse c’est amusant et j’ai souhaité de tout mon coeur trouver un boulot au supermarché du coin, et ne plus entendre une seule note de musique de ma vie.

Deux jours après, je me relève et je me dis qu’il ne faut pas baisser les bras, ne pas leur donner raison, alors je repars sur le sentier de la guerre, sur ma clé de sol avec ma boule dans la gorge mais aussi l’envie de me battre et de ne pas en rester là. Il y a beaucoup d’autres petits soldats de l’intermittence qui vont passer comme moi sur le grill et j’aimerais bien qu’ils se manifestent, pour que nous soyons plus forts ensemble pour nous défendre et garder la tête haute.

Voilà comment, ne parvenant pas à faire disparaître le statut des intermittents par les voies de la négociation, on tente de le faire par d’autres moyens

Notre isolement c’est leur force


Dans cet affaire on constate deux niveaux :

1.. une atteinte à la personne ; c’est pour nous du ressort de notre citoyenneté, des collectifs anti sarko, de la ligue des droits de l’homme etc.. C’est être présent à l’hôtel de police lorsque les copains sont convoqués avec des représentants de différents partis syndicats association... (Se souvenir par exemple, que la circulaire Pascal Clément enjoint les magistrats à requérir des peines d’emprisonnement ferme pour les infractions commises à l’occasion des manifestations anti-cpe)

2.. une atteinte au salarié (nous sommes toujours sous un régime avec présomption de salariat) dont la défense se passe normalement par les syndicats, pour nous la FNSAC-CGT ( http://www.fnsac-cgt.com/ ) (divers syndicats selon les branches). Ici le problème de dossier (dont j’ignore les tenants et aboutissants) est passé directement à la justice, sans concertation, sans passer par la commission assedic etc..

N’hésitez pas à me contacter en cas de problèmes ou d’informations
Denis MICHEL (représentant le SFA : Syndicat Français des Artistes-interprètes) 04 79 85 21 57
ciedm@delokmanivelle.com



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
30 mai 2006 - 09h06

Petite question : depuis quand la "fraude à l’Assedic" relève du Pénal ?



> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
30 mai 2006 - 11h32

bonjour,
après avoir fait suivre un mail contenant le témoignage de S., j’ai reçu un message d’un ami d’ami qui peut transmettre ce message au syndicat de la magistrature. Mais pour cela il faut l’accord de la personne concernée. Cette personne rajoute à son courriel ceci : "Si S. veut témoigner, entre autres, de la manière indigne dont fonctionne la garde à vue, ce que je crois comprendre, il serait préférable me semble-t-il que son courriel ne comporte pas de nom de personne physique ou morale autre que le sien et qu’elle invite explicitement à sa diffusion."

Xavier Ferran, musicien.



> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
30 mai 2006 - 16h50 - Posté par

D’abord et avant tout, il faut rappeler à tous, militants ou non : NE FAITES PAS DE DÉCLARATION PENDANT VOTRE GARDE À VUE. VOUS N’Y ÊTES PAS OBLIGÉS. NE RÉPONDEZ QUE SUR LES QUESTION PORTANT SUR VOTRE ÉTAT CIVIL. C’EST PAS COMPLIQUÉ, BORDEL !

KAOU


> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
30 mai 2006 - 17h51

Bonjour,

J’ai lu et relu le témoignage de S. C’est inquiétant et ça ouvre pas mal de questions.

Je me demande en particulier si S. est poursuivie en tant que salariée (intermittente) ou bien en tant qu’employeur. En effet elle mentionne dans son message :

J’ai monté cette association loi 1901 pour pouvoir fonctionner sur des projets artistiques tels que comédies musicales, concerts, disques en souscription etc..

Le choix de "monter une association" peut facilement mettre le salarié intermittent en situation d’auto employement, et donc casser le "lien de subordination" présumé établi par le contrat de travail. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_du_travail).

On navigue donc éventuellement aux marges du salariat. Et quand il n’y a plus de salariat, il n’y a plus d’Assedic non plus. C’est une vision bête et méchante qui semble poindre du côté d’Annecy, mais qui est malheureusement très logique.

Les institutions (ADAMI, collectivités locales et les divers bailleurs de fonds,... ) ont + ou - poussés les artistes à "monter leur association" car ils ne subventionnent pas les artistes directement. C’était à mon avis pousser les artistes vers une pente assez dangereuse : l’association dirigée officiellement ou officieusement par un artiste salarié se retrouve "naturellement" employeur pour mener à bien des projets artistiques.

Quand aux manières utilisées (garde à vue etc...) au delà de la brutalité qui semble malheureusement assez courante, on peut imaginer que la police cherche à isoler le suspect pour qu’il ne s’entende pas avec d’éventuels "complices" (gérant "de paille" de l’association, etc...) C’est cruel mais encore une fois logique.

En espèrant qu’il y ai plus de peur que de mal dans cette histoire, et avec toute ma compassion pour S. (que je ne connais pas).

Michel (musicien)



> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
30 mai 2006 - 18h33

A l’auteur de l’article : d’un point de vue de la forme, il me semble dangereux de mentionner tout nom propre autre que celui de S, merci donc de supprimer les noms des personnes physiques et morales ou de villes dans cette article dans le but de ne pas envenimer la situation ou dans le simple respect de la vie privée de S.

Une élève de la personne concernée.



> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
31 mai 2006 - 12h09

Bonjour,
Je suis S., la personne qui a écrit son témoignage de garde à vue. Je suis intermittente, chanteuse et je monte des comédies musicales avec des amateurs.
J’ai vu votre site et les réactions suscitées par mon témoignage. J’aimerai que vous retiriez mon nom ainsi que celui des autres personnes citées car je me rend compte que faute d’informations complètes, tout le monde écrit ou déduit n’importe quoi sur la question. J’ai un travail artistique, intense en ce moment particulièrement, et je ne souhaite pas que ce travail puisse souffrir de cette triste mésaventure. J’ai déjà bien assez de mal à surmonter cette épreuve, sans en rajouter.
Pourriez-vous donc s’il vous plait retirer de votre site tous les noms propres. En revanche, vous pouvez laisser le témoignage si vous le souhaitez.
Merci de bien vouloir tenir compte de ce mail
Bien cordialement
S



> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
1er juin 2006 - 19h06 - Posté par

S. a écrit :

je me rend compte que faute d’informations complètes, tout le monde écrit ou déduit n’importe quoi sur la question.

Plus exactement : on en déduit ce qu’on peut.

Il serait d’ailleurs intéressant d’avoir les réponses aux questions posées pour pouvoir y voir plus clair, et peut-être ensuite pouvoir aider la personne mise en cause.


> TEMOIGNAGE mai 2006 "GARDE A VUE D’INTERMITTENTS"
31 mai 2006 - 14h46

Depuis quand peut-on signer une autorisation de perquisition à un domicile qui ne soit pas le sien ?? A moins qu’il soit déclaré à plusieurs nom...






L’État français cherche à nous faire oublier les essais nucléaires en Polynésie
lundi 21 - 22h11
de : Delaunay Matthieu
Sécurité.
lundi 21 - 19h38
de : L’iena rabbioso
Erreur de Pôle emploi en votre défaveur : garder des nerfs d’acier
lundi 21 - 09h48
Appel du non lieu dans la mort de Rémi Fraisse
dimanche 20 - 23h30
de : desarmons-les
Voilophobie : tentative de compréhension et d’explication.
dimanche 20 - 00h18
de : Christian DELARUE
10 commentaires
Canal Seine-Nord : la catastrophe écologique et économique en route !
samedi 19 - 19h08
de : Eve
6 commentaires
Reconnaissance faciale dans les lycées
samedi 19 - 11h02
de : quadrature du net
LA RAGE CONTRE LE RÈGNE DE L’ARGENT
samedi 19 - 08h44
de : Ernest London
Points de vue sur les Gilets jaunes
vendredi 18 - 16h35
de : jean 1
Yankees et son larbin français, effacent les preuves, de leur "implication terroriste" en syrie
vendredi 18 - 11h59
de : nazairien
"Gôôôche" démocratique et républicaine ou TRAHISON ?
vendredi 18 - 10h45
de : jean-marie Défossé
2 commentaires
Badgeophobie ou syndicalistophobie
jeudi 17 - 23h45
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Est-ce que oui ou non castaner va dégager ?
jeudi 17 - 20h22
de : jean 1
VERS LA BANLIEUE TOTALE
jeudi 17 - 14h12
de : Ernest London
Est ce la panique, en macronie ? Le gouvernement envisage de retarder la réforme des retraites (vidéo)
jeudi 17 - 12h49
de : nazairien
3 commentaires
Le Crédit Mutuel prépare une vague de licenciements massifs
jeudi 17 - 11h23
de : PDUROC
Suspicion délation répression ... et agressions impérialistes
jeudi 17 - 10h56
de : Chantal Mirail
Sous le voile, une femme !
jeudi 17 - 10h36
de : Chantal Mirail
2 commentaires
Sociale vigilance / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 17 - 10h28
de : Hdm
Droit d’informer : Nous ne devons pas nous habituer aux intimidations, aux gardes à vue et aux poursuites judiciaires
jeudi 17 - 09h58
Barcelone : des manifestants indépendantistes affrontent les forces de l’ordre pour la troisième nuit consécutive (vidéo
jeudi 17 - 00h53
de : nazairien
1 commentaire
Une personne porte ici un signe religieux ostensible !
mercredi 16 - 22h29
de : Christian DELARUE
9 commentaires
La manifestation des pompiers dégénère : incidents et tensions (15 octobre 2019, Paris) (vidéo)
mercredi 16 - 16h24
de : nazairien
2 commentaires
Des scènes de guérilla urbaine dans le centre de Barcelone, après la condamnation des dirigeants séparatistes (vidéo)
mercredi 16 - 16h09
de : nazairien
1 commentaire
Retraites : la CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à la grève le 5 décembre
mercredi 16 - 07h54
1 commentaire
15 Octobre 1987 THOMAS SANKARA
mardi 15 - 17h29
de : CADTM
De qui se moque t on ? Les frais d’hébergement des députés à Paris vont être davantage remboursés
mardi 15 - 17h11
de : nazairien
2 commentaires
ZOMIA ou l’art de ne pas être gouverné
mardi 15 - 14h20
de : Ernest London
Grande Fête du livre de Noir et Rouge
lundi 14 - 23h10
de : Frank
Nucléaire : le danger qui nous menace s’accroît
lundi 14 - 23h03
de : pierre peguin
Emission - Sabotage de l’école – Un peuple éclairé serait-il incontrôlable ?
lundi 14 - 20h03
de : Emission - Polémix et La Voix Off
Rojava : « La révolution ne doit pas disparaître »
lundi 14 - 17h10
de : jean 1
1 commentaire
Pascale Locquin
lundi 14 - 15h45
de : locquin
Les "gilets jaunes, bleus, verts, oranges" dans le VIéme ar, pour la "défense des victimes de l’amiante
dimanche 13 - 14h17
de : nazairien
Le voile ... dévoile une fois de plus sa stratégie de dislocation des valeurs républicaines
dimanche 13 - 11h56
de : Jean-Marie Défossé
18 commentaires
Toulouse, les baqueux toujours aussi dérangés, les CRS sous "captagon" ? et les gedarmes veulent faire aussi bien (vidéo
dimanche 13 - 02h25
de : nazairien
Rencontre débat « L’anarchisme pour les nuls »
samedi 12 - 21h15
de : jean 1
Le crépuscule de l’OTAN.
samedi 12 - 20h56
de : L’iena rabbioso
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h18
Soutien vincenzo vecchi
samedi 12 - 17h14

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas. Oscar Wilde
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite