Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite, commenter l'article...

LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
de : LA LOUVE
lundi 16 juillet 2007 - 17h27 - Signaler aux modérateurs
80 commentaires
JPEG - 45.4 ko

de La Louve

Qui a peur de la dictature du prolétariat ?

Réponse : Celles et ceux qui ne voient pas la dictature du Capital, à l’œuvre dans leurs vies à chaque seconde pourtant…

Est-ce un relent de la fameuse culture judéo chrétienne (oui, encore !) , cette peur des mots, de certains mots, que l’on n’ose employer alors qu’ils désignent une réalité au plus juste, quelque chose qui aurait un rapport avec le fait que Dieu créa le monde avec…de simples mots, que Dieu est le Verbe et que le Verbe est Dieu ? "Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement avec Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes...
Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité" (Evangile de Jean ch. 1 v. 1-4 et v. 14)

Aurions-nous, nous, communistes, peur de "faire advenir" ?

Nous ne serions plus les égaux de Dieu que par la poésie qui nous fait voir « la Terre (est) bleue comme une orange " ?

Le mot, plus rapide, plus précis, plus mortel, souvent, qu’une balle de revolver – on se souvient de Maïakovski (« Ecrire est une arme et les mot sont des balles ») on le cite souvent ici.

L’aveu , cette culpabilité dite, est, aujourd’hui encore, un mode de preuve qui peut suppléer le fait.

Une carrière ruinée sur une diffamation, un cours de bourse qui s’effondre sur une rumeur (ah , quel pied !), un mariage détruit par une lettre d’amour, une vie d’adulte brisée dans un enfant sans cesse dénigré…

Les mots ont un pouvoir – un pouvoir énorme. Nommer c’est faire devenir, faire advenir.

Les mots désignent, certes, mais pas n’importe comment.

Ils désignent et donnent du sens. Un sens.

La polysémie, c’est l’Histoire de la vie du mot ; quand le Mot quitte ses origines , histoire qui a débuté dès que les Mots, avec les hommes, commencèrent à voyager.

Ce Mot, toutefois, il est souvent manipulé, déguisé par des Idées qui en recouvrent le sens , comme une pelure d’oignon, comme une gangue qu’il faut faire exploser pour mettre à jour le coeur.

Parfois, on va jusqu’à employer un mot connu et populaire pour désigner une réalité qui n’a plus rien à voir avec ce mot.

Ainsi quand N. Sarkozy parle de « travail », il ne parle plus seulement de « travail », il parle « d’exploitation par le Capital » ; quand il dit « laïcité », il parle « communautarismes ».

Ces Idées qui infiltrent les Mots sont elles-mêmes chargées des significations révélant un certain type « d’univers mental », et donc, un certain contexte axiologique, qui viennent se surajouter à l’origine du Mot.

Petit à petit, ces idés le noient dans un brouillard de paroles souvent creuses, de concepts ambigus, détournent le mot de sa voie , de sa trajectoire…et finissent par lui faire rater ( ou justement, atteindre) sa cible.

Celui qui manie les Mots est le Maître. Celui qui a le pouvoir de manipuler les Mots est Dieu.

Voilà l’enseignement biblique (perverti aujourd’hui par la religion, cette religion qui n’était jamais qu’une forme proto politique, comme de nombreux philosophes et historiens qui se sont penché sur le sujet sont parvenus à le démontrer).

Est Dieu celui là même qui introduit l’Idée de Dieu dans la langue ( que Dieu « existe » ou pas) en créant le mot « dieu » , en lui faisant désigner ce qu’il désigne aujourd’hui majoritairement pour 99% des humains, (qu’on y croie ou pas).

Les Mots peuvent même avoir des répercussions directes sur notre vie, sur le monde matériel qui nous entoure. Car en façonnant nos esprits, ils nous entraînent aussi dans des réalisations.

Aujourd’hui plus que jamais les Mots créent, font et défont…

Notre société n’est pas celle de l’image, comme on le dit souvent ; il me semble qu’elle est plutôt celle des images cachant les mots. Voilà à quoi servent les images aujourd’hui. A produire du sens caché, au sens strict.

Il y a des trucs bien connus – si je vous fais lire le mot « rose » écrit en vert pendant un certain temps, vous finirez par dire « vert »…Pareil pour le test de la vache ( qui finit invariablement par boire du lait…).

Les mots créent des barrières, et ils en font tomber d’autres.

Des initiés se reconnaissent entre eux à l’usage particulier de certains mots, de certaines tournures ( si un franc-maçon vous demande quel est votre âge, il ne vous demande pas la même chose que le préposé à la salle de sport quand il vous pose la même question).

On peut « classer » les gens a minima en prenant le soin un peu attentif de lire ou d’écouter ce dont ils parlent, COMMENT ils en parlent , et quels mots ils choisissent.

Ainsi, il me semble que parler d’"alternative au libéralisme" révèle une personne qui, dans une perspective à court terme, souvent purement électoraliste, ne veut pas "se mettre à dos" celles et ceux qui n’ont pas encore été convaincus par la nécessité de "l’anticapitalisme", une personne qui ne veut pas prendre le temps de convaincre, et donc d’expliquer, et surtout, une personne qui va délibérément tromper son interlocuteur.

Une personne qui est toujours plus susceptible de vous refiler en douce de l’Antonio Negri plutôt que du Karl Marx...

Une personne qui, éventuellement, sait pertinemment qu’elle sera aussi déceptive que la bague de Ré de Danièle Gilbert...

A la longue, cela révèle aussi tout simplement une personne qui ne sait pas parler...

Il y a une différence d’essence (chez celle ou celui qui dit) entre « immigré », « étranger », « migrant ».

« Parpaillot » n’est pas « protestant », « curé » n’est pas « prêtre » ni "cureton".

« Nègre » n’est pas « noir » ni « africain ».

« Avortement » n’est pas « assassinat », « enseigner » n’est pas « éduquer »…

Le "compromis" se révèle souvent être une "compromission"....

La « bravitude » de S. Royal était en soi signifiante, le néologisme criard pouvant ici révéler, au-delà de la pauvreté du vocabulaire, un souffle lyrique porté par une énorme dose d’ego (Royal a cru pouvoir faire œuvre créatrice - c’est cela qui était vraiment drôle).

Seul un marxiste chevronné ou un communiste « formé » saura ce que signifie « dépassement du capitalisme » – c’est-à-dire saura que ce mot est de Marx, et qu’il implique évidemment et préalablement la destruction du capitalisme…

Qu’il ne s’agit donc nullement de trouver une alternative qui finirait par signifier un arrangement avec le capitalisme.

Si un mot important comme celui-ci (« dépassement ») est laissé en déshérence par celles et ceux qui devraient l’utiliser, nul doute que d’autres s’en saisiront qui ne seront ni marxiste ni communiste et qu’on le retrouvera plus tard au service d’intentions qui n’étaient pas les nôtres !

(Ils s’en servent déjà d’ailleurs et on le trouve de préférence dans la bouche des « rénovateurs ». Posons-nous des questions...)

Les Mots entretiennent toutes sortes de rapports entre eux, et eux avec nous : assimilation, confusion, exclusion, définition, hasardeuse, rigoureuse…

Les figures de style ajoutent ou retirent du sens. Il faut les connaître aussi, et savoir que le « Je ne te hais point » de Chimène n’a pas le même sens que le « Je t’aime ».

Il en va ainsi du choix crucial entre « capitalisme » et « libéralisme », entre « communisme » et « gauche » ; il en va ainsi également pour d’autres couples, « socialisme » et « Parti socialiste », « stalinisme » et « communisme »…

Nous avons un sacré nettoyage d’été à faire, en nous-mêmes avant tout, pour nous débarrasser de toutes les connotations que nous avons fini par traîner, à notre corps défendant, et aussi par laxisme, par manque de rigueur avec soi-même, pour retrouver des mots que parfois nous n’osons même plus employer.

Nous nous auto censurons bien trop souvent...Par habitude, par discipline, par fatigue, pour nous sentir moins seuls et mieux compris.

Quelle erreur !

Et si en prononçant certains mots vous vous sentez mal, dites vous bien que vous mettez sans doute le doigt sur "quelque chose" et que ce "quelque chose" est peut être un fantasme, ce qui veut dire beaucoup.

Libérer notre parole, voilà ce que nous devons réapprendre à faire.

Oui, nous communistes, nous avons une manière particulière, bien à nous, de réfléchir le monde, de transmettre nos expériences et nos Idées, une manière particulière de parler ; cette manière, elle est non pas un "gadget", ni une pose, mais elle est consubstancielle à ce que nous sommes.

Il fut un temps où nous étions les Maîtres des Mots. Nous dominions les concepts, et non l’inverse.

Il ne s’agit pas d’être nostalgiques, et de pleurer sur nos lauriers fânés, il s’agit de savoir se souvenir pour pouvoir rêver d’un avenir.

Comme un arbre qui a besoin de racines bien accrochées pour porter loin ses branches.

En libérant notre parole, en nous réappropriant les mots, nous libèrerons notre esprit.

En libérant notre esprit, nous libèrerons nos actes.

Soyons critiques à l’égard des anathèmes, des constats catégoriques (« le communisme est mort » , "Gramsci prônait le rapprochement avec l’Eglise" ou « le PCF est de gauche »), soyons méfiants à l’égard des formules toutes faites que l ‘on répète comme du catéchisme ("il faut une gauche décomplexée", "nous devons trouver une altrenative au libéralisme", "il faut refonder la gauche")..., soyons frileux devant le « prêt à penser ».

Soyons rigoureux (et non, cela ne veut pas dire borné ni chiant ), soyons analytiques, soyons dialectiques.

Non, « prolétaire » n’est pas un terme « vieillot » - il désigne toujours la même réalité, elle n’a pas changé, elle est immuable, aussi longtemps que restera le Capital.

Non, « communiste » n’est pas synonyme de « goulag ».

Non, « le Capital » n’est pas un magazine qui promeut l’entreprise et le libéralisme, et non, « travailleurs » n’est pas un terme réservé à Arlette Laguillier.

Camarades, ne nous arrêtons pas à la peur que les Mots, certains mots, créent chez nous ou chez l’Autre.

Osons franchir les barrières.

« La peur pue comme la mort », je le maintiens. Et ce n’est pas forcément le plus évident qui est le plus agréable ; ce n’est pas forcément le plus doux qui est le moins violent.

Refusons d’accorder du « temps de cerveau disponible » à Coca Cola.

Ouvrons nos têtes au chaud soleil de l’été ; à la faveur d’une brise d’un soir, relisons, écrivons, déclamons de la poésie, pour débarrasser nos crânes fatigués de toutes ces chaînes, qui entravent notre compréhension du monde et des hommes.

Nul besoin d’être un intellectuel pour goûter au plaisir des mots, au contraire. Ne vous censurez pas. (Le Capital le fera pour vous).

Nous ne serons forts que si nous sommes libres, c’est-à-dire libérés, autant que possible, de la domination intellectuelle insidieuse du Capital, domination et volonté de domination partout tapies, cachées derrière une virgule, aux aguets dans une phrase anodine...

Réapprenons à bien parler, et réapprenons à aimer parler, car rien d’important ne se fait sans Amour, ni gouverner, ni enseigner.

Plus que jamais, « Tout ce qui est beau est difficile autant que rare ».

Les belles choses demandent du temps et nous, nous nageons, forcément, à contre-courant.

Pour ces raisons, à cause de notre désir de justesse, de notre désir de Justice, de notre volonté d’être authentiquement communistes et pas de pâles copies ou des fantoches, pour cela nous sommes moqués, caricaturés, montrés du doigt, « ringardisés ».

Nous ne serions pas « modernes » parce que nous prônons l’éloge du Temps et des Mots, de la Raison et de l’Amour en politique, pour faire aboutir notre rêve , pour donner corps à notre utopie.

Et bien qu’importe ! Cela ne doit pas nous faire dévier, même si cela peut nous faire réfléchir.

A nous, d’ailleurs, de réinvestir enfin jusqu’au mot même de « modernité ».

Car, s’ils étaient déjà-passés, toutes celles et tous ceux qui nous font la leçon, qui nous enjoignent de déposer les armes, qui nous sermonnent parce que nous ne voulons pas hurler avec la meute " de gôôôche" ni ranger nos couteaux ?

Car s’ils étaient déjà en retard d’une bataille ou deux, celles et ceux qui se posent encore la question de la "forme parti" et de l’existence du PCF ?

Car si c’étaient les mêmes qui ont mis l’Huma à genoux ?

Si c’était nous qui voyions le plus haut , le plus loin ?

Et ces discours qui se succèdent, chez Sarkozy, chez ses ministres, chez tous ceux-là qui nous proposent, en résumé, de revenir au 19ème siècle, (tuberculose en prime, puisque la vaccination ne sera plus obligatoire à la rentrée prochaine), ceux-là qui veulent nous rabaisser au rang de bêtes de somme, nous empêcher de penser, nous abrutir de mille manières, mettre fin au regroupement familial et reconstruire les bidonvilles de Nanterre, ceux-là, qui nous saignent pour se remplir les poches, ne sont-ils pas COMPLETEMENT ringards ?

Nous ne devons pas chercher à avoir raison seuls contre tous, mais à prendre, maintenant, le temps de convaincre, pour n’avoir pas à imposer notre vision du monde un jour par la force ou la duplicité (même si je ne sais pas, aujourd’hui, si nous pouvons renoncer a priori à la force...).

Choisir la propagation plutôt que la propagande – rêver de commencer à concevoir comment faire rimer, sans violence, Socialisme et liberté, Socialisme et démocratie.

Voilà ce que c’est être "moderne" : c’est être communiste en Europe au 21ème siècle.

Souvent, et quoi que l’on dise, nous avons été l’avant-garde éclairée.

Rien de ce qui a justifié que cela fût n’ayant disparu, je ne vois pas pourquoi cela ne devrait plus être ( ou plutôt, je ne vois que trop bien ce qui agite celles et ceux qui nous disent le contraire, et cela a d’ailleurs tendance à grandement m’agacer).

Nous semons aujourd’hui des graines que seuls nos petits enfants commenceront à voir germer et nous serons sans doute morts et enterrés quand le communisme commencera à prendre la dimension qui doit et peut être la sienne.

L’urgence sociale qui est la notre aujourd’hui, et qui est entretenue à dessein par le capitalisme (car quand on se concentre sur l’urgence on néglige souvent l’essentiel), ne doit pas nous faire oublier cela.

Il s’agit donc d’en planter quelques-unes, de ces graines, des fortes, des bonnes, de les planter bien profond et de les arroser souvent...

Salut et fraternité camarades

ET... BONNES VACANCES (si ce mot a un sens pour vous, ce que je vous souhaite).

La Louve

(*Hommage à un Vieux Stal Borné...)

Ps : Je me permets de vous donner une petite liste d’ouvrages à lire sur un coin de sable, sous un arbre, dans un hamac ou… au plumard !

Le « Vocabulaire des Institutions Indo Européennes » d’Emile Benveniste par exemple, et aussi « Théories du Symbole » de Tzvetan Todorov ; « l’Art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer, et en version plus récente « Petit cours d’auto défense intellectuelle » de Normand Baillargeon ou, « UnSpun – Finding facts in a world of disinfirmation » de Brooks Jackson et Kathleen H. Jamieson, « Le viol des foules par la propagande politique » de Serge Tchakhotine, et je finirai par Pierre Bourdieu, « Ce que parler veut dire » et l’intégrale des « Contre-feux » - 3 tomes .

Liste non exhaustive, bien évidemment, et que je serais ravie de voir complétée par vous.

Sur mon blog , quelques textes et contributions sympathiques sur le même sujet, Michel Gros et ses « Mots captifs » : http://osemy.blogspot.com/2007/05/l...

Ainsi qu’une série de commentaires collectifs sur certains ‘Ateliers de Broderie Philosophique’ :

« Etre et Avoir »
 http://osemy.blogspot.com/2007/05/2...

« Rébellion, Révolte, Révolution »
 http://osemy.blogspot.com/2007/06/3...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 18h12

Comme toujours une Amie sort de l’ombre !

" Le Silence Tue " repris par le Sarkome de Kapozy

Merci pour la justesse passionnée du propos

Bien fraternellement
Boroh Piotr



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 18h17 - Posté par

"Il est toujours stupide de donner des conseils, mais en donner de bons est absolument fatal ! " - Oscar-qui-tu-sais

 ;)

Bonnes vacances, La Louve (moi j’en reviens, shit ! fuck !), et bravo pour la justesse de ta gueulante concernant les moult arnaques sémantiques en cours !

Brunz


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 13h03 - Posté par

SILENCE ON TOURNE !


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 18h24

A se demander si la Louve n’a pas fréquenté Vincennes fac bien que cela de dénote en rien de ceci : son exposé est simplement de bon sens et j’avoue mon admiration pour un tel plaidoyer matérialiste de philologie. Le vieux trots borné reprend volontier la revendication d’autant qu’aujourd’hui et demain encore plus, les capitulateurs entendront et feront entendre le mot de "dépassement" comme un contour, un parallélisme et pour finir un accompagnement du capitalisme.



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 19h33

"le marché du travail", "les ressources humaines", "les charges patronales", ........ et j’en passe. Je ne me souviens plus qui a expliqué que le fascisme et le nazisme se sont imposés par le langage. Il est préocupant de constater que la théorie capitaliste utilise les mêmes méthodes linguitisques que les théoriciens du III éme reich. N’est ce pas Goebbels qui disait "À force de dire qu’un cercle est carrée, l’évidence qu’il est carrée s’impose".

Mais n’est ce pas à nous tous et aux enseignants de redonner du sens aux mots ?

J C de Marseille



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 19h51 - Posté par

"Je ne me souviens plus qui a expliqué que le fascisme et le nazisme se sont imposés par le langage. " Victor Klemperer a écrit un livre là-dessus : "LTR, la langue du Troisième Reich". Et Eric Hazan dans ’LQR" fait une analyse magistrale du dévoiement linguistique dans la France d’aujourd’hui. Rebral


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 01h30 - Posté par

Dévoyement linguistique ? Mon Dieu, mais quelle HHHOOORRRREEEUUUURRRR !!!!!!Mon cher ami, je ne saurais trop vous conseiller d’éviter de tomber dans ce travers si commun de nos jours, qui consiste à développer des terminologies dont la charge émotive subliminale transcende le rapport du sgnifiant au signifié et vous conduit quasi infailliblement à une sorte de cecite qui vous fait voir un dévoyement linguistique là ou il n’y a qu’une dérive sémantique, fort peu accentuée et toute relative au demeurant. GNARK GNARK GNARK. AH QUE je me régale. Je pourais en sortir quelques kilos comme celle-là. C’est peut etre pas de ta génération, mais si tu peux te trouver " Le jacassin " de Pierre Daninos, je te garantis quelques bons moments. Il y a aussi un personnage cré en 1853 par H. Monnier, " Monsieur Joseph Prud’homme ", bourgeois second empire complètement crétin qui ne s’exprime que par des niaiseries pompeuses du genre " le char de l’Etat navigue sur un volcan " ou bien " c’est mon opinion et je la partage ". Si ça t’interresse, je peux te trouver quelques titres ou auteurs sur le sujet. Bonne bourre. Vieux stal borné.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 09h19 - Posté par

VSB S’il n’existait pas on l’inventerait.... :-)

Bon, et tu connais
"Pour tout l’or des mots" de Claude Gagnière ??

Alors là je te garantis un été où tu vas rigoler à chaque page ! Tu m’en diras des nouvelles

Bises à tout le monde

La Louve


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 15h38 - Posté par

a VSB :

J’ai lu je ne sais plus où ici que toi aussi tu avais aimé "ce l ivre rend fou" de Smullyan - alors je ne sais pas si tu connais une autre petite pépite, c’est le bouquin de MArtin Gardner qui s’appelle "la magie des paradoxes" - ça devrait bien vous plaire ici !!!
amitiés la louve


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 19h47 - Posté par

Merci chère petite camarade Elodie, pour les titres. Le livre qui rend fou, j’en avais quelque peu lu des passages en cours professionnels, ou on passait des heures sur des systèmes de transmissions basés sur l’algèbre de Boole et le language machine ( des suites de séquences du genre 00111001 ). Le nom de Gagnère me dit quelque chose et pour les titres, je suis en train de me faire une liste de bouquins. Je compte me payer une grosse marrade cet été, et meme au dela. Si " le moindre solecisme en parlant m’irrite ", ( comme disait Molière et pas Sarko ) et si je me suis fendu d’une pleine page d’écran sur les bases de numération, c’est que je ça me sert d’exemple pour arriver à faire discuter que la " bataille des mots " et la "bataille du calcul " sont INDISPENSABLES pour gagner la guerre des classes. RESOUDRE et DISCUTER disait le prof. Résoudre et discuter, ça va bien au dela de la mise au jour de trucages de propagande électorale pour maintenir la domination du capital. Mon INTUITION est qu’il ne s’agit pas D’EMPECHER le PEUPLE de PENSER, mais de le DETERMINER à PENSER d’une CERTAINE FACON. Je vais gamberger le truc. Sinon un tuyau pour TOUS les amis ( et aussi les ennemis qui trainent par ici ) : il existe dans le commerce un jeu qui reprend le principe du Trivial Pursuit, c’est le Mind Trade. On lance les dés, on tire une carte sur laquelle est posé un petit problème de REFLEXION au sens le plus large : par exemple, ou faut-il construire une maison pour que chacune de ses faces soit orientée au sud ? Ca peut se jouer en FAMILLE avec des GOSSES, et je te garantis que ça leur délie l’esprit. J’arrete pour l’instant. Gros poutous. VSB. Quand je dis déterminer à penser, ça va bien sur plus loin que déterminer à ACCROIRE.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 20h34

"Il fut un temps où nous étions les Maîtres des Mots. Nous dominions les concepts, et non l’inverse."

Sans doute... mais en se croyant Maîtres des mots, les choses nous ont échappé ! A croire que l’on domine ( quoi ?), que l’on est l’égal des Dieux( ??? ), on sombre dans le terrorisme intellectuel. Avant de parler, il faut savoir faire silence et écouter...pour ne pas s’entendre répondre : words ! words ! words ! M.



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 21h20 - Posté par

"Terrorisme intellectuel" ???

Nananère, c’est celui qui le dit qui l’est.

J’assume mon statut de terroriste alors, voire, je le revendique, ("et en plus, je t’emm..." comme disait Cantona.)

Terroriste toi même, "M.".

"Communiste, ferme la ! Tu es un paria de la langue et tu es banni du royaume des mots. Toi, tu n’as pas le droit de parler de pouvoir, de vouloir ,de domination, de dictature, de dieu, de maîtrise... Sarko peut , le PS peut, tout le monde peut, même ENDEMOL peut , mais toi, non, tu ne peux pas. Tout ce que tu dis est suspect et tu dois être réduit au silence. Et si tu veux parler, surtout, que ce soit pour ne rien dire, et en veillant à utiliser le langage policé que les capitalistes ont mis à ta disposition pour te donner l’illusion que tu sers encore à quelque chose ".

Voilà ce que tu me dis ici avec ton "terrorisme intellectuel".

Menteur (ou trop rapide, ou imbécile), car tu déformes mon propos, c’est à n’en pas croire ses yeux un truc aussi grossier, et anonyme avec tout ça !

"Words words words..." . Ne te cache pas derrière le grand William et va donc, s’il te plait, créer tes faux débats ailleurs, un peu d’introspection ne te fera pas de mal.

La Louve

ps : Dominer son sujet, dominer son mot, dans une discussion politique, c’est de la plus haute importance. On ne doit jamais laisser personne nous "faire dire ce que nous n’avons pas dit".

Et moi je n’ai pas écrit que nous nous "croyions" les Maîtres des Mots, j’ai dit qu’à un moment nous l’avons ETE, ce qui est bien différent (car c’est effectivement quand nous avons commencé à le CROIRE au lieu de l’ETRE que nos "ennuis" ont commencé).

"Etre à l’égal de Dieu" évidemment est à comprendre par rapport au contexte, qui était un petit essai sur le Mot, et non comme une injonction à péter plus haut que son cul...etc, etc, etc


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 10h55 - Posté par

En matière d’écoute.. tu commences bien mal la discussion... tu expulses, railles, rejettes ce que ta pensée ne peut accueillir ...
Qui n’est pas avec toi est contre toi et tu ignores les chemins de traverse. Ton discours est mimétique, miroir de la magie capitalisme. Qui dit magie dit illusionnisme, tour de passe-passe, poudre aux yeux. Et la poudre capitaliste se révèle bien plus efficace.
"Communiste, ferme la ! Tu es un paria de la langue et tu es banni du royaume des mots. Toi, tu n’as pas le droit de parler de pouvoir, de vouloir ,de domination, de dictature, de dieu, de maîtrise... Sarko peut , le PS peut, tout le monde peut, même ENDEMOL peut , mais toi, non, tu ne peux pas. Tout ce que tu dis est suspect et tu dois être réduit au silence. "

L’obéissance à l’injonction de se taire n’est que la soumission au discours du Maître. Et s’émanciper de cette domination ne consiste pas à inventer un nouveau discours de maîtrise, ni à accéder au "Royaume" des mots . Des Maîtres et des Dieux, les peuples en ont soupé jusqu’à l’overdose et la mort. Il est temps de désenchanter les mots pour que la pensée advienne. Le travail sur la réalité, le concret , la chair de l’existence, dégrise. C’est un travail ingrat, lent où l’on range dans un tiroir son omnipotence et ses rêves de divinité pour accueillir et donner corps à ce qui n’a jamais pu s’exprimer. En ce sens, selon moi, les communistes sont des passeurs et non des experts du passe-passe.
M. très peu anonyme.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 12h20 - Posté par

Excuse moi "mon cher M" Mais je ne vois pas du tout où tu as péché dans mon texte tout ce que tu me reproches à mots plus ou moins couverts...

Je ne vois pas du tout ce qui serait irréconciliable dans ce que tu dis et ce que je dis !

Ma réponse est violente parce que ton 1er commentaire est violent (et tu continues - avec ta violence bien particulière, masquée, feutrée, mesquine, "l’air de rien") - je traite les gens comme ils me traitent, et tes attaques, je suis désolée de le dire, sont purement "ad hominem".

Je n’aime pas que l’on torde et ma bouche et mes mots , que l’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit - c’est une tentative de viol mental et j’ai horreur de ça.

"Il fut un temps où nous étions les Maîtres des Mots. Nous dominions les concepts, et non l’inverse.

Il ne s’agit pas d’être nostalgiques, et de pleurer sur nos lauriers fânés, il s’agit de savoir se souvenir pour pouvoir rêver d’un avenir.

Comme un arbre qui a besoin de racines bien accrochées pour porter loin ses branches."
(...)

" Soyons critiques à l’égard des anathèmes, des constats catégoriques (« le communisme est mort » , "Gramsci prônait le rapprochement avec l’Eglise" ou « le PCF est de gauche »), soyons méfiants à l’égard des formules toutes faites que l ‘on répète comme du catéchisme ("il faut une gauche décomplexée", "nous devons trouver une altrenative au libéralisme", "il faut refonder la gauche")..., soyons frileux devant le « prêt à penser ».

Soyons rigoureux (et non, cela ne veut pas dire borné ni chiant ), soyons analytiques, soyons dialectiques."

Voilà, entre autre ,ce que j’ai écrit après cette citation tronquée que tu fais . Où est le pb pour toi dans cela ?

En matière d’écoute je commence mal la discussion ? Qu’y avait il dans mon texte qui t’a si fortement déplu que tu aies cru pouvoir attaquer bille en tête ? Il me semble que toi tu n’as rien fait pour pour je puisse avoir envie de t’écouter. Tu vas me dire quoi , que celui qui parle n’a aucune responsabilité dans la qualité de l’écoute de l’Autre ? Je ne suis pas d’accord.

Tu as commencé ton 1er post en me reprochant des choses que je n ’ai pas écrites et que je n’ai même pas pensées, le tout ,sans un pet d’argumentation ! Alors je t’ai fait la réponse qu’à mon humble avis , ton post méritait.

Je "rejette ce que ma pensée ne peut accueillir" ? Mon discours "est mimétique miroir de la magie du capitalisme" ? MAis SUR QUOI fondes tu ta condamnation dans mon texte au juste ?
Rien . Du vent. Que dalle.

Ecoute M, traite moi de facho , ça ira plus vite et on pourra arrêter de polluer le fil avec des règlements de compte.

Car ce que tu me reproches, sans le dire bien sûr, c’est bien ça au fond - c’est un "délire de puissance". Et en plus tu ne me prêtes même pas assez de jugeotte pour le cas échéant , m’en rendre compte !

Il n’y a aucune volonté de puissance chez moi ( ou pas plus que chez nous tous alors) , aucun compte phalllique que je voudrais régler avec la politique, rien de tout ce que tu écris entre les lignes.

T u es en plein dans le fantasme que je dénonce, en plein dans la peur du mot. Ce qui excite ta volonté castratrice. Ou alors et c’est bien ce que moi je ressens dans tes post, tu as un"compte à régler" avec moi à travers les mots justement... Donc, sois plus franc.

Si tu n e connais pas "le poète est l’égal des dieux", ce qu’Hugo a pu écrire du poète et des mots parce que "poséie" vient de "to poien" en grec, qui signifie créer , je n’y peux rien.

On ne prête qu’aux riches paraît il, mais il paraît aussi qu’on ne voit jamais aussi bien les défauts des autres que lorsqu’on les connaît chez soi.

"Des Maîtres et des Dieux, les peuples en ont soupé jusqu’à l’overdose et la mort. Il est temps de désenchanter les mots pour que la pensée advienne."

Des Maîtres et des Dieux nous en avns soupé oui c’es tcertain mais je ne crois pas que ce soit le fait de "désenchanter les mots" qui nous gardera de ce que tu dénonces, au contraire.

"Le travail sur la réalité, le concret , la chair de l’existence, dégrise"

Manifestement, toi, tu travailles donc très peu sur la "chair de l’existence" M...

Sur ces bonnes paroles, je ne te salue pas mais je livre au débat ce maginifque poème d’Hugo...

La Louve

Victor Hugo : « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres (1840)

Dieu le veut, dans les temps contraires,

Chacun travaille et chacun sert.

Malheur à qui dit à ses frères :

Je retourne dans le désert !

Malheur à qui prend ses sandales

Quand les haines et les scandales

Tourmentent le peuple agité !

Honte au penseur qui se mutile

Et s’en va, chanteur inutile,

Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies

Vient préparer des jours meilleurs.

II est l’homme des utopies,

Les pieds ici, les yeux ailleurs.

C’est lui qui sur toutes les têtes,

En tout temps, pareil aux prophètes,

Dans sa main, où tout peut tenir,

Doit, qu’on l’insulte ou qu’on le loue,

Comme une torche qu’il secoue,

Faire flamboyer l’avenir !

II voit, quand les peuples végètent !

Ses rêves, toujours pleins d’amour,

Sont faits des ombres que lui jettent

Les choses qui seront un jour.

On le raille. Qu’importe ! Il pense.

Plus d’une âme inscrit en silence

Ce que la foule n’entend pas.

II plaint ses contempteurs frivoles ;

Et maint faux sage à ses paroles

Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples ! écoutez le poète !

Ecoutez le rêveur sacré !

Dans votre nuit, sans lui complète,

Lui seul a le front éclairé.

Des temps futurs perçant les ombres,

Lui seul distingue en leurs flancs sombres

Le germe qui n’est pas éclos.

Homme, il est doux comme une femme

Dieu parle à voix basse à son âme

Comme aux forêts et comme aux flots.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 20h24 - Posté par

Tu fais les questions et les réponses La Louve et tu me prêtes des règlements de compte qui m’importent peu.

Il m’arrive de lire tes textes et de les trouver intéressants.

Ce qui me fait tiquer ici sont les soubassements de ton raisonnement.

J’en cite quelques uns :

" Est Dieu celui-là même qui introduit l’idée de Dieu dans la langue"

" Celui qui manie le mot est le Maître, celui qui a le pouvoir de manipuler le mot est Dieu"

" Il fut un temps où nous étions les Maîtres des mots"

etc...

En matière d’émancipation, qui me semble être un des buts du communisme, ta volonté d’émancipation des mots est complètement engluée dans une vision mystique du langage . Oui, je sais :"Honneur des hommes, saint langage.."

Laisse donc aux poètes ce pouvoir de faire vibrer les sonorités et les images, eux qui savent que Je est un Autre et ne se prennent pas pour des Dieux.

Laisse aux religions leurs disciples et aux Maîtres leurs serviteurs.

Quand tu poses la question " Qui a peur de la dictature du prolétariat" tu la clos aussitôt par ta réponse " Ceux qui ne voient pas la dictature du Capital dans leur vie ". C’est un peu court. Tu trouveras sur ton chemin des gens qui voient la dictature du Capital dans leur vie mais qui pour autant ne veulent pas de la dictature du prolétariat. Pourquoi ? Ce n’est pas en allant chercher une pseudo-origine de cette trouille dans une idéologie judéo-chrétienne, surtout si ton interlocuteur est pakistanais ou chinois que tu trouveras la réponse à cette question. On peut toujours faire vibrer les foules avec des mots enchanteurs, Sarkozy en sait quelque chose, pourtant comme tu le dis toi-même la divinité des mots du Maître n’a qu’un temps. La dureté des actes, l’épaisseur de la réalité font chuter les paroles les plus enchanteresses. Tu devrais pourtant savoir en tant qu’avocate qu’il ne suffit pas d’une belle plaidoirie pour gagner un procès sans quelques arguments solides à l’appui des effets de manche.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 23h30 - Posté par

Tiens "V", tu t’appelles "M" maintenant ?

R


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
18 juillet 2007 - 09h09 - Posté par

Non, V. et M. sont deux personnes différentes, mais les pensées sont collectives et peuvent avoir des points communs.

Exemple : Hégémonie plutôt que dictature, me parait ouvrir à la réflexion et à la possibilité d’un dialogue, tandis que dictature se heurte immédiatement à une fermeture de la pensée, tant ce mot s’associe à des représentations, des faits historiques, des hommes, des images négatives. Sur ce point V. ne serait peut-être pas en accord avec moi. M.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
18 juillet 2007 - 10h20 - Posté par

J’en suis ravie !!

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 08h53 - Posté par

Trés juste !


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 20h58

va falloir vraiment que ’j’reprenne ma carte-M. de survie-



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 22h16 - Posté par

michel de toulon : j’adhere au PC si LA LOUVE en devient secrétaire GENERALE


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
16 juillet 2007 - 23h19 - Posté par

S’pourrait bien que j’en fasse autant. C’tune idée à creuser, ça. VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 12h55 - Posté par

Moi aussi Michel ,d’autant plus que j’ai toujours voté communiste (j’habite Toulon moi aussi ). Cependant je doute un peu et mème beaucoup que ce texte soit compréhensible par ceux qui devraient logiquement se sentir concernés ,car tout le monde sait la dégradation ,voulue évidemment ,de l’instruction publique . Et compte tenu de mon age j’ai subi suffisamment de désillusions pour ètre aussi confiant en l’avenir que la Louve ,je souhaite avoit tort bien sur ,mais j’ai été marqué par le terrible constat d’échec éprouvé par HUGO devant la répression de la Commune de Paris . Cimourdain.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?
17 juillet 2007 - 20h08 - Posté par

Hé, Cimourdain, Michel et les autres, lisons Maguy, et pensons à ceux qui arrivent, et particulièrement nos petits-enfants. Notre génération, ( 20 ans en 68 ) en a certainement moins vu que ceux de l’Algérie, et ceux de la Résistance qui se sont retrouvés en Indo. A l’armée, ( en 65 ) le seul gradé que J’ECOUTAIS, c’était mon juteux-chef : à seize ans, il se faufilait sous les barbelés pour saboter les camions allemands. Alors, quand il me disait " Je ne suis pas là pour le plaisir sadique de vous emm......, mais tant qu’il y aura des Adolf sur la planète, il faudra savoir se servir des armes si on ne veut pas l’avoir dans le baigneur " , j’en profitais pour M’INSTRUIRE. On a des chances de changer PACIFIQUEMENT le cours des choses en la JOUANT FINE, et mieux vaut un éclat de voix qu’un éclat d’obus. Fraternellement et bon courage. VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
16 juillet 2007 - 22h04

Chère petite camarade Elodie la Louve, voila qui va provoquer une belle partie de remue méninges. En te lisant, je commence à avoir une petite idée de la diversité et de l’infinité des chemins qui peuvent conduire une foultitude de gens DIFFERENTS à une MEME PRISE de CONSCIENCE. A propos plus précisémment de la " bataille des mots ", on en discute en ce moment avec NOSE, Maguy et " V ". Si tu jettes un oeuil sur le site, tes IDEES seront les bienvenues. Je vais essayer de rendre ça plus clair, et je te soumettrai le résultat de mes cogitations. ( Ta taquinerie de " l’hommage " au Vieux Stal Borné, est " succulente ". Ca se perd, un certain sens de l’humour, par les temps qui courrent. Je te fais des gros poutous. A plus. VSB.



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
16 juillet 2007 - 22h15

Les mots ont un sens que seule leur donne la réalité. Un mot figé dans sa représentation antérieure change de sens sous l’impulsion de celles et ceux qui font chanter les mots. Chants de révoltes, chants poètiques, chants politiques, qu’importent les chants fussent ils la ponctuation du silence de la Penée.

En effet, qu’importe le mot s’il couvre le sens compris. Poètes, politiques, citoyens, slameurs, ... tous ceux qui parlent connaissent le prix du mot.

La guerre des mots a eu lieu, et nous sommes battus. Pris a contre pied, nous n’avons su ou voulu combattre pied à pied le mot, ce concept de l’âme.

Ressourcés au plus profond du terroir, en fait La Louve, vous nous proposez seulement de retourner à la source des mots, au sens et au cens des mots. Ces mots de colère, de luttes et d’espoirs, ceux que l’on prononce dans le silence de son être, sans les formuler.

"NON", n’est ce pas le mot premier, celui qui suit le balbutiement du nourrisson. N’est ce pas le premier acte de résistance, ce que tout notre entourage, parti compris, nous a appris à transformer en acceptation, en adoubement par renonciation !

"Oui je délègue", quel exemple ...

"Non, je suis citoyen et je veux" tout de suite éminamment plus complexe ...

La bataille des mots a eu lieu et nous l’avons perdue, sur ce coup-ci. Pourtant, vous avez raison, quoi de plus moderne qu’une parole pleine de sens, d’amour, de joie, porteuse de sa vérité.

Le mot a ce sens si particulier que nous ne lui accordons que le prisme de notre propre vision. Alors oui, gagnons la bataille des mots pour gagner une guerre politique. Le mot projet communiste ne peut se réduire à quelques fatuités portées par des goujats, si loin de la réalité que je me demande si elle ne leur fait pas peur.

"Non, plus jamais ça !" terrible exclamation, celle d’un désespoir, celle d’une prise de conscience qui passe par les mots de nos savoirs, si différents, si fragiles, si forts, si beaux que seule la parole, l’écrit, le chant ... tout ce qui se met en mot et en expression ... pourront devenir notres, les nôtres.

Si demain a un sens, alors je me permets de dire, de vous dire que je garde espoir, L’Espoir.

"Les mots tuent plus sûrement que l’épée" alors je veux bien combattre ...

Politiquement vôtre

L’Agneau



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
16 juillet 2007 - 22h47

Merci pour ce texte très intéressant. Il s’agit en effet de réarmer notre discours pour le rendre de nouveau percutant et signifiant.

Banissons les périphrases et n’économisons pas les glossaires permettant de bien préciser notre pensée.

N’oublions pas qu’un matérialiste aujourd’hui, pour la plupart de nos contemporains, est un consommateur invétéré !!!

Il est temps de reprendre la main sur les mots et pour ce faire il faut que les gens retournent le nez dans les dictionnaires sérieux et pas simplement pour jouer au Scrabble(r).

Par contre mettons en garde nos contemporains contre les dictionnaires, les livres et les magazines pipole expurgés, revus et corrigés, armes de contre offensive pour rendre inoffensive la curiosité du peuple et le maintenir ainsi dans l’ignorance. Ces publications sont des ramolisseurs déformants de sémantique en particulier celle utile aux luttes et aux révolutions prolétaires.

Et je ne parle même pas de la radio et de la télévision, désertés par le sens la plupart du temps si ce n’est pas par la confusion et l’amalgame.

Je me souviens les effets dévastateurs que pouvaient avoir un enchaînement "anodin" entre deux nouvelles afin qu’elles se téléscopent et que cela procure une totale anhilation du propos premier. Ni vu ni connu je t’embrouille.

Jacques POTIER



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
16 juillet 2007 - 23h33

alors jouons avec les mots , chacun (e) à sa façon ................ Anna

Liberté, mes frères

Je vous chante

Sans mur ni barrières

Vie innocente

Egalité , mes frères

Ils vous assassinent

Sans haine ni misère

Bonté divine

Fraternité , mes frères

Je vous crie

Sans larmes ni colère

Hymne à la vie

Révolution , mes frères

On leur résiste

Sans armes ni militaires

Révolte pacifiste

Vérité , mes frères

Ils vous sacrifient

Sans honneurs ni mystère

Sauvons nos vies !

République , mes frères

Je vous l’assure

Sans rêves ni chimères

Rouge nature

Démocratie , mes frères

Ils nous insultent

Sans honte ni repère

Voix incultes

LIBERTE

EGALITE

FRATERNITE .



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
16 juillet 2007 - 23h36

"Le mode d’être de l’intellectuel nouveau ne peut plus être constitué par l’éloquence, [...] il doit consister à se mêler activement à la vie pratique, comme un constructeur, un organisateur, un "persuadeur permanent", parce qu’il n’est pas simplement un orateur [...] ; à partir de la technique-travail, il parvient à la technique-science et à la conception humaniste et historique, sans laquelle on reste un "spécialiste" et l’on ne devient pas un "dirigeant". Antonio Gramsci

Le moustique socratique



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
16 juillet 2007 - 23h51 - Posté par

On m’a dit que j’ai trois idoles : le Christ, Marx et Freud. Ce ne sont que des formules. En fait, ma seule idole est la réalité. Si j’ai choisi d’être cinéaste, en même temps qu’un écrivain, c’est que plutôt que d’exprimer cette réalité par les symboles que sont les mots, j’ai préféré le moyen d’expression qu’est le cinéma, exprimer la réalité par la réalité. Pier Paolo Pasolini

Le moustique socratique


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 11h16 - Posté par

Excellentes citations , Moustique socratique, propices à la réflexion sur les chemins de traverse, effectivement les images ont quelques fois des effets plus percutants que tout discours bien huilé à la sauce rhétorique. M.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 10h18 - Posté par

C’est bien la première fois que j’aime les piqûres d’un moustique. En plus, je crois que je suis en train de tomber "amoureuse" de Gramsci.

Cependant,

Il me semble que nous fonctionnons, à partir et avec, toute une synergie de choses qui s’enrichissent et se renforcent mutuellement ou se génèrent et régénèrent pour aboutir à l’action.

Et la qualité de l’action elle même ne dépend-elle pas de la qualité de la réflexion qui l’a précédée ? et la qualité de la réflexion ne dépend-elle pas de la qualité des mots qui la structurent et de la réalité qu’ils désignent ou symbolisent ?

De ce texte plaidoirie sur le sens et la force des mots (passionné certes, mais où est le mal ? toutes les passions ne sont pas forcément destructrices si on sait les transformer en créativité et en actions constructrices) je préfère choisir d’en savourer le SENS et la "substantifique moelle" ;

et de la moelle, (comparativement à l’ambiance générale de débandade, de confusion, de reniements, de conformisme béat et de résignation misérable) ce texte en a pas mal je trouve et ça régénère l’ambiance parce qu’il permet d’entrevoir les moyens et donc la possibilité de sortir de ce cadre, destructeur de la grandeur fondamentale de l’être humain, pour aboutir à l’action libératrice.

D’ailleurs, pour conclure je préfère retranscrire une des phrases qui m’ont touchée, parce que les mots et la synergie de ces mots Ô combien vibratoires ont déniché en moi mon potentiel de créativité transformatrice et vivifiante :

"Libérer notre parole, voilà ce que nous devrions réapprendre à faire..... Il s’agit de savoir se souvenir pour pouvoir rêver d’un avenir. Comme un arbre qui a besoin de racines bien accrochées pour porter loin ses branches. En libérant notre parole, en nous réappropriant les mots, nous libérons notre esprit. En libérant notre esprit, nous libérons nos actes."

Merci Moustique Socratique d’avoir titillé ma réflexion pour libérer ma parole et communiquer avec toi.

Maguy


LA GUERRE DES MOTS a déjà commencé elle s’appelle lutte sémantique des classes
17 juillet 2007 - 01h57

Belle plaidoirie sur la nécessaire bataille du sens et des mots pour le porter.

Merci à toi Elodie. LA GUERRE DES MOTS a déjà commencé elle s’appelle lutte des classes, elle ne se décrète pas, perd la classe sociale qui oublie de la mener.

Salut fraternel du Renard Rouge

Voici un petit texte paru en 1988

Nombrilisme

Tu dis :

La religion c’est le cache-sexe de l’esprit !

Et tes yeux

Gants de cuir agiles

Tendent une main

Livre ouvert

Sur des portées de javas

Danse d’amples mouvements endiablés

Des hanches utérines des contrebasses

Tu dis :

Dieu est un alibi monstrueux !

On dirait qu’il va pleuvoir

Les pensées volent bas

Sous Paris-la-profane

Il y a du vide

Immense

Les icônes cloîtrent la transparence

Telle une vierge

Si pure que personne n’ose toucher

Une rose se restructure en lys.

Paru dans « Mésanges ou follets Ne pas tondre l’haleine des elfes »

Fabrice Selingant



LA GUERRE DES MOTS a déjà commencé elle s’appelle lutte sémantique des classes
17 juillet 2007 - 14h45 - Posté par

BRavo au Renard ;-) et à Anna pour la poésie !
Ouf, un peu d’air , ça fait du bien !!
Amitiés et bonnes "wouacances" comme disait Jacques Calvet dans les Guignols !!!

Osémy


LA GUERRE DES MOTS a déjà commencé elle s’appelle lutte sémantique des classes
17 juillet 2007 - 23h01 - Posté par

C’était pas plutot Jacques Calwouet ? VSB.


LA GUERRE DES MOTS a déjà commencé elle s’appelle lutte sémantique des classes
17 juillet 2007 - 23h34 - Posté par

Bien joué, VSB ! Ils sont tous partis en vacance même Osémy la Louve j’ai l’impression.

Bise de Bonobo

Maguy


LA GUERRE DES MOTS a déjà commencé elle s’appelle lutte sémantique des classes
18 juillet 2007 - 00h46 - Posté par

Bises aussi, bonobo Maguy. Que veux-tu, Osémy la Louve, c’est pas Dieu la mère, elle fatigue comme tout le monde, on peut bien passer sur quelques " absences ". Je suis en train de réflechir à ce que tu dis, au sujet de " dictature, et ma réponse est : nous creuserons, nous creuserons nous creuserons tant qu’il faudra.......je cherche ton post et je te réponds. A tout de suite. VSB.


Le choix des mots : "Démocratie populaire"
17 juillet 2007 - 15h40 - Posté par

Je suis d’accord avec beaucoup de choses que tu dis sur le détournement des mots par les forces du capital, ainsi que sur la nécessité pour le PCF de rester lui-même, mais je ne suis pas pour l’emploi de la formule "dictature du prolétariat".

Car les mots suivent des évolutions et ont une histoire, parfois lourdement chargée.

Le prolétariat, d’accord avec toi pour dire qu’il est toujours là et qu’il doit rechercher le pouvoir pour s’émanciper de sa condition. Mais la dictature qu’elle soit bourgeoise ou prolétaire, reste une dictature, c’est à dire un régime autoritaire.

On peut vouloir "remettre" le pouvoir au peuple ou qu’il le prenne (c’est encore mieux) sans souhaiter une dictature. Non ?

Tu le dis toi-même : "Les Mots entretiennent toutes sortes de rapports entre eux, et eux avec nous : assimilation, confusion, exclusion, définition, hasardeuse, rigoureuse…

Les figures de style ajoutent ou retirent du sens. Il faut les connaître aussi, et savoir que le « Je ne te hais point » de Chimène n’a pas le même sens que le « Je t’aime ».

Il en va ainsi du choix crucial entre « capitalisme » et « libéralisme », entre « communisme » et « gauche » ; il en va ainsi également pour d’autres couples, « socialisme » et « Parti socialiste », « stalinisme » et « communisme »…

Voilà, comme le mot " stalinisme" entâche le mot "communisme", je trouve que "dictature et prolétariat" ne font pas bon ménage. L’expression "démocratie populaire" me convient beaucoup mieux.

Fraternellement

L’abeille


Le choix des mots : "Démocratie populaire"
17 juillet 2007 - 17h58 - Posté par

BRAVO MERCI LA LOUVE de ce tempo aux mots si justes
tempo des mots qu’on attend alors que nous reviennent en maux
les actes des malfaisants au pouvoir
quand on parle d’antilibéralisme en lieu et place d’anticapitalisme
je parle ici des comites antiliberaux d’avant l’ ère sarkoquifaitmal
et quand ils disent OUVERTURE ils ouvrent une gueule grande comme celle
d’un loup féroce pour avaler les petits socialos tous prest à se compromettre
d’ où OUVERTURE dans la langue sarkophage = COMPROMISSION
n’ayons là encore pas peur de dire qu’ils vendent leur âme
déja vendue mille fois !
djo


Le choix des mots : "Démocratie populaire"
21 juillet 2007 - 17h41 - Posté par

Pour compléter ma réponse, voici (suivre le lien) des éléments de compréhension éclairants, notamment, sur l’emploi très mesuré de l’expression par Marx qui lui préférait "conquête du pouvoir politique" ou "domination politique du prolétariat"...

http://semimarx.free.fr/IMG/pdf/KOU...

L’abeille


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 17h45

Chère Louve,

Gobalement et sur tous les points, absolument rien à redire sur cette plaidoirie juste et passionnée, et passionément juste sur le pouvoir des mots et la connaissance et recherche vigilante du SENS des mots et de la façon de les manier.

De ce point de vue, il me semble qu’il y aura un énorme travail à faire au niveau de la formation des militants que nous sommes pour nous hisser à la hauteur de cette exigence de maîtrise et du travail qui nous attend à tous les niveaux pour donner enfin un SENS non seulement aux mots mais aussi à la VIE, à notre EXISTENCE et à notre CONDITION HUMAINE. (Recherche de SENS plus que de VERITE ? - que voilà un autre beau sujet de plaidoirie ..... et de discussion !!)

Tu viens à point nommé pour apporter ton éclairage à propos du concept de "DICTATURE DU PROLETARIAT".
Une discussion est en cours avec VSB (que j’appelle quelque fois vieux-sage) NOSE et ESTEBAN,

NON PAS sur son SENS profond qui est de PERMETTRE - grâce à l’exercice du pouvoir par le Prolétariat - le développement social, culturel et humain harmonieux et continu de LA SOCIETE TOUTE ENTIERE SANS OUBLIER PERSONNE ET SURTOUT PAS LES PLUS FAIBLES OU LES PLUS DEFAVORISES afin de détruire l’Etat Bourgeois et permettre le passage à la SOCIETE SANS CLASSE. ..... (contrairement à ce qui se passe dans la DICTATURE DU CAPITALISME que nous vivons aujourd’hui en France et dans le Monde à travers ses mandataires serviles qui se sont fait greffer "un coffre-fort à la place du coeur" .... A voir l’état dans lequel se trouvent tous les peuples du monde, le résultat est édifiant).....

Cette société SANS CLASSE suppose un degré de CONSCIENCE, de CULTURE, de RESPONSABILITE, de FRATERNITE et D’HUMANISME jamais vécu jusqu’à présent dans nos sociétés dites "civilisées et évoluées" ????. UTOPIE, diront certains .... !! :

Ma foi ! les romans de Jules Verne sont bourrés d’UTOPIES qui semblaient irréalisables au commun des mortels et que les progrés de la technologie ont tôt fait de concrétiser et réaliser. Se reporter aussi aux grandes conquêtes sociales de notre peuple que SARKOSY et sa clique sont en train de détruire ....Pour le plus grand bonheur des tenants de la DICTATURE CAPITALISTE ;

Et si nous nous mettions en marche pour concrétiser et réaliser la plus belle des UTOPIES qui soit : celle de nos valeurs COMMUNISTES de JUSTICE, de CULTURE pour tous, de NIVEAU de VIE DECENT, de LIBERTES DEMOCRATIQUES et INDIVIDUELLES, de REPARTITION EQUITABLE DES RICHESSES, d’INTELLIGENCE du COEUR autant qu’INTELLECTUELLE, D’AMOUR du PROCHAIN, de "BEAUTE QUI SAUVERA LE MONDE" (bien au delà de celle des Miss France ...) etc etc ..bref d’HUMANISME Réel et Concret et pas que dans les belles phrases. Faisons le pour nos enfants et nos petits enfants et pour notre dignité d’hommes et de femmes d’aujourd’hui. Comme le SENS de NOTRE VIE

Mais je m’emballe, je m’emballe ou plutôt ... Je me LIBERE et ça fait du bien.... Revenons à nos Moutons....Noirs si possible....

Et donc La discussion porte sur l’expression elle-même et le mot "dictature" en particulier si l’on considère l’impact psychologique "repoussoir" qu’ont généré les méthodes bureaucratiques du régime Stalinien (résurgence ou effets du conditionnement du régime tzariste ?) qui en a DEVOYE LA NOBLESSE DU SENS en dictature de pouvoir personnel et dictatorial (malgrè la formidable avancée des acquis sociaux et culturels, l’appui à la décolonisation qui en a été facilitée etc, etc).

C’était difficile certes de tout tenir à bout de bras -intérieur et international- mais le prolétariat soviétique tout imprégné qu’il était du Régime Tzariste qu’il venait d’abattre, n’a pas été en mesure d’intervenir démocratiquement pour empêcher les dérapages bureucratiques, et quelles qu’en soient les raisons le mal est fait ... Et nous sommes bien obligés de faire avec.

Simplement, cette image "repoussoir" que ce mot dictature a acquis et accumulé au fil du temps et de l’histoire (Hitler, Franco, Mussolini, Pol Pot et tant d’autres, et celui qui aurait dû lui restituer un SENS NOBLE et révolutionnaire mais qui s’est laissé prendre au piège d’une efficacité dictatoriale : Staline.), ces faits historiques ont laissé une empreinte dans l’imaginaire (est-ce le mot adéquat ?) des gens et la représentation qu’il se font de la société décrite (en condensé) par ce mot et de cette expression "Dictature du Prolétariat". C’est comme une "gangue" en "putréfaction" qui l’emprisonne et les questions que je me pose sont les suivantes :

1-)pourrons-nous, saurons-nous la faire exploser cette "gangue" pour retrouver et libérer le "coeur" de l’expression et du concept et le faire COMPRENDRE aux autres ? ou bien est-il préférable de choisir une autre expression comme "Hégémonie du Prolétariat" par exemple ?

2-)Puisque devant le matracage et pilonnage idéologique néolibéral, il nous faut reprendre l’offensive :

Ne faudrait-il pas réfléchir sur les axes de lutte idéologique à privilégier ? Devons nous passer notre temps à rétablir certaines vérités historiques sur la Révolution d’Octobre et le vrai sens de "dictature du Prolétariat" qui ne peut se réduire au Stalinisme, alors que la formidable machine médiatique que nous avons en face va très habilement, comme à son habitude travestir nos explications en nostalgie de la défunte URSS ?

Ne devrions nous pas plutôt "axer nos luttes idéologiques sur "l’actualisation" des idéaux communistes et de notre positionnement de classe" ? (comme le propose Paul Syndic dans "Que Faire" du 28 Juin)

"Cette actualisation permettrait d’envoyer dans le fossé le pilonnage "communisme musée des horreurs", tout en restituant la capacité mobilisatrice initiale des idéaux communistes"

Voilà Chère Louve, j’ai suivi ton conseil : j’ai libéré ma parole et ce faisant je me suis réapproprié les mots et il me semble qu’effectivement j’ai libéré mon esprit. Est-ce que mes actes vont aussi se libérer ? Je te dirais ça plus tard, en tout cas je l’espère.

Et j’espère que les mots qui se sont (laborieusement quelques fois) bousculés dans ma tête sont suffisamments "justes" pour ne pas trahir le sens de ce que je voulais dire et faire passer.

Merci à toi.

Chaleureusement

Maguy



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 18h00 - Posté par

Hé bé !!!!!!VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 23h45 - Posté par

Hé oui ! ....

Mag


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 15h11 - Posté par

J’aurais dû dire :

Hé Boui !


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 19h10 - Posté par

Une précision d’importance, mais je crois que beaucoup ici le savent :

le terme "HEGEMONIE DU PROLETARIAT" est de GRAMSCIS communiste Italien qui le proposait en remplacement de "DICTATURE DU PROLETARIAT"

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 23h33 - Posté par

Si nous voulons "réinvestir les terrains abandonnés", nos mots ne seront pas focément "opérants", même s’ils sont "justes"...

Je ne crois pas aux mots, ni à rien de sacré et définitif, je crois que tout objet peut avoir une essence différente de celle qu’on lui a supposée en le baptisant, y compris les mots :

tout objet peut être une arme, s’il est utilisé comme telle, y compris les mots.

Je crois à la "synergie des mots", et des êtres, et à la liberté qui rend aux humains leurs responsabilités :

un poète saura tordre les mots, mais le jeune en rage d’une banlieu n’aura pas les mots pour "exister".

Comme toutes les créations humaines, la richesse des mots est trés mal partagée, et avant de culpabiliser un peuple en perte de culture, il nous faut utiliser tout ce qui est disponible, y compris les fausses notes, car on peut quand même en faire une bonne musique :

plus que l’authenticité d’un mot, voyons donc ce que nous pouvons faire passer comme "mise en mouvement authentique" :

c’est pas tant le "corpuscule " qui importe, c’est "l’onde" sur laquelle il entre en résonnance...


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
17 juillet 2007 - 23h48 - Posté par

Qui c’eeeeeest !!!!

C’est l’plombier !!!!!


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 00h51 - Posté par

Bourreau d’enfants !!!!!!Je t’ai reconnue bonoboMaguy ; Sors de là, t’es repérée. VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 00h07 - Posté par

Très belles pensées, qui sans les mots ne seraient qu’une page blanche.

A quoi sert l’onde si ceux qui les émettent ou qui surfent sur elle, ou qui les perçoivent jouent à l’homme invisible ?

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 01h17 - Posté par

Cou cou pol : C’est pol éthique et pas pol pot hic c’est po étique

pol rase gratis le poillanonym.
il faudrait atterré avec cette attitude infantile de demander la MARQUE/

Signé je ne sais qui


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 10h47 - Posté par

Je ne sais qui,

Tu n’as pas tout à fait tort ! mais le virtuel et l’intellect exclusivement intellect à 100/100, ça manque tellement de chaleur humaine que même un surnom, ça permet quand même de nous situer par rapport à tous les autres correspondants de Bellaciao (que décidemment j’adoooore !)

Maintenant, c’est sûr que chacun est libre de faire ce qu’il veut et ce qu’il sent !

Malgré tout, Si ce que je viens de dire et si l’idée même de chaleur humaine, ici, est de l’enfantillage : Alors Vive les enfants !!!......

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 18h32 - Posté par

ça peut être très désagréable de n’avoir pas de signature en face, c’est vrai. Ca peut être vil.
C’est pour ça que que l’anonymat n’est pas reluisant vu sous cet angle.
Mais si certaines règles sont respectées cela peut être productif pour le travail collectif.
Les pseudonymes servent aussi. Mais c’est surement plus délicat de faire avec un pseudonyme qu’avec un nom. Ca peut être de l’ordre de se faire un nom. On peut être pris par ce jeu comme par l’écran de l’ordi, l’écran du rève.
Si certaines idées doivent passer, le fait de ne pas être estampillées leur permet un frayage plus facile.

Il faut absolument des noms, des pseudos, car il n’y a pas de pur esprit.
Mais l’internet offre cette possibilité incroyable, remarquable, quand le débat est riche, de faciliter le démarquage de certaines idées et donc de faciliter leur appropriation par tout un chacun.

Fraternellemnt.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
19 juillet 2007 - 01h17 - Posté par

Je reconnais que ton opinion se défend parfaitement. L’idée que des idées non estampillées peuvent passer mieux quelques fois et que certains se les approprient plus facilement je veux bien le croire parce qu’ils n’ont plus le réflexe barrage du sentiment éventuel d’antipathie viscérale pour tel ou telle mais c’est bien dommage car on n’est jamais tout bon ou tout mauvais et le plus important ce sont les bonnes idées, celles qui remuent qui font bouger qui ouvrent un espace qu’on n’avait pas vu vers autre chose, même si ça dérange un peu.

Néanmoins, même anonyme un style se reconnaîtra toujours, et l’autre ne sera jamais moi et vice-versa.

J’ai du mal pour ma part à me laisser formater par le monde virtuel qui tend à nous transformer en êtres désincarnés et anonymes. Bien sûr quelque part c’est magique, mais moi je le ressens comme un danger pour les humains au bout du compte. Trop c’est trop !

Les relations humaines laissent déjà à désirer dans la vie normale, nous ne savons pas communiquer avec bienveillance et simple gentillesse et surtout avec toute l’ouverture d’esprit qu’il faudrait et une réelle écoute de l’autre, et au lieu de se remettre en question là-dessus et voir comment on pourrait améliorer ça, on se jette sur l’ordi et on privilégie l’anonymat et le virtuel pour devenir des êtres désincarnés. Ben moi qu’est-ce que tu veux je trouve ça triste, et inquiétant !!

Quand tu rencontre physiquement quelqu’un pour la première fois, tu te présentes et il où elle se présente à toi et tous les sens des deux personnes participent à ça. C’est ça qui caractérise la vie, le vivant, l’être humain depuis nos origines. Alors si on ne veux même plus signer un petit post vraiment ! même pas une lettre "V" par exemple ... au moins lui il signe. Merci "V". Une bise de Bonobo à toi finalement tiens !

Et toi l’inconnu tu n’auras que ce que tu mérites : Rien, puisque c’est le Rien qui t’intéresse, tu n’auras que mes mots, et encore si tu veux bien les lire ...

Mais merci quand même de ta réponse qui a inspiré la mienne.

Fraternellement aussi quand même, c’est toujours ça !!!!


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
19 juillet 2007 - 13h50 - Posté par

C’est pas rien que cette discussion su les noms avec toi se passe sur un fil, sur les mots.

TROUVE SUR INTERNET

Les philosophes et les logiciens qui considèrent les classes, les nombres, et les "entités mathématiques" similaires, comme des manières de leurres ou de chimères, sont habituellement appelés "nominalistes". Un nominaliste n’aime pas dire :

(A) " Pour toutes les classes S, M et P : si tous les S sont M, et si tous les M sont P, alors tous les S sont P. "

Il préfère écrire :

(B) " Ce qui suit devient une expression vraie quels que soient les mots ou les phrases du genre approprié que l’on puisse substituer aux lettres S, M, et P :

"si tous les S sont M, et si tous les M sont P, alors tous les S sont P." "

Le motif de cette préférence est clair, même s’il n’est pas convaincant : le nominaliste ne croit pas réellement que les classes existent et évite ainsi la formulation (A). A la différence des classes, les "phrases" et les "mots" lui semblent relativement "concrets" et il emploie donc la formulation (B). SUR INTERNET :

Les philosophes et les logiciens qui considèrent les classes, les nombres, et les "entités mathématiques" similaires, comme des manières de leurres ou de chimères, sont habituellement appelés "nominalistes". Un nominaliste n’aime pas dire :

(A) " Pour toutes les classes S, M et P : si tous les S sont M, et si tous les M sont P, alors tous les S sont P. "

Il préfère écrire :

(B) " Ce qui suit devient une expression vraie quels que soient les mots ou les phrases du genre approprié que l’on puisse substituer aux lettres S, M, et P :

"si tous les S sont M, et si tous les M sont P, alors tous les S sont P." "

Le motif de cette préférence est clair, même s’il n’est pas convaincant : philosophiques rattachés à la logique se manifestent plus clairement.

Les philosophes et les logiciens qui considèrent les classes, les nombres, et les "entités mathématiques" similaires, comme des manières de leurres ou de chimères, sont habituellement appelés "nominalistes". Un nominaliste n’aime pas dire :

(A) " Pour toutes les classes S, M et P : si tous les S sont M, et si tous les M sont P, alors tous les S sont P. "

Il préfère écrire :

(B) " Ce qui suit devient une expression vraie quels que soient les mots ou les phrases du genre approprié que l’on puisse substituer aux lettres S, M, et P :

"si tous les S sont M, et si tous les M sont P, alors tous les S sont P." "

Le motif de cette préférence est clair, même s’il n’est pas convaincant : le nominaliste ne croit pas réellement que les classes existent et évite ainsi la formulation (A). A la différence des classes, les "phrases" et les "mots" lui semblent relativement "concrets" et il emploie donc la formulation (B). et évite ainsi la formulation (A). A la différence des classes, les "phrases" et les "mots" lui semblent relativement "concrets" et il emploie donc la formulation (B).

PAS DE CLASSE ça veut dire ce que ça veut dire. Pas de classification pas de classe bourgeoise ou ouvrière mais de la multitude selon Negri.
Bien sur les noms qui nous représentent comme sujet sont importants et vitaux.

Une seule remarque : ce qui m’a toujours étonné dans le domaine de l’écrit c’est qu’en math les théorème sont toujours les théorème d’un tel ou d’un tel et que tout le monde s’en fout. Il prennent valeur de signe.

L’internet, peut être, (même si c’est difficile) est de l’ordre de l’écrit Il y a donc à lire et à déchiffrer
Il faut des dialogues, une vie, un théâtre. Il y a donc du lecteur de classe, et c’est peut être pour lui que nous écrivons ces petits textes.

Je ne suis pas pour l’anonymat, je suis pour qu’il y en ait un peu, ce qu’il faut, et ce seulement sur internet et ce paradoxalement pour que la dimension de l’écrit reste.
D’ailleurs je signe de pseudo assez souvent, mais j’ai pour règle de ne pas rentrer dans une polémique, quand je ne signe pas.

Sauf à ce sujet.

Je remercie donc au passage tous ceux qui y vont de leur petit mot, sans signer, comme celle du dessus qui n’est pas de moi.
Bien à vous et toute mon amitié :

Popol si vous le voulez bien.

PS
J’ai l’impression de "cracher du savoir" et ça ne me plaît pas. Mais maintenant que je l’ai dit, cette impression vient de disparaitre.
Un discours c’est fait de mots, mais il n’a souvent de sens que de cracher le nom de celui qui le prononce. C’est Humain le nom, mais il y a aussi le quotidien, le proche qui nous appelle avec et qui le leste du poids de ses mots prononcés. D’accord donc avec vous là dessus évidemment.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
19 juillet 2007 - 23h59 - Posté par

Moi aussi, j’ai l’impression de " cracher du savoir ", ( jolie expression soit dit en passant ) et ça ne me plait pas plus que ça. Mais une fois parti, je trouve toujours que c’est pas assez " bien ", c’est mal foutu, incomplet alors je fignole, je fignole.....Enfin, faut peut etre en passer par là pour ECHANGER avec d’autres ZUMAINS. Amicalement. Vieux stal borné.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
20 juillet 2007 - 08h20 - Posté par

Vsb

Cracher du savoir est une "formule" de Lacan c’est pour ça que j’ai mis les guillemets.

Quelques intuitions simple : Il y a de l’échange, des polémiques, des approximations, des affects, mais aussi de la juxtaposition d’idées de réflexions, des mises en rapport apparemment sans échange qui permettent aux lecteurs de passage dont je suis, de ne pas avoir l’impression de se retrouver en position de voyeur, ce qui empêche de lire.

Les interventions modestes, anonyme, sur la pointe des pieds souvent ,de "lecteurs" qui passe ont un effet de modération.

Une autre chose de l’ordre de la reconnaissance : en vrac.

Certains précisent, pointent, épinglent , et d’autres bricolent, et "fignolent" et rebricolent.

Vous aurez compris que je suis aussi du coté des bricoleurs, et ce définitivement.

Toute mon amitié et ravi d’avoir fait votre rencontre.

Popol


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 01h55 - Posté par

Sympathique Maguy, je t’improvise une réponse : quelle différence entre " porteurs d’au " et " alliances de classe" ? Un exemple de " porteurs d’eau ", c’est la participation de 81. Tu as connu ça, je te fais grace des détails. Alliances de classe, supposait d’après Marx, ( et ce n’est pas vrai parce qu’il le dit, mais au contraire, il le dit parce que c’est vrai ) un " compromis " et non une " compromission " entre le prolétariat et la bourgeoisie non monopoliste pour détacher celle-ci du grand capital. Je sais que ça va donner des hoquets à " V ", mais je poursuis ( n’a qu à prendre un Alka-Selzer ). Ce compromis avait été précisé " dictature DEMOCRATIQUE du PROLETARIAT et de la PAYSANNERIE SUR LA BOURGEOISIE " en vue de sa liquidation par Lénine. La revendication de " la terre aux paysans " n’était pas une revendication " socialiste " et encore moins " communiste ", loin de là, puisque il s’agissait de permettre l’accès à la PETITE PROPRIETE PRIVEE de la terre aux paysans. Lesdits paysans étaient restés des serfs malgré la suppression du servage, et meme dans certains endroits, le paysan était totalement disponible 24 heures sur 24 pour le propriétaire terrien, et c’esr cette possibilité d’extorsion de la force de travail sans aucune limite de temps qui faisait dire en son temps à Engels qu’elle rétablissait ipso facto l’esclavage. Mais l’alliance avec cette paysannerie n’était pas une disposition harmonieuse des choses artistiquement arrangées dans une Russie qui aurait été un jardin d’agrément. Il s’agissait d’une alliance strtégique dans laquelle les intérèts CONTRADICTOIRES du prolétariat et de la PAYSANNERIE entre EUX devenaient SECONDAIRES, la CONTRADICTION PRINCIPALE étant prolétariat et paysannerie alliés contre l’ennemi commun, la bourgeoisie. Dans un futur peut-etre plus proche qu’on ne croit, l’alliance entre le prolétariat et la petite et moyenne entreprise ne sera pas un roman d’amour ;la contradiction d’intérèt entre l’ouvrier et le patron ne disparaitra pas comme par enchantement, mais chacun devra tenir compte, dans une mesure DETERMINEE par le RAPPORT de FORCE, de l’interet de l’ennemi secondaire, contre l’ennemi principal et commun. Quand je parle de rarpport de force, il faut prendre en compte le fait que la paysannerie en France est passée de plusieurs MILLIONS d’exploitations en 69 à plusieurs CENTAINES de MILLIERS en 2007. Autrement dit, le " régime soviétique " avec son Armée Rouge et son KGB en 70 ans a été incapable de faire ce que le plan Mansholt, la PAC et le Crédit Agricole ont fait en moins de trente ans à savoir LIQUIDER LA PAYSANNERIE. Et en douceur, à telle enseigne que les paysans survivants en sont encore à aller embrasser le cul, passe-moi l’expression du Crédit Agricole et de la F.N.S.E.A. La paysannerie disparue, ce sont les gros bataillons d’infanterie de la bourgeoisie qui disparraissent. Ne restent plus qu’environ 600 000 artisans en France et une trentaine de mille de PME-PMI. On va s’emm.....à aller discuter avec ces gens-là ? Si des artisans veulent s’allier au prolétariat, ils abandonnent leurs intérèts immédiats de " bourgeois " pour leurs intérèts futurs matériels et moraux d’HUMAINS. C’est dans cette optique que je vois les rapports des communistes ( et je ne suis pas membre du Parti ) avec le réformisme : en bref, on veut SOCIALISER LES GRANDS MOYENS de PRODUCTION et d’ECHANGE, et si ça je vous plait pas, allez vous faire foutre. Dans cette optique, je verrais bien un Parti Communiste à 40, 50 et pourquoi pas 60/100. Parce que Sarko va se charger de réveiller les zombies qui l’ont installé aux manettes, et peut-etre bien qu’une super-crise de 29 est en train de se pointer MINE DE RIEN. Regarde un peu les indicateurs boursiers, c’est assez parlant. Hein que je suis sérieux quand je m’y mets ? Allez, je te fais de grosses bises pour l’instant. VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 11h36 - Posté par

Je ne dirais qu’un mot : BRAVO !

Mag


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 00h59 - Posté par

C’est l’onde AVEC laquelle, et non SUR. C’est la guerre des mots, Tonnerre de Brest, espèce de bachi- bouzouk. Je te suggère une autre image : la bouteille dans laquelle on a mis un message, c’est l’information, et si on jette la bouteille DANS un cours d’eau, l’eau est la " porteuse ". AAAARRRRGGGGHHHHH, ça me rajeunit. VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 11h33 - Posté par

Toi aussi tu t’y mets ? ....Vieux Bonobo !

Si on compare l’onde à une vague, et s’il s’agit de surfer, c’est vrai qu’on se laisse porter par elle et que donc on surfe AVEC elle, c’est juste "vieux sage érudit".... Cependant !.... même si de temps en temps le surfeur est submergé par la vague, est-ce qu’on le VOIT surfer DESSOUS, DEDANS ou DESSUS ? Moi, je ne crois que ce que je vois, et JE LE VOIS DESSUS donc SUR.

C’est moins "scientifique" que AVEC et peut-être plus subjectif mais c’est aussi une autre face de la réalité, VISUELLE celle-là.

Merci pour la cogitation mais était-ce bien utile pour faire avancer le schmilblick !

Bises de Bonobo. ça t’apprendras à m’emmerder.

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 17h02 - Posté par

Ma camarade Maguy, ma soeur, mon amie, mon rayon de soleil, mon petit lapin, mon petit canard laqué de Pékin, mon petit sandwich au jambon.....euh non....je m’égare là, je n’aurai qu’un mot : OUI. Bises. VSB. P.S. Ca fait pas deux mots, ça ?


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 11h50 - Posté par

Chère Maguy, j’ai bien lu tout ce que tu as écrit et je vais té répondre, ou plutôt ; participer au débat que vous avez entamé notamment sur la "dictature du prolétariat" mais pas avant ce soir ! bises fraternelles à tout le monde
La Louve


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 11h43

De Claude D’Auvergne à La louve :
Beaucoup de tes soucis sont les miens et nous avons des avis proches :
Une des batailles que nous avons perdu est celle du glissement sémantique...

Tu as écrit "Dépassement du Capitalimisme" est de Marx...

Peux-tu nous donner la référence biblio précise. ??

J’ai posée cette question a deux conférences fédérales sans obtenir de réponse satifaisante. Sauf qu’on peut la trouver dans le manifeste. !!!

Et a deux germanistes communistes qui eux m’ont donné une réponse satidfaisante mais qui prouve que cette expression n’est pas Marxiste...
Je vais essayer de faire court :
Dépassement viendrait d’un autre verbe employé par Hegel qui signifie : dépasser apres l’avoir détruit...
encore : Dans le Manifeste en allemand ou en français, ne cherche pas, tu perdrais ton temps..
Claude



LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 14h44 - Posté par

Bonjour Claude dAUvergne

Je ne peux pas te donner "la" référence exacte là maintenant parce qu’il y en a plusieurs mais en fait tu la retrouves partout dans l’oeuvre de Marx .

En effet , nous sommes confrontés au problème de traduction d’une notion typiquement hégélienne et qui est celle "d’Aufhebung" (mouvement de l’esprit dans la dialectique qui aliène et dans un même moment, conserve, le sujet) , traduit d’ailleurs dans la plupart des éditions de Marx par "abollition".

C’est manifestement une erreur conceptuelle, ou plutôt sans parler d’erreur, une insuffisance lexicale et donc conceptuelle qui a fait poser abollir comme traduction d’"aufheben".

Mais traduire c’es trahir, bien souvent...

Alors en effet, ce n’est sans doute ni dépassement ni abollition qu’il aurait fallu traduire ( d"épassement" étant une notion traduction "moderniste" dont la maternité, si je ne m’abuse, revient au PCf dans les 90... sous l’impulsion, notamment, de Sève, pour traduire le concept de "processus" lui même inclu dans la notion d’Aufhebung hégelienne..) peut être plutôt assimilation ou sublimation ?

Je te livre d’ailleurs ce passage de Sève sur la question :

"(...)Penser dépassement au lieu d’abolition du capitalisme, non seulement ce n’est pas, comme se l’imaginent certains, s’éloigner d’une vue authentiquement révolutionnaire, mais c’est revenir enfin à la pensée et au langage même de Marx. Car presque toujours, là où dans la plupart des traductions on lit "abolition", figure sous sa plume un mot - Aufhebung - signifiant à la fois suppression et conservation dans l’élévation à un plan supérieur, ce que n’exprime pas mal le mot "dépassement". Et pourquoi donc Marx parle-t-il de dépasser le capitalisme plutôt que de l’abolir ? Parce que le capitalisme n’est pas qu’exploitation intolérable de l’homme par l’homme, avec quoi il faut certes en finir sans retour ; il est en même temps et inséparablement mode de production des richesses sous lequel se créent, fût-ce en négatif et à travers les pires souffrances, maintes conditions d’une forme sociale supérieure, libérée de toutes les grandes aliénations historiques - par exemple une productivité sans précédent du travail, un développement multilatéral C’est bien pourquoi le Manifeste communiste met en valeur ensemble les aspects formidablement révolutionnaires et dramatiquement rétrogrades du capitalisme. Il faut "abolir" les seconds tout en conservant d’une tout autre façon les premiers : tâche double que dit bien le mot "dépassement", et qui correspond aujourd’hui bien plus encore qu’hier à ce qu’exige un combat anticapitaliste à vocation majoritaire parce que largement créatif"

qu’en dis tu ?

La Louve


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 16h18 - Posté par

Lucien Sève, "penser avec Marx aujourd’hui" tome I (on attend le II ... !) La Dispute 2004.

Dans son titre, il a dit "avec"...ce qui ne m’empêche pas de tenter de penser "sur" un mode marxien, tout comme mon "corpuscule" n’existe que sur un mode ondulatoire.

Ceci dit, bravo, La Louve, qui nous fais rencontrer la dure matière des mots sur un mode "pensée"...avec talent !


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
21 juillet 2007 - 12h05 - Posté par

De Claude d’Auvergne à La Louve :
Merci d’attacher de l’importance a mon ecrit.
J’avais entendu parler de Lucien Séve je ne sais plus a quel propos. Ce texte est le premier, je crois, que je lit de lui :
Alors, pour faire bref :
a)- je suis né le 11-12-31.

b)- La premiére fois que j’ai entendu parler de "dépassament du capitalisme, c’etait, je crois dans un discours de Staline (qui pour moi n’etait pas le Diable).
IL disait "si l’URSS n’arrive pas a dépasser le capitalisme, quand à la production de fonte, d’acier, de KW etc PAR HABITANT son avenir est compromis" (de ma défaillante mémoire).
Ca me semble différent du dépassement de Lucien Seve...

c) J’ai eu la chance incroyable d’ecouter Angella Davis, elle nous a dit : "Soyez toujours tres précis dans le choix des complements de substantifs"
Ben, oui dépassement du Capitalisme : en quoi ?

d) tellement vrai que certain ont ajouté un complément a depassement : "révolurionnaire"
a mon avis ils ont créé un (une) oxymore (mot que je connais depuis huit jours (silence assourdissant).

e) le texte de Seve (je dit toujours ce que je pense) je le trouve faux-cul.
par exemple : l’augmentation de la productivité coincide avec l’augmentation (exponentielle) du taux d’exploitation du ...prolétariat.
Je laisse à certain le droit d’afficher un sourrire fin et supérieur.

f) Je suis un méchant.

g) au temps de la mutation j’ai posé à plusieurs dirigeants la question :
la mutation c’est quoi ? réponse la démocratisation Bon
la démocratisation c’est quoi ? réponse la mutation
C’etait l’époque dans laquelle :
Nous avons emprunté un gué et, soi-disant, nous sommes areté au milieu.
J’ai alors écrit à Robert Hue :"heuresement, camarade, que nous ne l’avaons pas traversé le gué, parceque ce n’est pas à 3,5 % que nous serions, mais à O,35 %

IL y aurait des pages à ecrire et discuter... bien sur...

Au plaisir de te lire, excuse mon ortografe : je n’ai apas beaucoup été a l’école, seul diplome C.E.P.

Claude
P.S. Comment on fait pour faire des retours à la ligne impératifs ?


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 16h37 - Posté par

merci à tous ceux qui se creusent les méninges afin de ne pas reproduire des mots non pensés.

Quand on élit un mot pour qu’il aille en délégation porter une idée de soi vers autrui, on commet déjà une "trahison de soi", acceptant de déléguer dans ce "transport" , sa propre volonté de pensée , dont on espère qu’elle sera "servie fidèlement".

Il faut en effet "revenir sans fin sur ce travail ", car il n’y a pas de "pensée collective" sans pensée de chaque individu, du moins si l’on refuse de prendre "autrui" pour un "clone".

Donc, je pense individuellement, "sur" un mode (la dialectique marxienne, par exemple), qui, lui, est collectivement "choisi" (souveraineté populaire faite de souverainetés individuelles).

Al1d’Nantes


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
18 juillet 2007 - 15h25 - Posté par

voilà pour parachever ( Inernet c’es t vraiment merveilleux !) en fait ; on a tout sous la main - surtout que le fonds marxiste dispo sur le Web est VRIAMENT d’une richesse infiinie, bref

ici, Manifest der Kommunistischen Partei (auf Deutsch)

http://www.mlwerke.de/me/me04/me04_...

et là, par exemple, Manifeste du Parti communiste (traduction française)

http://classiques.uqac.ca/classique...

si tu recoupes attentivement tu verras que Aufhebung est traduit par "abolition" mais que c’est bien cette notion d’Aufhebung qui a été traduite tardivement par "dépassement".

donc t u as raison au fond, "dépassement " n’est pas en soi un concept de Marx - mais dans ce cas pour etre archi précis il faut dire que le seul concept qui est de Marx , ce n’est même pas "abolition" mais c’est celui d’Aufhebung.

seulement ,avec ça , je ne suis pas sûre que nous soyons entendus - d’où la conclusion qui s’impose de plus en plus : Marx n’est pas une icône, ses traducteurs et commentateurs non plus, donc, il faut sans cesse reprendre les textes "à la source" pour "ciseler" la traduction des concepts en français.

Cordialement
La Louve


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
19 juillet 2007 - 01h54 - Posté par

Dis donc quelle richesse de discussion et de documentation ! et en plus tout le monde peut en profiter ! Mon petit fils a eu raison de me pousser à l’achat d’un ordi pour avoir internet !

Belle démonstration à tous ceux qui pinaillent un peu trop parfois à propos du doigt quand ce doigt montre la lune, que le mot c’est pas rien !

Merci camarades.

Mag


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
19 juillet 2007 - 10h50 - Posté par

Hé, Maguy, ma soeur, ma camarade , mon rayon de soleil, mon petit lapin, mon petit canard à l’orange......zut, voila que ça me reprend....on continue notre palabre ? J’ai comme un soupçon que tu dois quelque peu manquer de confiance en toi, comme si des bonnes ames s’étaient sérieusement employées à te casser les pattes. Bon, j’ai décidé démocratiquement à l’unanimité de te mettre en plus à la physique, ( il y a quiproquo pour l’onde , et au passage, j’èspère que le " bachi-bouzouk " ne s’est pas formalisé de ma blague ) et peut-etre meme que tu pourrais m’aider pour mon espagnol, qui n’est pas ce qu’il pourrait et devrait etre. Sinon, fais travailler ton intuition féminine ( tiens, au passage cherche - et trouve - pourquoi intuition féminine n’est pas un pléonasme ), et dis-moi pourquoi des vingt et une prépositions que compte la langue française, " sur " est employée presque exclusivement et à tort et à travers. Pour le reste, je rumine tes cogitations sur Gramsci et " l’hégémonie ", et ma foi, je trouve qu’il y a du grain à moudre. Bon, là-dessus, au plaisir de te relire, et surtout te titiller. Bises. VSB.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
22 juillet 2007 - 01h43 - Posté par

Je ne vois pas ce qui te fais dire que quelqu’un m’a cassé les pattes et que je manque de confiance en moi ? Il faut que je me gendarme un peu par rapport à Bellaciao parce que si je m’écoutais je passerais ma journée dessus et je ne ferais plus rien d’autre. Je me rends compte que c’est une véritable drogue et ça ne me plait pas cette dépendance. c’est pourquoi quelquefois je lache un peu le clavier, mais je suis encore trop présente.

Ta question à propos de "sur" je ne sais pas. Quand à ta question sur l’intuition féminine je t’y ai répondu sur un autre fil en même temps qu’autre chose et je crois que c’est sur l’autre fil de la Louve où on c’est mis à parler espagnol. Je réponds aussi sur un autre post du même fil et assez longuement à ta question : est-ce que tes parents sont espagnols ?

Le Popol il est assez étrange et mystérieux, c’est assez fascinant. Moi je trouve que ne pas signer c’est une coquetterie comme une autre parcequ’on sait qu’on va intriguer les autres, enfin dans son cas en tout cas. ça a l’air d’être une sacré tronche à défaut de tronche sacrée....

Tu ne m’as jamais répondu si tu avais lu l’article de Paul Syndic "Que Faire" du 28 Juin :

http://bellaciao.org/fr/imprimer.ph...

Moi je le trouve très complet, très méthodique, très sérieux et intéressant et, ce qui ne gâche rien il envisage bel et bien de préserver le PCF tout en l’actualisant avec une relance remarquable de la lutte idéologique. Tout en donnant un cadre pour la discussion des militants il donne déjà quelques propositions très précises sur : la politique industrielle implicant chaque salarié : objectif global plein emploi - nouveau droit des salariès - nouveaux outils financiers de gestion et épargne salariale - nouvelle régulation du commerce international. Pays du Sud - ONU - nouveau commerce international - propositions planétaires - Et ce n’est que l’un des thèmes sur lesquels il a planché.

Je l’ai imprimé pour pouvoir y travailler dessus il y a 14 pages. Comme il est trop long, il n’a pas eu les retours qu’il aurait dû avoir. Je projette de distiller chaque thème de l’article 1 par semaine sur Bellaciao, parceque c’est un travail formidable et très concret et qu’il veut préserver comme nous le PCF et ses fondamentaux intacts avec des rassemblements de gauche ponctuels.

Je me demande (intuition féminine ....) si ce Popol ce ne serait pas lui. (Paul Syndic) car ça a l’air d’être une sacré tronche aussi. Il m’avait répondu lors de mon article sur "les dégats de l’égo en politique" tout à fait à la fin du fil et inextrémis avant qu’il disparaisse de la première page.

Bon j’arrête et je te Bise camarade

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
22 juillet 2007 - 16h10 - Posté par

Chère Maguy, je vais me mettre à Paul Syndic et Gramsci, j’aurai le temps cette semaine à tete reposée. Pour le " manque de confiance ", c’est juste une vague impression, c’est l’internet. Moi aussi, j’ai tendance à squatter la bécane, mais le débat me fait travailler les neurones, je deviens un " intellectuel collectif ". Quant à l’intuition, nous ne l’avons pas DEFINIE. Là, je t’ai piégée, AH QUE......je suis bien content. C’est bien là que voulais en venir quand j’ai " sauté " sur la polémique avec NOSE et " V " à propos des maths des zéros et des un. Pour la préposition " sur ", je te prépare une thèse à la Bourdieu. Ce que trouve bien sur Bella Ciao, c’est que peux donner libre cours à ma méchanceté. Au fait, tu dois bien avoir un point de vue personnel sur les langues occitanes ? Allez, ma camarade, je te fais des bises A, DE, PAR, POUR, SANS, CHEZ, EN, DEPUIS, DANS, AVEC, AVANT, APRES, SUR, DEVANT, DERRIERE, PENDANT, DURANT, MALGRE, VERS, CONTRE, et non pas SUR la joue. Ca, c’est ce que ma grand-mère appelait la " malindrad ", qu’on pourrait traduire par " mauvaiseté ". Vieux stal borné.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
22 juillet 2007 - 19h13 - Posté par

VSB : dans un message (16 juil, 19h51) j’ai écrit un peu rapidement "dévoiement linguistique" tout en mentionnant deux livres que je trouvais intéressants et précis, "LTR" de Victor Klemperer et "LQR" d’Eric Hazan , et ç’a suffi à déclencher (le 17 juil, à 1h30 !!) comme si tu n’attendais que ça, une longue raillerie, assez méprisante du reste... "Dévoiement linguisitique" était sans doute maladroit, mais à mon avis ton "dérive sémantique" à propos de la langue du troisième reich et de la cinquième république vaut encore moins. Et alors ? Alors rien, sinon que j’ai l’impression que tu as du temps (et de la bile peut-être) à perdre. rébral


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
22 juillet 2007 - 20h18 - Posté par

Mais non, c’était pas toi. Désolé que ça t’ait fait cette impression, mais j’ai sauté sur l’occase pour me payer une bonne tranche de rire sur certaines de mes anciennes connaissances, des spécialistes de ce genre de baratin. Pour dévoyement linguistique ou dérive sémantique, ou abus de language ou autre formule, l’important est que l’ON SE COMPRENNE. Si tu relèves des formules qui ne te conviennent pas dans mon blabla, je ne demande qu’à me perfectionner. Merci et fraternellement. Vieux stal borné.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
22 juillet 2007 - 21h21 - Posté par

VSB : merci pour ta réponse. Bon, je te prends au mot, la page est tournée... amicalement. rebral.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
23 juillet 2007 - 01h19 - Posté par

Pour REBRAL, tu auras l’occasion de me reprendre, je fais mon quota de ballourdises. L’autre jour, j’avais des bonnes nouvelles, ça m’a rendu primesautier et taquin A propos de Klemperer, j’étais au courant, mais si tu cherches " novlangue des médias ", ça te fara une continuation sur cesujet. Amicalement. Vieux stal borné.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
24 juillet 2007 - 10h25 - Posté par

Chère Maguy : Tu es tombé pile poil avec humour : à défaut c’est vrai.
Je te caches pas que j’aurais préféré dans mon en enfance être une tête couronnée, un prince.
Une sacrée caboche me faisant encore plus peur : c’est louis 2 de Bavière devenu fou par ce qu’il était Roi, et ne faisait pas le roi. Tu dois être surement au courant de cette boutade.
Alors j’essaye d’être comme je peux dans le défaut que j’ai toujours cultivé. Ca s’appelle aussi la timidité.

Oui mais à cultiver le défaut on risque d’avoir de sacrés défaut.
Mince on n’en sort plus.

Amitiés à tous les deux.

Je repars dans mon île natale. Mystère qu’elle est "il". ça commence par C.
PS : et le V. Moi j’ai décidé de l’appeler vé comme on dit à Marseille ça arrondit les angles de V pointu.
Il aurait pu choisir u mais ça doit lui rappeler trop de mauvais souvenirs.

Salut V. au passage. Y a Toujours eu un côté Peppone au pcf, heureusement.

Popol.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
24 juillet 2007 - 13h05 - Posté par

Salut camarade Popol. J’étais gamin dans un peit village des Hautes-Pyrénées juste après guerre, et pour moi, Pépone et don Camillo, c’était la vie de tous les jours. Un curé qui avait fait la Résistance chez de Gaulle, et des républivcains espagnols. Tout ce petit monde disputait des parties de pétanque acharnées, et on les entendait s’eng.....jusqu’à l’autre bout de la vallée : si la " calotte " pointe le bout de son nez, les mitrailleuses sont sous la paille et bien graissées. Parce que les maquis du sud-ouest n’avaient pas rendu toutes les armes en 45. Puis tout le monde se retrouvait au bistrot du village, les vaincus trouvant toutes les excuses pour essayer de ne pas payer l’addition. Et bien entendu, quand le curé pouvait venir en aide à ses " ennemis les rouges ", les veuves entre autres, y avait pas besoin de grand discours. Quand je vois la mentalité de nos " clases moyennes modernistes et éduquées ".......Amitiés. Vieux stal borné.


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
25 juillet 2007 - 01h49 - Posté par

Cher Popol

ça fait du bien de pouvoir t’appeler popol. mais ce doit être mon côté féminin .... et nominaliste ... ?

Je crois qu’on est tous des princes ou (et) des dieux, les uns plus que d’autres peut-être ..... mais potentiellement à coup sûr.

En tout cas toi je te vois plus en "Petit Prince" de St Exupéry sur sa planète avec sa rose et son renard qu’en Louis II de Bavières. C’est peut-être là que tu retournes quand tu parles de ton île ....

C’est une heureuse surprise pour moi que ce premier contact un peu incongru sur ce fil quant au contenu, prenne le chemin d’une amitié virtuelle. C’est très sympa que tu prennes la peine de te reposer sur "l’onde en résonnance" encore une fois pour nous refaire un petit bonjour à VSB et moi-même.

Tu m’as fait rire avec "Pepone". notre ami "V" c’est vrai ! Je l’imagine exactement comme lui. Peut-être que physiquement je suis à côté de la plaque mais en tout cas son esprit est aussi carré.

Bonnes vacances !!

Amicalement

Maguy


LA GUERRE DES MOTS AURA-T-ELLE LIEU ?*
24 juillet 2007 - 11h39 - Posté par

Non je ne suis pas Paul syndic.

Comme je t’avais lu en diagonale je n’avais pas fais attention à ça.
Alors, Tant mieux, car je vois que nous sommes plusieurs, chacun de notre côté, à notre manière, à orienter notre pensée dans la même direction, c’est donc un signe des temps, et ça me remonte vraiment le moral.

Il faudrait que je m’extrais du quotidien pour apporter une pierre à celà.
Je vais essayer sur le thème des rapports sociaux.

Merci de signaler ce texte !
Il faudrait que vous regardiez la vidéo sur le coup d’état contre Chavez. C’est quelqu’un d’une grande douceur. Cette vidéo m’a impressionné, surtout la fin : il se passe vraiment quelque chose là bas !

http://www.dailymotion.com/relevanc...

Fraternellement.





IDÉES NOIRES SOUS GILETS JAUNES
mardi 25 - 05h27
de : jean 1
VENEZUELA : La nouvelle économie Socialiste, c’est parti !
lundi 24 - 17h01
de : JO
Affaire Legay : les gendarmes en service à Nice ce jour-là ont refusé les ordres du commissaire
lundi 24 - 15h07
de : nazairien
2 commentaires
Ils sont 93
lundi 24 - 11h45
de : jean 1
1 commentaire
LE MONDE A CHANGE : L’impérialisme l’apprend à ses dépends !
lundi 24 - 11h38
de : JO
acte 32, beaucoup de monde à paris, manif sauvage, flics éparpillés, fatigués, inefficaces (vidéo)
dimanche 23 - 14h18
de : nazairien
7 commentaires
HONTEUX, SCANDALEUX ET INACCEPTABLE : L214 dénonce l’horrible scandale des ‘vaches à hublots’
dimanche 23 - 11h56
de : nazairien
2 commentaires
Sarkozy et ses "casseroles" , Sarkozy jugé pour corruption - C l’hebdo - 22/06/2019 (vidéo)
dimanche 23 - 02h45
de : nazairien
L’ Acte 32, a bien tenu ses promesses et le live du sanglier jaune, a donné l’information en continu (vidéo)
dimanche 23 - 01h46
de : nazairien
1 commentaire
perturbation au Salon aéronautique
samedi 22 - 22h32
de : désobéir
Retour aux blocages pour les gilets jaunes
samedi 22 - 17h42
1 commentaire
L’héritage de Brecht : ’Berlin en Seine’ à l’Essaïon
vendredi 21 - 19h56
Daniel Tanuro : « Collapsologie : toutes les dérives idéologiques sont possibles »
vendredi 21 - 14h08
de : jean 1
2 commentaires
C’est un gendarme mobile qui a renversé quatre gilets jaunes à Rouen en février (video)
vendredi 21 - 13h36
de : Lille Insurgée
Fête de soutien aux postier-e-s du 92
vendredi 21 - 10h39
MACRON : PREMIERE A DROITE
jeudi 20 - 10h15
de : Nemo3637
QG, le média libre (videos)
jeudi 20 - 09h30
de : Aude Lancelin
3 commentaires
RÉFÉRENDUM ADP Objectif : 4,7 millions de signatures !
jeudi 20 - 08h53
de : La CGT
Comédie de Béthune - Un an après la grève ...
jeudi 20 - 08h37
de : Synptac Cgt
Ulcan (Chelli) renvoyé aux assises : sera-t-il extradé ?
jeudi 20 - 08h22
de : CAPJPO-EuroPalestine
ASSURANCE CHÔMAGE : LES CHÔMEURS DANS LE VISEUR ! Rassemblement le 20 juin à 11H Place du Palais Royal
jeudi 20 - 08h14
de : FNSAC - CGT
Non au détricotage de la loi sur la liberté de la presse
jeudi 20 - 08h05
de : SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO
Urgence pour l’hôpital et pour un accès effectif à des soins de qualité, partout et pour tous !
jeudi 20 - 07h59
de : Ligue des droits de l’Homme
Le Naufrage d’ALSTOM : Macron dans la tourmente ?
mercredi 19 - 20h50
de : JO
1 commentaire
Assurance chômage : 3,4 milliards d’économies sur le dos des chômeurs, zéro sur celui du patronat
mercredi 19 - 15h25
de : Stéphane Ortega
1 commentaire
Voitures électriques, nucléaire et compteurs Linky : Stéphane Lhomme à nouveau à Castres
mercredi 19 - 09h35
QUAND LES TRAVAILLEUSES DE LA MUSIQUE NE SONT PAS À LA FÊTE ...
mercredi 19 - 09h27
de : FNSAC - CGT
Grève massivement suivie à Radio France, près des trois quarts des salarié-e-s ont cessé le travail le 18 juin
mercredi 19 - 09h22
de : CFDT, CGT, FO, SNJ, Sud, Unsa de Radio France
Une Magistrate agressée devant chez elle par un #LBD40 : une enquête ouverte pour tentative d’assassinat
mardi 18 - 18h21
de : nazairien
11 commentaires
Geodis : ces batailles du flux des ouvriers de la logistique
mardi 18 - 09h19
de : David Gaborieau
1 commentaire
Reverdir le Rojava
mardi 18 - 08h53
de : Pierre Bance
Rendez-vous dans 100 ans.
lundi 17 - 18h40
de : L’iena rabbioso
VENEZUELA : Cette expérience Socialiste qui donne des frayeurs à l’impérialisme !
lundi 17 - 17h47
de : JO
Grande Fête du livre de Noir et Rouge samedi 22 juin 2019-
lundi 17 - 09h52
de : frank
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 - 09h29
de : Roberto Ferrario
1 commentaire
Garde à vue de Gaël prolongée, Mobilisation lundi 17 juin 12h30
lundi 17 - 09h27
ADRESSE À TOUS CEUX QUI NE VEULENT PAS GÉRER LES NUISANCES MAIS LES SUPPRIMER
lundi 17 - 09h25
de : Ernest London
L’ESCROQUERIE DU REVENU UNIVERSEL D’ACTIVITÉ DE MACRON (video)
dimanche 16 - 16h35
de : JO
2 commentaires
ACTE 31 Gilets Jaunes de Toulouse : les brutes de macron dans ses oeuvres ! (videos)
dimanche 16 - 15h51
de : JO
Européennes : de la montée de l’extrême-droite à une autre perspective
dimanche 16 - 13h18
de : Eve76

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

L'ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, dans ce clair-obscur surgissent les monstres. Antonio Gramsci
Info Com-CGT
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite