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Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?


de : Raoul-Marc Jennar
mercredi 21 juin 2006 - 11h10 - Signaler aux modérateurs
40 commentaires
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de Raoul-Marc Jennar chercheur altermondialiste

Rien ne s’écrit, rien ne se dit, rien ne se montre sur ce qui se passe en Grèce depuis cinq semaines. Les journaux, les stations de radio, les chaînes de télévision nous privent du droit à une information majeure : depuis cinq semaines, 354 départements académiques sont occupés ; des milliers d’étudiants manifestent régulièrement ; la manière dont la police a réprimé la manifestation du 8 juin rappelle à bien des égards les heures noires de la dictature des colonels (une personne dans le coma). Dans un pays de l’Union européenne ! Et nous n’en savons rien.

Le gouvernement grec, suivant en cela les décisions dérégulatrices prises par nos gouvernements pour être ensuite imposées par l’OMC et par l’Union européenne, va modifier la Constitution rédigée après la chute de la dictature pour permettre la privatisation de l’enseignement universitaire.

Il prépare en outre une loi qui va permettre la création d’établissements universitaires privés, qui va imposer les critères de gestion des firmes privées aux facultés d’État, qui va supprimer « l’asile universitaire » soumettant jusqu’ici l’intervention de la police sur les campus à l’accord du Conseil d’administration de l’université, qui va réduire drastiquement la possibilité de repasser les examens.

C’est à cela que des dizaines de milliers d’étudiants grecs s’opposent. Dans l’indifférence totale des journalistes et correspondants de presse des autres pays européens.

Le black-out des médias propagandistes de la pensée unique néolibérale vise un but : empêcher qu’on sache dans toute l’Union européenne que la résistance au néolibéralisme existe partout, qu’elle n’est pas une exception française et que le rejet de l’Europe telle qu’elle se construit depuis cinquante ans grâce à l’alliance de la démocratie-chrétienne et de la social-démocratie va grandissant.

En Europe, on impose la liberté de circulation des biens, des services et des capitaux, mais on brime la liberté de circulation des informations.

Il s’impose d’urgence de manifester notre solidarité avec les étudiants grecs. Il s’impose de dénoncer l’information sélective et orientée des médias privés et publics, tous à la solde des banquiers et des marchands.

Combien de temps encore allons-nous supporter ce coup d’État permanent qu’est la construction d’une Europe néolibérale destructrice de nos acquis démocratiques et sociaux ?


Lire ici pour plus d’info :

 Que se passe-t-il à Athènes ?
 Rassemblement de soutien au mouvement étudiant en grèce
 Solidarité avec le mouvement étudiant en Grèce
 Athènes la répression continue
 Le silence des institutions européennes au sujet du drame d’Athènes.
 20 juin paris rassemblement en solidarité avec les étudiants grecs



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Commentaires de l'article
> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 11h25

BLACK OUT !

Oui, c’est vrai que c’est inquiétant ce silence plombé sur ce qui se passe dans un des grands pays de l’Europe...
Il faudrait pouvoir faire tomber le baillon. Qui a des informations ?
Que font les grandes organisations d’étudiants ?
N’ont-elles pas de contacts ? d’informations ?

NOSE DE CHAMPAGNE



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 12h03 - Posté par

J’ai relayé le message auprès des organisations d’étudiants qui n’en parlaient pas.

J’espère qu’il y aura débat et que la mobilisation suivra.

Flash


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 15h34 - Posté par

Les "grandes organisations d’étudiants" (sic) en France, outre leur caractère totalement artificiel ne sont que des appendices du PS, grand promotteur desdistes politiques.

Ceci explique celà.


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
23 juin 2006 - 11h46 - Posté par

LES ORGANISATIONS ÉTUDIANTES SONT INDÉPENDANTES... AUTANT QUE VOUS !

Pourquoi systématiquement affirmer bêtement des choses méchantes et destructrices ?
À qui est-ce que çà profite ? À vouloir tromper les autres, ne finit-on pas par se tromper soit même ?

J’étais hier 22/06/2006 au siège de la CGT à Montreuil pour une rencontre nationale CGT-UNEF-UNL d’évaluation du mouvement CPE sur l’ensemble de la journée.
Parmi plus de 200 participants, j’y représentais mon Union Départementale CGT, au milieu de nombreux représentants d’UD CGT, de représentants de fédérations CGT, de l’UGICT, etc. et de nombreux membres du BN de l’UNEF ou du BN de l’UNL, comme des représentants de leurs structures décentralisées dans les régions.

Il y a eu plusieurs dizaines d’interventions croisées passionnantes.
Ce qui m’a frappé, c’est la capacité de débattre très finement, et au fond, à égalité entre tous, avec nos spécificités de terrain.
C’est aussi l’attachement fondamental à l’indépendance de chaque organisation, et la volonté de défendre coûte que coûte cette indépendance, alors que quelqu’autre organisation syndicale décidait dans son tout récent congrès d’investir ce champ étudiant pour y créer son appendice propre.
C’est enfin la volonté de trouver des convergences et d’élargir le front syndical pour donner au mouvement CPE des prolongements pour de nouvelles conquêtes sociales, quel que soit le gouvernement en place.

Nous avons adopté le projet de "DECLARATION D’ENGAGEMENTS COMMUNS" suivant :
" Notre pays vient de vivre un mouvement social d’une ampleur exceptionnelle, marqué par 12 semaines de mobilisations qui ont vu plusieurs millions de personnes refuser la précarité imposée à une génération et le démantèlement du droit du travail.

"Au lendemain de la victoire et du retrait du Contrat Première embauche, de nouvelles perspectives se font jour : le syndicalisme respire, l’engagement collectif gagne le coeur de millions de jeunes, un air de conquêtes sociales semble enfin souffler dans notre pays.

"De nombreuses exiogences se sont exprimées au long de ces semaines de mobilisations : defendre les conditions de travail de tous les salariés, améliorer l’insertion professionnelle des jeunes, refuser les politiques libérales destructrices des droits sociaux...

"Face à ces défis, un outil a montré son utilité : le syndicalisme. Une méthode a permis la victoire : le rassemblement des syndicats ainsi que l’unité réalisée entre les jeunes et les salariés. La CGT, l’UNEF et l’UNL sont convaincues qu’il est impératif de saisir l’opportunité qui s’offre à elles pour construire le syndicalisme auquel beaucoup aspirent, notamment les jeunes.

"Après cette formidable réussite, la CGT, l’UNEF et l’UNL souhaitent, par cette déclaration d’engagements communs, dans le respect de leur autonomie et sans exclusive, donner une suite à leur travail unitaire sous plusieurs formes :
 > En créant des groupes de réflexion afin d’élaborer ensemble des revendications communes sur :
* l’orientation et l’insertion professionnelle ;
* la mise en sécurité sociale des jeunes ;
* la vie étudiante et lycéenne ;
* le salariat des jeunes.
 > En amplifiant les actions communes d’information et de défense des étudiants ou lycéens salariés (permanences juridiques dans les établissements, édtition de guides d’information...).
 > En développant des coopérations décentralisées multiples, à même de favoriser les convergences d’action et les mobilisations des étudiants, lycéens et salariés.

"Les trois organisations conviennent d’un collectif de travail commun chargé d’assurer l’impulsion et le suivi de la mise en oeuvre de ces décisions."

Durant les travaux et les "à côtés" (pauses, repas...) des interventions ont mis en évidence la gravité de la répression qui s’est abattue sur les jeunes en lutte. Alors que Guy DRUT (l’ami de 30 ans) est amnistié, chaque jour les tribunaux condamnent des jeunes militants anti-CPE comme des salariés en résistance à la libéralisation de leur vie.
Cela doit nous mobiliser beaucoup plus nettement pour empêcher la criminalisation de toute activité syndicale.
Les événements de Grèce ont également fait l’objet de commentaires et de décisions de concerter les instances européennes de nos organisations respectives...

Voilà la réalité des choses et comment des évolutions positives peuvent être mises en chantier et non dans l’invective cynique et diviseuse.

NOSE DE CHAMPAGNE


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
24 juin 2006 - 21h43 - Posté par

Je te trouve assez idéaliste dans ta vision du mouvement anti-CPE, et ce que tu qualifie de victoire me laisse un goût assez amer dans la bouche. On a gagné contre l’orgueil de Villepin, c’est symbolique, ok crions hourra un coup mais ce n’était pas une raison pour s’arrêter. Pourquoi les forces syndicales que tu cite ont-elles sabotées la prolongation du mouvement. Ce n’est pas parceque les médias l’ont nommé ainsi, qu’il fallait se laisser leurrer et oublier la LEC et le CNE !!!

Pour ce qui est de l’initiative dont tu parles, le fond paraît bon, mais allez vous inviter les autres orgas syndicales & étudiantes de gauche ? ou allez vous vous reposer sur votre prétendue représentativité pour considérer faire l’Unité à vous trois ?

sc_marcos94


LA PEDAGOGIE DE LA VICTOIRE
25 juin 2006 - 11h36 - Posté par

IDEALISME & REALISME ?!

C’est moi qui te trouve idéaliste quant au mouvement contre le CPE. Car il s’agit bien d’un mouvement contre le CPE. C’est en se focalisant sur ce sujet, en obtenant l’engagement le plus large (à la fois au niveau de la totalité des organisations syndicales et au niveau de la totalité des classes d’âges) et le plus profond (jusqu’au bout) que ce mouvement a gagné et pas que contre l’orgueil de Villepin ! Il a gagné contre les forces du capital (UMP, MEDEF, etc.), en France, en Europe (voir Monks à Paris le 04/04 dans la manif, ce n’est pas rien !) et dans le Monde. Que vous vous trompiez là-dessus, c’est votre affaire, mais ceux qui dans les pays alentours ou plus lointains ont observé avec espoir ce mouvement ne s’y sont pas trompé (voir les grecs). Leurs témoignages de solidarité ne laissent aucun doute.

Le goût amer, très peu pour moi, sinon par rapport à ceux qui font toujours la fine bouche avec la sueur, le sang et les larmes des autres et qui auraient peut-être préféré que nous sombrions romantiquement les "armes à la main".
Que des millions de jeunes aient retrouvé là le goût de militer et de s’engager durablement, qu’ils aient été extrêmement sensibles au fait de cotoyer dans les manifs, ou dans la préparation des tracts les retraités CGT (leurs grands parents !), cela beaucoup n’en ont cure, car ils ont assignés envers et contre la volonté de la majorité des participants au mouvement, ouvertement ou même sans le leur faire savoir, des objectifs qui n’étaient pas les leurs.
Une fois de plus, va-t-on faire les reproches à ceux qui se sont battus et qui sont encore les victimes de la répression pour avoir osé défier le système ? Comme disait Boris Vian, "on n’est pas là pour se faire engueuler..."...
"Il faut réfléchir sur la pédagogie de la victoire", cette phrase est revenue très souvent dans les interventions le 22/06...

Evidemment, qu’il est toujours et systématiquement question de rechercher l’unité la plus large. C’est absolument fondamental.Cela suppose de trouver les convergences avec ceux qui ne sont pas toujours prêts à çà. Mais en définitive c’est la condition du succès. C’est bien à çà que nous avons réfléchi et que nous allons continuer, au niveau le plus "élevé" comme au niveau le plus décentralisé. Mais souffrez que ceux qui partagent la plus grande unité de vues se retrouvent de façon privilégiée. C’est la moindre des choses. C’est d’ailleurs ainsi que certaines manoeuvres (les petites lettres ministérielles qui arrivent à certains syndicats et jamais à d’autres) ont pu être empêchées pour rompre une fois encore le front syndical au moment crucial.

Bien syndicalement,

NOSE DE CHAMPAGNE


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
25 juin 2006 - 11h38 - Posté par

ADDITIFS :

Personne n’a oublié ni la LEC, ni le CNE...
Tu es suffisamment présent sur ce site pour ne pas nous en faire le reproche... Alors garde les petites phrases fiéleuses pour l’adversaire : le vrai !

NOSE


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
25 juin 2006 - 14h07 - Posté par

Je comprends ton point de vue, mais à mes yeux il faudra que cette mobilisation se radicalise à un moment ou à un autre. Vu à la vitesse à laquelle nos droits régressent, il sera bientôt trop tard pour manifester.

Si le mouvement ne se radicalise pas, combien de gens se mobiliserons une fois que les manifestations seront interdites et passible de prison ???!

Le bruit des bottes a son corollaire, le silence de pantoufle ... apprenons à chausser autre chose !

sc_marcos94


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 11h36

Bravo pour cet article !

Un petit rappel cinglant, concis et tellement réaliste. Je me posais éxactement la même question. Il y avait aussi le mouvement au chili, mais comme c’est plus loin, ils en ont parlé qq secondes qd même...

sc_marcos94



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 11h39 - Posté par
> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 12h33

Il y a quelques années un communiste invité à l’émission 7/7 avec Anne Synclair. C’était un peu un inconnu et il devait remplacer Georges Marchais qui s’était fait excuser.
En face de lui, de l’autre côté de la table était assis un libéral. Lorsque les débats ont commencé le libéral est devenu blanc comme un linge car les arguments avancés étaient pertinents. Par la suite et bien entendu, on n’a plus jamais entendu parler de ce grand orateur. Mystère.

Il y a quelques années encore lorsque les intermittents du spectacles luttaient durement pour défendre leur régime social ils se sont vu refuser l’accès aux principaux médias. On les a mis dehors. Pourtant ce sont eux qui font vivre le mouvement culturel en France depuis plus de 50 ans. La télévision elle-même s’est longtemps nourrie de leurs travaux.

Un grand mouvement de soutien aux étudiant grecs provoquerait un ras-de-marée en Europe. Et ça les partisans de l’ordre établi n’en veulent pas. Les médias dominants ont des "intructions".

Le seul moyen de provoquer un début de changement est de pénétrer dans les locaux des principales chaîne de télévision et de "demander gentiment" à ce qu’un rééquilibrage soit effectué en faveur des mouvements sociaux et de la protection de l’environnement.

Et si les principales boîtes de production privée ont peur pour leur avenir, ont peur de perdre leur gagne-pain, on leur donnera de quoi survivre. On produit en France assez de nourriture, le double de ce qu’il faut pour alimenter correctement l’ensemble de la population. Mais pour ce qui est des maisons secondaires et des gros frais, évidemment, cela risque d’être un peu plus compliqué.
La machine est emballée. Il faut l’arrêter.

Le pouvoir au peuple. Les médias au peuple.

Les politiques tous des menteurs ? Faux. Mais certains ne sont pas les bienvenus devant les caméras.

mncds



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 17h41 - Posté par

Merci pour ce rappel !
Mais qui était cet intervenant remplaçant G.M. ?

Merci
Fernand


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 21h38 - Posté par

je suis un peu embêtée, je réponds à cette personne non par rapport aux problèmes de la grèce mais ce qu’elle raconte en général, à savoir : pourquoi ne se souvient-elle pas du nom de la personne invitée, et sans doute digne d’être connue, à l’émission de sinclair ? ; la france culturelle c’est aussi et beaucoup : écrivains, poètes, graphistes, peintres, sculpteurs, cartographes, architectes, musiciens, jardiniers et autre bricoleurs... qui ne sont pas intermittents du spectacle et ne "bénéficient" d’aucune aide à la création et qui pourtant contribuent grandement à mettre le doigt là où ça fait mal. Des réseaux de luttes et résistances s’organisent sur internet, et certain média comme le plan B, je le recommande, le monde diplomatique depuis longtemps font œuvrent bon an mal an. Courage, nous vaincrons.
La sardine


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 14h48

Pour répondre à la question qui est en elle-même le titre de cet article :« Parce que pour le moment ce qui intéresse les gens c’est la coupe du monde de football et tant pis pour l’actu du moment que ça se vende et que les gens oublient de penser. »

A bon entendeur...



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 15h47 - Posté par

Pas d’accord ! "les gens", ils existent pas, y’a des millions de personnes, d’individus, qui n’en ont rien ou moyennement à battre du foutebale, mais les médias, eux, et surtout leurs annonceurs, sont obnubilés par cette chance de "communier", comme ils disent, sachant que c’est le veau d’or qui leur sert de "corpus christi"...

Il n’y a plus, en France, de médias d’information, à part peut être "le canard enchaîné", mais qui fait surtout de l’info nationale. Le reste fait de la communication, pour un parti, une marque ou même un groupe de personnes.

On confond trop souvent les deux termes, alors que l’information pourrait être relativement impartiale et neutre, la communication ne l’est jamais.


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 16h54 - Posté par

En tout cas, ce qui se passe en Grèce est grave. Il s’agit de privatiser les facs. Ce qui veut dire que c’est bientôt chez nous. Alors, il faut le faire savoir autour de nous, et tant que j’y pense, il serait de bon ton que MGBuffet, OBesancenot, JBové, etc... puissent le signaler dans leurs meetings, comme quand ils passent à la télé. Car si j’ai bien compris, il faut faire le travail à la place des journalistes !


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 18h40

Finissez vous tous vos articles par "combien de temps encore..." ?



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 18h55

C’est vrai que ce qui se passe en Grèce est enorme et que je n’en avait personnelement pas entendu parler avant d’aterrir ici.
En plus la Grece est un pays dont on ne parle jamais, par exemple quelqu’un pourait-il me citer le nom du chef du gouvernement grec et le type de régime en place (république, monarchie...) ?
Si je me trompe pas c’est une république mais de là a dire qui gouverne...
On connait d’avantage les USA, l’allemagne, la russie, l’espagne, l’italie, le japon etc (bref le G8+ soit quelques autres pays "émergeants" ou frontaliers)
En clair je me demande même si il n’y a pas des gens qui ignorent l’existance de la grece ou qui s’imagine que ca n’existait qu’aux temps ancestraux, j’imagine meme que certains ne pouraient pas la situer sur une carte.
Et c’est la faute aux médias ca, ces mêmes médias qui ont traité de fascistes les gens qui ont voté non l’an dernier car il auraient stopé le processus européen.
Cependant leur construction européene a t-elle permi une meilleure connaissance des partenaires de l’union ?
Non, par exemple a part la grece, citez moi les chefs des gouvernements suedois, tcheque, hongrois, slovene, lituanien, finlandais maltais estonien portugais ou slovaque.
mis a part quelqu’un qui fait la démarche de s’informer personne peut répondre.
on fait la leçon aux français sur comment être de bons européens mais cette union n’a pas contribué a une connaissance des partenaires de l’union.
En prenant cela en compte ca m’étonne pas que les médias ne parlent pas de cet évenement.
De toute facon la grece a eut son cotat ya 2 ans avec la coupe d’europe et les JO, car on a jamais autant parlé d’eux depuis Socrate.
Treve de plaisanteries et de divagations, je soutiens a 200% mes homologues (mot d’origine grecque) Grecs car j’ai été a leur place cette année étant moi-meme étudiant et opposant au gouvernement qui tient mon pays en otage (formule des antigreves, désolé), moi c’était a Bordeaux eux à Athènes ou... tiens, pour finir qui peut me citer une autre ville (actuelle bien sur) de Grece mis a part Tellassonique (que j’ai, de plus, mal orthographié) - et sans carte sous les yeux !!!



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 19h41 - Posté par

La Grèce est une démocratie parlementaire mise en place en 74 après la chute de la dictature des Colonels, la monarchie a, je crois, pris fin au moment de la prise de pouvoir des colonels en avril 67. Le chef du gouvernement est le premier ministre, le président ayant une fonction honorifique. Le gouvernement actuel est de droite, la Nouvelle démocratie, c’est ainsi que s’appelle leur parti de droite et le premier ministre en place s’appelle Karamanlis, il est le neveu de Constantin Karamanlis, premier chef de gouvernement démocratique au moment de la chute des colonels, soit en 74. Le parti socialiste s’appelle le PASOK, il est dirigé par Georges Papandreou, fils de son fondateur, Andreas Papandreou et petit-fils de son grand-père, Georges, fondateur, je crois d’un parti de centre droit. Comme vous pouvez le constater, la classe politique fonctionne en Grèce par dynastie, mais le système est démocratique, les fils et neveux sont réellement élus. Outre ces deux principaux partis, il existe deux partis communistes (ou existaient car aujourd’hui je ne sais plus), un parti communiste et un parti communiste de l’intérieur, à savoir un parti communiste qui était du temps de l’Union Soviétique, anti-soviétique, et s’affirmait indépendant de Moscou.
A part ça, je crois que les journeaux et les médias ne parlent pas de ce qui se passe en Grèce, parce que la Grèce n’intéresse pas grand monde et pas pour des raisons obscures. On s’est vaguement intéressé à ce pays, pour le désaprouver, quand on a découvert qu’il était plutôt et même franchement pro-serbe pendant les guerres de Yougoslavie, solidarité panorthodoxe qui est restée incompréhensible aux Français, on s’est très faiblement intéressé à la Grèce lors du spectaculaire rapprochement avec la Turquie, effectué sous le précédent gouvernement, socialiste, de Costas Simitis, un type remarquable, avec l’aide de Georges Papandreou, précédemment cité, alors Ministre des Affaires étrangères. On a daigné porté un regard sur la Grèce lorsqu’elle a organisé les jeux olympiques en 2004, mais pour parier sur son échec, sinon des tonnes de Français vont chaque année en Grèce se bronzer le derrière, car la Grèce est hélas devenue un des bronze cul les plus prisés de la planète et pour cette raison, on veut bien s’y intéresser.
Melina


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
23 juin 2006 - 10h56 - Posté par

Je ne crois pas que la question se réume à la grèce ! On ne parle pas plus des étudiants allemands ou du chili qui connaissent aussi des mouvements.

Ils ont une ENORME TROUILLE d’un mouvement étudiant européen, parceque là, tous les soces-dems et apolitques paneuropéens pourraient emboîter le pas... et là ça ferait du monde.

sc_marcos94


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
23 juin 2006 - 18h38 - Posté par

TU TRAITE TOUS LE MONDE DE LA SORTE ? je rentre de grece avec mon epouse et je te reconforte on ne pense pas que faire bronzete on etudie le grec et on contourne tous les pieges a touriste pour un contact de qualiter avec les grecs un super pays mais une jeune republique en danger il faut des efforts des gourvernants pour des reformes mal comprise par un peuple encore sous les ef de la dictature. pat


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
24 juin 2006 - 12h42 - Posté par

K’i ego spoudasa ellinika kai ta xero ! J’ai habité en Grèce, j’y suis allé pour de longs séjours fréquemment et cela depuis des années et ce n’est pas une jeune république menacée par la dictature ! Ilne faut pas être complètement paranoïaque, c’est du fantasme, en revanche, il y a un problème réel autour des facs et cette tendance à imaginer que la privatisation des services publics est censée représenter une économie pour l’Etat et une meilleure efficacité des services en question (jamais prouvés). De plus, ces questions de privatisation s’inspirent ou prétendent s’inspirer du "modèle américain", sans que leurs défendeurs se sopient jamais sérieusement penchés sur le dit système et sur l’argent qui est effectivement mis dans l’enseignement et la recherche. Il y a une trasnposition fausse d’un système plus imaginé que réel dans un contexte qui ne lui est pas forcément adapté. Et au-delà
d’une position libérale ou antilibérale, rien que pour cette raison, ces tentatives doivent être condamnées.
Par ailleurs, si vous apprenez le grec, reconnaissez tout de même que la plupart des gens qui se rendent en Grèce n’apprennent pas la langue et y vont pour passer des vacances au soleil.


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 19h46

Merci Raoul...

C’est bien là une des données essentielles de la situation, le silence des médias de concession d’état (télés et radios), le silence à la raisonnance de forfait des journeaux propriétés de marchands d’armes , de bétonneurs et autres industriels ...

Nous avons là des ingrédients bien connus de la non-information des populations : Le silence, la minimisation des faits ....

Ceux-ci ne se limitent pas au fait d’essayer de cacher aux populations qu’il existe de puissants mouvements qui essayent d’enrayer la charge anti-sociale des liberaux, il s’agit également de cacher l’autre aspect sordide de ces attaques : la violence d’état, le non-respect des droits de l’homme, le non-respect des droits collectifs, grêves, manifestations, syndicalisme et la haine des Européens.

Prendre l’histoire par exemple des enlevements en Europe, les centres de détention en Europe, les vols d’avion de la CIA (Guantanaméo Airways) et le silence lâche, la veulerie des dirigeants européens, la campagne persistante qu’il a fallut mener pour qu’enfin les médias euroépens commencent à en parler et que quelques parlementaires européens courageux et honnêtes du conseil de l’Europe menent l’enquête en montre long , très long....

Les faire bouger est difficile, les faire avouer est difficile, les contraindre à informer, même à leur façon, a été extremement difficile.
Et pourtant, ce n’est pas fini.... Qu’ils ne croient pas être quittes... Les organisateurs européens qui ont autorisé ces manquements aux règles les plus élémentaires du droit ne sont pas quittes.

En revenant aux rebellions et aux mouvements de résistance en Europe :
Une série de secousses sociales se sont passées en Europe depuis 2 ans. Les médias d’état et des grands interets industriels en ont tû l’essentiel.

Qui a entendu parler de l’énorme mouvement de decembre 2005 qu’il y a eu en Slovenie contre les attaques néo-liberales ?(La Slovenie est un état qui "marche" bien économiquement mais il s’agit là de tout casser et de goinfrer ce qu’il y a à goinfrer, même en guerre contre la population).

Lire l’article ci-dessous est extrement instructif :

http://newropeans-magazine.org/inde...

Je ne parlerai pas ici des tentatives du gouvernement slovene pour essayer de rallumer un contentieux territorial avec la Croatie pour faire diversion ..... En France, nous avons bien Sarko et Royal qui essayent de détourner la colère sociale avec des provocations sécuritaires...Je ne parlerai pas de ce gouvernement pitoyable qui essayait de donner en exemple la Slovaquie (qui marche plus mal mais tant pis, l’estomac bourgeois crie....) pour obliger à baisser les salaires, les protections sociales et hausser la TVA.

Le soutien au mouvement de protestation grec est important, ça passe par l’info permanente échangée, la pression pour obliger les médias à en parler,....

Solidarité avec les étudiants grecs en lutte !
Solidarité avec la jeunesse grecque !

Mais egalement travailler à l’info en Europe , travailler à des ripostes sociales, syndicales et politiques à l’échelle européenne. Il n’est plus tolerable de mener des batailles toujours morcelées face à un adversaire qui organise méthodiquement l’assaut contre les travailleurs en Europe, planifie à échelle européenne .

Nous savons bien que les batailles se menent face à des attaques bien situées et qu’obligatoirement elles passent par une échelle nationale, mais à chaque fois que celà est possible on devra donner une dimension européenne à la bataille sociale et à la bataille politique.

Solidarité avec les étudiants grecs en lutte !
Solidarité avec la jeunesse grecque !

Copas



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 20h53 - Posté par

C’est bien, mais end écembre 2005, les Français étaient bien trop préoccupés par les émeutes pour s’intéresser à ce qui se passait en Slovénie, et pendant al bataille du CPE, pour se préoccuper de ce quis e passait à Minsk, bon sang, c’est pas la faute des mass médias, c’est juste qu’on s’en fout du monde extérieur, à mon grand désespoir, j’ai vu diminuer de maniè-re drastique les pages internationales dans les quotidiens en vingt ans. Autrefois, il y a 20 ans, il y avait d’extraordinaires grands reporters, à Libé par exemple, des gens qui étaient devenus des spécialistes, qui de l’Afrique ou du Proche-Orient ou de l’Asie et il y avait de nombreux articles qui informaient de ce qui se passait dans le monde. Désormais (rien qu’à voir la télé), on ne se préoccupe plus que de son propre nombril, comment s’étonner ensuite que des mouvements sociaux importants soient tus dans les médias. On parle d’autre chose, c’est tout !


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 21h59 - Posté par

.../....C’est bien, mais en décembre 2005, les Français étaient bien trop préoccupés par les émeutes pour s’intéresser à ce qui se passait en Slovénie, et pendant al bataille du CPE, pour se préoccuper de ce quis e passait à Minsk, bon sang, c’est pas la faute des mass médias, c’est juste qu’on s’en fout du monde extérieur, à mon grand désespoi..../....

Comment peux-tu dire celà à partir du moment où tout est tû et caché, voir transformé et trafiqué. ??

Commençons par faire en sorte que l’info soit largement disponible et fournie, sans censures, après on pourra "juger" si les populations se fouttent de savoir que ce qui se passe en Slovénie est la même chose que pour eux, alors qu’on leur a dit, sur tous les tons, méthodiquement, le contraire....

Par exemple dans la bataille pour le referendum et après jusqu’au moment de la bataille du CPE tous les médias ont répété sur tous les tons , en permanence, avec des guguss soient disant spécialistes que la Grande Bretagne réussissait bien contre le chômage grace au liberalisme, etc... A tel point que même les quelques opposants très rarement autorisés à venir porter un peu contradiction, n’osaient que sur le bout des lèvres remettre en cause ce dogme mensonger....

Maintenant, lentement, cette vérité sur la catastrophe sociale et economique du blairisme (frère de lait des politiques françaises, allemandes, espagnoles, italiennes, etc) commence à poindre grace à la tenacité de ceux qui ont été cherché l’info et la mettent à la surface.... De telle façon d’ailleurs que plus personne n’ose parler de la réussite du "modele" anglais à part quelques attardés comme Royal, tellement les résultats réels sont pitoyables et catastrophiques....

Mais encore faut-il refaire faire surface à la réalité des choses....
Voir ce petit site par exemple :

http://travail-chomage.site.voila.f...
Lire pour le fun (tout est interessant) sur la durée du travail réels en Grande-Bretagne, les cuisines sur les chiffres du chômage, etc....
Goûteux, bien exposés, simples d’acces, bref, des munitions dans lesquelles on puisera de plus en plus pour défaire les liberaux de tout poil.

Les "gens" comme on dit, ne se fouttent pas tant de ce qui se passe, surtout quand ils sont concernés et ont acces à l’info.

Après on pourra eventuellement parler que les gens se fouttent de ce qui se passe ailleurs...

Sur ce qui se passe en Grèce déjà, qui en parle ?
En découvrant des brêves d"anars sur les attitudes policières du gouvernement grec et la puissance croissante du mouvement dans la jeunesse grecque (alors qu’au début ce mouvement avait des diffcultés à croitre en masse) je me suis apperçu qu’il y avait black out de l’info, ce black out dure toujours.
L’énorme difficulté pour avoir acces à l’info (alors qu’on l’a pour n’importe quelle connerie de l’autre côté de la planête du moment que la dite connerie fait fantasmer un patron de l’info) sur la question grecque est litteralement stupéfiante (comme sur les Slovenes d’ailleurs mais là, les grecs nous offrent une chance au grattage en donnant dans la durée et la ténacité)...

Rien
Rien
Rien,
à part sur Indymédia en Grèce et juste une photo sans suites sur Libé....

Il nous appartient de faire en sorte de faire cesser ce silence.
Par le soutien à cette lutte et surtout par cette forme particulière et explosive de soutien qu’est l’acces à l’information sur ce qui se passe (la vérité est révolutionnaire).

Pourquoi les médias taisent ce qui se passe en Grèce ?
Que n’entends-on ceux qui pretendent à une libre parole comme Marianne sur ce sujet ? Pourtant on sait que Kahn semble lire Bellaciao (qu’il a traité de bobos sur la dérive sécuritaire de Royal, car lui est un prolétaire, un vrai)..

Allez, un effort, éclairez-nous sur le berceau de la démocratie !

Copas


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 22h03 - Posté par

Le lien que j’ai proposé est celui-ci :

http://travail-chomage.site.voila.f...

Je l’avais mal passé, toutes mes excuses,

Copas


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 22h59

parceque comme avant toute guerre et repression il est bon d’endormir les consciences en taisant les faits et en montrant des garçons en culottes courtes jouer au ballon...
On endort les masses afin de mieux les controler.
Mais comme d’habitude, personne ne bouge et lorsque la population se rendra compte que nous arrivons tout droit à une dictature, il sera trop tard. Cela ne se passera plus dans quelques pays comme avant, mais dans des continents entiers.
A bon entendeur...

Miss Cini



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
21 juin 2006 - 23h56 - Posté par

« Parceque comme avant toute guerre et repression il est bon d’endormir les consciences en taisant les faits et en montrant des garçons en culottes courtes jouer au ballon...
On endort les masses afin de mieux les controler. »

Je me demande si le problème n’est pas plus simple : peut être que nos dirigeants prenant conscience de l’impasse ecologique dans laquelle nous sommes ne peuvent plus rien faire, et ne veulent pas que la population s’en rendent compte ?

J’ai lu chez Allia, “Rapport secret du Pentagone sur le changement climatique” de Peter Schwartz et Doug Randall.

Le Pentagone semble inquiet.

J’ai lu aussi “Effondrement” de Jared Diamond chez Gallimard, qui là aussi fait froid dans le dos.

Ces deux bouquins sont tres inquiétant parce que n’en deplaisent à leur auteur, les solutions qu’ils proposent semblent en deça des enjeux.

En un mot, nous sommes dans un impasse.


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
22 juin 2006 - 08h47 - Posté par

Un silence rompu depuis une semaine :
L’Huma-Dimanche de la semaine dernière (je n’ai pas gardé les Humas quotidiennes), sortie en kiosques jeudi dernier :
GAZ ET MATRAQUAGES pour enrayer la plus grande colère des étudiants grecs depuis 25 ans
sur 2 pages, une photo de matraquages et 22 lignes de texte ; l’un des dirigeants des manifs précise "le mouvement contre le CPE en France et le succès du Forum Social Européen en Grêce ont servi d’exemple et facilité la mobilisation"
Jeanmarc


> En Belgique aussi : silence sur ce qui se passe en Grêce
22 juin 2006 - 14h13

Cela fait froid dans le dos.

Depuis 10 jours, les télés consacrent quotidiennement plusieurs minutes à la dramatique disparition de deux petites filles. Pour rien, il faut le dire : les informations "utiles" pourraient être résumées en un sujet de 3 minutes.

Et au milieu de tout ça, je n’ai pas lu, vu ou surtout entendu (suis plutôt radiophage) quoi que ce soit à propos de la Grèce !

Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il y a eu un entrefilet à la page 17 d’un quotidien diffusé à 20.000 exemplaires !

Merci M. Jennar



En France, silence terrible sur les manifestations étudiantes en Guinée Conakry
22 juin 2006 - 20h38 - Posté par

On peut parler du Chili, de la Grèce mais qui s’intéresse à ce qui se passe sous le régime terrible du président Lansana Conté... 13 morts en une journée le 12 juin...

Voir un bilan du mouvement par Guineenews : Les évènements du 12 juin : A qui la faute ?...

...


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
23 juin 2006 - 09h29

Jeudi soir 22 juin sur france culture au information de 22 h 00,enfin une chronique de 5 mn en fin de journal avec un journaliste greque sur l’agitation sociale actuelle.Chronique bien sur faite par un journaliste greque qui n’ose pas trop se mouiller, a l’image de la presse officielle et formatee et a la botte de leurs maitres.



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
23 juin 2006 - 14h42 - Posté par

C’est facile de dire ça, moi aussi je l’ai entendu le journaliste, que sais-tu franchement du journal To Vima, rien, et pas davantage des autres journeaux grecs, donc comment peux-tu dire cela. A propos les quotidiens grecs se portent mieux que les quotidiens français et sont plus nombreux, alors qu’ils sont écrits dans une langue difficile, il y a une réelle différence entre la langue écrite et la langue parlée. To Vima est plutôt à gauche, le problème est que ces 5mn étaient tout à fait insuffisantes pour permettre un réel compte-rendu de la situation. Je pense que si France Culture a fait appel à ce journaliste, c’est qu’il s’agit d’un de leurs correspondants habituels et qu’il parle français. Donc, moi je pense qu’à la réflexion, une partie du black out actuel tient aussi à la barrière de la langue.
Melina


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
24 juin 2006 - 11h15

LE RETOUR ...

J’étais intervenu avec quelques informations recueillies et d’autres encore non-décryptées, de mon retour de Montreuil le 22 juin où j’avais notamment rencontré Bruno JULLIARD et Karl STOECKEL (excusez les orthographes des noms dont je ne suis pas sûr) parmi plus de 200 personnes rassemblées pour analyser et prolonger le mouvement anti-CPE...

J’étais intervenu pour protester contre le message sectaire, indigne, provoquant et scandaleux de 194*222.
Aujourd’hui, on sait beaucoup plus de choses, qu’à la date de l’article de Monsieur JENNAR quand on veut se donner la peine de se renseigner.
Par exemple un très long article de L’HUMA de vendredi 23 juin couvre toute la page 12 dans la rubrique EUROPE sous le titre "LE "NON" DES ETUDIANTS GRECS À L’UNIVERSITÉ PRIVATISÉE".
On apprend par exemple que 407 UFR sur 456 dans ce pays sont touché par un énorme mouvement qui met en convergence de lutte étudiants, salariés de l’éducation et autres secteurs de la fonction publics. On apprend que la mobilisation depuis un mois est en phase ascendante avec un très fort soutien de l’opinion publique et qu’une semaine après les violences policières du 8 juin, le gouvernement a fait des gestes pour entamer une concertation. La réforme en cause a été renvoyée à l’automne... Le mouvement se poursuit car la jeunesse se méfie de l’opportunité des congés d’été pour des décisions scélérates.
Une énorme manifestation devrait avoir lieu à Athènes mardi 27 juin à l’occasion de la réunion sur place des ministres de l’éducation de l’OCDE. Tiens, tiens !!!

LES RAISONS DE LA COLERE :
Je poursuis avec les points contestés dans la réforme combattue par le mouvement grec.
D’abord l’introduction de frais pour payer les manuels et les supports pédagogiques jusque là fournis par l’état grec depuis l’enseignement primaire. (c’est intéressant quand on sait que chez nous la "gratuité" ne s’étend que du primaire à la fin des études au collège !).
Il y a également introduction d’une limitation du nombre d’échecs aux examens pour faire baisser la durée des études et soit disant écarter les "parasites".
Par ailleurs le projet abaisserait la représentation des étudiants dans les instances universitaires.
De plus, "l’asile académique" qui interdit à la police d’investir les campus serait remis en cause. Or, cette mesure est plus que symbolique. Cet espace de liberté garanti avait été obtenu dans la lutte contre la dictature des colonels durant les années 60.
Autre mesures combattues : l’encouragement aux financements des universités publiques par des fonds privés et la création de facultés privées qui nécessitent une modification de la Constitution grecque.

L’université grecque ayant une image forte dans le peuple en tant que "lieu de tous les savoirs pour tous" et comme outil de promotion sociale en tant que les classes populaires y sont assez bien représentées (mieux que dans bien d’autres pays d’Europe, tel le nôtre) l’opinion publique s’est immédiatement solidarisée.

Par ailleurs, depuis 1 an, le pays s’inscrit totalement dans le processus de Bologne d’harmonisation des cursus universitaires européens (réforme LMD) et le monde universitaire a totalement refusé et bloqué cette décision gouvernementale.

LES MOYENS DE LA LUTTE :
Les forces vives de la jeunesse grecque en lutte sont constituées du Mouvement des Jeunes du Synaspismos (un des 2 partis communistes grecs), des Groupes de jeunes autonomes et des jeunes anarchistes.
Ils ont étudié très attentivement la mobilisation des jeunes de France contre le CPE et ont profité du Forum Social Européen à Athènes pour entrer en contact avec les responsables présents de l’UNEF. Ils ont noué des rapports très étroits avec eux et reçoivent depuis lors un soutien rare (y compris parmi les organisations françaises) de ce syndicat étudiant qui a gagné en Grèce beaucoup de prestige chez les jeunes. (voir site www.unef.fr)

Voilà donc, pour faire un peu le point sur ces événements en Grèce.
Mais Copas avait raison d’insister sur le caractère beaucoup plus large de ce mouvement de lutte contre la marchandisation de l’université et les directives européennes.
Il atteint, selon l’UNEF, d’autres pays comme le Danemark, la Slovénie, la Hongrie et un certain nombre de Länders allemands... Le 22 juin, une 50 taine d’étudiants ont été arrêtés après des affrontements avec la police sur le campus de l’université de Francfort...

Donc, au lieu de salir les mouvements étudiants et leurs organisations, il vaut mieux se documenter et faire preuve de solidarité... Ce sont nos enfants et c’est notre avenir qui est en jeu : j’ai une fille en 3° année (licence) et c’est à elle que je pense.

NOSE DE CHAMPAGNE



> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
24 juin 2006 - 12h54 - Posté par

Il ne faut pas tout confondre la lutte contre la marchandisation de l’université et de l’enseignement et la lutte contre la réforme LMD. En France aussi, il y a eu des refus de cette réforme sans grande raison d’ailleurs. Uniformiser les diplômes européens est à mon sens une bonne chose puisqu’elle permet d’étudier dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne sans problèmes d’équivalence et ensuite de pratiquer son métier dans d’autres pays que le sien, dès lors que l’on en connaît la langue. Bref, elle peut faciliter une mobilité géographique dans les études et dans la vie professionnelle qui est à mon sens une opportunité magnifique pour les jeunes. Le refus de la réforme LMD s’inscrit plutôt dans une tendance à refuser toute réforme par principe, en revanche, la lutte actuelle des étudiants grecs relève davantage d’un choix de société libérale ou sociale. Elle me paraît beaucoup plus essentielle ! La lutte contre lar éforme LMD est d’autant plus cocasse en Grèce, que ce pays est un grand exportateur d’étudiants. En effet, un bien plus grand nombre d’étudiants grecs que d’étudiants français partent effectuer une partie ou la totalité de leur cursus à l’étranger, aidés par une bonne maîtrise des langues étrangères.


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
25 juin 2006 - 11h49 - Posté par

À 82*168 (C’EST POÉTIQUE COMME NOM !)

"Il ne faut pas confondre LMD et marchandisation..." Et si, précisément c’était un des enjeux de la lutte à l’Université ?

Parce que le LMD, comme l’€uro, ou même comme une constitution européenne, dans le pur principe, c’est tout à fait intéressant...
Mais justement, on n’attrappe pas les mouches avec du vinaigre. Et sur la base de quelque chose qui en apparence tombe sous le sens, on met en place autant de chevaux de Troie (Trojan) qu’il est possible grâce à un système qui ne permet aucun contrôle par le peuple et qui finit par lui échapper. "La concurrence libre et non faussée" aidant, les meilleures choses finissent par se retourner contre nous...

L’exemple de ce que font les parlementaires européens avec les résultats des référendums est à cet égard assez éloquent.

Alors, cher monsieur 82*162 qui peut-être ne nous connaît pas assez (sur ce site) pour comprendre de quelle manière nous réfléchissons sans nous arrêter aux apparences, à vous de charcher à voir ce qui se cache derrière les belles façades rutilantes.

NOSE DE CHAMPAGNE


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
25 juin 2006 - 12h14 - Posté par

Les réformes de l’université échappent en général au "peuple" dans le sens où elles sont souvent techniques, ce qui est le cas de la réforme LMD, qui n’est pas particulièrement "idéologique", contrairement au projet de facs privées en Grèce ! Tout ce qui vient de l’Europe n’est pas nécessairement "néolibéral" ou "néocons". Si il y a une belle idée, même mal appliquée ou pas appliquée, dans le projet politique européen, c’est bien la circulation des personnes : être partout chez soi sur le continent européen reste pour moi un magnifique idéal à atteindre et je pense que la réforme LMD en facilitant la circulation des jeunes pendant et après leurs études y participe largement. Et dans un pays en proie à un chômage endémique et de masse comme en France, ce sera pour un certain nombre de nos jeunes une vraie opportunité de trouver du travail ailleurs et de ne pas limiter leur recherche à la France. De plus, ce projet ne menace pas la qualité des études, pendant longtemps le DEUG n’existait pas comme diplôme en France, il a été inventé je ne sais plus quand, il disparaît, la belle affaire !
Il ne faut pas oublier que le projet de construction européen n’a jamais été qu’économique et libéral, il avait aussi pour objectif d’éviter la GUERRE, il y a eu un idéal derrière ce projet et cet idéal, j’y crois même s’il ne passait pas ou qu’il était trahi par la constitution européenne.
Jo


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
25 juin 2006 - 12h16 - Posté par

A et j’ai oublié dans mon précédent post, ça veut dire quoi "la manière dont on pense sur ce site" ? Qu’il y a une seule manière de penser acceptable, la votre ? Que l’on ne peut pas avoir des divergences sur certains points, comme la réforme LMD, quir este malgré tout anecdotique ? Vous avez une drôle de conception du débat d’idée, moi, je trouve !


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
25 juin 2006 - 16h15 - Posté par

MONSIEUR JO !

La manière dont on pense sur ce site est une manière antilibérale de gauche, ouverte et respectueuse des intervenants.
Cela veut dire, qu’ils méritent une attention bienveillante et non des attaques haineuses a priori !
Est-ce que çà rentre ?

NOSE


> Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grêce ?
26 juin 2006 - 05h35

Bonsoir,

Les débats qui sont engagés ici sont très intéréssants. Je me doit de vous dire que regrouper cela dans un forum serait très intéréssant.
Non content de tout ce qui se passe en Europe, et même dans le Monde j’ai décidé de fonder un groupement de sites. Pour l’instant l’idée me trote dans la tête depuis quelques semaines.

Je vous le dit, j’en ai marre de tout ce qui parrait illogique. Soit plus de 75% des choses que je vois tout les jours. En clair, le libéralisme et ce qui en résulte. La bonne vieille régle des 10% de gens avec 90% des ressources. Et devinez ou est la "liberté" la dedans ?
Inaceptable que l’on doit faire partie de tel ou tel communauté pour pouvoir prétendre à une liberté de parole, de pensée !
Je parle des privations de libertés, mais il ne faut pas oublié les victimes de toutes actes banalisés de violence extreme. Dans quelques parties du monde que ce soit.

Le projet est en gestation, je rédige les principaux objectifs et ideaux qui seront dedans.
Les maitres mots seront : Déconcer, Débattre, Solutionner, Agir.

Clément @ XaTriX






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