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Offensive paramilitaire au Venezuela
de : Guadalupe Saenz
jeudi 10 août 2006 - 15h58 - Signaler aux modérateurs

[Les tentatives de renverser le processus révolutionnaire vénézuélien sont nombreuses, assassinat du Président Hugo Chavez, déstabilisation orchestrée par des secteurs radicaux de l’opposition au gouvernement, intervention étatsunienne. La violation du territoire vénézuélien par les milices paramilitaires colombiennes est une menace bien réelle. Fortement suspectés dans l’assassinat du procureur Danilo Anderson (voir note 2), ces miliciens d’extrême droite n’ont pas amoindri leur action. Le 9 mai 2004, 156 paramilitaires colombiens étaient arrêtés dans les environs de Caracas. Le but de leur incursion était de tuer Hugo Chavez. La pénétration dans la vie sociale des vénézuéliens qui vivent dans les Etats frontaliers avec la Colombie est tout aussi dangereuse que ces « missions » temporaires. L’article de Jorge Chavez Morales paru dans le journal Ultimas Noticias nous permet de mesurer le danger que représente cette implantation pour la Révolution Bolivarienne. Le 19 juillet dernier, les ministres de la Défense, et de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que le gouverneur de l’Etat du Tachira se sont réunis pour lutter contre la présence de ces groupes armés illégaux. NDT]

“On va en finir avec ce gouvernement de guérilleros”

“C’est très simple, mon pote, on est venu pour rester, point barre. Tu ne vois pas que les gens nous aiment et nous respectent ? Nous les protégeons et faisons en sorte que s’accomplissent les lois. Ici, les délinquants ont disparu parce qu’ils savent très bien qu’on les enverrait “six pied sous terre”. Et c’est pour ça qu’on ne s’arrêtera pas jusqu’à ce qu’il ne reste plus ni un seul misérable guérillero ni un seul délinquant ». Tranquillement, « Javier » commence à parler : il ne s’arrêtera pas avant de nous avoir expliqué le pourquoi de son engagement dans un détachement paramilitaire et le motif qui l’a amené au Venezuela, dans l’Etat du Tachira. Avec lui, quatre autres membres du « Bloque Catatumbo » des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) partagent la même trajectoire. 1m78, de stature assez fine et avec un accent du Santander (Région de Colombie frontalière avec le Venezuela, NDT), « Javier » a 28 ans, dont huit passés à tuer et à veiller à ne pas se faire tuer. Il dit être le sous-chef du « Bloque Catatumbo », qui ne s’est pas démobilisé. (1)

Sa famille assassinée

« Ils ont tué mes parents. J’avais 19 ans, j’étais au service militaire pour aider ma patrie, lorsque j’ai appris que les guérilleros de l’Armée de Libération Nationale (ELN) avaient tué mes parents et deux de mes frères. » « La guérilla est arrivée dans le village où vivaient mes parents et où se trouvait, avant, un contingent militaire. Lorsque sont arrivés les guérilleros, ils ont tué 16 personnes du village qu’ils accusaient de collaborer avec les militaires, et notamment mes parents et mes frères. » Le paramilitaire raconte alors que ses parents ne pouvaient pas refuser d’aider l’armée car ils auraient pu être tué par les militaires qui les auraient pris pour des guérilleros. « Ils n’avaient pas d’autre option, la guérilla ne pense pas à ça. Ils les ont abattus comme des chiens. Au retour du service militaire, je n’avais pas de travail et, comme je n’ai pas fait d’études, je n’avais pas de quoi vivre, jusqu’à ce que les AUC prennent contact avec moi. Alors, je suis parti avec eux. En plus, je voulais venger ma famille. » Sa première paye fut de 200.000 pesos (environ 80 euros), juste assez pour se maintenir dans l’espoir d’une vengeance. « Apres l’entraînement, j’ai commencé à surveiller les « convois » que nous faisions vers l’extérieur. Une fois, les guérilleros ont voulu nous dérober la marchandise mais nous les avons vaincus. On en a tué trois et capturé quatre. » Javier, avec force détail, nous raconte comment ils les ont tués et comment s’enclenche le cercle vicieux de la vengeance. « Quand nous avons été sûrs qu’ils faisaient partie de l’ELN, j’ai demandé au commandant qu’il me laisse les interroger. C’était ce que j’avais espéré depuis bien longtemps pour me venger. J’ai commencé par leur arracher les ongles des doigts. Avec une tenaille pour qu’ils me disent où était leur cache d’armes. Comme ils ne me disaient rien, je leur ai arraché les ongles des pieds. Ils s’évanouissaient, pleuraient, me suppliaient mais ne me disaient rien. On m’a alors donné l’ordre de les tuer. Je les ai découpés en petits morceaux á la tronçonneuse. Pendant que je les coupais, ils me suppliaient et gémissaient jusqu’a ce qu’ils se vident de leur sang et meurent. Après, on a jeté leurs corps dans la rivière. Mais, leurs têtes, on les a empalées pour que tout le monde puisse les voir et se faire une idée. » C’est ainsi que « Javier » a entrepris un chemin parsemé de mort et de douleur ; le même chemin qui l’a mené, il y a un an, jusqu’au Venezuela. Il a refusé de se démobiliser d’une part parce qu’il n’avait aucune garantie d’amnistie pour les crimes qu’il avait commis ; d’autre part, parce que le Venezuela représentait un « marché » des plus juteux.

Pas de désarmement.

« Nous avons décidé de garder nos armes parce que notre mission est d’en finir avec les fanatiques de la guérilla et ceux qui les appuient. Ce n’est pas terminé parce que dans ce pays (le Venezuela NDT), ils ont besoin de nous. » Le chef paramilitaire assure qu’il a reçu de nombreux « contrats » de la part de personnes pour se débarrasser de « gens gênants ». « Ici, la justice ne fonctionne pas. Donc nous devons faire en sorte que les droits des personnes soient respectés. N’importe qui peut nous contacter pour résoudre un de ses problèmes. Et il peut être sûr que nous allons le résoudre. » Il confirme ainsi avoir reçu des contrats pour assassiner « des personnes qui posent problème en occupant des terres ou celles qui appuient le plus grand guérillero d’Amérique du Sud, celui qui se trouve au Palais de Miraflores (Palais présidentiel vénézuélien NDT) ». « Nous remplissons des contrats dans divers Etats du Venezuela pour des gens qui nous payent très bien pour ça, en plus de nous apporter la logistique, mais je ne vais pas vous dire qui c’est. On élimine ces raclures, nous aidons à la tranquillité du Venezuela. » Pour tuer un délinquant ou une personne qui a un conflit avec une autre, il nous signale que le tarif minimum est de 500.000 bolivares ou pesos colombiens. (190 euros) « Mais lorsqu’il s’agit d’un dirigeant, d’un élu municipal, le prix est beaucoup élevé, mais pour n’importe quel péquin on prend 500.000. Avant, on demandait plus, mais maintenant il y a beaucoup de concurrence. » Néanmoins, ils acceptent de faire une fleur, lorsqu’il s’agit de personnes qui leur payent déjà « l’impôt » et acceptent en échange une télévision ou un mixeur.

Vision politique.

Le paramilitaire nous certifie qu’ils ne sont pas « des machines à tuer comme le disent les médias » mais qu’ils sont aussi une organisation et qu’ils ont une vision politique. Il nous assurent ne pas savoir si des membres des AUC ont participé à l’attentat qui tua le procureur Danilo Anderson (2) mais il ajoute qu’il a entendu qu’il y avait beaucoup d’argent pour ça et pour d’autres « travaux ».

Intouchables.

« Personne ne va nous toucher. Nous avons de très bons amis au Venezuela ainsi que dans les forces de police. Bien que San Cristobal (Capitale régionale de l’Etat du Tachira NDT) ait viré quelques uns d’entre nous, nous y maintenons encore des effectifs. Ils ont compris qu’il valait mieux être de notre côté que contre nous. Nous payons aux policiers un salaire supérieur à ce qu’ils gagnent normalement et nous les aidons dans leur problèmes. Nous nous développons rapidement dans la mesure où il n’y a pas de justice dans leur pays. »

Jorge Chávez Morales

(1) Le 21 juin 2005 est approuvée la loi de Justice et de Paix en vue de donner un cadre légal à la démobilisation des paramilitaires. Dans la pratique, il s’agit plus d’une normalisation de ces organisations politico-militaires, qui continuent leur négoce sous leurs nouveaux habits d’amnistiés. NDT (2) Le 30 novembre 2004, le procureur vénézuélien qui enquêtait sur les responsables du coup d’Etat du 11 avril 2002, qui destitua le président Hugo Chavez durant 48h, a été assassiné à la voiture piégée. L’enquête en cours suspecte fortement une implication de paramilitaires colombiens dans cet assassinat. NDT

« Plus il y a de meurtres, plus il y a de respect »

« Notre entraînement a duré un mois, parce que nous étions déjà réservistes. On nous a appris l’importance de la fidélité à nos chefs, et surtout l’importance du silence que nous devions tenir sur tout ce que nous voyions ou entendions ». « Pour moi, ça n’a pas été difficile de m’adapter parce que je venais de quitter l’armée, mais les nouvelles règles étaient dures. Notre instructeur était très strict et ne pardonnait pas les erreurs. » Une fois, il chargèrent un nouveau compagnon d’une tâche pour laquelle il devait se lever à trois heures du matin. Mais, il est resté endormi et ne s’est pas levé. Le commandant nous a tous réveillés et à pas de loup nous a emmené la où dormait le type. » « Quand nous sommes arrivés près de son lit, il lui a retiré son pistolet et a ordonné à l’un de nous qu’il le tue dans son sommeil. Ce dernier n’a pas réagi, peut être qu’il pensait que c’était une blague, et il n’a pas pris l’arme. Le commandant n’a pas répété l’ordre, il a mis le canon sur la tempe du type endormi et il a tiré sans sommation. Le sang éclaboussait son visage. Il est revenu vers nous, qui avions été effrayés, et sans trembler mit une balle dans la tête à la personne qui n’avait pas pris le pistolet alors qu’il le lui avait ordonné. » « Dans ce business, quand tu tues quelqu’un, cela doit servir d’exemple pour les autres. C’est pour ça qu’on utilise la tronçonneuse. C’est comme notre signature quand on tue quelqu’un. Tout le monde sait que nous l’utilisons ». Pour réussir le test d’entrée, j’ai dû tuer un de mes oncles, parce que tu dois tuer une personne de ta famille ou un de tes amis. J’ai tué mon oncle parce qu’il me punissait depuis l’enfance. Je n’ai eu aucun remords. Il a été le premier et au moins 80 ont suivi. Dans cette organisation, non seulement tu dois être intelligent mais en plus tu dois avoir du sang froid, parce que plus tu en « refroidis » plus tu montes les échelons rapidement et plus on te respecte », nous dit « Javier ».

J.Ch.M

Source : Ultimas Noticias, 12/07/06, pp. 34-35. Traduction : Guadalupe Saenz.



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