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SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
de : LA LOUVE
lundi 3 septembre 2007 - 21h21 - Signaler aux modérateurs
25 commentaires
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de La Louve

A quoi reconnaît-on un penseur génial d’un imposteur ?

A ce que ses analyses, et les trames qu’il leur a données, les outils qu’il a façonnés pour y parvenir, sont toujours d’actualité un siècle après sa mort.

"Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce (…)"

Puis, plus loin :

"Il reste à expliquer comment une nation de 36 millions d’habitants peut être surprise par trois chevaliers d’industrie et être capturée sans résistance".

C’est Karl Marx qui écrit cela dans "Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte". Il n’est évidemment pas un imposteur.

1851-2007. Les hommes ont changé. Les circonstances aussi, parfois. Mais les mécanismes, l’analyse, la façon d’analyser, restent intactes. Parfaites.

Là où de Gaulle fut la tragédie, Sarkozy est la farce, au sens strict du terme.

C’est le hoquet de l’Histoire.

Revendiqué par le hoquet lui-même, de Gaulle (avec Jean-Paul II) est en tête des personnages qui l’inspirent le plus.

Peu importe que les vrais gaullistes le haïssent profondément parce qu’ils perçoivent confusément qu’il incarne à la fois l’antithèse et la continuation exacte de leur héros.

Peu importe qu’il n’ait retenu de de Gaulle que ce qui l’arrangeait ou le séduisait, et l’ait détourné en croyant le reproduire (autorité, qu’il voudrait morale mais qui n’est qu’autoritarisme ; symbolique du Père, qui n’est chez lui que paternalisme petit-bourgeois ; stature, qui n’est que gesticulations ; vision de la France et de l’Europe qui n’est, chez lui, qu’une vue myope, inféodante…).

Peu importe, même, que cette admiration ne soit qu’une posture, qu’une façade. Elle n’est pas anodine et elle est assumée.

Une chose sauvait de Gaulle de l’emprise absolue du capitalisme, et donc, lui garantissait malgré tout une indépendance par rapport aux puissances capitalistes incarnées : il craignait, il méprisait l’argent et son pouvoir à titre personnel. Madame de Gaulle faisait les comptes et économisait jusqu’aux ampoules électriques de l’Elysée. Militaire, de Gaulle était un ascète et cet ascétisme lui plaisait.

Mais ce n’était pas un saint pour autant.

En allant faire son discours sur les institutions à Epinal, dans les Vosges, en juillet dernier, Nicolas Sarkozy a placé, délibérément, ses pas dans ceux du vieux général, pour mieux les pervertir diront les uns, pour mieux les accomplir, diront les autres.

Et il a voulu que le message soit clairement compris et retransmis .

Il y a martelé sa volonté d’un pouvoir présidentiel renforcé. Et il a sans doute compris la leçon des « grands hommes » : l’Histoire que l’on peut écrire n’est qu’une question d’opportunités.

Il est donc, logiquement, celui qui va parachever le « coup d’Etat permanent » gaulliste et faire cracher à la Constitution du 4 octobre 1958 ce qu’elle a toujours eu dans le ventre, sans que personne jusqu’à présent, ait osé ou ait eu envie soit le supprimer, soit le porter à son apogée : un régime ultra présidentiel et autoritaire, où les contre-pouvoirs réels auront été méticuleusement balayés par le népotisme et le viol perpétuel du droit public positif.

Les premiers à l’avoir compris sont à droite et ce sont bien les gaullistes authentiques.

Comme le disait Marx, ce seront aussi les premiers punis politiquement.

Mitterrand avait une vision monarchiste et presque romantique du régime de la Vème république, héritée de l’avortement de la restauration sous la IIIéme république. Il se plaisait sur les hauteurs pyramidales, aimait à marcher (et non à courir), à lire... C’était un Florentin, plutôt Valois que Bourbon. Il aimait passionnément l’argent et le pouvoir, qui lui permettaient toutes les jouissances. Les "combinazzione" et les intrigues de palais le mettaient en joie.

Chirac était un capitaine d’industrie, fils légitime de ces grandes familles héritières des empires industriels construits à la fin du 19ème siècle, comme Michelin, Dassault, Boussac, gendre idéal, marié à la vieille noblesse française. Il avait la fibre démocrate et chrétienne de « l’homme du 18 juin » ; il s’en est rapproché en vieillissant, chaque année davantage. Le chien fou s’est installé dans la peau du parrain, plein de courtoisie mais gardant des piques redoutables, veillant sur les dernières cendres d’un monde qu’il vit disparaître, à l’aube d’une époque où il savait que lui et les siens n’auraient plus leur place et que l’ordre ancien allait céder.

Nicolas Sarkozy revendique Kennedy et de Gaulle. Il aime le glamour du premier et la plume du second. Mais c’est un de Gaulle atlantiste, poujadiste, qui n’a jamais fait la guerre, et qui confond libération et libéralisme.

Evidemment, Cécilia n’est pas Yvonne, et Neuilly n’est pas Colombey…

Reste donc, pourrait-on paraphraser, à expliquer comment une nation de 62 millions d’habitants peut être surprise par trois chevaliers d’industrie et être capturée sans résistance…

Encore une fois, les outils mentaux légués par Marx à ce qui devrait être sa descendance sont redoutablement efficaces. Ne pas s’en servir est une erreur. En faire un dogme est une manière de ne pas s’en servir.

C’est bien la structure de classes de la société et les rapports entre celles-ci ainsi que nos errement par rapport à cela, qui expliquent le tout.

La démocratie telle qu’elle existe en France aujourd’hui, ainsi que ses avatars (Nation, République), sont des créations bourgeoises pour la bourgeoisie.

Destinée à priver le prolétariat d’une chance véritable d’être représenté politiquement et de prendre le pouvoir pour faire advenir une société sans classe, elle ne lui laisse finalement le choix qu’entre la soumission ou la révolution.

Autrement dit, le crétinisme parlementaire auquel nous sommes aujourd’hui réduits, dévoiement inévitable de la démocratie parlementaire bourgeoise et lâche mise en place par ce bon Debré, encadrés par le financement des partis politiques et par la solde grassement versée aux députés et aux sénateurs, l’actuel système de représentation des Français, fortement appuyé par les structures spécifiques de la 5ème République qui assurent une prééminence indiscutable du Président, parachevé par son élection au suffrage universel, tout cela était, et est toujours, fortement et puissamment anticommuniste.

On devrait donc légitimement se demander aujourd’hui comment nous en sommes arrivés à cautionner notre ennemi le plus fidèle par-delà les décennies et y compris contre nous-mêmes.

Héritière politique tardive de l’anticommunisme du Général, prolongement institutionnel du combat pour le pouvoir que se livrèrent les forces de la Libération (appel du 17 juin contre appel du 18 juin, communistes contre gaullistes…), la Constitution de la 5ème République fut le premier signe de notre défaite.

Tout cela n’était bien destiné qu’à un seul et unique objectif, à savoir museler le prolétariat en lui faisant le moins de mal possible, le priver de ses défenseurs sans en avoir l’air, au nom de la Liberté, des droits de l’Homme, pour que les forces du capital puissent l’estourbir peu à peu et l’emmener ainsi à l’abattoir.

Abattoir où le prolétariat, désorganisé par plus de 15 ans de gouvernance socialiste et de syndicalisme indigeste, a fini par se conduire presque tout seul le 6 mai 2007.

Il est « amusant » de constater que selon l’INSEE, en 2005, les ouvriers composent encore presque 24 % de la population active française, voire 30% chez les jeunes de 15 à 29 ans alors que les « professions libérales » (artisans, commerçants chefs d’entreprise) représentent 6 % de cette population active et que les cadres frôlent les 15 %.

Les employés quant à eux, représentent 29,1% de la population active.

Cela, c’est intéressant aussi.

On ne peut pas faire porter tout le poids de la victoire de Sarkozy aux ouvriers, qui, contrairement au mythe qui en fait le gros des bataillons FN ( alors que, toujours selon l’INSEE, les ouvriers composaient en 2002 moins de 30 % de l’électorat frontiste), ont majoritairement voté à gauche (quoi qu’on entende par là), comme les fonctionnaires, ou se sont abstenus (et je crois que de très nombreux communistes se sont abstenus).

Alors que les salariés, les « employés » comme dit l’INSEE, eux, ont plus que contribué à ce « coup d’Etat » pour une raison simple : ils ne se sentent pas appartenir à une classe, ils ne sont pas organisés en tant que tels, et pour dire les choses simplement, ils n’ont aucune conscience de classe. (Pan sur les doigts, ça nous apprendra aussi à déserter le syndicalisme dans le secteur privé).

C’est cette saine lecture qu’a du potasser Nicolas Sarkozy avant de mettre en marche sa machine de guerre. Ce que les représentants des « partis de gauche » auraient été bien inspirés de lire également, sans doute.

Mais bon, on ne va pas refaire l’histoire...

Rien ne sert de se battre la coulpe et de regretter amèrement que Royal n’ait pas été élue, ni même qu’un autre candidat socialiste ne soit pas finalement présenté.

Il y a bien longtemps que nous aurions du quitter définitivement la route qui croise la rue de Solférino, bien longtemps que nous aurions du traiter le PS comme ce que nous savions qu’il était réellement : un repaire d’arrivistes, de romantiques, un peu mous, parfois très talentueux, mais aussi éloignés de nous que le rat des villes peut l’être du rat des champs.

Mais enfin, empêtrés dans notre mauvaise conscience post-stalinienne nous n’étions pas "au clair" nous-mêmes...

Toute cette histoire « de gauche », c’est un épiphénomène et le mal venait d’ailleurs, l’existence même du PS en tant que tel n’étant au fond qu’un symptôme de cette république fantoche.

Il ne suffisait plus à Nicolas Sarkozy, (à qui on doit reconnaître d’être un fin stratège et un bon observateur de la vie politique, ou de savoir bien s’entourer), de constater le vide abyssal laissé « à gauche », par la grande faute des socialistes, (et avec la complicité passive et malheureuse du PCF, il faut bien le dire, s’en excuser platement, pour ensuite, ne plus y revenir).

Sarkozy puisa dans quelques bons ouvrages un prolétarisme de pure façade qui fit néanmoins mouche, les prolétaires, en effet, ayant grand besoin d’être représentés et étant avides d’être défendus.

Fallait-il être aveuglé par les gloires passées pour ne pas prendre la mesure du gouffre qui s’ouvrait sous nos pieds depuis 20 ans !

Que Sarkozy se mit directement dans la poche les cadres et professions dites supérieures, les professions libérales, les chefs d’entreprise, quoi de plus normal ? Il ramena aussi vers lui, et on sait comment , des gens, y compris des gens historiquement de gauche, voire d’extrême gauche, qui votaient auparavant pour Le Pen ou de Villiers. Rien de choquant non plus.

Le tour de force réside en ce qu’il parvint à « vendre » au gros des troupes prolétaires que la défense de leurs intérêts passait nécessairement et préalablement par la défense des patrons, que défense des prolétaires et défense des intérêts capitalistes allaient de paire, (formule sur laquelle nous devons absolument réfléchir car elle est redoutable et questionne fortement ce que nous croyons être le communisme en France).

Largement aidés par notre incapacité à leur insuffler une nouvelle conscience de classe, ainsi que par une décérébration de masse, « les employés » gobèrent comme un seul homme des mirages de pouvoir d’achat et de sécurité.

C’était logique et c’était si beau !

Si les patrons sont contents, les salariés seront contents, et les bourgeois seront, évidemment, reconnaissants aux prolétaires d’avoir acclamé leur champion !

Ben tiens...

Génération Casimir... « Voici venu le temps des rires et des chants, dans l’île aux enfants, c’est tous les jours le printemps ; c’est le pays joyeux des enfants heureux… »

Les patrons et autres capitalistes laissèrent Sarkozy faire son show, utilisant à cette fin tous les moyens que ces nantis mirent à sa disposition pour qu’il donne le meilleur de lui-même, sans aucune crainte que celui qu’ils pensent être leur créature leur échappe.

Ils savaient bien, eux aussi, pour avoir à maintes reprises constaté sa faiblesse dans leurs usines et leurs entreprises, que l’organisation des prolétaires avait pris plus que du plomb dans l’aile…

Et les institutions de la 5ème république, ainsi que l’inspiration gaulliste, firent le reste.

Toute sa vie, en effet, Nicolas Sarkozy s’était fait une certaine idée de la France…Enfin surtout, une certaine idée de Sarkozy en France.

Aujourd’hui qu’en est-il ?

Et bien, le coup d’Etat avance, et il frappera tout le monde ou presque. Les compagnons d’hier deviendront les ennemis demain, il ne faut pas en douter.

Non, le projet de Sarkozy pour la France n’est pas vide ni creux, au contraire de ce qu’ont bégayé les membres du PS (qui croient encore judicieux de donner leur opinion alors qu’ils feraient simplement mieux d’achever de se dissoudre en silence).

Le projet de Sarkozy et il était plus que clair dans son discours du MEDEF, c’est de briser, de disloquer, de désunir, par tous moyens, le peuple de la France, pour régner, sans partage, jusqu’à la nausée. Créer, recréer, un sous prolétariat, qui sera sa meilleure main d’oeuvre.

Il est principalement capitaliste, antisocial et autoritariste. Il est surtout la manifestation d’une volonté de pouvoir personnel quasi-pathologique. Lui seul peut tout.

Quelle stratégie adopter face à cela ? Quel horizon se donner pour avancer dans cette mêlée ?

Evidemment, le communisme.

Le communisme et rien d’autre.

Il n’est plus qu’à souhaiter aujourd’hui que nos dirigeants dans leur ensemble prennent la juste mesure de notre échec, mais aussi, de l’échec de leur pensée et de leur vision du communisme, rapidement.

Je dis cela sans méchanceté, car je crois que se tromper, en effet, est humain. L’appel des militantes et des militants qui, au fond, leur demandent ce retrait, comme une dernière marque de confiance, un baroud d’honneur, se fait de plus en plus pressant...

Qu’ils comprennent qu’on ne leur en voudra pas, au contraire, de reconnaître leurs torts, ou plutôt leurs erreurs, erreurs qui sont consubstantielles à une époque et qu’au fond, ils ne pouvaient pas ne pas commettre, que nous aurions commises aussi, sans doute si nous avions été à leur place.

Qu’ils cèdent la place, pour que le PCF ne sombre pas corps et biens.

Voilà l’urgence, d’abord.

Car le capitalisme est à bout de souffle, je le maintiens et tout le prouve.

Et nous, nous le peuple, nous les prolétaires, nous les faibles et les exclus, avons dramatiquement besoin d’un parti du communisme si nous voulons, le jour venu, être en état de saisir l’opportunité historique qui se présentera à nous.

Il faut critiquer la démocratie que l’on nous offre aujourd’hui comme un modèle indépassable mais qui n’est qu’un simulacre bourgeois destiné à enterrer nos frères, pour avoir une chance de faire advenir une démocratie réelle.

Il faut critiquer le pseudo-socialisme qu’on nous offre aujourd’hui, comme si tout avait été dit et pensé et que le salut réside uniquement dans la propagande et la médiatisation, pour avoir une chance de faire advenir un Socialisme véritable et au-delà, le communisme.

Et s’il est bien une conquête que nous devons opérer d’urgence, avant toute chose, c’est celle de notre électorat « naturel ».

Cela, ça ne se fera pas en cinq ans.

Mais justement, Sarkozy peut nous y aider, à condition que nous nous y aidions nous-mêmes.

C’est la logique de balancier de l’Histoire.

Tant que nous n’aurons pas fait ce travail, nous ne gagnerons plus d’élections.

Et bien sûr, quand je dis cela, je postule avant tout que gagner des élections ce n’est pas se répartir quelques sièges, une poignée de régions, des cantons, des communes, et ce ne doit pas être la recherche du pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour le communisme.

Cette conquête nécessaire, (non pas pour la survie du PCF en soi, mais pour la renaissance du PCF en tant que parti de masse, outil du communisme), elle ne se fera pas avec des armes d’un autre temps.

Et quand je parle d’armes, je parle de structures mentales, je parle d’habitudes et de pratiques politiques...

Cette conquête implique une révolution des âmes qui seule évitera la révolution des corps.

Un bain de jouvence, ou un bain de sang.

A nous de choisir…

Fraternellement,

La Louve



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Commentaires de l'article
SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
3 septembre 2007 - 22h37

ce texte est un bon manifeste ! j’adopte , pour le "congrés extraordinaire" !
al1 d nant



SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
3 septembre 2007 - 22h55

Salut La Louve,une fois de plus je ne peux qu’être d’accord avec toi mais si ton texte est très bon il a,de mon point de vue,une grande lacune:tu ne parles pas des luttes !!? Elles sont un outil indispensable pour la reconquète des masses.Sans faire de l’agitation imbécile il faut de l’action,c’est indispensable 1)pour s’opposer à la droite et faire annuler quelques lois scélérates 2)pour POLITISER les masses ;après chaque manif remarque le nombre de gens qui s’intéressent de plus près à ce que nous faisons ,voire qui adhèrent.
On ne peut pas faire l’économie de ces actions.Tu dis refaire le Parti pour le communisme , je suis d’accord alors donnons nous les moyens de le faire.Tu parles des dirigents là aussi je suis d’accord mais ils ne bougerons pas spontanément,il nous faut les pousser .Surtout qu’en ce moment il ne faudrait pas beaucoup de choses pour que cela bouge.C’est le moment,allons-y ?

François Pellarin.



SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 00h41 - Posté par

"Un bain de jouvence, ou un bain de sang".

Je ne suis pas aussi pessimiste que toi, Lupacchiotta... :D

La répétition engendrant le ridicule (confère son omiprésence djoggingo-djeunzisante... :D), le météore Sarkozy finira bien par se désagréger au contact de cette atmosphère (z’avez dit atmosphère ?) grotesque, nauséabonde et névrosée qu’il s’acharnera maladroitement à vouloir fourguer tout son quinquennat durant...

Ni De Gaulle, ni Napo : juste un p’tit Silvio de plus !

Brunz

(à l’ouest rien de nouveau, si ce n’est que la politique-bidet n’en finit plus d’avancer !)


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 01h30 - Posté par

J’abonderai dans ton sens en observant qu’il vaut mieux prendre un éclat de rire qu’un éclat d’obus. Ceci dit, notre Louve-truffière nationale nous la sort bonne, comme on disait en 68, et je me propose, toutes affaires cessantes, de commenter quelques constatations, comme par exemple, le fait que les " employés " ont majoritairement voté Ptinico. En fait, ces rescapés de la petite propriété paysanne liquidée par la PAC et le Crédit Labricole, constituent ce que j’appellerai, faute de mieux, l’une des deux mamelles du " complexe capitalo-compliciel ", l’autre étant un sous-prolétariat, souvent de meme origine, d’ailleurs. Et sans aucune malignité de ma part, il m’apparait que les deux organismes suscités ont réussi à liquider la paysannerie sans douleur, ( avec la complicité d’icelle, soit dit en passant ), en moins de trente ans, alors que feue l’URSS, avec son KGB et son Armée Rouge, a été submergée par l’ouragan déchainé du retour à la propriété privée. Autre statistique, entre 43 et 73, le nombre d’ouvriers en URSS avait augmenté de 50%, et dans le meme temps celui des emploés avait lui TRIPLE ; en 73 la République des ouvriers et des paysans comptait 24% d’ouvriers et 36% d’employés. Faudra que je retrouve ce que disait Lénine en 1920, sur le réformisme " produit ",( si l’on peut dire ) par l’idéologie CAPITALISTE des petits propriétaires,artisans et paysans, précipités en permanence dans le prolétariat par la concurrence du grand capital. La différence étant que le régime gaulliste a liquidé la petite bourgeoisie industrielle dans les années 60, ( le mot d’ordre était alors de liquider les canards boiteux ) et qu’après les PME-PMI réduits à la portion congrue par les monopoles, ce sont maintenant les paysans qui suivent le mouvement et dont les morveux constituent les classes moyennes prétentiardes, m’as-tu vu, consuméristes, et totalement incultes. C’est d’ailleurs pour financer la constitution de ces monopoles que Charlot s’est résolu a en finir avec cette imbécilité criminelle mais surtout ruineuse qu’était la guerre d’Algérie, commencée tout comme l’Indo d’ailleurs par la bande à Mollet-Mitterrand. Quant aux morts algériens......J’ai pas fini, mais j’ai soif. Salut à tous. Vieux stal de plus en plus borné.


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 01h51 - Posté par

Tiens un ptit demi bien embué....T’a raison, ’fait soif...

T’en étais où déjà ?

Copas (préposé au groupe de travail sur la surchauffe des gosiers craquelés)


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 13h38 - Posté par

Salut Cop et JMH, je termine ma péroraison : le capitalisme, qui se caractérise par l’anarchie dans la production, produit en fonction du taux de profit, et non pas du besoin. Conséquemment, il se désintéresse, du moins a tendance à se désintéresser de ce que deviennent ses productions après vente, et notamment quand ces productions sont dépassées techniquement, ou atteintes par l’usure ou plus exactement, par l’obsolescence, ( mot que le novpatois en vogue nous envoie dans le museau à tous les coins de phrase ) et qui est le vieillissement de la matière. Donc disais-je, ( et je vous prie de noter, d’encadrer et de souligner, car il y aura interro, et je note sec ) cette production du capitaliste qui échappe forcément au producteur, le prolétaire, et finit par se retourner contre lui, Marx l’avait nommée aliénation. Mais Marx, dans sa célèbre théorie, ( célèbre pour qui, au fait ? ) sur le changement quantitatif infime qui induit un changement qualitatif total et complet, ( Pascal, lui, avait bien observé qu’un grain de sable pouvait bloquer l’uretre, cette référence n’est pas fortuite ), avait bien prévu que le capitalisme créerait et ne ferait que créer les conditions de sa disparition. Eh bien, je viens d’en repérer un petit, oh tout petit, exemple : lorsque NOUS (parce que chuis tout de meme pas seul, bordel ) descendons une canette de bière, le liquide suit le parcours oesophage, intestin grèle, gros intestin et se retrouve dans la vessie. Pour peu que le process s’accélère, et que NOUS n’ayons pas de ouatère à proximité, NOUS pouvons toujours recourrir à un protocole ( toujours le novpatois tendance ) d’urgence et pisser dans la canette. Bien. Mais, si on a sifflé une BOITE de bière ? Qu’adviendrait-il de NOTRE bistouquette, si au terme de laborieux, efforts NOUS étions parvenus à l’enfiler... euh, c’est bien le verbe qui convient, donc à l’enfiler dans ladite boite ? Hein, vous y aviez pensé, VOUS, à ça ? Mais que deviendriez-vous, si je n’étais pas là pour tout vous dire ? Autre exemple : quand vous prenez le train, le mécano vient-il vous demander ou vous désirez vous rendre ? Non, n’est-ce pas ? Eh bien, quand vous entrez dans le moindre troquet, le serveur se précipite pour s’enquérir de ce que vous " souhaitez " boire. C’est cette mentalité d’obéissance passive qui perdra le fonctionnaire, comme elle a perdu le paysan russe. Mais, j’ai peut-etre pas tout compris ? Bon, fait soif. Vieux stal de plus en plus borné. Hic....


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 14h05 - Posté par

Attention à ces fâcheuses canettes en alu ! ça coupe !

On a perdu des révolutions pour moins que ça...

Co(pas)


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 15h48 - Posté par

Ben tiens, je me demande d’ailleurs si ça a pas été pensé pour ça : hein, que ça vous la coupe, doivent-ils penser, les maitres du monde ? D’ailleurs, je me souviens qu’en URSS du temps de Kroutchev, les bretelles de pantalon de l’Armée Rouge étaient classées " stratégiques ". En cas de baston, les trouffions rouges n’auraient pas pu se battre avec le falzard leur entravant les chevilles, quant a tenir le flingue d’une main et le futal de l’autre......On perd effectivement des Révolutions pour moins que ça. Au fait, Cop, continue tes devoirs de ouacances, on perd pas son temps et ça évitera à des esprits désordonnés comme moi de monopoliser le site. A plus. Vieux stal borné.


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 16h43 - Posté par

En Bulgarie, au fin fond de campagne, à l’orée des années 60, photographier un poteau électrique était un acte singulier d"espionnage....d’un équipement stratégique.

Les guerres , surtout celles des soviétiques, ont été gagné par les peuples contre les raclures en superbe uniforme .... en bandes molletières ou avec des bretelles pour pantalons acoustiques...

Ah ! les armées de l’an II ! Même napoléon en fit son squelette et unique objet de sa puissance.

Copas


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 17h59 - Posté par

Tiens, je me suis, ma pomme -mézigue retrouvé, avec deux fumistes de mon espèce, sur la liste noire de la SM, ( la Sécurité Militaire, ancetre de l’actuelle DPSD ) à dix-huit ans, et quand je raconte ça à des casques à boulons de l’actuelle Grande Muette, ils ouvrent un large bec, et laissent tomber leur...machoire, de stupéfaction. Moi, quand j’y repense, c’est plus fort que moi, JE ME MARRE. Vieux stal borné. P.S. Lors de l’affaire Toukhatchevski, oncle Jo fit fusiller pas moins de 35 000 officiers sur les 70 000 que comptait l’Armée Rouge. Ca explique que les trouffions rouges aient du " intuiter " face aux soldaten d’Adolf. Dans ce genre d’embrouille, tu fais pas deux fois la meme connerie.


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 03h28 - Posté par

"J’abonderai dans ton sens en observant qu’il vaut mieux prendre un éclat de rire qu’un éclat d’obus."

En lisant la première ligne, j’ai deviné de qui était le commentaire.

Ça n’fait rien, il y a des stals bien singuliers (comme aurait dit Tonton Georges) et bien sympathiques. (ça, c’est de moi)

JMH


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 15h50 - Posté par

Que voila un pluriel bien singulier. Excuses acceptées. HA HA HA. Vieux stal borné.


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 11h57

*
Donc INSEE 2005 :

25% d’ouvriers, 29% d’employés, 15% cadres.... Et encore, les cadres, il y a de tout là dedans , le mirifique cadre à 1500 euros par exemple (regarder les revenus médians en France est éblouissant en véritable répartition d’un point de vue strictement matériel sur les rêves de "classe moyenne").
Mais la question des "employés" ne les distingue que peu des ouvriers. C’est la relation au processus de production et à la création de valeur qu’il nous faudrait connaitre. Pour pouvoir ensuite voir quel bébé gémit là.

*
« Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce (…) »

Les grands personnages de l’histoire s’assimileraient plus à mon sens à une balle qui rebondit de plus en plus bas..... A la fin ce sont carrément des clowns.

*
Sarko a d’abord pris soin de faire main basse sur les haut-parleurs (comme ailleurs d’ailleurs, Bush, Blair, Berlusconi pour les cas les plus emblématqiues), puis de l’utilisation de ceux-ci pour un pilonnage sans précedent, méthodique .

Ca aide pour apparaitre comme un chef charismatique, quand on a des armées de gens payées à être agréables, retoucher ses photos le filmer en partant du bas pour le faire paraitre plus grand.

Ca aide également dans la préparation d’artillerie sur les thèmes que le petit a enfourché comme si il enfilait des chaussures faites main, un costume taillé sur mesure.... les thèmes rabachés sur les privilèges de gens à 1500 euros dénoncés par des gens à 15 000 euros, les retraites, les 35 heures, etc....

*
Sur la Veme république , Sarko a bien pigé que, comme droitier décomplexé, il pouvait en tirer une quintessence plus absolue. D’ailleurs il est remarquable qu’il soit un OVNI par rapport à la tendance de ces dernières dizaines d’années qui aboutissaient souvent à un consensus sur la limitation des pouvoirs du président et de velléités de réveil de l’assemblée nationale, la princesse française au bois dormant . Sarko va dans l’autre sens clairement. Lui il renforce et a tendance a être la substance même de son gouvernement.

*
Sur le jeu de Sarko vers les "prolétaires" c’est évidemment du populisme dans le plus strict sens originel du mot. C’est également le reflet de nos propres turpitudes et nos habitudes de langages absconses, inintelligibles, elliptiques, où le sens peut toujours souffrir de multiples interprétations .

*
En plus nous sommes trop gentils, on a du mal à déshabiller le monarque, on n’ose pas trop, il faudrait par compte le faire, délibérément. le monarque est l’émanation de la bourgeoisie, il y a leçon de choses, essentielle, à le montrer. En termes clairs et crus, "décomplexés"...

*
Car enfin, la gauche réelle doit se décomplexer.

*
La gauche façon PS , hummmmmm...... C’est surtout que les travailleurs n’ont plus aucun moyen de faire pression dessus pour infléchir un peu la ligne de ce parti qui compte sur le fond. C’est surtout parce que les travailleurs dans ce parti ne pèsent plus, politiquement et organisationellement , ce ne sont plus que des électeurs atomisés d’un parti séparé entre une bureaucratie d’élus, des retraités, des hauts fonctionnaires et d’un autre côté des adhérents dépolitisés et manipulables à merci.
C’est cette question de nature qui fait qu’il n’est plus possible de passer alliance politique avec eux , par fondamentalement la capacité de leurs dirigeants à se foutre de la gueule du peuple et des travailleurs (ça, ce n’est pas nouveau).
La question de la nature est importante dans les relations qu’on entretient avec un parti, le regard à avoir dessus.

*
La classe ouvrière et ses couches sociales et classes satellites est majoritaire d’une façon écrasante dans nos sociétés er là ce n’est pas du 53%-47%.... C’est sa conscience de soi, de sa différence fondamentale avec la bourgeoisie qu’il s’agit de cultiver.
Sarko est un brave homme, il nous aide avec sa crudité , à faire progresser la prise de conscience des travailleurs. A nous de faire comprendre, clairement les liens de celui-ci avec sa classe (c’est facile car tel un criminel narcissique il laisse ses empreintes de doigts partout), et clairement que la crème fraiche donnée aux gros matous (ils sont appelés comme ça outre-manche pour montrer leur avidité à piller la société) manquera dans leurs poches à la fin du mois.

*
Du point de vue de la gestion d’un état (qui n’est pas neutre mais aux ordres et taillé dans le sens de la classe dominante) Sarko n’est peut-être pas ce qui se fait de mieux. Il est très imparfait comme tout ambitieux. Il n’est d’ailleurs pas anodin qu’en moins de 100 jours il a sérieusement entamé son capital de confiance dans les milieux bourgeois et dominants du monde (sauf chez Bush , celui que même la droite américaine évite comme un pestiféré). De l’Irak à Moscou, de chez Merkel à Zapatero, etc, il s’est fait déjà plein "d’amis " (je plaisante d’ailleurs).

Ce mec là ne connait rien à la gestion bourgeoise, l’abime qu’il a creusé et va creuser en trois fois moins de temps que tout autre dans les comptes va bien au delà de tout. Nous le connaissions déjà comme le ministre de l’économie ayant augmenter le + le déficit , nous pouvons nous attendre, maintenant qu’il est président, à d’immenses choses de sa part. Et déjà on parle de "rigueur ".....

*
Sarkoléon, malgré le tapage médiatique de ses employés à la télé, dans les journeaux et les radios, est en train d’attirer un énorme ouragan....

*
Le soleil noir de la victoire (Merci Villepin pour le coup de pied de l’âne et la parabole sur Napoléon le vrai ).

Copas



Un autre extrait du "18 Brumaire..." de Marx.
4 septembre 2007 - 15h47

Un autre extrait du "18 Brumaire..." de Marx.
La Louve

"En face de la bourgeoisie coalisée, s’était constituée une coalition entre petits bourgeois et ouvriers, le prétendu Parti social-démocrate.

Les petits bourgeois s’étaient vus mal récompensés au lendemain des journées de Juin 1848. Ils voyaient leurs intérêts matériels menacés et les garanties démocratiques, qui devaient leur assurer la satisfaction de ces intérêts, mises en question par la contre-révolution. Aussi se rapprochèrent-ils des ouvriers.

D’autre part, leur représentation parlementaire, la Montagne, tenue à l’écart pendant la dictature des républicains bourgeois, avait, pendant la seconde moitié de l’existence de la Constituante, grâce à sa lutte contre Bonaparte et les ministres royalistes, reconquis sa popularité perdue.

Elle avait conclu une alliance avec les chefs socialistes.

En février 1849, on organisa des banquets de réconciliation. On esquissa un programme commun, on créa des comités électoraux communs, et l’on présenta des candidats communs.

On enleva aux revendications sociales du prolétariat leur pointe révolutionnaire, et on leur donna une tournure démocratique. On enleva aux revendications démocratiques de la petite bourgeoisie leur forme purement politique, et on fit ressortir leur pointe socialiste.

C’est ainsi que fut créée la social-démocratie.

La nouvelle Montagne, qui fut le résultat de cette combinaison, comprenait, à part quelques figurants tirés de la classe ouvrière et quelques sectaires socialistes, les mêmes éléments que l’ancienne Montagne, mais numériquement plus forts.

A vrai dire, elle s’était modifiée, au cours du développement, de même que la classe qu’elle représentait. Le caractère propre de la social-démocratie se résumait en ce qu’elle réclamait des institutions républicaines démocratiques comme moyen, non pas de supprimer les deux extrêmes, le capital et le salariat, mais d’atténuer leur antagonisme et de le transformer en harmonie.

Quelle que soit la diversité des mesures qu’on puisse proposer pour atteindre ce but, quel que soit le caractère plus ou moins révolutionnaire des conceptions dont il puisse être revêtu, le contenu reste le même. C’est la transformation de la société par voie démocratique, mais c’est une transformation dans le cadre petit-bourgeois.

Il ne faudrait pas partager cette conception bornée que la petite bourgeoisie a pour principe de vouloir faire triompher un intérêt égoïste de classe. Elle croit au contraire que les conditions particulières de sa libération sont les conditions générales en dehors desquelles la société moderne ne peut être sauvée et la lutte des classes évitée.

Il ne faut pas s’imaginer non plus que les représentants démocrates sont tous des shopkeepers (boutiquiers) ou qu’ils s’enthousiasment pour ces derniers.

Ils peuvent, par leur culture et leur situation personnelle, être séparés d’eux par un abîme. Ce qui en fait les représentants de la petite bourgeoisie, c’est que leur cerveau ne peut dépasser les limites que le petit bourgeois ne dépasse pas lui-même dans sa vie, et que, par conséquent, ils sont théoriquement poussés aux mêmes problèmes et aux mêmes solutions auxquelles leur intérêt matériel et leur situation sociale poussent pratiquement les petits bourgeois.

Tel est, d’une façon générale, le rapport qui existe entre les représentants politiques et littéraires d’une classe et la classe qu’ils représentent.

Etant donné ce qui précède, il est tout naturel que si la Montagne luttait continuellement contre le parti de l’ordre pour la défense de la République et des prétendus droits de l’homme, ni la République ni les droits de l’homme n’étaient ses buts suprêmes, pas plus qu’une armée qu’on veut dépouiller de ses armes et qui résiste n’a engagé la bataille pour rester en possession de ses armes.

Le parti de l’ordre provoqua la Montagne dès l’ouverture de l’Assemblée nationale.

La bourgeoisie sentait la nécessité d’en finir avec des petits bourgeois démocrates, de même qu’une année auparavant elle avait compris la nécessité d’en finir avec le prolétariat révolutionnaire. Seulement, la situation de l’adversaire était différente.

La force du parti prolétarien était dans la rue, celle de la petite bourgeoisie au sein de l’Assemblée nationale elle-même.

Il s’agissait, par conséquent, de l’attirer hors de l’Assemblée nationale, dans la rue, et de lui faire ainsi briser elle-même sa puissance parlementaire, avant qu’elle eût eu le temps et l’occasion de la consolider. La Montagne donna tête baissée dans le panneau.

Le bombardement de Rome par les troupes françaises fut l’amorce qu’on lui jeta.

Il constituait une violation de l’article V de la Constitution, qui interdit à la République française d’employer ses forces militaires contre les libertés d’un autre peuple. En outre, l’article IV interdisait également toute déclaration de guerre de la part du pouvoir exécutif, sans l’assentiment de l’Assemblée nationale, et la Constituante avait, par sa décision du 8 mai, désapprouvé l’expédition romaine.

C’est pour ces raisons que Ledru-Rollin déposa, le 11 juin 1849, une demande de mise en accusation de Bonaparte et de ses ministres. Irrité par les piqûres de Thiers, il alla jusqu’à menacer de vouloir défendre la Constitution par tous les moyens, y compris la force des armes.

La Montagne se dressa comme un seul homme et répéta cet appel aux armes.

Le 12 juin, l’Assemblée nationale repoussa la demande de mise en accusation, et la Montagne quitta le Parlement.

On connaît les événements du 13 juin : la proclamation d’une partie de la Montagne, déclarant Bonaparte et ses ministres « hors la Constitution », la procession dans les rues de gardes nationaux démocrates qui, sans armes comme ils l’étaient, se dispersèrent à leur première rencontre avec les troupes de Changarnier, etc., etc.

Une partie de la Montagne se réfugia à l’étranger, une autre fut déférée à la Haute Cour à Bourges (en réalité Versailles NDR), et un règlement parlementaire soumit le reste à la surveillance magistrale du président de l’Assemblée nationale.

Paris fut mis à nouveau en état de siège et la fraction démocrate de sa garde nationale dissoute. Ainsi furent brisées l’influence de la Montagne au Parlement et la force de la petite bourgeoisie à Paris.

Lyon, où le 13 juin avait été donné le signal d’une sanglante insurrection ouvrière, fut, de même, avec les cinq départements environnants, déclaré en état de siège, situation qui se prolonge encore jusqu’à présent.

Le gros de la Montagne avait abandonné son avant-garde en se refusant à signer sa proclamation. La presse avait déserté, en ce sens que deux journaux seulement avaient osé publier le pronunciamiento.

Les petits bourgeois trahirent leurs représentants, car les gardes nationaux furent absents, ou, là où ils se montrèrent s’opposèrent à la construction de barricades.

Les représentants avaient trompé les petits bourgeois, car il fut impossible de trouver nulle part les prétendus affiliés qu’on avait dans l’armée.

Enfin, au lieu de tirer un supplément de force du prolétariat, le Parti démocrate avait infecté ce dernier de sa propre faiblesse et, comme cela se produit d’ordinaire lors des prouesses démocratiques, les chefs eurent la satisfaction de pouvoir accuser leur « peuple » de désertion, et le peuple celle de pouvoir accuser ses chefs de duperie.

Rarement action fut annoncée avec plus de fracas que le fut l’entrée en campagne imminente de la Montagne, et rarement événement fut annoncé à son de trompe avec plus d’assurance et plus longtemps d’avance que le fut la victoire inévitable de la démocratie.

Assurément, les démocrates croient aux trompettes dont les sonorités renversèrent les murailles de Jéricho. Chaque fois qu’ils rencontrent devant eux les remparts du despotisme, ils s’efforcent de refaire le miracle.

Si la Montagne voulait vaincre au Parlement, elle ne devait pas appeler aux armes. Si elle appelait aux armes au Parlement, elle ne devait pas se conduire parlementairement dans la rue.

Si l’on se proposait sérieusement une démonstration pacifique, il était stupide de ne pas prévoir qu’elle serait accueillie belliqueusement. S’il fallait s’attendre à une lutte véritable, il était vraiment original de déposer les armes avec lesquelles il fallait mener cette lutte.

Mais les menaces révolutionnaires des petits bourgeois et de leurs représentants démocrates ne sont que de simples tentatives d’intimidation de l’adversaire. Et quand ils sont acculés, quand ils se sont suffisamment compromis pour se voir contraints de mettre leurs menaces à exécution, ils le font d’une manière équivoque qui n’évite rien tant que les moyens propres au but et cherche avidement des prétextes de défaite.

L’ouverture éclatante annonçant le combat se perd en un faible murmure dès que le combat doit commencer. Les acteurs cessent de se prendre au sérieux, et l’action s’écroule lamentablement comme une baudruche que l’on perce avec une aiguille.

Aucun parti ne s’exagère davantage les moyens dont il dispose que le Parti démocrate. Aucun ne s’illusionne plus légèrement sur la situation.

Parce qu’une partie de l’armée avait voté pour elle, la Montagne était persuadée que l’armée se soulèverait en sa faveur. Et à quelle occasion ? A une occasion qui, du point de vue des troupes, ne signifiait autre chose que ceci : les révolutionnaires prenaient parti pour les soldats romains contre les soldats français.

D’autre part, les souvenirs de Juin 1848 étaient encore trop vivaces pour que le prolétariat ne ressentît pas une aversion profonde à l’égard de la garde nationale, et pour que les chefs des sociétés secrètes n’eussent pas une profonde méfiance à l’égard des chefs du Parti démocrate.

Pour aplanir ces différends, il fallait les grands intérêts communs qui étaient en jeu. La violation d’un paragraphe abstrait de la Constitution ne pouvait pas offrir cet intérêt.

La Constitution n’avait-elle pas été déjà violée à différentes reprises, de l’aveu des démocrates eux-mêmes ? Les journaux les plus populaires ne l’avaient-ils pas stigmatisée comme une machination contre-révolutionnaire ?

Mais le démocrate, parce qu’il représente la petite bourgeoisie, par conséquent une classe intermédiaire, au sein de laquelle s’émoussent les intérêts de deux classes opposées, s’imagine être au-dessus des antagonismes de classe.

Les démocrates reconnaissent qu’ils ont devant eux une classe privilégiée, mais eux, avec tout le reste de la nation, ils constituent le peuple. Ce qu’ils représentent, c’est le droit du peuple ; ce qui les intéresse, c’est l’intérêt du peuple. Ils n’ont donc pas besoin, avant d’engager une lutte, d’examiner les intérêts et les positions des différentes classes. Ils n’ont pas besoin de peser trop minutieusement leurs propres moyens. Ils n’ont qu’à donner le signal pour que le peuple fonce avec toutes ses ressources inépuisables sur ses oppresseurs.

Mais si, dans la pratique, leurs intérêts apparaissent sans intérêt, et si leur puissance se révèle comme une impuissance, la faute en est ou aux sophistes criminels qui divisent le peuple indivisible en plusieurs camps ennemis, ou à l’armée qui est trop abrutie et trop aveuglée pour considérer les buts de la démocratie comme son propre bien, ou encore, c’est qu’un détail d’exécution a tout fait échouer, ou, enfin, c’est qu’un hasard imprévu a fait perdre cette fois la partie. En tout cas, le démocrate sort de la défaite la plus honteuse tout aussi pur qu’il était innocent lorsqu’il est entré dans la lutte, avec la conviction nouvelle qu’il doit vaincre, non pas parce que lui et son parti devront abandonner leur ancien point de vue, mais parce que, au contraire, les conditions devront mûrir.(...)"

C’est pas carrément exceptionnel et toujours d’actualité ça ?!!

Texte intégral ici ( ce n’est pas la traduction dont je dispose )

http://www.marxists.org/francais/ma...



Un autre extrait du "18 Brumaire..." de Marx.
4 septembre 2007 - 15h54 - Posté par

C’était très bon, mais je n’en reprendrai pas. CA ME LA COUPE ( la chique bien sur ) Bises, jeune camarade. Vieuxstal borné.


Un autre extrait du "18 Brumaire..." de Marx.
4 septembre 2007 - 16h48 - Posté par

Sacré Marx !

Dire qu’il ne veut toujours pas reprit sa carte place du Colonel Fabien !

Il me stupéfait toujours pas certains aspects de lucidité et d’incisivité du regard .

Merci Lupa....

Copas


Un autre extrait du "18 Brumaire..." de Marx.
4 septembre 2007 - 23h08 - Posté par

Ben Merde alors !! Alors là vraiment !! Carrément exceptionnel en effet !!! Comme toi notre Louve, de nous trouver des textes aussi parlants et actuels. Comme quoi il faut relire les textes de base, car ils nous apprennent encore bien des choses qui nous permettrons de mieux inventer.

Comme l’histoire se répète sur bien des points !!! espérons que ce ne sera pas dans le plus tragique. C’est à ça aussi que nous devons veiller et travailler. En tout cas c’est vachement instructif et éclairant sur la psychologie et le fonctionnement très caractéristique des socio-démocrates qui ont toujours eu besoin du prolétariat comme porteur d’eau ou pour tirer les marrons du feu, au profit de leurs seuls intérêts de petits bourgeois magouilleurs.

Jean Ferrat chantait "Que la Montagne est belle" mais c’était pas la même !!!

Entre toi, Copas, Vieux Stal, Nose, Roberto le "patron" prolétaire et tous les autres hommes et femmes qui ont la même passion de donner à voir, à réfléchir et à comprendre ENSEMBLE ... Quelle richesse d’échanges d’idées et quelle émotion !!!

Grosses bises qui claquent

Maguy


Un autre extrait du "18 Brumaire..." de Marx.
4 septembre 2007 - 23h17 - Posté par

Je parlais du texte du 18 Brumaire bien entendu.

Mais ton développement sur "le hoquet de l’histoire" est superbe.

Maguy


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 17h09

Ta messagerie clapote, Osémy. OX



SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 17h44 - Posté par

I KNOW OX !
NORMAL
COMME DIRAIT L AUTRE :
"Y A DU MOU DANS LA CORDE A NOEUDS" ou encore
" LES CAROTTES SONT CUITES, JE REPETE, LES CAROTTES SONT CUITES".
COMPRENNE QUI POURRA,
MAIS PAS DE PANIQUE BIEN SUR ...
OSEM


SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 18h47

chère louve
tout ça c’est trés beau et nous sommes a mon avis tous convaincu par ton discours mais ma question est
comment faire et surtout qui pour le faire ??
je regarde autour de moi
je parle à des amis qui ne partage pas mes idées et à chaque foie la meme réponse
et tu la connait cette reponse ??
ont fait rire .
c’est meme pas de la pitier c’est des rires
ils me disent
vous les cocos vous etes contre tout . et parfois je me demande si ils n’ont pas raison
quand je vient sur bella de temp en temp je ne peut m’empecher de me mettre a la place d’un non communiste qui vient juste pour voir ou pour comprendre .
et là c’est vrai qu’ill y a de quoi faire rire .
et si nous arretions de systematiquement tout tout tout critiquer ??
meme le sport a le droit a sa claque .
merde quoi j aime le rugby je joue au rugby et quand je lis ici que le sport aujourdhui ne fait plus rever car le fric bouffe tou et bien quand je lis ça ça me fous les glandes car moi le sport ça me fait du bien . a pratiquer et a voir
alors svp a tous dite vous bien qu’il n’y a pas que les communiste qui vous lisent et certain articles nous font beaucoup beaucoup plus de mal que de bien .
et merci chère louve de tes contributions que je fait lire a des amis plutot de droite qui te trouve trés doué .



SARKOZY OU LE HOQUET DE L’HISTOIRE
4 septembre 2007 - 19h17 - Posté par

Moi aussi le sport me fait du bien, mais le sport que moi je pratique, l’air que moii je respire.
La coupe du monde de rutby ne me fait aucun bien.
Etre scotché devant une télé, a regarder les pubs entre image de rutby , lire le coup de boule de zizou et me faire tabassé par des holigans italiens, ce n’est pas mon sport, et ne me fait pas de bien du tout.
Que du contraire mon pote, que du contraire.
Moi qui trouvait les cocos pas assez critiques dans la dénonciation, elle est bonne celle la.

Jef





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