
Marina Petrella placée sous perfusion
France Info - 22:52
L’ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella, condamnée à la réclusion perpétuelle en Italie où son extradition est réclamée, a été placée sous perfusion à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, près de Paris, pour écarter "un risque vital".
Vendredi soir, Marina Petrella "a accepté d’être perfusée". et "cela permet de la mettre à l’abri d’un risque vital immédiat" ont indiqué ses deux médecins, même si "(son) état dépressif profond et sa détermination suicidaire demeurent inchangés". En grande "dénutrition", elle a perdu 20% de son poids depuis son arrestation et pèse aujourd’hui 39 kilos, a précisé le Dr Jean-François Bloch-Lainé, tout en soulignant que sa patiente ne revendiquait pas une grève de la façon, malgré le fait qu’elle montre une "espèce d’abandon de la vie, de lâcher prise de tout élan vital".
Les médecins ont plaidé pour "une prise en charge dispensée dans un milieu spécialisé approprié", hors détention, car "le milieu carcéral ne peut qu’aggraver, s’il est possible, les troubles dépressifs et suicidaires tels que ceux de Mme Petrella, et précipiter une issue fatale".
Arrêtée en août 2007, Marina Petrella, 54 ans, est sous le coup d’un décret d’extradition signé le 3 juin par le gouvernement français. Condamnée en Italie en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour complicité dans le meurtre d’un commissaire de police à Rome en 1981, l’ex-brigadiste vit en France depuis 1993, où elle est mariée et a eu une fille aujourd’hui âgée de dix ans.
Anne Jocteur Monrozier, avec agences
Lire ici la dépêche AFP - il y a 2 heures
{Consulter} l'article avec son forum.
http://img229.imageshack.us/img229/7061/sanstitre1copierki8.jpg
Somari
edito
Solidaritat amb los vinhairons
Nouvelle section d’aap en Auvergne
Tà ua reconeishença de las lengas minorizadas
Europa :on ei la democratia ?
Mouvement de Grève dans le secteur privé de la santé
Autorouta 65
La pêche artisanale menacée
La nouvelle loi sur l’eau :une réelle réforme ?
Catalans-Occitans ;la medisha luta
le compte de la maison d’édition Gatuzain bloqué
Cultura
Abonnez-vous,soutenez la lutte !
Pour vous abonnez il suffit d’envoyer un chèque de 15 euros (20pour le soutient) pour 6 numéros. Chèque a envoyer a l’ordre de Har/Far,2 côtes de la fontaine 64140 Pau.
{Consulter} l'article avec son forum.
L’EPR est inutile...
Un arrêt immédiat de 12 à 15 réacteurs est possible (sans changement de la consommation d’électricité) :
1) Les exportations d’électricité EDF vers l’étranger (70 TWh exportés).
En données de 1995 (non actualisée)
- 70 TWh exportés correspondent à la production annuelle d’environ : 12 réacteurs de 900 MWe ou 9 réacteurs de 1300 MWe
2) L’enrichissement de l’uranium en France.
La France abandonne le procédé d’enrichissement par diffusion gazeuse actuellement utilisé à l’usine Eurodif pour un procédé par centrifugation (usine Georges Besse II), la puissance électrique utilisée passe de 2600 mégawatts à 50 mégawatts.
Eurodif utilise 3 réacteurs 900 MWe du Tricastin à pleine puissance.
Soit un total (exportations + enrichissement) de 12 à 15 réacteurs !!!!!

Carte extraite du "catalogue 1996" des déchets radioactifs, c’est la quatrième édition de l’inventaire national, de nouveaux sites sont identifiés, la liste compte 1083 adresses mais n’est pas encore exhaustive...
Exemples de sites pollués suite à une activité industrielle :
- Gif-sur-Yvette (Essonne).
- Lotissement contaminé à Gif-sur-Yvette
- La halte-garderie du 12 rue Chomel à Paris
- Un ancien laboratoire Curie au centre ville d’Arcueil
- Les peintures luminescentes au radium : L’affaire Bayard
- L’histoire du Bouchet... 20 000 tonnes de déchets nucléaires dorment près de Paris (une "poubelle" radioactive voisine avec les onze mille habitants de trois communes de l’Essonne, Ballancourt, Itteville, Vert-le-Petit)
- La décharge de Saint-Aubin (Essonne) et les fûts fissurés de Saclay
Les accidents ont déjà eu lieu...
(Voir aussi : les accidents du travail, les pertes ou vols de sources radioactives...)
21 décembre 1952 - Chalk River (Ontario, Canada). A la suite de fausses manoeuvres sur les barres de contrôle, excursion de puissance du petit réacteur NRX à eau lourde. La puissance double toutes les deux secondes ; le processus, non explosif, est arrêté par vidange de l’eau lourde. Irradiation de 31 employés à des taux allant de 4 à 17 rems.
29 novembre 1955 - Centre national d’essais de réacteurs (Idaho, États Unis). Excursion de puissance du petit surgénérateur EBR-1 en raison de fausses manoeuvres sur les barres de contrôle. La puissance double tous les deux dixièmes de seconde. Le processus est arrêté par retrait de la couverture en uranium naturel. Fusion de 40 à 50 % du coeur. Pratiquement pas d’irradiation du personnel.
Octobre 1956 - Marcoule (Gard, France). Alors que le réacteur graphitegaz militaire G1 atteint pour la première fois sa puissance maximale (40 MWth, 3 MWé), le combustible d’un canal (quelques kg d’uranium) s’oxyde et fond, probablement en raison d’une réduction accidentelle du débit. Forte contamination du canal accidenté et des canaux voisins. Les conséquences extérieures auraient été rendues négligeables par les filtres.
8-12 octobre 1957 - Windscale (Cumberland, Angleterre). Incendie d’un réacteur plutonigène militaire. Contamination importante d’une partie du Cumberland, contamination plus faible d’une bonne partie de l’Angleterre. Probablement plusieurs dizaines de cancers mortels.
24 mai 1958 - Chalk River (Ontario, Canada). Quelques barreaux de combustible du réacteur à eau lourde NRU (200 MWth) avaient été abimés la veille lors d’une montée en puissance. L’un d’eux prend feu lors de son déchargement. Contamination importante, limitée au bâtiment du réacteur. Quelques employés reçoivent 20 rem d’irradiation. (Voir la vidéo en anglais de 1958)
15 octobre 1958 - Vinca (Yougoslavie). Excursion de puissance d’un réacteur de recherche à eau lourde, suite à un mauvais réglage du niveau d’eau lourde. Pas d’explosion, mais six personnes gravement irradiées (un mort). [Lors de la montée de l’eau dans le réacteur, la mesure de puissance étant défectueuse, celle-ci a continué au-delà de la surcriticité. Détection olfactive par un opérateur (dégagement d’ozone). Pas d’endommagement du coeur. 1 mort (433 rem) et 5 personnes irradiées (205 - 320 - 410 - 415 et 422 rem) ont été traitées à Paris par greffe de moelle osseuse.]
18 novembre 1958 - Centre national d’essais de réacteurs (Idaho, ÉtatsUnis). Destruction du coeur du réacteur HTRE-3.
14 décembre 1959 - Marcoule (Gard, France). A la fin de la deuxième montée en puissance du réacteur graphite-gaz militaire G2 (200 MWth, 36 MWé), échauffement brutal d’un canal, non détecté en raison d’une erreur de câblage de thermocouple, avec rupture violente des gaines dans ce canal et contamination importante de 100 canaux sur un total de 1200.
Malgré les conditions météorologiques défavorables, le réacteur est vidé de son C02 pour réparations, ce qui entraîne une irradiation des habitants du voisinage, qui ne semblent pas avoir été avertis. Selon les autorités, cette irradiation est très faible*. Au cours des réparations, le personnel subira des irradiations sérieuses.
* On peut se demander ce qu’il faut entendre par-là, alors que ces mêmes autorités ont jugé normal que les habitants du village de Codolet, de 1956 à 1968, reçoivent chaque année 52 millirem du fait des émissions d’argon-41 de G1.
3 janvier 1961 - Centre national d’essais de réacteurs (Idaho, ÉtatsUnis). Excursion nucléaire du petit réacteur à eau SL-1. Trois morts, plusieurs irradiés à quelques dizaines de rem.
20 mars 1965 - Chinon (Indre-et-Loire, France). Réacteur graphite-gaz militaire d’EDF Chinon 1 (300 MWth, 70 MWé). Malgré les signaux d’interdiction, un employé va chercher quelque chose qu’il a oublié dans une zone devenue active depuis. Il reçoit 50 rem.
30 décembre 1965 - Mol (Belgique). Excursion limitée de puissance par déplacement intempestif de la barre de contrôle centrale d’un réacteur de recherche. Une personne gravement irradiée (amputation du pied).
5 octobre 1966 - Lagoona Beach (près de Monroe, Michigan, États-Unis). "On a failli perdre Detroit", une pièce de métal ayant entravé la circulation du sodium, deux assemblages d’éléments combustibles du surgénérateur Enrico Fermi (300 MWth, 61 MWé) fondent. Pendant un mois les ingénieurs n’osent pas intervenir de peur de former une " masse critique " dans le coeur. La réparation durera quatre ans. [L’activité relâchée dans le sodium et le gaz de couverture a été estimée à environ 10 000 Curies.]
7 novembre 1967 - Grenoble (Isère, France). Fusion d’un élément du combustible du réacteur de recherches Siloé (15 MWth, coeur en uranium enrichi à 90 % placé dans une " piscine " d’eau ordinaire). Dégagement de 55 000 curies dans l’eau de la piscine et de 2 000 curies dans l’atmosphère.
21 janvier 1969 - Lucens (Suisse). Décompression brutale du circuit primaire de refroidissement d’un réacteur de 30 MWth et 6 MWé, modéré à l’eau lourde et refroidi au C02, situé dans une caverne. Forte contamination. Le réacteur est abandonné et la caverne murée. (Voir la vidéo de présentation=357&tx_ttnews[list]=491,357,166,377,362,358,359&cHash=2a7ba39a9b] de 1965.)
17 octobre 1969 - Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher, France). Fusion de 50 kg d’uranium lors d’une opération de chargement du réacteur graphite-gaz Saint-Laurent 1 (480 MWé). La contamination serait restée limitée au site. Plus d’un an de réparations.
5 juin 1970 - Morris (Illinois, États-Unis). Lors de tests à 75 % de sa puissance maximum, le réacteur à eau bouillante Dresden 2 (794 MWé) s’arrête automatiquement à la suite de l’ouverture intempestive des vannes qui permettent à la vapeur de contourner la turbine. D’autres vannes interrompent alors l’émission de vapeur par le réacteur, ce qui est normal, mais sur un faux signal de bas niveau d’eau dans le réacteur, l’opérateur y envoie de l’eau. Une minute après il comprend que le signal était erronné, mais ne peut interrompre complètement l’arrivée d’eau et doit arrêter la montée en pression en ouvrant une vanne qui inonde partiellement le bâtiment réacteur. Contamination à l’intérieur de ce bâtiment, deux mois de réparations.
Septembre 1973 - Chevtchenko (Kazakhstan, URSS). A cet endroit fonctionne le surgénérateur Shevchenko BN-350 de 1000 MWth et 150 MWé (une partie de la puissance est utilisée pour le dessalement de l’eau de la mer Caspienne). 400 kg d’eau passent dans le circuit secondaire de sodium (non radioactif), d’où explosion sodium-eau, rupture des membranes d’éclatement, rejet à l’atmosphère et inflammation spontanée de l’hydrogène produit. L’incendie a été détecté par les satellites américains. On ignore le nombre des victimes éventuelles.
7 novembre 1973 - Vernon (Vermont, États-Unis). Au cours d’une vérification du coeur et des barres de contrôle du réacteur à eau bouillante Vermont Yankee (514 MWé), il se produit une criticité intempestive : on avait laissé une barre hors du coeur par inadvertance, et on montait une deuxième barre. Arrêt automatique immédiat de la réaction en chaîne par chute de barres de sécurité ; ni victimes, ni dégâts.
2 mai 1974 - Savannah River (Caroline du Sud, États-Unis). Fuites dans un réacteur plutonigène militaire à eau lourde. Contamination du voisinage par du tritium.
19 juillet 1974 - Grenoble (Isère, France). Fuite de 2 500 curies d’antimoine-124 radioactif dans la piscine du réacteur à haut flux de l’Institut Laue-Langevin (47 MWth, coeur en uranium très enrichi).
En raison de déversements trop importants d’effluents radioactifs dans des égouts insuffisamment étanches, il y a contamination de la nappe phréatique. En certains endroits on y mesure neuf fois la concentration maximale admissible. Le SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) ne prévient pas la population grenobloise. [Lire : Grenoble 1974 : première fuite en ville (Pdf 1,6 Mo) Laurent Broomhead.]
20 août 1974 - Beznau (Suisse). Un réacteur à eau pressurisée de 350 MWé subit le début de ce qui formera la séquence accidentelle de Three Mile Island, mais au bout de trois minutes l’opérateur comprend que la vanne de décharge du pressuriseur est restée ouverte, et l’incident est alors maîtrisé en neuf minutes. Il y a cependant rupture du ballon de décharge et légère contamination à l’intérieur de l’enceinte de confinement.
Février 1975 - Chevtchenko (Kazakhstan, URSS). Introduction de 800 kg d’eau dans le circuit secondaire de sodium [du surgénérateur Shevchenko BN-350], détérioration d’un générateur de vapeur, feu de 300 kg de sodium.
22 mars 1975 - Decatur (Alabama, États-Unis). Alors que les réacteurs 1 et 2 de la centrale de Browns Ferry fonctionnent à pleine puissance (1065 MWé), un ouvrier travaillant sur le réacteur n°3 en construction veut vérifier avec une bougie la surpression de la salle des câbles. Il déclenche un incendie qui s’étend à tout le câblage, et met hors de service le système de refroidissement du coeur de Browns Ferry-1, ainsi que son circuit d’injection de sécurité et de nombreuses soupapes importantes. Les opérateurs réussissent à arrêter manuellement le réacteur et à le refroidir par le circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt (RRA). Il faut également arrêter Browns Ferry-2.
5 janvier 1976 - Bohunice (près de Bratislava, Tchécoslovaquie). Lors d’une opération de chargement, dépressurisation accidentelle brutale d’un réacteur à eau lourde de 110 MWé, refroidi par du C02 à 60 atmosphères. Deux travailleurs sont asphyxiés par le gaz. Dégagement de radioactivité à l’extérieur, à un taux non révélé.
1976 Greifswald - (RDA, Allemagne). Un électricien a enfreint les règles de sécurité en agissant de façon contraire au procédures sur l’installation de mise à la terre et un réseau de cables a pris feu dans cette centrale du type soviétique VVER 440 mW (à eau pressurisée). Les dispositifs de protection sont à plusieurs reprises tombés totalement hors service. Même les cables alimentant les pompes de refroidissement du réacteur ont brûlé. Seul le dispositif d’arrêt d’urgence a fonctionné. Mais il restait une puissance résiduelle de 80 mW qui menaçait de provoquer la fusion du coeur. Les six pompes du système de refroidissement étaient hors d’usage. Le système de secours possédait six autres pompes, dont cinq refusèrent de se mettre en marche. Par pur hasard, la sixième était connectée au réseau électrique du réacteur n°2 et a fonctionné.
28 mars 1979 - Three Mile Island (Pennsylvanie, États-Unis). Fusion partielle du coeur du réacteur n°2 de Three Mile Island. Un milliard de dollars de dégâts.
13 mars 1980 - Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher, France). Surchauffe du combustible et fusion totale de deux éléments (soit 20 kg d’uranium irradié) lors d’une montée en puissance trop rapide du réacteur graphite-gaz Saint-Laurent 2 (515 MWé). Contamination importante dans la zone d’intervention pour réparation (10 rem/h au contact). Selon le SCPRI, l’irradiation des habitants du voisinage reste en dessous du maximum admissible. [Cet incident a conduit à un arrêt de l’installation de près de quatre ans].
23 septembre 1983 - Constituyentes (Argentine). Une modification de la configuration du coeur d’un réacteur de recherches, effectuée sans respecter les consignes de sécurité, provoque une excursion de puissance et la mort de l’opérateur par irradiation [les doses absorbées par l’opérateur ont été de l’ordre de 2100 rads en rayons gamma et de 2200 rads en neutron, il meurt 48 heures après l’accident].
14 avril 1984 - Saint-Vulbas (Ain, France). Réacteur PWR Bugey-5 (900 MWé). Une diminution graduelle de la tension continue sur une des deux lignes de contrôle-commande entraîne la chute des barres et le déclenchement de la turbine. Le manque de tension conduit à alimenter le réacteur en électricité par les diésels de secours. Le premier, branché sur la ligne fautive, ne peut démarrer. Heureusement le second démarre et permet de commander le refroidissement du réacteur. Il n’y avait pas d’autre système de secours en réserve.
1er juillet 1984 - Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher, France). Croyant agir sur le réacteur PWR Saint-Laurent B1 (880 MWé), à l’arrêt, l’opérateur ordonne l’ouverture de vannes de Saint-Laurent B2, en fonctionnement. Ces vannes séparent le circuit primaire (150 atmosphères en fonctionnement) du circuit de refroidissement à l’arrêt (30 atmosphères). L’irruption de l’eau primaire aurait rompu ce circuit et causé un important LOCA (Loss Of Coolant Accident). Heureusement les vannes ne fonctionnent pas, justement à cause de la différence de pression. Cette erreur vient d’une mesure d’économie qui a conduit à faire un seul bâtiment auxiliaire pour deux réacteurs. (Voir l’excellente revue des incidents sérieux de PWR français faite par Mycle SCHNEIDER et Shoja ETEMAD in " Design and operational features, and hazards of French Pressurized Water Reactors ", international Nuclear Reactor Hazard Study, Greenpeace, 1986.)
26 avril 1986 - Pripyat (Ukraine, URSS). Catastrophe de Tchernobyl.
[Des "accidents précurseurs" de Tchernobyl avaient été tenus secrets (voir le livre de Grigori Medvedev), ces accidents sont d’après Nucleonics Week :
- 7 mai 1966 : excursion de puissance dans un prototype de réacteur à eau bouillante (62 MW). Un physicien de la santé et un contrôleur ont été irradiés. La réaction en chaîne a été stoppée avec le déversement de deux sacs borique sur le réacteur.
- 1964-1979 : fréquentes destructions d’assemblages de combustibles dans le coeur du réacteur n°1 de la centrale de Biéloyarsk. Les équipes de travail ont été irradiées.
- 7 janvier 1974 : explosion d’un réservoir de béton contenant des gaz radioactifs à Léningrad 1.
- 6 février 1974 : explosion du circuit tertiaire à Léningrad 1 par suite de chocs hydrauliques dus à un violent phénomène d’ébullition. Trois personnes sont mortes. Relâchement dans l’environnement d’eau fortement radioactive contenant des déchets de filtres.
- octobre 1975 : fusion partielle du coeur à Léningrad 1. Un jour plus tard, relâchement de 1,5 millions de curies.
- 1977 : la moitié des assemblages de combustible fondent dans le réacteur n°2 de Biéloyarsk (200 MW), les équipes de réparateurs sont irradiées. Les travaux durent un an.
- 31 décembre 1978 : Incendie du réacteur n°2 de Biéloyarsk. Le réacteur échappe à tout contrôle. Huit personnes sont irradiées en essayant d’injecter des substances de refroidissement.
- septembre 1982 : fusion partielle du coeur à Tchernobyl 1, par suite d’une erreur de manipulation de l’équipe. Relâchement de radioactivité dans la zone industrielle et la ville de Pripiat (celle qui sera évacuée en 1986, NdR). L’équipe des réparateurs est irradiée.
- octobre 1982 : explosion d’un générateur du réacteur n°1 de Medzamor (en Arménie) (modèle VVER 440). Le feu se propage au bâtiment des turbines. L’équipe parvient à refroidir le réacteur et reçoit l’aide d’une autre équipe envoyée de la centrale de Kola.
- 27 juin 1985 : accident à Balakovo 1 (VVER 440) au cours d’une phase de démarrage. Les valves de pressuriseurs sont brusquement ouvertes et de la vapeur d’eau à 300°C est projetée dans la zone de travail. 14 personnes meurent. L’accident vient des erreurs commises par une équipe inexpérimentée et nerveuse.]
12 janvier 1987 - Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher, France). Le gel de la Loire provoque l’arrêt du refroidissement du réacteur graphite-gaz Saint-Laurent 1, qui doit être arrêté d’urgence. Le refroidissement du réacteur à l’arrêt ne peut être assuré par les diésels, eux aussi en panne, et dépend pendant une heure du courant fourni par le réseau EDF. Quelques heures plus tard, ce réseau s’effondre dans l’ouest de la France, y compris à Saint-Laurent ; heureusement les diésels avaient pu être remis en route.
19 octobre 1989 - Vandellos (Espagne). Une des deux turbines de la centrale a explosé et s’est enflammée. L’incendie alimenté par huile lourde des compartiments de la turbine s’est étendu et a mis en danger le système de refroidissement du réacteur. On n’a sans doute évité l’accident majeur que de justesse.
11 octobre 1991 - Tchernobyl (Ukraine). Un incendies a totalement démoli la salle des machines du réacteur n°2 et réduit le toit du bâtiment à l’état de débris. Pour arriver à un tel résultat un incendie s’apparente plutôt à une explosion mais le terme est tabou. Le réacteur n°2 a été mis définitivement hors service.
Décembre 1995 surgénérateur de Monju (Japon). L’incendie a été très violent, des structures métalliques ont fondu, ce qui indique une température de plus de 1500°C). Comme le système d’alarme n’était prévu pour fonctionner qu’en cas de baisse importante de sodium dans le réservoir, l’arrêt d’urgence n’a pas fonctionné. Après 90 minutes, un employé est allé voir dans la zone (enfumée) et le personnel a déclenché un arrêt manuel et progressif de la centrale.
Cette liste n’est malheureusement pas close...
Le nucléaire c’est déjà de 1,1 à 61 millions de morts et de 2,3 à 123 millions de cancers
D’après le CERR (Comité européen sur le risque de l’irradiation) le nucléaire est responsable de 61,6 millions de morts par cancers depuis 1945, contre 1,1 million selon les sources officielles, le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3 selon les sources officielles et l’étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et foetale (3,4 millions).
Morbide bilan nucléaire : Une étude internationale révise à la hausse les effets du nucléaire et propose des normes plus drastiques.
C’est une solide dose de poil à gratter que quarante-six scientifiques viennent de glisser dans la boîte aux lettres de diverses institutions internationales, dont la Commission européenne. Le premier rapport (1) du Comité européen sur les risques de radiations (2) remet en cause les normes et méthodes d’évaluation qui ont prévalu jusqu’à présent en matière de radioprotection.
Sollicitée et financée par le groupe Verts européens, il y a cinq ans, l’élaboration de cette étude a été coordonnée par le chimiste anglais Chris Busby et a rassemblé une palette d’experts «indépendants» du monde entier. Nous avons développé une méthodologie qui remédie aux manquements bien connus de la commission internationale de protection contre les rayonnements (CIPR), expose Chris Busby, cheville ouvrière de l’étude. Le modèle du CIPR a une base physique datant d’avant la découverte de l’ADN. Comme tous les modèles, elle est de nature mathématique, réductrice et simpliste. Bref dépassée.
Historiques, ces modèles prennent pour base d’analyse la quantité de cancers et de leucémies constatés suite à l’explosion de Hiroshima en 1945. Une relation linéaire trop simple, estiment les experts, qui déplorent l’absence de prise en compte de facteurs liés à l’exposition interne (ingestion et inhalation de particules) à la base de nombreux cancers, notamment aux abords des usines de retraitement de plutonium, en Russie. Mais les cancers ne sont pas les seules affections visées, pointe l’étude, qui évoque les mutations de l’ADN induites par la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.
Un facteur de risque multiplié par soixante
Afin de revoir l’évaluation des risques lors des expositions aux rayonnements ionisants (essais nucléaires, pollution historique, proximité de centrales), l’étude a créé de nouveaux facteurs de pondération dits de «danger biophysique» ou de «danger lié la biochimie de l’isotope». En appliquant ces principes aux données officielles des Nations Unies, l’impact sur la santé humaine d’une faible irradiation chronique est multiplié par soixante ! Si bien que le total des morts par cancers est estimé à quelque 61,6 millions depuis 1945, contre 1,1 million selon les sources officielles. Le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3. L’étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et foetale (3,4 millions).
Conséquence «logique» pour ces experts : il importe de réduire la dose maximale de rayonnement admissible à 0,1 millisievert (contre 1 mSv actuellement) pour chaque être humain. Cela fait quinze ans que je collecte et j’analyse l’impact des radiations à faible dose, commente le biologiste russe Alexey Yablokov, coauteur de l’étude. Ces données m’ont convaincu que les standards internationaux ont jusqu’à présent reflété davantage les intérêts de l’industrie nucléaire que le souci réel de la santé humaine. Ce rapport est une bonne base pour créer un nouveau Comité mondial sur les risques des radiations !
Un vecteur politique, donc. Les Verts européens déclarent vouloir utiliser les résultats de cette étude afin de renforcer les normes européennes. Le Parlement s’est prononcé en ce sens, il y a quatre ans. Mais il avait été désavoué par le Commission. Du poil à gratter, disait-on ?
Christophe Schoune, Le Soir, 12 février 2003.
(1) Synthèse et commande du rapport : www.euradcom.org, une traduction française du document est disponible en librairie.
(2) CERR, Comité européen sur le risque de l’irradiation, avenue de la Fauconnerie, 73, B-1170 Bruxelles-Belgique
http://www.dissident-media.org/infonucleaire
{Consulter} l'article avec son forum.
Des rumeurs circulent sur le net concernant les attentats du 11 septembre 2001. Qui sont les réels commanditaires ou plutot les réels terroristes ? Informez vous et faites circuler l’info autour de vous, mais attentions ces informations dérangent les grands manitous de ce pauvre monde... ATTENTION ce message s’autodétruira dans moins d’1 heure... tellement ça dérange ! Cessez la Busherie...
{Consulter} l'article avec son forum.
Le voile islamique, Faiza M, et le MRAP
Un texte posté sur plusieurs sites sous le titre "Sous la burqua, le désert" met en cause le MRAP.
Membre du MRAP je fais observer que jamais le MRAP a défendu le voile et encore moins la burqa (ou burka). Le MRAP association antiraciste laïque défend une société sans discrimination raciste y compris pour des motifs religieux. Ce faisant le MRAP ne défend nullement une religion particulière. Il inscrit son action dans le cadre des lois existantes tant en France qu’en Europe . Par ailleurs, le MRAP n’est pas en premier lieu une association de défense de la laïcité et pas plus un association de défense de l’égalité entre hommes et femmes même si ces deux valeurs fondamentales constituent le socle de son action. En l’espèce le MRAP estime que "cette décision pose des questions" mais, à ce jour, aucune décision d’aucune sorte n’a été entreprise par le MRAP pour s’opposer à la décision du Conseil d’Etat. Et, contrairement à ce j’ai pu lire ici ou là Mouloud AOUNIT ne s’est nullement distingué sur ce point, bien au contraire.
L’article cité sur contre-feux soulève un point fort pertinent insuffisamment développé à propos de cette décision ; à savoir la pression de certains hommes et de l’intégrisme religieux sur les femmes contraintes de porter voiles ou burqa ou niqab. Là encore le MRAP combat l’intégrisme religieux. Mais sous ce terme il vérifie que ne cache pas une forme de discrimination raciste.
Christian DELARUE
Membre du bureau exécutif et du conseil d’administration du MRAP
"Sous la burqa, le désert"
http://www.contre-feux.com/billets/sous-la-burqa-le-desert.php
Sur cette décision :
QUE RECOUVRE LE VOILE POLITICO-RELIGIEUX DE FAIZA M. ?
http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article220
{Consulter} l'article avec son forum.
Finalement, dans cette île d’Anjouan, il se passera toujours quelque chose d’extraordinaire ou de surnaturel. Hélicoptère qui se trompe d’itinéraire et qui s’écrase, un ex-dictateur qui parvient en toute quiétude à échapper à 1800 militaires armés jusqu’aux dents, des caisses de munitions estampillées «Ambassade de France» qui tombent du ciel ; nous croyions en avoir fini avec les bizarreries et autres étrangetés. Peine perdue ! A peine avions nous appris le départ de BACAR en jet privé pour une villa en bord de mer au BENIN, voilà que le gouvernement comorien fait encore étalage de toute son incompétence. Même si nous ne disposons d’aucune information sur les circonstances réelles de l’évasion, la synchronisation avec le départ de BACAR de la Réunion est parfaite. On ne pouvait pas faire mieux. Que va dire le comorien moyen devant cette incurie, devant cette cinglante déculotté infligé au gouvernement SAMBI et à son armée de boys scouts truffée de brebis galeuses ? Cette fois-ci, une seule chose est sûre. Arrêtons de crier continuellement au loup et à la conspiration française. La responsabilité pleine et entière de cette fuite incombe à SAMBI, à ses amis et aux responsables de l’armée. Le pouvoir saura-t-il faire amende honorable en reconnaissant qu’il a lamentablement failli à sa mission ? Des sanctions seront-elles infligées à ceux qui avaient en charge la surveillance des prisonniers ? Cela est moins sûr car, comme vous le savez, la culture de l’impunité et des petits arrangements est bien implantée dans notre pays.
En tout cas, tous ceux qui suivent l’actualité du pays admettront que ce qui s’est produit devait arriver. Si la responsabilité de l’armée qui était chargée de la surveillance des différentes prisons est indiscutable, celle des différentes autorités de tutelle notamment, le ministre de la défense, les ministres de la Justice d’Anjouan et de l’Union, le sont également, au premier chef. De nombreuses questions méritent des réponses claires. Pourquoi les prisonniers les plus «importants» n’ont-ils pas été transférés à Moroni où, ils auraient pu être gardés dans des conditions de sécurité optimales ? Pourquoi après la première alerte (il y a 3 mois) sur les intentions d’évasion, les autorités compétentes n’ont-elles pas pris les dispositions utiles pour renforcer la sécurité autour de la prison et limiter ainsi, les risques de fuite ? Comment et par qui les prisonniers sont-ils parvenus à se procurer des téléphones portables ? Pourquoi depuis le débarquement aucun acte d’instruction sérieux n’a été effectué pour établir la culpabilité des personnes emprisonnées ? Autant de questions qui n’obtiendront, j’en suis persuadé, aucune explication rationnelle. Après tout, nous sommes aux Comores et tout est possible. C’est certainement par la volonté du Seigneur. Amen !
Les chefs de l’Armée Nationale du Développement (AND) et les intellectuels de bas étage qui constituent le premier cercle du pouvoir ont oublié que des militaires font partie des prisonniers. Or, et cela est enseigné dans les écoles militaires, le premier devoir d’un prisonnier et de chercher par tous les moyens à s’évader. Le commandant régional, premier responsable de ce fiasco, présentera-t-il sa démission ? Les autorités civiles et militaires impliquées sauront-elles assumer leurs responsabilités et rendre leur tablier ?
Et si cette évasion était encore une mascarade de plus organisée par le régime SAMBI ? Après tout, M. CAAMBI Elyachourtoui qui a été réhabilité était à la tribune officielle à l’occasion de l’investiture du Président TOIYIBOU lequel, a affirmé dans une interview, son intention de travailler avec les anciens collaborateurs de BACAR. Finalement qu’est-ce qui nous paraît le plus grave dans l’histoire ? Que M. CAAMBI qui a des soutiens et de la famille à la Présidence de l’Union soit demain, désigné conseiller à la Présidence d’Anjouan ou que son compère DJANFAR (Sarkozy), qui est aussi de Mutsamudu, s’échappe avec Mjamaoué à Mayotte ? Quand on sait que SAMBI et son gouvernement ne se sont pas trop fatigués pour obtenir l’extradition de BACAR et que le seul ministre, celui de la Justice qui a osé dire du mal de la France a été puni, on est obligé de privilégier l’hypothèse selon laquelle le départ de BACAR a été négocié entre SAMBI et la France et que tout ce qui arrive n’est que la suite logique de cette politique de complaisance au joug colonial français.
Vous allez le constater, seuls des lampistes vont être mis en cause et sanctionnés. Les vrais responsables de ce fiasco, eux, pourront conserver leurs postes et poursuivre impunément leurs basses oeuvres. C’est cela le système SAMBI. Une galaxie où personne n’est responsable de rien. Je vais vous choquer en affirmant que je me réjouis de l’évasion de ABDOU Madi (Mjamaoué) car, c’est le seul Matsaha (paysan) qui était condamné à croupir en prison. Ses compagnons de cellule, originaires de Mutsamudu, ont tous été libérés et réhabilités ou en voie de l’être. En vérité, qu’est-ce que SAMBI reproche à Mjamaoué ? Je n’ai aucun élément tangible et irréfutable qui laisse penser qu’il a du sang sur les mains ? Avec son franc parler ou sa grande gueule (comme vous voulez), il a juste eu le courage de dire que SAMBI était un dictateur, un démagogue et qu’il ne respecte pas les lois de la République. Désolé, mais l’histoire lui donne aujourd’hui amplement raison. Qui peut prétendre le contraire ? Les militaires transférés d’Anjouan et emprisonnés au camp de KANDANI parviendront-ils un jour à prendre les armes ? Whait and see. Affaire à suivre...
A PARIS LE 20/07/2008 / AHMED
F.NAIL
{Consulter} l'article avec son forum.
Le projet de loi constitutionnelle soumis au Congrès de Versailles du lundi 21 juillet par décret du 17 juillet, passe outre une nouvelle fois à ce qui aurait pu apparaître comme un besoin élémentaire de transparence et de débat citoyen. A savoir, l'organisation d'un référendum pour chaque réforme de la constitution. Qui dit référendum dit diffusion du matériel à tous les électeurs, lesquels risquent alors de chercher à comprendre et de voter contre. La même stratégie de discrétion a été appliquée depuis deux ans en matière de réforme de la Justice, alors que les Français avaient commencé « à en dire trop » après l'affaire d'Outreau. L'actuel projet de loi constitutionnelle ignore le rejet irlandais du Traité de Lisbonne et continue à « faire comme si » il allait de toute façon être appliqué. En même temps, le Conseil d'Etat et la juridiction administrative française poursuivent une stratégie discrète de remaniements mineurs qui leur permettra de mieux s'adapter aux exigences du Traité de Lisbonne. Mais les administrés « de base » et les « petits justiciables » ne semblent guère être mis à même de s'exprimer sur les réformes à faire. Contrairement à ce que voudrait faire croire la propagande gouvernementale, ce n'est pas d'une réforme de la justice administrative ou du Conseil d’Etat qu'il s'agit, mais d'une opération de nature très différente.
L’article 47 du projet de loi constitutionnelle qui sera soumis au Congrès réuni le 21 juillet à 15h30 commence par ces dispositions :
« I. - À compter de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, signé le 13 décembre 2007, le titre XV de la Constitution est ainsi modifié :
1° Dans le premier alinéa de l’article 88-4, les mots : « les projets ou propositions d’actes des Communautés européennes et de l’Union européenne » sont remplacés par les mots : « les projets d’actes législatifs européens et les autres projets ou propositions d’actes de l’Union européenne » ;
2° Dans l’article 88-5, les mots : « et aux Communautés européennes » sont supprimés ;
3° Les deux derniers alinéas de l’article 88-6 sont ainsi rédigés :
« Chaque assemblée peut former un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne contre un acte législatif européen pour violation du principe de subsidiarité. Ce recours est transmis à la Cour de justice de l’Union européenne par le Gouvernement.
« À cette fin, des résolutions peuvent être adoptées, le cas échéant en dehors des sessions, selon des modalités d’initiative et de discussion fixées par le règlement de chaque assemblée. À la demande de soixante députés ou de soixante sénateurs, le recours est de droit. »
(...) »
(fin de citation)
Tout se fait, donc, comme si le Traité de Lisbonne devait entrer en application quoi qu’advienne, et peu importe ce qu’en pensent les citoyens.
Le même objectif semble être poursuivi par ce qui nous est présenté comme un projet de « réforme » de la justice administrative, formalisé le 25 juin par un communiqué du Conseil d’Etat où on peut lire notamment :
« L’augmentation constante et massive du nombre des justiciables qui s’adressent à elle a justifié l’attribution de moyens supplémentaires à la juridiction administrative. Mais cet effort se double évidemment d’une recherche permanente d’efficacité dans le respect de l’exigence de qualité de la justice rendue. »
(fin de citation)
Il s’agit donc, avant tout, de mettre en place des méthodes jugées plus efficaces pour gérer « l’augmentation constante et massive du nombre des justiciables » . Autrement dit, comment simplifier les procedures et rendre la justice administrative plus expéditive et sommaire. Mais que devient le débat sur les garanties d’impartialité et d’indépendance offertes aux justiciables ? Dans ce domaine, la réforme ne semble pas être à l’ordre du jour.
Sans doute, Isabelle Debergue ne s’était pas trompée lorsque, dans son article du 23 octobre 2006, elle avait eu recours au titre : « Après Outreau, l’impossible réforme de la justice », exprimant le sentiment de beaucoup de citoyens. Ni Justiciable, lorsqu’il intitulait son article du 21 octobre 2006 : « Il n’y aura pas de réforme de la justice française ». En réalité, on a eu affaire sur les plans législatif et réglementaire à une évolution négative permanente, toutes juridictions confondues. A ce jour, la tendance ne semble pas avoir changé.
En revanche, la mise en place de structures opérationnelles de l’Union Européenne au détriment des institutions nationales semble être le « grand objectif » actuel. Deux jours après la diffusion du communiqué du 25 juin, le Vice-Président du Conseil d’Etat Jean-Marc Sauvé, déclarait dans un colloque organisé par la Commission pour l'Etude des Communautés Européennes (CEDECE) :
« ... on ne peut célébrer 50 ans de droit communautaire sans mesurer le spectaculaire chemin parcouru depuis 1957 et les fruits de la dynamique alors engagée.
Non, comme le disaient ses promoteurs et comme le pensaient les plus perspicaces des observateurs, la Communauté européenne n’était pas seulement économique et ne se réduisait pas à une banale union douanière.
C’était un projet politique qui s’adossait à la création d’un ordre juridique nouveau servi par une organisation juridictionnelle qui prenait appui sur les cours suprêmes des Etats membres et qui était régulée par une Cour de justice. »
(fin de citation)
On ne saurait décrire de manière plus claire la disparition définitive de la souveraineté des Etats membres de l’Union Européenne et la mise en place d’un « ordre » continental qualifié de « nouveau ».
Mais quel rapport avec une quelconque réforme de la justice administrative ? Le transfert de compétences à l’Union Européenne ne fera, bien au contraire, qu’aggraver la situation.
Nous reviendrons sur ces questions plus en détail. En attendant, voir dans notre blog les articles :
Quelle réforme de la juridiction administrative française ? (I) (9 juillet)
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/07/09/quelle-....
Quelle réforme de la juridiction administrative française ? (II) (18 juillet)
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/07/18/quelle-....
Indépendance des Chercheurs
http://www.geocities.com/indep_chercheurs
http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com
{Consulter} l'article avec son forum.
Madame,
Nos deux organisations s’adressent à vous, en tant que garante légale des élections au CNESER, pour vous demander l’annulation de ces élections pour la non-sincérité du scrutin. En effet, nous avons pu constater le jour du dépouillement un certain nombre d’irrégularités, touchant essentiellement notre liste commune.
Comme vous le savez, nous avons manqué notre élu à seulement deux voix près. De ce fait, chaque voix a sa valeur, et les nombreuses fraudes ou tentatives de fraudes que nous avons pu constater, et dont nous allons vous faire part, remettent donc en cause la globalité du scrutin et du résultat.
Principalement trois cas sont apparus. Il est manifeste qu’une liste concurrente a tenté d’intercepter les matériels de vote de nos élus, parfois avec succès. Ainsi, plusieurs élues, à Rennes notamment, se sont vus fracturés leur boîte aux lettres. D’autres n’ont jamais reçu leur premier matériel de vote. Dans les deux cas, deux votes leur ont été attribués le jour du dépouillement, tandis qu’ils n’avaient voté qu’une seule fois (pièces 1). Ce qui prouve que la ou les liste-s concernée-s ont tenté d’usurper l’identité de l’élu-e. Si certaines tentatives ont échouées, grâce à l’attribution de numéro de série par enveloppe, il ne fait nul doute que d’autres ont pu réussir, dans les cas où l’élu-e n’a pas redemandé de matériel de vote. Par ailleurs, si les auteurs de ces faits ont su intercepter le courrier à l’arrivée, rien ne nous assure qu’ils ne soient parvenus à l’intercepter au départ...
Le cas numéro deux est celui où un-e ou plusieurs élu-e-s sur un établissement ne retrouvent pas leur vote dans les comptes que nous avons établi le jour du dépouillement. Par exemple, une dizaine d’élu-e-s lyonnais-e-s, qui attestent sur l’honneur avoir voté pour la liste SUD/FSE, avec un matériel de vote valide, et dont le vote a été validé le jour du scrutin, ne retrouvent pas leurs voix dans le scrutin à Lyon 2 (pièces 2). Nous vous laissons le soin de comparer avec les données précises dont vous disposez. Cet état de fait est constaté sur quelques universités, comme vous pouvez le constater.
Enfin, le troisième cas, sûrement le plus parlant et le plus grave. À Montpellier 2 et à Lille 1, certain-e-s élu-e-s SUD-Étudiant ont fait le choix de ne pas voter. Ils ont même gardé leur matériel de vote sous scellé. Or, leur « vote » a été comptabilisé le jour du scrutin, comme vous pourrez le constater sur les listes d’émargement. Nous vous joignons l’attestation du cas montpelliérain (pièce 3). Cela signifie que les auteurs des faits ont su éditer eux-même leur matériel. Il s’agit d’un délit grave de faux et usage de faux, à des fins de fraude électorale. La fédération SUD-Étudiant tient bien évidemment à disposition de l’enquête les matériels de vote de ces élu-e-s.
Cette série non exhaustive de preuves démontrent l’évidence de la non-sincérité du scrutin. Il s’agit ici des premiers éléments que nous avons pu recueillir, beaucoup de nos élu-e-s étant en vacances ou injoignables. Nous vous ferons parvenir les preuves d’autres cas que nous avons déjà repérés dès que nous aurons les pièces justificatives. En ce qui concerne les auteurs de ces faits ; plusieurs intimidations, sous-entendus, et autres constatations, nous laissent deviner quelle liste a pu commettre ces actes. Seulement, nous ne pouvons actuellement le prouver. C’est pourquoi nous demandons que les enveloppes n.1, qui ont été jugée invalides, et qui ont été conservées par le ministère à notre demande, puissent être dépouillées afin que nous puissions peut-être en comprendre davantage. Les preuves que nous avançons concernent uniquement des cas où le vote a été validé en commission, et nous excluons donc tout cas susceptible d’avoir été annulé ou de ne pas être parvenu au ministère (non réception du matériel notamment). Par ailleurs, nous nous tenons à votre disposition pour toute autre demande, de documents, d’attestations ou même de précisions. Comme nous vous l’avons précisé, nous attendons toujours de nouveaux justificatifs de certain-e-s de nos camarades, que nous n’avons pu joindre à ce courrier.
Espérant que vous voudrez bien constater l’évidence de ce que nous avançons, nous attendons à présent votre réponse. Si celle-ci ne saurait se faire savoir sous cinq jours, nous serons contraints de saisir le tribunal administratif de Paris.
Fédération Syndicale Etudiante fse.relations@luttes-etudiantes.com
Fédération des syndicats Sud Etudiant sud-etudiant@sud-etudiant.org
{Consulter} l'article avec son forum.
Après la fuite du colonel Bacar et de sa garde rapprochée vers Mayotte, c’est maintenant le tour de ses ministres. Ces derniers ont fui la prison anjouanaise hier (après l’expulsion de Bacar vers Cotonou) et se sont rendus à Mayotte. Ils ne seront pas renvoyés aux Comores comme les clandestins ordinaires. On leur appliquera la jurisprudence Bacar. Ils auront sûrement un titre de séjour ou au pire ils seront envoyés dans un pays « ami ». Ils seront nourris, logés, véhiculés, avec s’il vous plait, de l’argent de poche. Qui dira mieux avec la crise économique qui ne cesse de secouer les Comores? Pour entrer à Mayotte légalement sans être inquiéter, c’est tout simple : Si vous figurez sur la liste des autorités illégales d’Anjouan et des autres personnes visées par les mesures du Conseil de Paix de l’Union Africaine, vous êtes sauvés car vous n’avez aucun démarche à faire. Il suffit de présenter cette fameuse liste.
Sinon, vous devriez prouver que vous êtes un opposant à Sambi, dans ce cas il faut se rendre à Mayotte avec des armes à feu pour montrer votre cruauté.
Une autre façon d’entrer librement et légalement à Mayotte, c’est de demander l’intervention des proches de Bacar qui se trouvent à Mayotte. Il suffit que ces derniers attestent que vous faisiez effectivement partie du camp Bacar.
Une nouveauté : Les éléments de l’AND (Armée Nationale de Développement) seront aussi accueillis à bras ouverts à condition qu’ils soient accompagnés des proches de Bacar et armés.
On estime à environ 75 000 personnes les proches du colonel Bacar. C’est l’occasion ou jamais pour eux de saisir cette opportunité en se rendant à Mayotte.
N’importe quel comorien peut se rendre à Mayotte sans visa, à condition qu’il commette des actes violents aux Comores ou qu’il soit un opposant farouche à Sambi. Ce n’est pas une plaisanterie, bon voyage.
F. NAIL
{Consulter} l'article avec son forum.
ZZ Top. Encore merci d’être velus ! (18/07/08)
Velus et velus nombreux ! Très ! Affluence estimée hier : 55.000 festivaliers dans la prairie (environ 50.000 entrées payantes). Le plein, ou tout comme. Et pour qui tout ce monde-là ? Deux noms, en particulier : les barbus de ZZ Top et le très glabre Christophe Maé. Un mélange des contraires typiquement carhaisien.
Yael Naim, l’accroche coeur
Coincée entre Motörhead et ZZ Top, la frêle Yael Naim aurait pu se poser à Kerampuil comme un cheveu sur la soupe. Mais le charme de la belle et son « lalala » entêtant ont séduit.
C’est le grand classique des Charrues : un concert où, pendant une heure trente, un instant de grâce s’impose dans ce monde de brutes.
Le festivalier au cœur d’artichaut le sait : chaque année, il tombe amoureux. Il n’y peut rien, c’est comme ça. Qu’il pleuve, vente ou fasse 46 ºC, c’est toujours pareil : une jolie chanteuse à la voix de velours s’installe sur scène et tout le reste s’efface.
Et après ça, notre cœur d’artichaut s’en va retrouver le bruit et la fureur, tout chamboulé. Cette année, ça s’annonçait gros comme une maison. Yael Naim et sa « New Soul » avaient mis un peu de couleur dans les mois de grisaille, réchauffé l’hiver. Alors, sa jolie frimousse, sa voix d’ange offerte ici, en live, ça n’allait pas rater.
Dès les premières notes, on y est. Entourée, couvée même, par ses trois musiciens (tiens, pas de cuivres ce soir), la Franco-Israélienne impose ce drôle de mélange de soul et de folk d’une infinie douceur. C’est drôlement joli, et l’ensemble sonne comme une carresse à nos oreilles pas vraiment ménagées jusque-là.
Cette fille-là est quand même capable de reprendre et détourner le « Toxic » de Britney Spears pour en faire un blues classe au possible. Et toujours avec cette élégance, ce sourire étincelant, même quand l’accordéon est trop fort, qu’elle n’entend pas sa voix qui berce l’audience. Quand arrive l’heure du tube et de son fameux « lalala.. ».
Et là, il y a quelque chose qui cloche. Le public n’est plus qu’une immense chorale à qui la belle tend le micro. Elle devait chanter pour notre cœur d’artichaut et ce sont les autres qui chantent pour elle. Le monde à l’envers ! Dommage, tout ça se finit un peu comme un rendez-vous manqué. Pas grave, demain Asa sera là pour nous consoler.
Pierre Chapin
Christophe Maé. Rasoir ou ébouriffant ?
Il était attendu au tournant. Sweat à capuche et jeux de scène efficaces, Christophe Maé, l’idole des jeunes, n’a pas raté son virage. On aime ou on n’aime pas, à chacun d’apprécier.
Ebouriffant
Deux heures trente. Ça peut paraître long, mais quand on aime... On en redemande ! Et c’est exactement le sort réservé, hier soir, à Christophe Maé sur la plaine de Kérampuil, vedette montante ravie. Un Christophe Maé enchanté de prolonger un set qui fleurait bon l’aloé véra. « On est super fiers de l’accueillir. C’est quelqu’un qui a tout à fait sa place aux Vieilles Charrues, et je suis sûr qu’il va faire un carton », promettait Jean Philippe Quignon, avant le début du concert. Et, pour dire le moins, le président du festival a eu le nez creux, tant le Réunionnais aura enthousiasmé. « Il est trop beau ! J’adore son style, sa voix, sa façon de danser ! » Le même discours dans toutes les bouches, surtout féminines. Lors de son passage à Carhaix, lui qui a, tour à tour, incarné les Jackson Five, Bob Marley ou Arrested Development, a confirmé son statut d’idole, de star « bankable ». Le succès est même total. Impressionnant. « Après tout, je ne suis qu’un homme », atténue, modeste, le chanteur. Mais non, Christophe, tu es tellement plus...
Thierry
Rasoir
Bonsoir Christophe,
Désolée de te décevoir, ainsi que tous tes fans, mais décidément : non ! Non, ça ne se fait pas de saluer le public des Francofolies quand on est aux Vieilles Charrues. Non, ça n’est pas très poli de garder son couvre-chef devant des milliers de gens. Non, on ne peut décemment pas endosser les costumes trop grands de Julio Iglesias, Bob Marley ou Michael Jackson sur un si petit corps, aussi souple soit-il. Non, non et non : on ne se dit pas rebelle en appelant son « Papa » ! Moi, Christophe, je te le dis : j’ai passé l’âge des tétines, je n’aime pas le Roi Soleil, alors tu sais, ta joie de vivre et tes petits pas de côté, ça me donne la migraine. Tes sweets à capuche cachent mal les tatouages que t’as pas et puis, franchement, quoi que tu en dises, tu y ressembles un peu trop, au gendre idéal. Mais c’est pas grave, je m’en fiche. Les autres t’écoutent pour moi. Je te laisse à ton harmonica et à ton paradis. JTM pas, Kristof, et puis voilà.
Sofi
Etienne Daho. « Je ne me suis jamais planqué »
Figure éminente et classieuse de la pop française, l’esthète Daho invite cet après-midi les festivaliers à un voyage immobile au travers de 25 années de tubes élégants et racés. L’émotion devrait être égale des deux côtés de la scène.
Vous allez monter sur scène devant 50. 000 ou 60.000 personnes. Vous vous êtes déjà retrouvé devant un public aussi énorme ? Non... Devant 15.000, 20.000, oui, mais, 60.000... C’est énorme... Mieux vaut que j’évite d’y penser (rires). Ceci dit, c’est peut-être plus impressionnant de jouer dans des « petites » salles. Face à une foule, on a le sentiment d’être entre soi sur scène. C’est presque plus sécurisant...
Avec 120 ou 130 chansons à votre répertoire, comment composez-vous une nouvelle « set-list » ? Y a-t-il des incontournables ou des titres que vous assumez moins avec le temps ? Avec le temps, c’est toujours plus difficile de choisir, même si le plus important en ce moment, c’est de défendre l’album « L’invitation », qui fonctionne bien sur scène. La période actuelle est intéressante : le public sort d’une certaine nostalgie des années 80 et se tourne vers des chansons plus récentes, parfois plus riches. Mais j’assume toutes mes chansons. C’est comme pour un roman : si on ôte un chapitre, la cohérence en prend un coup. Et quand le public réclame un titre qui n’est pas prévu, je l’invite à le chanter lui-même...
Au moment du « Grand sommeil », vous imaginiez être encore là 25 ans plus tard ? Oh, à l’époque, je ne savais même pas ce que je ferais la semaine d’après ! Alors, faire encore de la musique en 2008
... Avec des titres comme « Un merveilleux été » ou « Boulevard des Capucines », sur le dernier album, vous semblez vous dévoiler davantage, que par le passé. Un choix ? Je ne me suis jamais vraiment planqué, vous savez... C’est peut-être simplement, qu’avec le temps, l’écriture s’affine, qu’elle devient plus précise... Autour de moi, un morceau comme « Boulevard des Capucines » touchait les gens avant même qu’ils ne sachent que j’y parle de mon histoire avec mon propre père...
De gros coups de cœur musicaux, ces derniers temps ? Marlon Roudette, le chanteur de Mattafix, une voix et une présence envoûtantes. Il me fait penser à Smokey Robinson. Sinon, j’écoute du dub, de la soul 60’s et de plus en plus de classique, du Schubert, etc. C’est nouveau pour moi. Un effet de l’âge ?
Votre voix a parfois été brocardée par ceux pour qui un « vrai » chanteur se doit de disposer d’un organe vocal surpuissant... Comment réagissez-vous aujourd’hui à cette critique ? C’est un peu en train de s’arrêter. Ceux qui lançaient ce genre de plaisanteries ne prenaient pas toujours le temps d’écouter vraiment. Ça ne fait pas forcément plaisir mais, bon, ça ne touche pas plus que ça... De toute façon, j’ai une voix ! Pas une grande voix, mais une voix ! Et après tout, 25 ans après, je suis toujours là, contrairement à certains moqueurs d’autrefois... Alors, au bout du compte, qui c’est qui a l’air d’un con (rires) ?
Scène electro. Les jeunes loups sont lâchés
Entre la puissance de SebastiAn, l’electro-rock de Does It Offend You, Yeah ? ou la folie punk de Crystal Castles, la scène electro offre un samedi soir incroyablement dense et dance. Kerampuil résonne encore du funk métallique de James Murphy et de son LCD Soundsystem, et, à un degré moindre, des basses telluriques de Justice, en 2007.
Sans locomotive de cet acabit cette année, la programmation electro offre ce soir un nombre d’artistes émergents excitants, comme autant de potentielles bombes sur la terre carhaisienne. Après le passage de la survitaminée Yelle dans l’après-midi, la soirée offre un terrible enchaînement sur la scène Xavier-Grall. De 22 h 30 à 3 h du mat, ce sera « Danse avec les jeunes loups » ! Avec pour commencer, SebastiAn, qui, en quelques morceaux comme l’énorme « Ross Ross Ross », a séduit les amateurs de grosse basse. Le gars fait partie du label Ed Banger, label de Justice et DJ Mehdi. Suivra ce qui peut constituer l’une des révélations 2008 : Crystal Castles. Arrogants, sauvages, fans de punk et de jeux vidéos des années 80, Alice Glass et Ethan Kath, deux Canadiens, font de chaque show un événement en soi.
Missill propulsée
Suivra l’univers foisonnant de Missill, invitée de dernière minute, pas beaucoup plus tendre avec nos petits petons. Dernière machine à suer, le trio anglais, un brin provoc, Does It Offend You, Yeah ?, connus pour le tube « We are rockstars », et dont l’énergie très rock est plutôt du genre sans pitié. Si avec cette dose, le festivalier peut encore marcher demain soir, il sera inspiré de tenter une percée vers Wax Tailor, dont les morceaux cools sur une base hip-hop feront du bien aux arpions.
www.letelegramme.com
{Consulter} l'article avec son forum.
plus tard l’histoire aura eu lieu
Ce qu’on ne doit pas laisser s’infecter est surtout la croyance selon laquelle on pourra résoudre les problèmes plus tard.
Tant qu’on est à l’origine de toute chose la moindre infléxion peut avoir des conséquences infinies, et le monde peut basculer du tout au tout, de l’enfer au paradis.
Quand on est dans le temps on n’a plus qu’à, confiant, répondre à toutes les attaques une par une et dans l’ordre temporel, scrutant ainsi, quelle que soit sa vie, une assez grande quantité d’embranchements pour trouver la voie de la Création.
Seule la théorisation pleinement consciente et savante du monde permet d’éviter d’avoir à l’expérimenter pour résonner avec la fonction Dieu.
Bien que déique, cette posture qui de notre point de vue ne peut être qu’imaginaire, est également le siège sur lequel s’assoient, ou tentent ou rêvent de s’assoir la catégorie des imbéciles.

On nomme tricherie l’action qui consiste à outrepasser l’ignorance en aboutissant à un résultat sincèrement présenté comme original alors qu’il est en fait hérité d’un savoir plus puissant.
Il s’agit de faire abstraction de son ignorance et d’obtenir des résultats intéressants pour des raisons externes.
Quand un président fait écrire son discours par un spécialiste en communication, n’est-ce pas de la tricherie ? Quand cette tricherie est admise comme usuelle n’est-ce pas une double tricherie ?
Qu’el est l’intérêt de nommer tricherie ce qui est frauduleux si cette fraude ne semble avoir aucune conséquence négative ?
Pourtant, comment est-il encore possible d’élire un dirigeant de nos si on n’a pas lu, approuvé et aimé (et sous-pesé) les analyses qui sont les siennes ?
Si en effet le dirigeant est lui-même représentant d’un autre groupe de dirigeants, alors il est légitime que son discours soit calibré sur ce que ses supérieurs exigent.
Mais dans ce cas à quoi rime son élection, s’il a déjà été élu par ses supérieurs ?
Et si l’élu n’évoque aucune supériorité à la sienne, mais que par contre son discours est calibré, ou en tous cas étonnamment familier à celui d’autres dirigeants, n’y a-t-il pas indubitablement une tricherie à l’un ou l’autre bout ?

Dans le cas du tricheur sa hauteur d’esprit ne lui permet pas de se situer de façon originelle à l’Histoire, ce qui le conduit à devoir lutter contre des événements chroniques et intenses, sans jamais vraiment les résoudre, à peine en les explorant, ce qui est le chemin légitime de l’ignorant.
Si celui qui prétend à une posture historique ne la possède pas en vérité les gens mettent beaucoup de temps à se rendre compte de la supercherie, après avoir expérimenté à leur désavantage les théorisations que leur dirigeant aura pondues.
Pendant qu’on entend des discours définitifs, calculés et officiels, et qu’en fait ces paroles ne valent pas plus que des bruits de bistrot, la quantité de problèmes qui restent alors irrésolus se traduit inéluctablement en souffrance pour les peuples.
Dans le cas de celui qui accepte de se désincorporer d’un grand nombre de ses routines et croyances d’usage, l’urgence de la problématique est si forte que la résolution n’hésite pas à adopter des structurations plus avantageuses, ce qui chez l’ignorant s’appelle l’inconséquence, chez le savant s’appelle la "un réflex conscient".
Il n’existe pas de meilleur terreau pour l’innovation que la paix de l’esprit et une foi profonde. Le seul point commun entre l’ignorant et le savant est leur temps de réaction, par contre, ce à quoi ils réagissent, est soit symbolique et névralgique, soit fondamental. Si on hésite à définir et juger, on peut utiliser la réciproque : s’ils le font tout le temps, alors ils sont ignorants, s’ils ne le font qu’une fois, alors ils sont savants.

Plus tard c’est toujours moins bien, plus tard n’a pas d’utilité, plus tard est une excuse pour ne pas dire jamais, plus tard est un leurre, plus tard est une insulte, plus tard est une croyance irrationnelle. Plus tard rend encore moins possible ce qui pourrait avoir lieu, plus tard déplace le problème, plus tard est l’emblème de celui qui est bousculé par les problèmes temporels, ayant préalablement accepté de ne pas l’être par ceux ne le sont pas, et qui sont plus vastes, et qui pourtant incorporent en leur sein tous les sous-problèmes.
Plus tard, est la signalétique de la présence de la tendance au déplacement, à la divergence, à la dérive, à la déviance...
Plus tard est le symptôme, plus tard est un message d’alerte, un S.O.S, que le subconscient fait parvenir à l’entourage seul capable de raisonner correctement, et de l’instruire du chemin correct à poursuivre dans le labyrinthe événementiel qu’est la vie.
Plus tard, part de et impose la supposition selon laquelle le chemin est unique, qu’il peut être connu par tricherie, et que l’arrivée en haut de la pyramide des problématiques du monde peut être acquit par une méthode précise qu’il n’y a plus qu’à mettre en oeuvre.
Plus tard, voudrait imposer par la force des méthodes expérimentales aux autres afin de voir s’ils s’y cassent les dents à leur place.
Mais Plus tard ignore encore, dans sa tendre enfance, que le chemin n’est pas unique, que son âme l’est, que sa cosmovision l’est, et qu’il n’y a pas d’intérêt supérieur à escalader les marches de l’Histoire, autre que celui de la capacité réelle à le faire.
8119
http://w41k.info/18628
{Consulter} l'article avec son forum.
Thierry Meyssan : "Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française .../...
Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité". .../...
C’est bien que son site soit de nouveau opérationnel, il peut maintenant prendre la responsabilité de ses écrits sans foutre les autres dans la m... !
.../... "Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service" .../...
Meyssan n’autorise pas la publication de ses articles sur d’autres sites sans "autorisation"... Au moins, c’est clair...
De précédentes versions du texte "Opération Sarkozy..." qui circulaient sur le net étaient semble-t’il "caviardées"... La version qui figure sur le site du Réseau Voltaire serait donc la bonne...
{Consulter} l'article avec son forum.
Nous sortons d’une année de luttes qui a permis de clarifier la situation. La stratégie de la bourgeoisie consiste clairement à multiplier les angles d’attaque. Elle peut pratiquer cette stratégie car elle sait que les directions syndicales ne veulent pas globaliser l’affrontement. Cela a eu pour conséquence de voir une profusion de luttes d’entreprises, de mobilisations sectorielles et de journées d’action sans lendemain.
Cette faiblesse tient à deux aspects. C’est tout d’abord la réponse cohérente des directions syndicales. Il s‘agit pour elle de gérer les mobilisations comme de simples moyens de pression dans le cadre du « dialogue social ». Cela confirme que l’ensemble des directions confédérales, de la CGC à Solidaires, sont acquises au syndicalisme d’accompagnement.
Mais, chose plus préoccupante, il s’agit aussi de constater l’incapacité des syndicats de classe, de la base, à se coordonner dans leurs organisations interpro (UL et UD) et leur fédération. Il faut souligner cet aspect car sinon on risque d’en rester à une simple dénonciation, inefficace, des « bureaucraties syndicales », sans proposer d’alternative. C’est confortable, c’est rassurant mais c’est un peu puérile. La situation est en effet paradoxale. Un nombre grandissant de militants et de syndicats prennent conscience du petit jeu des directions confédérales. Il se développe un malaise et un fort mécontentement, une référence spontanée à la « grève générale ». Mais tout cela reste bien confus en raison de l’absence de stratégie et de la perte de l’expérience du syndicalisme de classe.
Différents bilans peuvent cependant être tirés de ces expériences. Tout d’abord il apparaît de plus en plus difficile de déborder les directions confédérales de l’extérieur. Solidaires et la CNT n‘arrivent pas à peser ou ne le veulent pas. De la même façon, les appels incantatoires et les réseaux issus de l’extrême gauche n’arrivent pas plus à organiser le moindre débordement. Les « AG interpro », tentées dans certaines grandes villes, ont été des échecs évidents. En parallèle, des résultats ont été obtenus dans certains secteurs de la CGT . De nombreuses UL et UD n’hésitent plus à passer outre les consignes nationales pour appeler à la grève sur des mots d’ordre plus généraux. De même, la direction confédérale n’a pas réussi à imposer sa stratégie lors de la mobilisation des travailleurs sans papiers. La revendication historique « des papiers pour tous » est demeurée celle de la CGT et l’extension a bel et bien été organisée dans de nouvelles entreprises. Ce qu’il a été possible de faire au niveau local, départemental et parfois fédéral, il s’agit désormais de l’imposer au niveau interpro et national sur d’autres terrains de luttes.
Il est donc urgent de débattre de la question de la réunification syndicale et de la bataille politique à mener au sein de la CGT. Il serait naïf de continuer à rêver d’un nouveau mai 1968 dans des conditions qui ne sont plus les mêmes. Les grandes usines disparaissent les unes après les autres, remplacées par une multitude de petits sous-traitants. Les fonctions publiques sont disséquées et atomisées. Les UL sont très affaiblies à bien des endroits. Et chose peut être encore plus grave, les travailleurs se replient, pendant leur « temps libre », dans leur environnement familial. Cette désocialisation est une évidence. Alors quand une entreprise de leur ville part en grève, ils l’apprennent en regardant la télévision. Et internet pour coordonner les grèves, c’est pas terrible ! Alors pour donner une dynamique de classe à nos mobilisations il faut militer dans une organisation de classe et non pas dans un syndicat d’entreprise ou une organisation affinitaire. C’est toute la contradiction de la situation. Les militants et les travailleurs ont rarement ressenti le besoin d’un mouvement d’ensemble sans vraiment savoir par où commencer.
C’est pourquoi nous consacrons notre dossier à la question de l’unité syndicale. Car aujourd’hui aucun militant ne peut échapper à ce débat. Construire une grève générale nécessite l’existence d’une confédération de masse et de classe. Cette confédération existe mais il lui manque les forces qui bien souvent viennent se perdre dans d’autres appareils. Il s’agit donc de recréer le ciment nécessaire entre les syndicats. Et ce ciment ne peut venir que des militants formés et coordonnés autour d’un projet commun. Ces militants ne sont pas obligatoirement révolutionnaires mais doivent comprendre l’enjeu des syndicats d’industrie et des UL. Ils est indispensables qu’ils portent publiquement et collectivement une stratégie alternative à celle du dialogue social défendue par les bureaucraties.
Le CSR se propose d’engager son expérience et ses militants dans cette bataille pour l’unité syndicale et la rénovation de l’outil syndical. Nous invitons tous les syndicalistes de classe à se coordonner à nous pour défendre ce projet.
Nous devons sortir de la culture de la défaite, et prendre nos responsabilités.
Actuellement, il est très facile d’obtenir des mandats dans les syndicats, dans les UL et UD voire dans les fédérations, au risque d’ailleurs d’être rapidement intégrés à l’appareil. L’appareil ce n’est pas seulement la représentation que nous en avons traditionnellement. Un appareil c’est aussi un syndicat CGT qui fonctionne dans l’isolement corporatiste, une UL qui vivote sans projet d’ensemble, un syndicat ou une fédération affinitaires (SUD, CNT, FSU, FNAF-CGT,…) qui se satisfait de son autonomie catégorielle. Toutes ces petites logiques d’appareil, justifiées par des appartenances philosophiques, sont autant d’obstacles à toute perspective révolutionnaire.
Ces obstacles doivent être marginalisés par la stratégie du Front Unique. Favorisons toutes les convergences unitaires, tissons les liens fédéraux et interpro à tous les niveaux, redonnons vie aux statuts de la CGT. Toutes ces démarches seront autant d’avancées vers la réunification de la classe et vers l’efficacité de ses luttes émancipatrices.
{Consulter} l'article avec son forum.
Une nouvelle tentative de faire taire des opposants politiques
On ne le dira jamais assez : notre France qui est si prolixe en leçons de démocratie vis-à-vis des autres pays, surtout ceux du Sud, ferait bien parfois de balayer devant sa porte.
Car les nouveaux dispositifs sécuritaires hypertrophiés et hyper-centralisés mis en place par Sarkozy avant et pendant son mandat présidentiel rappellent bien des Etats policiers, à commencer par le régime d’Ankara. En toile de fond, une alliance ratifiée par la loi antiterroriste de Sarkozy du 23 janvier 2006 comprenant la Direction de Surveillance du Territoire (DST), la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), les Renseignements Généraux de la Préfecture de Police (RGPP), la Sous-direction antiterroriste de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN).
Cette nouvelle alliance est basée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et s’appelle la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). Pas moins de 4.000 fonctionnaires dont 3.000 policiers dits « actifs » et 175 commissaires y sont de service, sous la direction du préfet Bernard Squarcini.
A quoi sert la DCRI appelée aussi par les médias le FBI français ?
D’après les médias et la police, elle servirait à protéger le territoire d’attaques terroristes. Mais qui sont les terroristes dont ils prétendent nous protéger ?
Force est de constater que dans le cadre de la nouvelle enquête sur le DHKP-C, la police s’est donnée de la peine pour rien en arrêtant des militants politiques ordinaires qui n’ont fait qu’user de leur liberté d’expression et d’association en adhérant à une association qui défend les droits de l’homme, en dénonçant des injustices, en participant à des festivals culturels ou encore à des manifestations comme celle du 1er mai. Dans le cas qui nous concerne, la DCRI a entamé une enquête pendant plus de 2 ans pendant laquelle nous avons été constamment surveillés. Finalement, elle a chargé un commando cagoulé et armé pour venir nous chercher à notre domicile.
Difficile à croire que l’on en arrive à de pareils agissements dans un pays comme la France mais malheureusement nous ne sommes qu’un exemple parmi d’autres.
Je me nomme Nezif Eski. Je suis originaire de Turquie. Je suis membre de l’association anatolienne de culture et de solidarité de Paris qui se situe au faubourg St Denis à Paris (10e).
Cette association est tout à fait légale et démocratique. Solidaire des luttes sociales en Turquie, elle défend les droits et les libertés des travailleurs et des diverses communautés de Turquie en France, se bat pour le droit d’asile, contre le racisme et pour une culture populaire et progressiste.
Le lundi 9 Juin à 6h10 du matin, un commando de 6 membres de la DCRI a fait irruption à mon domicile.
Cette perquisition aurait eu pour but d’interpeller une personne faisant partie d’une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et de financer une entreprise terroriste. Quelle a été ma surprise quand j’ai appris qu’il s’agissait de moi, que l’association de malfaiteurs prise pour cible était le centre culturel auquel j’adhère et que l’entreprise terroriste à laquelle je suis sensé appartenir d’après la DCRI était le DHKP-C (Parti-Front Révolutionnaire de Libération du Peuple), une organisation antifasciste turque dont le combat est strictement confiné à la Turquie.
Apres avoir fouillé mon domicile, ils m’ont emmené à Levallois-Perret où se trouvent leurs nouveau locaux.
J’ai été gardé là jusqu’au jeudi soir puis transféré au parquet de Paris pour ensuite être remis en liberté mais sous contrôle judiciaire. Dans le cadre de ces perquisitions, 11 personnes ont été placées en garde à vue dont 4, en détention provisoire et 7 sous contrôle judiciaire. Ainsi, depuis le lundi 9 juin, se trouvent dans les prisons françaises, Veli Yati , Erdogan Cakir et Sefik Sarikaya.
Veli Yati est atteint d’une tumeur au cerveau et souffre de gros problèmes de vue qui nécessitent une opération chirurgicale. Erdogan Cakir et Sefik Sarikaya sont chacun confinés dans une cellule d’isolement où le juge a interdit tout contact avec leurs familles, y compris via le courrier.
Outre le caractère injuste et absurde de l’incarcération de membres d’une association légale et d’une mise sous contrôle judiciaire qui interdit les autres inculpés de fréquenter tout établissement appartenant à la communauté turque, nous sommes en droit de nous demander à quoi pourrait servir une telle cruauté à l’égard des familles et d’une personne inoffensive atteinte d’une tumeur, si ce n’est d’exercer des pressions morales absolument gratuites.
Peut-on encore parler de respect des droits de l’homme, de liberté et de justice, quand la France trahit ses propres valeurs républicaines en torturant à feu doux, des opposants politiques au régime d’Ankara? Pourquoi la France s’est sentie obligée de monter cette opération tout en sachant que les personnes interpellées n’ont rien à se reprocher ? Au cours de l’opération, aucune preuve n’a pu démontrer un quelconque lien avec une entreprise terroriste. A moins que les enquêteurs s’amusent à fabriquer des preuves comme nous avons pu le constater dans le procès du DHKP-C actuellement en cours en Belgique. La répression augmente dans toute l’Europe. Tous ceux qui rêvent d’un monde meilleur, qui s’engagent dans les luttes sociales et qui s’opposent au terrorisme d’Etat et aux horreurs du colonialisme en Irak ou en Palestine sont désormais susceptibles d’être traités de terroristes et d’être persécutés.
Erdogan Cakir, Veli Yati, Sefik Sarikaya et toutes les personnes interpellées dont moi même, rêvions effectivement d’un monde meilleur, d’un monde d’égalité et de partage, sans guerre et sans exploitation. En dépit de la répression dont nous sommes aujourd’hui les victimes et convaincus du bien-fondé de notre combat démocratique, nous réitérons notre volonté d’user de nos libertés d’expression et d’association pour défendre nos droits de citoyens.
{Consulter} l'article avec son forum.
Emissions humaines de dioxyde de carbone et acidification des océans
Les émissions humaines de dioxyde de carbone, outre l’augmentation de la charge de l’atmosphère en gaz à effet de serre qu’elles provoquent, ont pour conséquence d’altérer la chimie de l’océan, le berceau de la vie sur Terre.
Les conséquences économiques et écologiques sont difficiles à prédire, mais seront probablement très néfastes, avertit une équipe de chimistes océanographes dans le numéro du 4 juillet de la revue Science. Stopper les changements déjà enclenchés demanderait probablement des réductions plus sévères et plus contraignantes que celles actuellement proposées dans le cadre du changement climatique.
L’article, dont le principal auteur est Richard Zeebe, de l’Université de Hawaï, relève que les océans ont absorbé environ 40% du dioxyde de carbone (CO²) émis par les humains au cours des deux décennies passées. Cela a ralenti le réchauffement climatique, mais à coût élevé : le dioxyde carbone supplémentaire a causé une modification du pH moyen des eaux de surface océaniques (une mesure de l’acidité de l’eau) de 0,1 unité comparé aux niveaux pré-industriels. Dépendant du taux et de l’ampleur des émissions futures, le pH de l’océan pourrait avoir diminué de 0,35 unité au milieu du 21ème siècle.
L’acidification en cours est nuisible aux organismes marins. Les expériences ont montré que des changements aussi faibles que 0,2 – 0,3 unité pouvaient affecter l’aptitude des organismes clés marins tels que les coraux et certains planctons à calcifier leurs squelettes, lesquels sont faits de minéraux de carbonate sensibles au pH. De vastes régions de l’océan sont exposées au dépassement de ces niveaux de changement de pH à l’horizon du milieu du siècle. Ces régions comprennent les habitats récifaux tels que la Grande Barrière de Corail d’Australie.
De surcroît, la plupart des organismes marins vivent dans les eaux de surface ensoleillées de l’océan, qui sont aussi les eaux les plus vulnérables à l’acidification induite par le CO² au cours du siècle avec la poursuite des émissions. Afin d’empêcher le pH des eaux de surface de diminuer de plus de 0,2 unité, les émissions de dioxyde de carbone devraient être réduites immédiatement.
La réponse chimique de l’océan à des niveaux plus élevés de dioxyde de carbone est relativement prédictible. La réponse biologique est cependant plus incertaine. L‘on sait certes que l’acidification affecte les coraux et d’autres organismes, mais les chercheurs ne disposent pas de données expérimentales permettant d’évaluer la quantité des espèces susceptibles d’être atteintes. Il est dès lors impossible de prédire comment le phénomène sans précédent d’acidification en cours affectera des écosystèmes entiers. Le pH de l’océan et la chimie des carbonates ont été remarquablement stables pendant des millions d’années, bien plus stables que la température.
Il est urgent de considérer, outre les effets climatiques, les effets chimiques des émissions de CO², sous peine d’ignorer une crise imminente et potentiellement sévère. Alors que le doublement du CO² atmosphérique pourrait être considéré comme un objectif pertinent pour des buts climatiques, un tel niveau pourrait signifier la fin des récifs coralliens et d’autres ressources marines précieuses. Cela signifie qu’il est nécessaire de travailler beaucoup plus dur à la baisse des émissions de CO².
Centre International de Recherche Scientifique
http://www.notre-planete.info/actualités/
{Consulter} l'article avec son forum.
Le pape B..XVI à dit "je suis profondément désolé"pour les abus sexuels commis par les prêtres Australiens.

- Il a exprimé la honte de l’église devant des dizaines de jeunes cathos.
- Gonflé le mec,il appelle cela "un nouveau pas dans la reconnaissance d’un phénomène qui concerne l’église à travers le monde.
Première nouvelle la pédophilie c’est un phénomène, Le Petit LAROUSSE dit pour phénomène : c’est un fait, un évenement qui frappe par sa nouveauté ou son caractère exceptionnel...
{Consulter} l'article avec son forum.
Réfléchissez : qui donc a bien pu voler les 28 kilos de Semtex, puissant explosif indétectable, à Corbas, dans le Rhône (vol découvert vendredi dernier) ?
Impossible de le savoir, nous dit-on. Et bien moi, je dis que si, on peut le savoir. Pour cela, il suffit de répondre à la question :
« Qui savait qu’il y avait des explosifs sans surveillance à cet endroit ? »
Les seuls à le savoir étaient certains services de l’État ; conclusion : c’est l’un d’entre eux qui a volé le semtex !
C’est donc le bon moment pour rendre une petite visite au site "À bas la censure" qui m’a appris tant de choses sur les manipulations du terrorisme par l’État :
http://members.tripod.com/hlv-vlr
Un livre qui soit complet sur le terrorisme manipulé par l’État, il est impossible que ça existe. Il existe plusieurs livres traitant chacun d’un sujet.
Dont le plus important et le plus brillant est peut-être : « Le Reichstag brûle » écrit par Edouard Calic publié chez Stock en 1969.
Il faut bien sûr lire aussi la préface à la quatrième édition italienne de "la société du spectacle" de Guy Debord, et les Livres de Gianfranco Sanguinetti « Véridique rapport » (absolument indispensable) chez Champs libre en 1976 Et « Du terrorisme et de l’État » (à lire à tout prix même si le début est un peu pompeux et chiant)
Un livre très important aussi est celui de Roger Faligot "Guerre spéciale en europe" ("le laboratoire irlandais") chez Flammarion publié en 1980, qui décrit très bien les faux groupes de guérilla (comme al-Qaïda) et qui est plein de références.
Parmi les livres qui essaient un peu d’être complet (mais c’est impossible) il y a « Les provocations Policières » de Bernard Thomas Chez Fayard en 1972 dans la collection nommée "Grands documents contemporains" tenue par Constantin Melnick. Je ne sais pas ce que vaut ce livre je ne l’ai pas lu.
Un livre plus récent que je n’ai pas lu non plus (sauf le dernier chapitre sur Guernica) et qui cherche d’après son titre à être plus ou moins complet est « Complots » de Pierre Bellemare et Jérôme Equer, livre publié chez Albin Michel en 2006.
J’ai eu en main aussi le livre d’un policier de la fin du 19ème siècle ou du début du 20ème siècle et qui explique comment il a manipulé un anarchiste pour lui faire envoyer une bombe dans le parlement français. Mais je n’ai pas ce livre et je ne me souviens ni du nom du policier qui a manipulé Auguste Vaillant, ni de l’éditeur. Il existe, je l’ai lu. C’est tout ce que je puis dire... Si quelqu’un en sait plus qu’il m’écrive, merci.
Il est bien sûr inutile de parler ici de l’excellent travail fourni par Thierry Meyssan sur le 11 septembre, tout le monde le connaissant déjà.
{Consulter} l'article avec son forum.
Nous sommes toutes et tous le Conseil National de la Résistance
Par CNR le lundi 14 juillet 2008, 00:01 http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/
Que faire, aujourd’hui, pour donner un coup d’arrêt à la liquidation, par Sarkozy et le Medef, de notre République et de son modèle social hérité du CNR?
Ce coup d’arrêt ne peut être donné que par une très large mobilisation populaire dans tout le pays et au même moment...
La capacité de révolte de notre peuple est intacte, comme le montrent, partout en France les foyers de résistance qui se développent sous des formes différentes (collectifs, associations, fondations...).
Les conflits sociaux se multiplient. Mais ne convergent pas...
L’alternative politique au capitalisme sauvage se dessine peu à peu. Mais pas assez vite...
Le mouvement social manque de cohésion et de puissance, faute d’une perspective politique réelle.
Il est morcelé et les états-majors syndicaux, ont choisi d’engager, entre eux, une course à la représentativité qui les éloigne de leur base et les fragilise.
La perspective politique, elle, tarde à prendre forme car la réflexion est menée sans l’adhésion des masses populaires.
Les divisions intestines, le culte de l’individualité et des appareils ont détourné trop de citoyens du terrain politique.
Convergence des luttes ET irruption citoyenne du peuple dans le champ politique doivent être obtenues. Maintenant…
Or la situation dans laquelle se trouve notre pays nous offre cette possibilité dans les semaines à venir !
L’initiative d’une Grève Générale Reconductible, le 10 novembre 2008 doit être relayée dans tout le pays pendant les congés d’été.
La rentrée de septembre sera l’occasion de la décider partout et deux mois de travail permettront encore d’en assurer le succès.
Sa réussite repose, sur l’engagement, immédiat des forces de chacune et chacun d’entre nous.
Elle donnera une cohésion au mouvement social en donnant l’impulsion indispensable à la mise en place d’un cadre commun de discussions pour coordonner les luttes, organiser la résistance et reprendre les conquêtes.
L’intervention populaire pourra aussi imposer un cadre de réflexion unitaire et attractif qui pourra facilement être élargi aux citoyens, pour la création d’une vraie alternative aux politiques actuelles.
Elle pèsera sur les rassemblements des organisations politiques de fin d’année et aura comme prolongement la nouvelle séquence électorale qui s’ouvre avec les élections de 2009, 2010 et 2012.
Ce camouflet sera enfin un signal très fort en direction des autres pays de l’Union Européenne que Sarkozy préside jusqu’en décembre...
Diffusez cet appel par tous les moyens possibles et imaginables
Soyons le Conseil National de la Résistance
Résister, c’est créer. Créer, c’est Résister.
{Consulter} l'article avec son forum.

Signez la pétition de soutien ici
Au nom de l’ Europe, la forteresse de Schengen, préparer l’ extradition d’ autres exilés politiques, de préférence italiens-nes. Cette Europe raciste et xénophobe qui discrémine etfiche les Roms en Italie, traque, interne et expulse les sans papiers en France, lorsque ceux-ci ne se sont pas défenestrés pour échapper à la traque.
Ce jeudi, 17 juillet, après l’ action devant le Conseil d’ état, à quelques pas de l’immeuble sourd, muet et amnésique de la rue de Solférino, il y avait plus de monde au rassemblement de solidarité sur le parvis de Beaubourg à Paris, que jeudi dernier.
Jeudi prochain, le 24 juillet, même heure, même endroit.
Quelques images du rassemblement
{Consulter} l'article avec son forum.
Dans la tourmente de la mondialisation néolibérale, la gauche est entrée en récession. La France, pays de l’exception supposée, s’aligne sur une situation désormais quasi générale : un affaiblissement historique de l’antagonisme entre des prétentions politiques rivales. Assumant le discours de la droite réactionnaire et une politique économique libérale, M. Nicolas Sarkozy est parvenu à se faire entendre des couches populaires les plus fragilisées. Il a réussi à convaincre que lui seul détient les moyens de réaliser les espoirs qu’incarnait la gauche, dont il rallie les idéologues et neutralise les chefs de file. La convergence ultime l’a-t-elle emporté sur la « lutte finale » ?
Le défi d’un pouvoir de gauche, porté par des décennies de luttes, s’était, au sortir de la seconde guerre mondiale, concrétisé dans le « compromis social-démocrate », selon de multiples variantes, des centres aux périphéries. Le capitalisme continuait à se déployer en guerres coloniales et destructions écologiques, mais les privilèges de la propriété capitaliste s’étaient amenuisés : faibles taux d’intérêt réels, maigres distributions de dividendes, hausse modérée de la Bourse, prédominance du secteur non financier. Et l’on mettait en place des industries nationales, des services publics, une sécurité sociale, des politiques d’emploi et de développement. Toute une dynamique « socialisante », parfois véhiculée par des forces politiques de gauche, 1968 en marquant l’apogée.
Soudain l’élan est brisé. A la fin des années 1970, les capitalistes retrouvent une capacité offensive. Ils engagent un nouveau cycle historique, néolibéral. Trois décennies plus tard, l’affaire semble entendue. Du passé, ils ont fait table rase. La voie tracée semble sans retour. Le doute s’installe sur l’idée même de gauche, non seulement sur la faisabilité de ses projets, mais sur l’avenir dont elle était porteuse. Un sentiment de vide, comme la perte d’une croyance. Un sournois désespoir, qui paralyse.
Que manque-t-il donc à la « gauche » pour comprendre sa propre histoire, en faire le bilan – de son irrésistible ascension à son déclin historique – et pour être en mesure d’envisager une suite, si difficile soit-elle ?
Tout en nous réclamant de Karl Marx, nous soutenons que c’est au marxisme lui-même qu’il faut s’en prendre. Car c’est lui qui a consacré, dans la culture commune, cette division en deux camps : travail contre capital. Or ce mythe fondateur introduit un biais fallacieux. L’ordre social moderne comporte non pas une, mais deux forces sociales dominantes : au monde des « capitalistes » s’en articule un autre, celui des organisateurs, gestionnaires privés et publics, experts en tout genre – les « cadres-et-compétents ». C’est à ces deux forces, liées et pourtant antagoniques, que fait face l’ensemble des « classes fondamentales populaires ». C’est à partir de là que se comprend la lutte moderne de classes – un jeu à trois, et non à deux.
Dans le « compromis social-démocrate » prévalant durant les « trente glorieuses », une alliance s’est réalisée entre les classes fondamentales et les cadres-et-compétents, diversement représentée par des partis socialistes ou communistes. Les classes fondamentales en constituaient la force motrice ; les cadres-et-compétents, la cheville ouvrière. L’inspiration provenait des deux composantes. L’Etat-nation devint l’Etat social. La gestion des entreprises et des politiques échappait largement aux détenteurs de capitaux. On parlait d’économie mixte, entre capitalisme et socialisme. Il reste à préciser le profil de cet objet et à comprendre dans quelles conditions il a disparu.
Pour y parvenir, repartons de l’analyse faite par Marx. Son idée centrale est que la structure de classe, dans le monde moderne, ne renvoie pas, comme dans les systèmes antérieurs, à la prétention d’une supériorité naturelle de certains, mais à l’affirmation de la liberté et de l’égalité entre tous, telles qu’elles se donnent censément dans une économie de marché. Seulement, précise Marx, ce système ne se réalise qu’en faisant du travailleur lui-même une marchandise exploitable. Une telle économie est donc capitaliste, et non seulement marchande. Le marché n’est pas en lui-même un rapport de classes, mais il en est le facteur en dernière instance. Il donne lieu à la propriété privée des moyens de production. C’est, dit Marx, avec cette matrice marchande qu’il faut en finir, parce qu’elle conditionne tout le reste.
Or, ajoute-t-il, on voit au sein de l’entreprise moderne émerger l’autre principe rationnel de coordination, susceptible de se généraliser à l’échelle sociale et de marginaliser puis de remplacer le marché : l’« organisation », équilibrage a priori et non plus a posteriori des décisions de production. La classe ouvrière y puisera sa force ascendante ; les salariés finiront bien par s’approprier les entreprises ; la révolution ouvrira une ère postmarchande, fondée sur l’organisation concertée entre travailleurs libres et égaux.
Ce « grand récit » résume l’utopie centrale du XXe siècle, inspiratrice d’héroïques révolutions, de luttes et de réformes émancipatrices qui ont changé le destin du monde. Référence théorique fondamentale, il comporte cependant une face obscure car il occulte que l’organisation est elle aussi, à l’instar du marché, un facteur de classe : l’autre facteur. Et que la forme moderne de société repose sur ces deux piliers. La domination de classe y relève de deux forces relativement distinctes, dont l’une opère à travers la propriété capitaliste, et l’autre à travers la « compétence » – qui assure l’organisation économique, administrative, culturelle (1).
Ce paradigme, que nous appelons « néomarxisme », implique une révision importante de l’analytique des structures de classe proposée par le marxisme classique. Il pose à celui-ci la question de savoir pourquoi lui échappe cette dualité de la domination, enregistrée par les sociologies et accessible au sens commun. Pourquoi cette idée est-elle étrangère à son approche, qui traite la bureaucratie comme une pathologie, sans discerner dans l’organisation un facteur de classe ?
La raison en est que ce marxisme classique émergea lui-même historiquement, face à la propriété capitaliste, comme le discours d’un arrangement tacite, et quelque peu occulte, entre les cadres-et-compétents et les classes populaires. Et c’est pour cette raison qu’il a pu constituer la doctrine officielle du « mouvement ouvrier », tant dans le « socialisme réel » qu’au sein du « socialisme dans le capitalisme ». Dans ces courants historiques s’affirme une identité de classe ambivalente, constamment déniée, orientée vers un compromis entre la « classe ouvrière » et le pôle de l’encadrement économique et culturel. La concertation entre tous (l’« association des travailleurs », objectif officiel) y prend, à des degrés divers, la forme d’une économie organisée, sous l’égide d’institutions publiques. Le pouvoir de tous tend à s’identifier au pouvoir des organisateurs.
L’histoire du capitalisme au XXe siècle est ainsi gouvernée par l’alternance, au sommet du pouvoir, des deux forces socialement dominantes. La « finance » prédomine jusqu’en 1933 (début du New Deal aux Etats-Unis). Puis l’encadrement organisationnel, jusqu’aux années 1970. Enfin à nouveau la finance. Quand celle-ci l’emporte, elle impose aux organisateurs la dynamique du changement social qui lui est propre. Quand prévaut le pôle de l’organisation, c’est qu’il a fait alliance, contre la finance, avec les classes populaires.
Cette grille de lecture éclaire les destins disparates, et pourtant parallèles, du capitalisme et du socialisme réel. Elle conduit à mettre en regard, d’une part, la montée en puissance d’un « pouvoir managérial » à l’Ouest, vérifiable au niveau des entreprises, des grandes sociétés et des Etats, et, d’autre part, la « révolution prolétarienne » à l’Est, laquelle a très rapidement laissé le pouvoir se concentrer entre les mains des organisateurs, promus en classe dirigeante unique. Le parallélisme des phénomènes conduit à penser qu’ils relèvent des mêmes déterminations structurelles profondes, inhérentes à la forme moderne de société. Au point que la convergence des systèmes ou le passage de l’un à l’autre furent toujours objet de débat.
Cette alliance historique entre classes populaires et cadres-et-compétents a pris des formes diverses, se renforçant jusque dans les années 1960-1970. Elle fut décisive dans les combats du tiers-monde, dans les poussées révolutionnaires latino-américaines, dans les mouvements étudiants et ouvriers à travers le monde. Pour ne parler que de la France, toute une jeunesse étudiante, riche déjà de la position hiérarchique que ses diplômes lui réservaient dans la société, ébranlait en 1968 les vieux contextes culturels sur lesquels les forces de la droite traditionnelle appuyaient leur pouvoir de classe. Entraînée par cet élan, la classe ouvrière lançait vers le ciel un ultime assaut : quarante jours de grève plus ou moins nationale. Ce n’était là qu’un début, disait-on...
Pourquoi faut-il dès lors que l’histoire ait pris un autre cours, et que se soit produit un soudain retour de la finance ?
C’est que l’endiguement des pouvoirs et revenus de la finance dans le compromis social-démocrate n’était pas passé inaperçu. Les idéologues des classes capitalistes, de Friedrich von Hayek à Milton Friedman, avaient dès l’origine saisi la nature du processus, tant au plan national qu’international. La finance retrouvant sa pugnacité (le souvenir de la crise de 1929 s’estompait), son pouvoir se reconstituait, notamment dans l’émergence d’un nouveau système financier, celui des euromarchés, à l’abri du contrôle des banques centrales.
Chaque écueil que le compromis de l’après-guerre rencontrait sur sa route – à commencer par la crise du dollar au début des années 1970 – en fragilisait les fondements. L’incapacité des tenants du compromis à faire face à la crise structurelle des années 1970, notamment à l’envolée de l’inflation, favorisa l’émergence de pouvoirs, ceux qu’incarnaient Mme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, affrontant avec une détermination « de fer » les résistances ouvrières. En 1979, les taux d’intérêt étaient portés à des niveaux sans précédent, bouffée d’air frais pour des classes capitalistes dont le revenu était au plus bas. Crise dans le tiers-monde endetté. Une nouvelle discipline était imposée aux travailleurs et gestionnaires.
Les grandes tendances capitalistes à la mondialisation commerciale et financière, que l’ordre social antérieur était parvenu à domestiquer dans des politiques de développement, reprenaient ainsi le dessus, dans des conditions renouvelées par certaines « avancées » technologiques. La mondialisation changeait de caractère. Elle imposait une nouvelle division internationale du travail, sous hégémonie américaine, qui relança l’exploitation coloniale et plaça en concurrence tous les travailleurs du monde. Le miracle chinois allait cacher les plaies de l’Amérique latine.
Dans ce processus, les cadres-et-compétents ont été repris en main par la finance. Dépossédés de la capacité d’initiative et détournés des objectifs qui avaient été les leurs dans le contexte de l’Etat-nation, ils se montrent incapables d’en rétablir les logiques au plan continental, comme en Europe. Ils passent du compromis social-démocrate au compromis néolibéral. Un ralliement plus ou moins empressé selon les contextes historiques, plus allègre aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni qu’en France.
Lorsque des figures politiques représentatives des cadres-et-compétents se rallient aux options néolibérales, il n’y a pas de trahison individuelle. Au-delà de l’ambiguïté des carrières, les conditions historiques qui avaient conduit à l’émergence du compromis social-démocrate ont disparu. Feu la gauche ! Et la question se pose alors pour les classes fondamentales : comment reprendre l’initiative politique ?
Pour répondre, il faut d’abord élucider un second point. Comment passe-t-on du jeu à trois à un jeu à deux ? Comment le schéma ternaire, de classes, se matérialise-t-il dans la forme binaire (droite-gauche) qui gouverne la scène politique ? Dans le schéma démocratique de gouvernement à la majorité, la gauche constitue le lieu politique problématique de l’alliance entre les classes fondamentales et les cadres-et-compétents. Au tournant du XIXe au XXe siècle, révolutionnaire ou réformiste, elle s’est historiquement constituée quand le salariat s’est tourné vers les couches de la « compétence », de l’encadrement et de la culture, les entraînant dans sa dynamique historique. Les intellectuels et organisateurs en tous genres ont alors joué un rôle-clé, se positionnant volontiers à l’avant-garde du « mouvement ouvrier ».
Assurément, l’« organisation » recèle un immense potentiel de tyrannie, mais elle ne s’exerce comme telle qu’en s’exposant de façon publique : elle s’énonce en projets d’ensemble, articulant fins et moyens. A l’inverse, le « marché », en tant que tel, n’a aucun plan commun à dévoiler ni à soumettre à la critique commune. S’il requiert publicité et propagande, il n’a rien d’autre à offrir aux citoyens que la promesse d’une prospérité inscrite dans les mécanismes du profit et de l’intérêt individuel. Il n’est donc pas indifférent d’être gouverné à gauche ou à droite.
Mais la « gauche » est un vocable désignant une chose instable dont le contenu varie selon que les cadres-et-compétents sont engagés dans un compromis social-démocrate, à gauche, ou dans un compromis à droite. La Gauche majuscule, la « gauche de gauche », n’est pas une institution naturellement garantie. Elle est un événement, qui se produit quand le courant populaire parvient à entraîner les cadres-et-compétents dans la dynamique d’émancipation qui lui est propre. Dans une telle situation, le lien naturel entre les deux composantes de la domination de classe se distend, l’étau qui enserre le grand nombre se relâche.
La situation est aujourd’hui tout autre. Le monde ouvrier a perdu sa centralité, sa place stratégique dans la production qui faisait de lui un élément moteur. L’alliance avec les cadres-et-compétents est devenue problématique. Les classes fondamentales sont placées dans un embarras historique.
La difficulté tient, d’une part, à ce que la puissance nécessaire à la marginalisation de la propriété capitaliste se construit à travers l’alliance avec un partenaire qui peut y trouver ses propres raisons, mais qui reste en même temps – du haut de ses privilèges d’expertise et de direction – un adversaire de classe. Parce que la domination est double, le combat est à mener sur les deux fronts.
Il est clair, d’autre part, que les classes fondamentales ne peuvent l’emporter que si elles réalisent l’unité politique des fractions entre lesquelles elles tendent à se diviser. Ce fractionnement congénital se manifeste dans leur éparpillement sur l’échiquier politique. La droite « propriétaire » fascine les travailleurs indépendants et les couches les plus fragiles du salariat. La gauche « organisatrice et compétente » aspire les salariés du public et, plus généralement, ceux qui ambitionnent une ascension sociale à travers les voies de la compétence. Ces tensions dessi