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de : Franca Maï
dimanche 18 février 2007 - 21h42 - Signaler aux modérateurs
13 commentaires
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de Franca Maï

J’habite le long de la voie ferrée. Il y a des trains qui passent toutes les dix minutes. Ca pulse bien la tête. Ma femme m’a quitté, il y a cinq ans. Je suis toujours amoureux d’elle. Il faut comprendre Man que quand t’es largué par une femme, même la plus moche que la terre puisse porter, t’es un homme en demande.

La mienne, elle était canon. Toute petite, fragile d’apparence, une taille plus fine que celle d’une gamine de douze ans, de longs cheveux couleur ébène et une bouche à croquer des tiges toute la sainte journée. Enfin, la mienne de tige et sa langue douce et suave, me manque à un point que ça crève le ventre ! ... Elle crèche à cent bornes d’ici.

Elle s’est maquée à un fonctionnaire, ça la rassure. Ils jouent au tennis tous les dimanches. Maintenant, elle se sent protégée, sa vie est réglée comme du papier à musique, mais moi, je sais au fond de moi-même, qu’elle s’ennuie à mourir.

Il lui manque cette folie et cette montée d’adrénaline que nous partagions sur nos montagnes russes lui figeant le regard brillant d’une jolie chienne mouillée. Je sais qu’un jour, elle me reviendra. Pas comme avant, car plus rien ne pourra être comme avant. On ne peut pas être cocu avec le sourire. C’est dommage, ça réglerait beaucoup de problèmes. Je suis convaincu que je lui ferai de nouveau l’amour pendant de longues heures et qu’elle me demandera grâce. Ouais, j’espère ce moment avec impatience, minuscule salope.

En attendant...

En attendant, je me bourre la gueule. J’ai troué quelques jeunes femmes qui avalaient mon miel goulûment et que je branlais frénétiquement à m’en filer le mal de mer. Elles ne m’inspiraient que du vide total. Puis, il y a un an, a débarqué un ovni. L’opposé de ce qui, jusque-là pouvait attirer mon regard. Une meuf à la quarantaine posée et à la peau exquise. Je l’ai laissée envahir mon espace vital. Plus par désoeuvrement que par conviction et je l’ai regardée, avec curiosité, me remplir d’amour fou. Les murs de la maison sont devenus blancs comme neige. La vie s’est organisée, comme par enchantement.

Les trains passent et repassent régulant jusqu’à nos repas. J’arrive à baiser mon ovni, seulement lorsque je bois du vin. Sinon, c’est la panne sèche. J’aime bien sa présence, elle me rassure mais elle ne m’attire pas physiquement. Si j’ai des litres d’alcool dans mon corps, ça passe. De toutes façons, elle ou une autre, ma langue s’affolerait dans n’importe quel trou. L’alcool m’excite à un point tel que je suis certain que même une chèvre ferait l’affaire. Alors je bois pour assurer et rassurer ce mensonge quotidien qui me sert de béquille. Je brouille les cartes savamment.

En attendant...

Je dis ma femme car nous ne sommes toujours pas divorcés. Je peux fermer les yeux, penser à elle et avoir une érection Man, à te filer des migraines ! ... C’est fort quand même. Elle a un sacré pouvoir la garce et plus le temps passe et plus je ne pense qu’à la seconde de cette possession vertigineuse. Dans ces moments-là, je chope un train et je me balade à la recherche d’une chatte offerte. Les trains regorgent d’âmes en solitude et de filles qui veulent se faire sauter sans laisser d’adresse. Je me borne à faire un aller-retour. J’en nique une dans les toilettes. Je me sens sale mais mes nerfs sont au calme. Lorsque je rentre au bercail, le repas mijote, l’encens parfume l’atmosphère, l’ambiance est zen. Je fais exprès de passer mes pieds sous la table, sans laver ni mon visage, ni mes mains qui puent le sexe comprimé et je me surprends à regarder mon ovni avec culpabilité.

Et ça me gave. Ce sentiment me gave...

Hier, mon ovni était sous la douche et j’ai fouillé par hasard dans son sac à main. Je me suis aperçu qu’elle consignait tous mes actes dans un petit carnet. Elle connaissait les horaires des trains que je prenais. Il y avait même une description des filles que je me tapais accompagnée de leurs numéros de téléphone. Ses annotations n’étaient pas dénuées d’humour. Elle a réussi à me faire rire par la justesse des portraits qu’elle en faisait. Pourtant, je déteste qu’on empiète sur ma liberté d’action. Je n’aime pas que l’on me surveille à mon insu mais, curieusement, j’étais flatté. Je n’ai rien dit et lorsqu’elle s’est pointée devant moi avec son peignoir de bains, je l’ai observée et je me suis aperçu qu’elle avait la mine tirée et quelques kilos en moins. J’ai eu un pincement au coeur et je l’ai baisée vite mais intensément. Elle m’a dit « c’est un « quicky agréable » . Sa chatte était brûlante comme le feu en Enfer.

Ce qui me plaît le plus après le boulot, c’est de traîner dans les bistrots et de boire aux lueurs du crépuscule. L’humanité se dénude et tu mesures la température de la terre. Les regards avinés et lucides ne terrent plus aucun de leurs sentiments et les gens se lâchent. C’est une communion anonyme mais dense. Il y a toujours une fille qui boit comme un trou. Elle n’est là que pour panser tes blessures à prix défiant toute concurrence. Et il y a aussi des potes de passage qui te content des aventures qui n’allument que leur tête ravagée. Ca te permet de voir qu’il existe encore une petite différence entre eux et toi. C’est tranquillisant de constater que tu ne touches pas encore la quintessence de la vase. Tu rentres chez toi, tu ne leur ressembles pas encore, t’as le ticket gagnant. Tu n’appartiens pas encore au monde des ivrognes.

Betty est passée en coup de vent à la maison. Depuis son départ fatal, je lui ai toujours laissé une clef, au cas où... Lorsqu’elle a déménagé, j’ai déménagé. Je me suis rapproché de sa sphère pour avoir chaud. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans cette cahute, près de la voie ferrée à me coltiner le chant strident des trains. Mais ça me va. Elle avait un petit coup de blues. Je sais bien qu’elle s’emmerde avec son bourge mais je la laisse revenir à moi. J’ai tout mon temps. Son béguin flotte un peu. Le temps est le meilleur allié, Man ! ... Tout est trop propre, trop aseptisé dans son nouveau monde. Hé, on ne peut pas tout avoir ! ... On a bu un café puis je l’ai gentiment raccompagnée à la porte. Ma tige commençait à me démanger. Elle m’a dit : « j’ai croisé la nouvelle.. Tu tapes dans la maturité ou la sagesse ? ... » Je l’ai clouée en lui répondant du tac au tac « d’abord l’ovni a mon âge et tu la suis de près... Les jeunes filles, c’est juste pour faire joujou, leur QI m’emmerde... » . J’ai compris qu’elle était un peu jalouse, que l’ovni avait fait son petit effet et que ce n’était pas pour me déplaire. Puis j’ai pris un train dans l’urgence et je me suis fait sucer par la première bouche cerise que j’ai cueillie.

Mais je n’étais pas complètement à l’aise. Je me suis surpris à regarder, deux ou trois fois, par-dessus mon épaule...

Je suis rentré un peu tard. La visite de Betty m’avait chamboulé grave les neurones. Les rideaux étaient tirés, la maison sentait bon. L’ovni était couchée. Elle dormait ou elle faisait semblant. Je n’avais pas envie d’avoir un contact physique avec elle, ni même de toucher sa peau douce. Je me suis servi une bière, j’ai regardé les étoiles et les trains argentés filant vers leur destinée. Puis, j’ai fouillé dans son sac. Elle avait juste écrit « J’ai mal aux os ». J’ai pensé « petite pouffe va, tu sais que je mate ton carnet et tu te fous de ma gueule.. ». A la dernière page, elle avait griffonné maladroitement et à l’envers, j’ai croisé Betty pour la première fois... Ils formaient vraiment un joli couple tous les deux... Je pense qu’ils s’aiment encore et qu’ils ne le savent pas... Ainsi va la vie... ». Une petite clef ciselée était cachée dans son étui à cigarettes. Je ne sais pas pourquoi mais je la lui ai confisquée.

Le lendemain, j’ai fait semblant de partir au boulot et je l’ai suivie. Elle s’est engagée sur la voie ferrée, l’a traversée puis a dévalé un escalier en colimaçon. Après cent mètres dans une semi-obscurité et les pieds trempés, on a rattrapé une ruelle pavée anthracite et je me suis retrouvé à l’opposé de la ville. Elle s’est engouffrée dans un immeuble puis figée sur le palier jaune, a cherché désespérément sa clef. Son visage était soucieux et elle a fait demi-tour. Elle semblait épuisée. J’ai attendu que le bruit de ses pas s’évanouisse et j’ai ouvert la porte.

Non, tu ne me croiras pas ! ... De grandes photographies de ma gueule dimensionnées comme des encarts publicitaires, étaient punaisées au mur. Elle m’avait shooté nu, pendant mon sommeil et avait graffé en rouge « j’aime cet animal d’amour fou » . Il y avait un matelas, un cendrier rempli de mégots et un répondeur. C’était tout. Une chambre d’ado en quelque sorte. Quarante ans la meuf et elle fonctionnait régression. J’étais halluciné. J’ai enclenché la touche message avec une légère appréhension et j’ai écouté. Des voix de voyageuses, à coup sûr, celles que j’avais tirées lors de mes virées furtives, des voix qui me filaient le sueur et me donnaient envie de gerber. Des voix lobotomisantes. Puis, une voix virile a empli la pièce. Une belle voix chaude, rassurante. Elle lui fixait un rendez-vous pour la semaine suivante. Mais j’ai zappé le nom. La bande vrillait. Par contre, l’heure et le lieu, je les ai bien captés et mémorisés. Je n’aime pas la concurrence. Ca me fout les boules et ça me déstabilise.

Elle lavait mécaniquement les poireaux dans un broc en porcelaine. Je me suis aperçu qu’elle ne me sautait plus au cou comme avant. Faut dire que je l’avais tellement rabrouée. C’est vrai. Je la trouvais collante au début de notre relation. Toujours à me sauter dessus. A me tenir la main, à me faire des massages, à m’enfoncer la langue profond dans la bouche, à avoir envie de faire l’amour tout le temps. Un véritable harcèlement pour les sens. Elle a vite appris à se fondre dans mon paysage. Certainement, l’âge et l’expérience lui ont soufflé la bonne attitude avec moi. Un quicky de temps en temps, me suffisait. Je vous l’ai déjà dit, je suis toujours amoureux de ma femme. Mais il était en train de faner mon ovni. Je commençais à en prendre conscience. Et cette journée m’a filé un mal de crâne et mis de méchante humeur. J’ai bu comme un trou et lorsque je lui ai enfoncé ma tige dans la bouche, elle arborait un curieux sourire.

Des cailloux transcendaient mon pied et je les envoyais en l’air espérant toucher une cible, pour faire mal. Je pensais à la fumisterie de Dieu et à ses conséquences sur les hommes. Ouais, il fallait être un sacré paresseux pour créer un univers aussi naze avec autant de ratés et de bosses. Et puis, j’étais lessivé par mon boulot. Un job de con en quelque sorte. Un rituel de gestes précis sans créativité dans une usine en sursis. J’avais envie d’une grosse bagnole et d’un harem. J’avais envie de claquer le fric que je n’aurais jamais. J’avais envie de choses futiles pour ne plus me prendre la tête. Bref, j’avais le cafard.

Le dernier wagon du train m’a littéralement happé et je me suis retrouvé en première classe. Une femme en tailleur jouait avec la souris de son ordinateur et ma tige s’est dressée, royal. D’un signe discret et en langage codé, nous nous sommes retrouvés dans les chiottes mal entretenues. J’ai pris un malin plaisir à friper sa veste trop bien cintrée et a froissé sa jupe ajustée à la perfection. Ma langue s’est activée sur son sexe béant et elle m’a inondé, jouissant comme une tarée. J’ai entendu alors que l’on frappait à la porte. J’ai su que c’était mon ovni. Ca m’a fait débander.

Les coups ont repris et la voix d’un contrôleur s’est élevée. Paradoxalement, je me suis senti soulagé : « Ouvrez sur le champ, sinon vous risquez une amende » . Lorsqu’il a vu que nous étions deux et que la meuf était dans un état d’offrande avancé, il a dit : « L’amende, vous l’avez !... Mais on peut certainement s’arranger ». J’ai horreur de m’embrouiller avec les uniformes. Ca ne m’a jamais réussi. Alors je lui ai laissé la place toute chaude et j’ai entendu la salope jouir de plus belle. Ca m’a foutu encore plus le blues.

Le jour J approchait. Mon ovni était égal à lui-même. Maintenant je regardais cette femme qui partageait ma vie. Différemment. Je savais que sous son attitude énamourée, elle me cachait un remplaçant et je la trouvais très douée avec son secret de polichinelle. Cette intelligence à camoufler me fascinait et je me surprenais à ne voir que ses traits. J’arrivais même à lui faire un quicky, sans boire une goutte de vin.

En attendant...

Je l’ai vue s’épiler longuement. Je l’ai épiée lorsqu’elle a rectifié ses poils pubiens en forme de petite rigole et qu’elle a passé de la crème sur tout son corps. La petite touche finale du parfum sous les aisselles, la poitrine, le sexe et le pied, a failli me faire exploser mais j’ai avalé ma salive pour ne pas me démasquer. J’allais enfin voir la vérité en face. Elle s’est maquillée discrètement. J’ai fait semblant de partir et je l’ai tracée. J’avais le coeur serré et des palpitations douteuses.

Le pavillon se dressait, majestueux. Il logeait dans du potable, le bâtard. Je voyais rouge. Mais je voulais les surprendre. Je me suis approché de la grille. Il y avait une plaque en or qui brillait grâce aux rayons du soleil et des lettres lumineuses dévoilant : Docteur Lévy, cancérologue, RDC droite. Je me suis trouvé con. Si j’avais pu disparaître en un claquement de doigt, je l’aurais fait. Mais les arbres, les oiseaux, les feuilles parsemées au sol, me suggéraient de rester.

Lorsqu’elle est ressortie, une heure plus tard, elle avait la mine défaite et elle marchait légèrement titubante. Elle s’est assise sur un banc, a tourné sa face vers la lumière et j’ai vu des larmes jaillir sans qu’elle puisse les arrêter. Puis son corps se casser inéluctablement. J’ai deviné la petite fille qu’elle avait été et tous ses chagrins enfouis m’ont pété à la gueule. Je n’ai pas osé la déranger. Je me suis barré et j’avais les entrailles à vif. Dans le train, une gonzesse à la chevelure or, s’est approchée de mon champ de vision mais je l’ai rembarrée. Et les images de toutes les pouffes ont resurgi frappant mon crâne de plein fouet. J’ai compris le mal que j’avais fait au météore qui traversait ma vie. Je suis parti me bourrer la gueule en pensant que j’étais un vrai minable. Mais il faut comprendre Man, que j’avais froid comme si le souffle de l’haleine d’un ange s’accrochait à mon être pour geler mon sang. Et c’est à ce moment-là que j’ai tilté que c’est juste la peur de la mort qui rendait mon ovni dingue de caresses et que son besoin exubérant d’amour et de caresses, c’était juste pour repousser l’échéance de la vilaine. Pour ne plus sentir ce froid atroce. Pour se rassurer d’être encore dans le monde des vivants. Je m’en suis voulu de ne rien avoir pipé.

Betty m’attendait. Ses bagages squattaient déjà ma chambre. Elle s’était mise en beauté. Sa jupe ouverte m’offrait un bout de chair et j’ai pensé qu’elle arrivait trop tard. « Tu veux bien que l’on retente un bout de chemin tous les deux ? » J’ai demandé « Où est mon ovni ? » « Elle est partie chercher des cigarettes... Je voudrais en profiter pour te parler... ». Alors on a causé mais je nous ai placés dans le salon. Je n’arrivais pas à fixer ce que Betty me baragouinait et je ne comprenais même pas ce qu’elle voulait vraiment. Je n’étais pas tranquille. Je suis allé voir dans ma cachette et j’ai compris que la petite clef ciselée avait disparu. A la place, juste un mot. « Je suis contente pour vous deux... Je n’ai plus rien à faire ici, Merci pour tout. Tu m’as offert des moments d’une rare intensité... » . j’ai planté Betty sans explication et j’ai couru comme un damné à m’en péter le coeur.

Devant l’immeuble, des pompiers s’affairaient dans tous les sens. Mon ovni s’était suicidée au gaz et ne s’était pas ratée. Un quicky redoutable. J’ai su que je venais de laisser échapper une fée. La trouille a mouillé mon pantalon et je me suis souvenu d’un conte de mon enfance où tu réveillais les morts, en chantant une ritournelle, aux douze coups de minuit. Avec exactitude. Mais ça ne marche jamais ces trucs-là, c’est juste pour te maintenir en vie. Pour que tu gardes le courage de marcher sur la ligne droite, sans vaciller.

En attendant...

Avec l’aimable autorisation du Cherche-Midi Editeur



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Commentaires de l'article
Quicky
18 février 2007 - 21h49
Quicky
18 février 2007 - 23h03

P....., que c’est triste. J’aime que les histoires se terminent bien. Vous pourriez pas la refaire ?



Quicky
18 février 2007 - 23h13

J’aime beaucoup tes "contes cruels", ta manière et ton style.
C’est encore une fois très violent et très beau.
Elle m’a collé les boules autant que celle de dimanche dernier. Merci...

Osémy

ps : Ca fait un peu "fan de" mais j’assume complètement ;-)



Quicky
19 février 2007 - 06h30

merci Franca

Varenne L.



Quicky
19 février 2007 - 09h00

Je ne sais quel mot choisir pour dire l’émotion ressentie à la lecture ce très beau texte.

Verdi



Quicky
22 février 2007 - 01h41

Superbe ! Comme d’hab. Et c’est toujours sur la fin qu’éclate l’humanité dans une douleur qui ne peut laisser personne indifférent...

Moi aussi "fan de " et qui assume. Jacques Richaud...Merci Franca



Quicky
22 février 2007 - 12h34 - Posté par

Franca écrit comme un orgasme en fait, Jacques...
"c’est toujours sur la fin qu’éclate l’humanité dans une douleur qui ne peut laisser personne indifférent"...
Osémy


Quicky
26 février 2007 - 14h12 - Posté par

Méchament beau !!

un coup à l’estomac

encore

Maya


la photo...
12 mars 2007 - 09h35

c’est vous FRANCA sur la photo ? ....Quelle sensualitéééé !!!!! ma-gni-fique- !!!
Vous m’avez courcuircuité le bulbe rachidien.
andré 18



Quicky
28 avril 2007 - 18h29

Cette nouvelle bouleversante me rend toute chose. Merci Franca

Brigitte



Quicky
25 novembre 2007 - 15h42

vraiment très beau
bouleversant
merci
Louise



Quicky
16 novembre 2008 - 10h52 - Posté par Carole

Je découvre Franca Maï, bien après vous. Elle me tétanise. Je trouve ses textes magnifiques. Merci à BELLACIAO pour ce partage surprenant.


Quicky
15 décembre 2010 - 13h22 - Posté par Domino.do

très beau texte. Plein de tristesse, de réalisme...J’étais scotchée
Bravo !






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samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
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