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20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
vendredi 20 août 2010 - 21h52 - Signaler aux modérateurs
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Léon Trotsky : vie et luttes d’un révolutionnaire

Il y a 70 ans, le 20 août 1940, Trotsky était assassiné par un agent de Staline, au Mexique. A cette occasion, nous publions ci-dessous un article d’Alan Woods qui date de 1988.

Le 26 août 1879, quelques mois avant la naissance de Trotsky, un petit groupe de révolutionnaires de l’organisation terroriste secrète Narodnaya Volya (la Volonté du Peuple) prononçait la condamnation à mort d’Alexandre II, Tsar de Russie. Ainsi débuta une période de luttes héroïques, menées par un petit nombre de jeunes contre le puissant appareil d’Etat, et qui allait culminer, le 1er mars 1881, dans l’assassinat du Tsar. Ces jeunes intellectuels et étudiants, qui haïssaient la tyrannie, étaient prêts à donner leur vie dans la lutte pour l’émancipation des masses, mais s’imaginaient qu’il était nécessaire de provoquer la mobilisation du peuple au moyen de la « propagande par l’action ». Cependant, leurs efforts n’aboutirent à rien. Loin de susciter un mouvement de masse, les actions terroristes provoquaient l’effet inverse : elles renforçaient l’appareil répressif de l’Etat, isolaient et démoralisaient les cadres révolutionnaires - et provoquèrent finalement la destruction complète de l’organisation « populiste » Narodnaya Volya.

Le Populisme

L’erreur des populistes résidait dans leur incompréhension des processus fondamentaux de la révolution russe. En l’absence d’une classe ouvrière forte, ils cherchaient une autre base sociale à la révolution socialiste, et croyaient l’avoir découverte dans la paysannerie. Mais toute l’histoire démontre que la paysannerie est la classe sociale la moins capable de jouer un rôle politique indépendant. Ce n’est pas une classe homogène, comme le sont la bourgeoisie et la classe ouvrière. Ses couches supérieures penchent du côté de la bourgeoisie, tandis que les paysans pauvres sont les alliés naturels des travailleurs. La paysannerie, en tant que classe, manque de cohésion. Marx expliquait que les paysans ont entre eux un type de relation comparable à celui de « pommes de terre enfermées dans un même sac ».

Mais les terroristes idéalisaient la paysannerie. Ils parlaient toujours « au nom du peuple », c’est-à-dire au nom des paysans, qui formaient l’écrasante majorité du peuple russe. Ils ne comprenaient pas le rôle particulier de la classe ouvrière dans la lutte pour le socialisme. Pire encore, ils niaient l’existence de cette classe sociale. Les ouvriers d’industrie n’étaient à leurs yeux que des « paysans d’usines ». Au lieu de s’appuyer sur la classe ouvrière -, la seule classe capable de parvenir à une conscience collective socialiste, en raison de ses conditions de vie et de sa position dans l’économie - les populistes s’orientaient vers « le peuple », et s’efforçaient de susciter une conscience socialiste parmi les petits propriétaires terriens. L’échec du populisme est le fruit d’un tragique méprise au sujet de la question : quelle classe peut et doit accomplir la révolution socialiste en Russie ?

Les marxistes

Pour justifier leurs idées, les populistes attribuaient un destin particulier au peuple russe. Longtemps avant Staline, ils défendaient l’idée du « socialisme dans un seul pays ». A l’inverse, les premiers marxistes russes, autour de Plekhanov, niaient ouvertement cette possibilité, et expliquaient que le socialisme nécessitait une base matérielle qui ne peut surgir que du développement des forces productives, de l’industrie et de la science. Marx et Engels avaient déjà expliqué que dans toute société où la science et le gouvernement sont détenus par une minorité, cette minorité en abuse nécessairement pour son propre compte. Comme l’écrivait Marx, « là où la misère serait généralisée, tout le vieux fatras remonterait à la surface ». Il en sera ainsi dans tous les pays où les travailleurs se dépenseront huit, douze ou quinze heures par jour pour gagner leur vie.

C’est précisément pour cette raison que Marx et Engels prévoyaient que la révolution socialiste se déroulerait d’abord dans les pays développés, et seulement ensuite dans les régions arriérées telles que la Russie, l’Afrique ou l’Asie. Pour la même raison, Plekhanov et les marxistes russes expliquaient que pour qu’une révolution socialiste soit possible, un certain niveau de développement du capitalisme, de l’industrie et de la classe ouvrière était nécessaire.

Cependant, dans la décennie de 1880, la majeure partie de la jeunesse russe n’était pas attirée par les idées du marxisme. Son impatience la poussait à mépriser la « théorie ». Elle voulait de l’action. Elle ne comprenait pas la nécessité de gagner la classe ouvrière au moyen d’un patient travail d’explication, et tentait de détruire le tsarisme par les armes et le combat individuel.

Trotsky débuta sa vie politique dans un groupe populiste, tout comme Lénine, dont le frère aîné était également un militant terroriste. Le populisme était alors en déclin. Dans la décennie de 1890, le climat héroïque des premiers cercles d’intellectuels s’était transformé en déprime, mécontentement et pessimisme. Par ailleurs, le mouvement ouvrier était entré dans l’arène avec une vague impressionnante de grèves. En quelques années, avec la croissance spectaculaire des idées marxistes au sein de la classe ouvrière, la supériorité des « théoriciens marxistes » sur les « pragmatiques » du terrorisme individuel s’est vue confirmée. Après avoir commencé par des petits cercles de discussion marxistes, ce nouveau mouvement gagnait de plus en plus d’ouvriers. Trotsky rallia ces jeunes militants de la nouvelle génération de révolutionnaires - et connut la déportation dès l’âge de 19 ans, en 1898.

Lénine

Ce mouvement émergeant était cependant très dispersé et très peu organisé. La tâche d’organiser et d’unir les différents groupes marxistes russes fut prise en main par Lénine qui, avec Plekhanov, dirigeait le « Groupe pour l’Emancipation du Travail ». Lénine et Plekhanov étaient alors en exil à Londres.

Lénine et Plekhanov lancèrent un journal, l’Iskra (l’Etincelle), et réussirent à l’envoyer clandestinement en Russie, où il eut un énorme impact. Rapidement, les authentiques marxistes se regroupèrent autour de l’Iskra. En 1902, Trotsky s’échappe de Sibérie et se rend à Londres, où il intègre l’équipe de l’Iskra et collabore avec Lénine. Les relations, au sein de l’équipe du comité de rédaction, étaient très tendues. Lénine et Plekhanov s’affrontaient continuellement sur toute une série de questions politiques et organisationnelles. La vérité est que les vieux militants du « Groupe pour l’Emancipation du Travail » souffraient énormément de leur longue période d’exil, qui avait eu des répercussions sur leur travail politique, celui-ci se limitant essentiellement à des travaux de propagande développés en marge de la classe ouvrière russe. Il s’agissait d’un groupe d’intellectuels sans aucun doute sincères, mais qui accumulaient tous les défauts de l’exil. Leurs méthodes de travail les faisaient parfois ressembler davantage à un groupe de discussion ou à un cercle d’amis qu’à un Parti révolutionnaire se posant la question de la prise du pouvoir.

Lénine, qui dans la pratique réalisait la plus grosse partie du travail - avec l’aide de sa compagne, Kroupskaïa - lutta contre toutes ces tendances, mais avec peu de succès. Il plaça tous ses espoirs dans la convocation d’un Congrès du Parti, où la classe ouvrière mettrait de l’ordre dans « sa propre maison ». Beaucoup d’idées fausses ont été formulées sur ce fameux deuxième Congrès du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie (POSDR).

Tout parti révolutionnaire passe nécessairement par une étape, plus ou moins longue, de formation des cadres et de travail de propagande. Cette période imprime inévitablement certaines habitudes, certaines façons de penser et de travailler qui, au bout d’un certain temps, se transforment en obstacles empêchant la transformation du Parti en organisation de masse. Si le Parti n’est pas capable, à un moment donné, de modifier ses méthodes, il finit par être réduit à l’état de secte sclérosée.

Les Bolchéviks

Le bras de fer, au Second Congrès, entre les deux ailes du groupe de l’Iskra, a surpris les protagonistes eux-mêmes. Il est né de l’incompatibilité entre la position de Lénine, qui voulait consolider un parti révolutionnaire de masse sur la base d’une discipline et d’une efficacité minimales, et la position des membres plus âgés du « Groupe pour l’Emancipation du Travail », qui s’étaient installés dans une routine et ne ressentaient aucun besoin de changement.

En général, l’une des caractéristiques des tendances petites-bourgeoises consiste dans leur incapacité à séparer les questions politiques des questions personnelles. Malheureusement, les vieux militants réussirent à impressionner Martov et Trotsky, qui acceptèrent les accusations de Zasulich, Axelrod et d’autres. La soi-disant tendance « modérée », dont le chef de file était Martov, restait minoritaire, mais refusait d’accepter les accords conclus lors du Congrès et de participer au Comité Central ainsi qu’au Comité de Rédaction. Lors du Congrès, toutes les tentatives de Lénine pour arriver à une solution de compromis échouèrent du fait de l’opposition de la minorité (les Menchéviks).

Bien qu’il ait soutenu Lénine au Congrès, Plekhanov ne résista pas aux pressions de ses anciens amis et camarades. Finalement, au début de l’année 1904, Lénine s’est vu obligé d’organiser « les Comités de la Majorité » (Bolchéviks) afin d’essayer de récupérer quelque chose des ruines du Congrès. La scission du Parti était donc devenue un fait. Dans un premier temps, Trotsky soutint la minorité contre Lénine. C’est d’ailleurs ce qui a alimenté la thèse falsificatrice d’un Trotsky « menchévik ». Ceci dit, lors du Second Congrès, le Bolchévisme et le Menchévisme ne s’étaient pas encore cristallisés comme tendances politiques. Ce n’est qu’un an plus tard que des différences politiques entre ces deux tendances allaient clairement se manifester. Ces différences n’avaient rien à voir avec la question du « centralisme » ou du « non-centralisme », mais portaient sur la question-clé de la révolution : la collaboration avec la bourgeoisie nationale ou l’indépendance de classe.

1905 : une répétition générale

En pleine guerre entre la Russie et le Japon, le pays se trouvait dans une situation pré-révolutionnaire. Les manifestations étudiantes succédaient aux vagues de grèves. Cette agitation ne plaisait guère aux bourgeois libéraux, qui se lancèrent dans une campagne de banquets en se basant sur les « Zemvstos », des comités locaux situés à la campagne et qui leur servaient de plate-forme politique.

La question de l’attitude que devaient avoir les marxistes vis-à-vis de cette campagne ne fit que renforcer leur division. Les menchéviks étaient en faveur d’un appui total aux libéraux. Les bolchéviks, à l’inverse, s’opposaient radicalement à un rapprochement avec les libéraux. Trotsky, pour sa part, adopta la même position que les bolchéviks, ce qui le conduisit à rompre avec les menchéviks. Dès lors, et jusqu’en 1917, Trotsky allait se maintenir formellement indépendant des deux tendances, bien que, sur les questions politiques, il fût toujours plus proche des bolchéviks que des menchéviks.

La situation révolutionnaire mûrissait très rapidement. Les défaites militaires de l’armée tsariste contribuèrent à la montée du mécontentement, qui éclata à la suite de la répression sanguinaire de la manifestation du 9 janvier 1905, à Saint-Pétersbourg. Celle-ci sonna le départ de la révolution de 1905, dans laquelle Trotsky joua un rôle de tout premier plan.

La Révolution permanente

Dès avant 1905, dans les discussions sur les politiques d’alliances, Trotsky avait élaboré la trame de la théorie de la « Révolution permanente », une des plus brillantes contributions au marxisme. En quoi consiste cette théorie ?

Selon les menchéviks, la révolution russe aurait un caractère démocratique bourgeois. La classe ouvrière ne devait donc pas aspirer au pouvoir, mais soutenir la bourgeoisie libérale contre le tsarisme. Par ce raisonnement mécanique, les menchéviks caricaturaient les idées de Marx sur le développement des sociétés. La théorie menchévique « des étapes » repoussait la perspective d’une révolution socialiste à un avenir lointain. En attendant, la classe ouvrière devait se contenter de jouer le rôle d’appendice de la bourgeoisie libérale. C’est cette même théorie réformiste qui aboutira, plus tard, aux défaites de la classe ouvrière en Chine en 1927, en Espagne en 1936-39, en Indonésie en 1965 et au Chili en 1973.

Trotsky répondait à ces idées de la façon suivante : « S’il s’agit effectivement d’une révolution démocratique bourgeoise, la question centrale en est la terre. Le pouvoir passera aux mains de la classe qui dirigera la paysannerie contre le Tsarisme. Néanmoins, la bourgeoisie est arrivée trop tard pour pouvoir jouer un rôle révolutionnaire. Le terrain principal est déjà occupé par le prolétariat. Une lutte révolutionnaire s’opposera au tsarisme ; elle déclenchera la mobilisation de la classe ouvrière, qui ne s’arrêtera pas aux limites imposées par les soi-disant libéraux bourgeois. C’est pour cela que les libéraux trahiront la révolution et soutiendront le tsarisme contre les ouvriers et les paysans. En plus, la bourgeoisie, en Russie, est liée par des milliers de fils aux propriétaires terriens à travers le système bancaire. Seule la classe ouvrière, organisée et dirigée par les marxistes, pourra mener les paysans à la victoire, en renversant l’Etat tsariste et en menant à bien les tâches de la révolution démocratique bourgeoise. Mais les choses ne s’arrêteront pas là. Un gouvernement ouvrier et paysan se verrait obligé d’appliquer des mesures socialistes dès le premier jour. La tâche à laquelle doit se préparer la classe ouvrière n’est ni plus ni moins que celle de la prise du pouvoir. »

En 1905, Trotsky se trouvait seul à défendre l’idée de la possibilité du triomphe de la révolution socialiste en Russie, avant l’Europe Occidentale. Lénine n’avait pas encore clarifié sa position. De manière générale, le point de vue de Trotsky était très proche de celui des bolchéviks, comme l’admettra plus tard Lénine. Mais en 1905, Trotsky s’avéra être le seul à affirmer, avec audace et clarté, la nécessité d’une révolution socialiste en Russie. Douze ans plus tard, l’Histoire lui donna raison. Nous ne nous étendrons pas ici sur la révolution de 1905. L’un des meilleurs livres sur ce sujet est celui de Trotsky : 1905. Ce classique du marxisme a d’autant plus de valeur qu’il a été écrit par l’un des principaux dirigeants de cette révolution. Trotsky fut en effet le Président du Soviet de Saint-Pétersbourg. Après la défaite de la révolution, il fut emprisonné avec d’autres membres du Soviet et à nouveau déporté en Sibérie, d’où il s’échappa - pour la deuxième fois - en 1906.

La réaction

Les années de réaction qui suivirent la défaite de la révolution de 1905 furent sans doute la période la plus difficile de l’histoire du mouvement ouvrier russe. Les masses étaient fatiguées de se battre. Les intellectuels étaient démoralisés. L’ambiance générale était au pessimisme, à la morosité, voire même au désespoir. Dans ce climat de réaction généralisée, les idées mystiques et religieuses gagnaient du terrain parmi les intellectuels. Cela se refléta également, au sein du mouvement ouvrier, par des tentatives de réviser les conceptions philosophiques du marxisme.

A l’époque de l’essor révolutionnaire, les deux ailes du mouvement ouvrier russe s’étaient à nouveau unies. Mais cette unification resta plus formelle que réelle. Avec le nouveau reflux, les tendances opportunistes du menchévisme réapparurent (voir la célèbre phrase de Plekhanov : « les travailleurs n’auraient pas du prendre les armes »). Les divergences entre les tendances se renforcèrent une nouvelle fois. A cette époque, Trotsky avait une position politique proche de celle des bolchéviks. Au Congrès de Londres (1907), Lénine déclara : « Trotsky pense que le prolétariat et la paysannerie ont des intérêts communs dans la révolution actuelle (...), ce qui veut dire qu’ici nous avons des positions communes en ce qui concerne notre attitude fondamentale à l’égard des partis bourgeois. »

Malgré cela, Trotsky refusait d’intégrer la tendance bolchévique, et pensait qu’un nouvel essor de la révolution rendrait possible une fusion des meilleurs éléments des deux tendances. Cette position « conciliatrice » fut l’une des plus grandes erreurs de sa vie, comme il l’admettra plus tard lui-même. Il ne faut toutefois pas oublier que les choses étaient loin d’être claires à ce moment-là. Lénine lui-même tenta plus d’une fois de se rapprocher de certaines fractions des menchéviks. En 1908, lorsqu’il arriva à un accord avec Plekhanov, Lénine « rêvait », selon Lounatcharsky, « d’une alliance avec Martov ». Mais l’expérience allait démontrer l’impossibilité d’un tel rapprochement. Les deux tendances, la révolutionnaire et la réformiste, évoluaient dans un sens opposé. Tôt ou tard, une rupture complète était inévitable.

La Guerre mondiale

En Russie, une nouvelle période de lutte s’amorça en 1911. Elle fut interrompue par la Première Guerre Mondiale. Mais cette fois-ci, les bolchéviks regroupaient une majorité décisive de la classe ouvrière. Les 4/5ème des ouvriers organisés de Saint-Pétersbourg appuyaient les bolchéviks et leur quotidien, La Pravda. Les menchéviks, par contre, s’étaient discrédités par leur politique de collaboration avec la bourgeoisie. En 1912, la scission définitive du Parti était consommée et un Parti Bolchevik indépendant fut fondé. Trotsky s’opposa à nouveau à la scission, et tenta en vain de promouvoir l’unité.

La scission, en Russie, était l’anticipation d’une scission beaucoup plus importante : celle de l’Internationale. La position que prirent les dirigeants des partis de la Deuxième Internationale lors de la Première Guerre Mondiale signifiait, de facto, l’écroulement de cette Internationale.

A partir du mois d’août 1914, la question de la guerre occupa l’attention des socialistes de tous les pays. Trotsky adopta immédiatement une position clairement révolutionnaire contre la guerre. A la conférence de Zimmerwald, qui réunit en 1915 tous les socialistes s’opposant à la guerre, Trotsky fut chargé de rédiger le Manifeste, qui, malgré les divergences entre les participants, fut approuvé par tous. Depuis Paris, Trotsky lançait un journal russe qui défendait les principes de l’internationalisme révolutionnaire : Nasche Slovo (Notre Parole). Trotsky et quelques collaborateurs réussirent, grâce à d’énormes sacrifices, à en faire un quotidien, ce qui poussa les autorités françaises, sous la pression du gouvernement russe, à l’interdire et à expulser Trotsky du pays.

Après un bref séjour en Espagne, où il se familiarisa avec les prisons, Trotsky fut à nouveau expulsé vers New York. Là, il collabora avec Boukharine et d’autres révolutionnaires à la publication du journal Novy Mir. C’est à cette époque qu’il prit connaissance des premières nouvelles confuses d’un soulèvement à Petrograd. La deuxième Révolution russe venait de commencer.

La Révolution de 1917

Lénine se trouvait en Suisse et Trotsky à New York lorsqu’éclata la Révolution de Février. Mais malgré la distance énorme qui les séparait, ils arrivèrent à des conclusions identiques. Les articles de Trotsky dans Novy Mir et les textes de Lénine sont pratiquement identiques en ce qui concerne les questions fondamentales de la Révolution : l’attitude vis-à-vis de la paysannerie et de la bourgeoisie libérale, le gouvernement provisoire, la révolution mondiale. Ces faits démasquent les mensonges des staliniens, qui ont essayé d’ériger une muraille de Chine entre Lénine et Trotsky. Au moment de la Révolution, le trotskisme et le léninisme étaient totalement identiques. Dans une situation révolutionnaire, le Parti, et surtout sa direction, subissent les terribles pressions des classes ennemies, de « l’opinion publique » bourgeoise, et même des préjugés de la masse des travailleurs. Pas un seul des dirigeants bolchéviks, à Petrograd, ne fut capable de résister à ces pressions. Aucun d’entre eux n’affirma la nécessité de la conquête du pouvoir par la classe ouvrière comme unique moyen de faire aboutir la révolution. Tous ont abandonné le point de vue de classe pour une vulgaire position démocratique. Staline, Kamenev, Rykov, Molotov et les autres étaient en faveur d’un appui critique au Gouvernement Provisoire, et voulaient fusionner avec les Menchéviks.

Les « Thèses d’Avril »

C’est seulement après l’arrivée de Lénine que le Parti Bolchevik modifie sa position, à la suite d’une lutte interne centrée autour des « Thèses d’Avril » de Lénine, qu’il publia dans La Pravda sous sa signature. Dans un premier temps, aucun autre dirigeant bolchevik n’osait s’identifier avec les « thèses » de Lénine. La vérité est qu’ils n’avaient pas compris la méthode de Lénine et qu’ils avaient transformé les consignes de 1905 en fétiches. Le « crime » de Trotsky résidait dans le fait d’avoir prévu tout cela l’avance, et de façon claire. Les événements de 1917 confirmaient brillamment la théorie de la Révolution Permanente. A partir de ce moment, plus rien ne séparerait politiquement Lénine et Trotsky. Toutes les divergences du passé cessaient d’exister. Le groupe de révolutionnaires animé par Trotsky, les Mezhrayontsi, fusionna avec le Parti Bolchévik. Plus tard, le 1er novembre 1917, au cours d’une réunion, Lénine déclara que depuis qu’il avait compris l’impossibilité de l’unification avec les menchéviks, « il n’était pas meilleur bolchévik que Trotsky. »

Nous ne traiterons pas en détail le rôle joué par Trotsky dans la révolution d’Octobre. Mais nous devons ici souligner, sur base de l’expérience de la Révolution Russe, l’énorme importance du facteur subjectif et du rôle de l’individu dans l’Histoire.

Le marxisme est déterministe, mais non fataliste. Les vieux populistes et terroristes russes étaient des volontaristes et des utopistes. Ils s’imaginaient que toute l’Histoire dépendait de la volonté des individus, de grands personnages et de héros, indépendamment des conditions objectives et des lois historiques. Ceci dit, il y a des moments, dans l’histoire de la société, où toutes les conditions objectives de la Révolution sont réunies, et où le facteur subjectif, à savoir la direction du mouvement, devient le facteur décisif. Dans ces moments-là, tout le processus historique dépend de l’activité d’un petit groupe d’individus, et parfois même d’une seule personne.

Engels aimait répéter qu’il y a des époques de l’histoire « où 20 ans passent comme un seul jour », autrement dit où rien, en apparence, ne bouge. Malgré une intense activité, rien ne change. Mais il affirmait également qu’il y a d’autres époques où 20 années d’histoire peuvent être concentrées dans l’espace de quelques semaines ou de quelques jours. Si, dans de telles époques, un parti révolutionnaire et sa direction ne savent pas tirer profit de la situation, cette occasion peut être perdue pour 10 ou 20 ans.

Le rôle du Parti

Dans un laps de temps de neuf mois, entre février et octobre 1917, les questions de la classe, du parti et de sa direction ont démontré toute leur importance. Le Parti Bolchevik était le parti le plus révolutionnaire de toute l’histoire de l’humanité. Mais malgré cela, et malgré la force et l’expérience énormes qu’avait accumulées sa direction, les dirigeants de Petrograd commencèrent, au moment décisif, à hésiter. Une crise s’ouvrit. Le destin de la Révolution dépendait en dernière analyse de l’activité de deux hommes : Lénine et Trotsky. Sans eux, la Révolution n’aurait pas été victorieuse. A première vue, cette affirmation peut sembler être une réfutation de la conception marxiste du rôle de l’individu dans la société. Mais il n’en est rien. Sans le Parti, Lénine et Trotsky auraient été totalement impuissants dans la tourmente révolutionnaire. Près de 20 ans de travail avaient été nécessaires pour construire et perfectionner cet instrument, pour l’enraciner profondément dans les masses, dans les entreprises, dans les casernes et dans les quartiers ouvriers. Aucun homme, quel que soit sa stature, n’aurait pu se substituer à cet instrument, qui ne s’improvise pas.

La classe ouvrière à besoin d’un parti pour changer la société. Sans un parti révolutionnaire, capable de donner une direction consciente à l’énergie révolutionnaire de la classe, cette énergie se dépensera inutilement, comme la vapeur non orientée dans un piston.

Chaque parti a un côté conservateur. Les révolutionnaires sont parfois les plus conservateurs. Ce conservatisme est le fruit d’années de routine, certes indispensables, mais qui engendrent certaines habitudes qui, si elles ne sont pas vaincues par la direction, s’avèrent être un frein dans une situation révolutionnaire. C’est à ce moment décisif, quand la situation exige un changement brusque de l’activité et de l’orientation du parti, quand il faut passer de la routine quotidienne à la question de la prise de pouvoir, que les vieilles habitudes entrent en conflit avec les exigences de la nouvelle situation. C’est précisément dans ce contexte que le rôle de la direction devient vital.

Un parti, en tant qu’organe de lutte d’une classe contre une autre, peut être comparé à une armée. Le parti a également ses généraux, ses officiers, ses sous-officiers et ses soldats. Comme dans une guerre, le temps est, dans une révolution, une question de vie ou de mort. Sans Lénine et Trotsky, les bolchéviks auraient certainement corrigé leurs erreurs - mais à quel prix ? La révolution ne peut attendre des années que le parti corrige ses erreurs, car la défaite est le prix de l’hésitation et des reculs. Cela a été clairement démontré par l’expérience de la révolution allemande de 1923. La politique révolutionnaire est une science. L’étude attentive des révolutions antérieures n’est pas un jeu, mais une façon de se préparer pour l’avenir. Personne ne prenait Trotsky au sérieux quand il défendait, avant la première guerre, la possibilité de l’éclatement d’une révolution ouvrière en Russie avant qu’une telle révolution n’éclate en Europe occidentale. C’est seulement en octobre 1917 que la preuve a été donnée de la supériorité de la méthode marxiste sur l’empirisme.

Le socialisme

La Révolution d’Octobre fut l’événement le plus important de l’histoire de l’humanité. Pour la première fois - à l’exception de la courte expérience de la Commune de Paris -, les masses opprimées de la société ont pris leur destin en main et se sont attelées à la tâche de construire une nouvelle société.

La révolution socialiste est totalement différente de toutes les autres révolutions, du fait du rôle qu’y joue le facteur subjectif. Dans une révolution socialiste, le facteur subjectif devient, pour la première fois, le moteur de l’ensemble du processus social. La révolution bourgeoise, à l’inverse, peut se réaliser d’une façon presque automatique, sans direction consciente. Sous le capitalisme, les forces du marché agissent de manière incontrôlée, sans le moindre plan établi ou sans intervention de l’Etat. La révolution socialiste met fin à l’anarchie de la production et impose le contrôle et la planification des forces productives de la société. La conséquence en est que même après la révolution, le facteur subjectif (la conscience de classe) reste le facteur décisif. Selon Engels, le socialisme se définit comme « le saut du règne de la nécessité vers le règne de la liberté ». Mais la conscience des masses n’est pas séparable de leurs conditions de vie, de leur niveau culturel, de la durée de la journée de travail, etc. Ce n’est pas par hasard que Marx et Engels insistaient sur le fait que les conditions matérielles pour le socialisme dépendaient du développement des forces productives. Quand les menchéviks invoquaient l’absence de conditions matérielles pour le socialisme en Russie, et s’opposaient ainsi à la Révolution d’Octobre, ils avaient en partie raison. Mais ces conditions objectives étaient réunies à l’échelle internationale.

L’internationalisme des bolchéviks ne relevait pas du sentimentalisme. Lénine a répété des centaines de fois que la Révolution russe devait s’étendre à d’autres pays, sans quoi elle serait vouée à l’échec. De fait, la Révolution russe provoqua une vague de situations révolutionnaires et pré-révolutionnaires dans de nombreux pays (Allemagne, Hongrie, Italie, France...). Mais celles-ci échouèrent, du fait de l’absence de partis révolutionnaires de masse, ou plus précisément à cause de la trahison des dirigeants sociaux-démocrates. Du fait de cette trahison, en Allemagne et dans d’autres pays, la Révolution russe resta limitée àun seul pays arriéré, où les conditions de vie étaient très pénibles. En une seule année, des millions de personnes moururent de faim. A la fin de la guerre civile, la classe ouvrière était épuisée.

La bureaucratie

Dans cette situation, la réaction était inévitable. Les résultats ne correspondaient pas aux espérances des masses. Une partie importante des ouvriers les plus conscients et combatifs étaient morts dans la guerre civile. D’autres, fatigués par les travaux administratifs dans l’industrie ou dans l’Etat, s’éloignaient petit à petit du reste de la classe. C’est dans une ambiance de fatigue croissante, de démoralisation et de désorientation des masses, que l’appareil d’Etat s’éleva de plus en plus au dessus de la classe ouvrière. Chaque pas en arrière, de la part des travailleurs, renforçait les positions des bureaucrates et des carriéristes. C’est sur cette toile de fond que s’est cristallisée une couche de bureaucrates et de fonctionnaires auto-satisfaits qui désapprouvaient les idées « utopiques » sur la révolution mondiale. Ces mêmes éléments allaient réserver un accueil enthousiaste à la théorie - énoncée, pour la première fois, en 1924 - du « socialisme dans un seul pays ».

Le marxisme explique que les idées « ne tombent pas du ciel ». Quand une idée qui apparaît trouve un appui massif, elle reflète nécessairement les intérêts d’une classe ou d’une caste sociale. Aujourd’hui, les historiens bourgeois essayent de présenter le bras de fer entre Staline et Trotsky comme un « débat » portant sur des questions théoriques. Or, le facteur déterminant, dans l’histoire, n’est pas la lutte des idées, mais bien la lutte entre les intérêts de classe et les forces matérielles. La victoire de Staline n’était pas basée sur sa supériorité intellectuelle. Dans le domaine théorique, Staline était en réalité le plus médiocre des dirigeants bolchéviks. Mais les idées qu’il défendait représentaient les intérêts et les privilèges de la nouvelle caste bureaucratique en formation. A l’inverse, Trotsky et l’« Opposition de Gauche » défendaient les idées d’Octobre et les intérêts de la classe ouvrière, qui étaient soumis aux attaques de la bureaucratie, des petits bourgeois, des koulaks, etc.

Le Stalinisme

Les idées et l’action de Staline n’obéissaient pas non plus à un plan préétabli. Au début, il ne savait pas où il allait, et si il avait su, en 1923, où allait aboutir ce processus, il ne s’y serait probablement jamais engagé. Conscient du danger qui menaçait, Lénine tenta - pendant la période de sa dernière maladie - d’enrayer le processus de bureaucratisation. Dans ce but, il alla jusqu’à proposer la formation d’un bloc avec Trotsky pour combattre Staline au XXIème Congrès du Parti. Mais il mourut avant de pouvoir mettre à exécution ce dernier projet.

Quoiqu’il en soit, même l’intervention de Lénine n’aurait pas suffi à interrompre le processus. Les causes ne se trouvaient pas dans les individus, mais bien dans la situation objective d’un pays arriéré, affamé, et que le recul de la Révolution socialiste en occident plongeait dans l’isolement. En 1926, lors d’une réunion de l’Opposition de gauche, la veuve de Lénine, Kroupskaïa, s’écriait avec amertume : « Si Lénine était encore vivant, on le jetterait en prison ! ». La raison de la défaite de Trotsky et de l’Opposition se trouve dans le moral des masses, qui restaient indifférentes aux luttes internes au Parti. L’ascension de la nouvelle caste dominante relevait de causes sociales profondes. L’isolement de la Révolution était la cause principale de l’ascension de Staline et de la bureaucratie. Mais cela provoqua en retour de nouvelles défaites de la Révolution internationale : en Bulgarie et en Allemagne (1923), en Angleterre (1926), en Chine (1927) et enfin - la plus terribles des débâcles - dans l’Allemagne de 1933. Chaque défaite de la Révolution internationale accentuait la démoralisation de la classe ouvrière russe, et par conséquent renforçait les bureaucrates et les carriéristes. L’Opposition fut expulsée au lendemain de la terrible défaite de la révolution chinoise de 1927. Cette défaite était la conséquence directe de la politique dictée au Parti Communiste chinois par Staline et Boukharine. Trotsky fut exilé en Turquie : la bureaucratie n’était pas encore assez solide pour se permettre de l’assassiner ! De son exil, entre 1927 et 1933, Trotsky s’est consacré à l’organisation de l’Opposition Internationale de Gauche, qui se fixait pour but de redresser la situation en URSS et dans l’Internationale Communiste. Mais la terrible défaite de la classe ouvrière allemande, fatiguée et usée par la politique des staliniens et des sociaux-démocrates, ainsi que l’absence totale d’autocritique et de discussion au sein des partis de l’Internationale Communiste, amenèrent Trotsky à conclure à l’irréversible dégénérescence du Komintern. Alors que, dans ses premières années, la bureaucratie ne s’était pas encore consolidée comme caste dominante, il était devenu évident, en 1933, qu’on ne faisait plus face à une déviation provisoire qui pouvait être corrigée par la critique et la discussion. La contre-révolution avait triomphé, détruisant tous les éléments de démocratie ouvrière établis par la Révolution d’Octobre.

Les purges

La meilleure illustration de la nouvelle situation réside dans les tristement célèbres « Procès de Moscou », que Trotsky qualifiait de « guerre civile unilatérale contre le Parti Bolchévik ». Entre 1936 et 1939, tous les membres du Comité Central de l’époque de Lénine qui vivaient en URSS furent assassinés. Il y eut « le procès des 16 » (Zinoviev, Kamenev, Smirnov, etc), « le procès des 17 » (Radalev, Piatakov, Sojoknikov, etc), « le procès secret des militaires » (Toukachevski, etc), et « le procès des 21 » (Boukharine, Rykov, Rakovsky, etc). Les anciens camarades de Lénine furent accusés, de manière grotesque, d’avoir commis des crimes contre la Révolution. On les accusait généralement d’être des agents de Hitler. De même, en France, à l’époque thermidorienne, les Jacobins se voyaient accusés d’être des agents de l’Angleterre.

L’objectif de la bureaucratie était simple : liquider totalement les éléments qui auraient pu servir de point de rassemblement au mécontentement des masses. Elle réussissait même à emprisonner et à tuer des milliers de personnes fidèles à Staline, dont le seul crime était leurs liens directs avec l’expérience d’Octobre. Il était dangereux d’être l’ami, le voisin, le père ou l’enfant d’un prisonnier. Des familles entières furent envoyées dans les camps de concentration, y compris les enfants. Le fils du Général Yakir, assassiné en 1938, a passé 14 ans avec sa mère dans les camps staliniens. Le principal accusé n’était pourtant pas présent lors de son procès. Léon Trotsky, qui s’était vu refuser tout droit d’asile dans les pays européens, se trouvait alors au Mexique, d’où il organisait une campagne internationale de protestation contre les procès de Moscou.

Un Etat ouvrier déformé

Pourquoi la bureaucratie avait-elle si peur d’un seul homme ? La Révolution d’Octobre avait établi un régime de démocratie ouvrière qui laissait la plus grande liberté aux travailleurs. La bureaucratie, par contre, ne pouvait dominer qu’à travers la destruction de la démocratie ouvrière et l’établissement d’un régime totalitaire. Elle ne pouvait tolérer la moindre liberté d’expression ou de critique, et ce dans le domaine de la politique comme dans celui de l’art, de la science ou de la littérature. En superficie, le régime de Staline ressemblait à celui de Hitler, Franco ou Mussolini. Mais il existait une différence fondamentale : en URSS, la caste dominante se basait sur les nouvelles relations économiques établies par la Révolution d’Octobre. Il existait une situation contradictoire. Pour défendre son pouvoir et ses privilèges, cette caste parasitaire se voyait obligée de défendre l’économie nationalisée et planifiée, qui représentait une conquête historique de la classe ouvrière. Les bureaucrates privilégiés, ayant détruit les conquêtes politiques d’Octobre et annihilé le Parti Bolchevik, se voyaient obligés de maintenir une fiction de « Parti Communiste », de « Soviets », etc. Ils devaient aussi développer les forces productives basées sur l’économie nationalisée et planifiée. Ainsi, en développant l’industrie, ils jouaient un rôle relativement progressiste.

La démocratie ouvrière

Les marxistes ne défendent pas la démocratie pour des raisons sentimentales. Comme l’expliquait Trotsky, « une économie planifiée a besoin de démocratie comme le corps humain a besoin d’oxygène ». Le contrôle asphyxiant d’une bureaucratie omnipotente est incompatible avec le développement d’une économie planifiée. L’existence d’une bureaucratie engendre inévitablement, à tous les niveaux, diverses formes de corruption, de mauvaise gestion et d’abus de pouvoir. C’est pourquoi, à la différence de la bourgeoisie, la bureaucratie ne peut tolérer les critiques et les pensées indépendantes. Dans les années 30, Trotsky analysa le nouveau phénomène que constituait la bureaucratie stalinienne dans La Révolution Trahie - un grand classique du marxisme. Il y prônait une nouvelle révolution - une révolution politique - destinée à régénérer l’URSS. Tout comme les autres classes ou castes dominantes de l’histoire, la bureaucratie russe ne disparaîtra pas « d’elle-même », bien qu’elle soit en contradiction avec le développement des forces productives.

Le travail de Trotsky et de ses collaborateurs politiques constituait un danger mortel pour la bureaucratie, qui y répondit par une campagne massive d’assassinats, de persécutions et de calomnies.

Le 20 août 1940, après plusieurs tentatives manquées, la G.P.U. réussit finalement à assassiner Trotsky par le biais d’un de ses agents. Trotsky avait déjà vécu l’assassinat de l’un de ses fils, la disparition d’un autre, le suicide de sa fille, l’extermination de ses amis et de ses collaborateurs en URSS et à l’étranger, ainsi que la destruction des conquêtes politiques de la Révolution d’Octobre.

Malgré tout cela, Trotsky n’a jamais cessé de défendre ses idées révolutionnaires. Son testament dégage un énorme optimisme quant au futur socialiste de l’humanité. Mais son véritable testament réside dans l’ensemble de ses livres et écrits, qui constituent un énorme trésor d’idées marxistes pour la nouvelle génération de révolutionnaires. Le fait qu’aujourd’hui encore, le « spectre du trotskisme » continue de hanter les maîtres du Kremlin est une preuve de la vitalité de ses idées - les authentiques idées du bolchévisme et du marxisme, qui ne seront détruites ni par les mensonges des calomniateurs, ni par les balles des assassins.

Alan Woods, 1988.



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Commentaires de l'article
20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
20 août 2010 - 22h12 - Posté par Charles

Lutte Ouvrière n°2194 du 20 août 2010

En août 1940 : Staline faisait assassiner Trotsky mais les idées de Trotsky sont toujours vivantes !

Le 20 août 1940, à Mexico, un homme de main de Staline assassinait Léon Trotsky. Il avait 61 ans lorsque sa vie et son combat, entièrement dévoués au communisme et à la révolution prolétarienne, étaient brutalement interrompus.

Aux côtés de Lénine, Trotsky avait été l’un des dirigeants les plus populaires de la révolution russe de 1917. En mars 1918, il mit sur pied l’Armée rouge qui permit au jeune État ouvrier russe de repousser les armées des puissances impérialistes et de la contre-révolution qui cherchaient à l’étrangler.

Tous les dirigeants bolcheviks étaient convaincus que l’avenir du jeune État ouvrier était lié au développement de la révolution internationale, en particulier dans les bastions impérialistes, les pays développés comme l’Allemagne, la France et l’Angleterre. C’est pourquoi ils proclamèrent dès mars 1919 la Troisième Internationale, qui se voulait le parti mondial de la révolution, dont Trotsky rédigea le manifeste de fondation.

Lorsque le reflux de la vague révolutionnaire s’opéra, au début des années vingt, l’URSS se retrouva isolée, épuisée, exsangue. Dans ce contexte, la classe ouvrière et les paysans pauvres ne réussirent pas à garder leur contrôle sur l’État né de la révolution, sur le parti et ses dirigeants. Une couche de bureaucrates se développa, qui aspirait à la pause, à profiter des quelques avantages matériels que sa position lui donnait. Ces gens-là abandonnaient la perspective et le combat pour la révolution mondiale au profit d’un repli sur une base nationale, résumé par la formule stalinienne clamant que la « construction du socialisme » était possible « dans un seul pays ». À la tête de cette bureaucratie, Staline fut son expression politique.

Dès la mort de Lénine en janvier 1924, Staline et ceux qui le soutenaient se lancèrent dans une virulente campagne de calomnies contre les compagnons de Lénine qui restaient fidèles à l’internationalisme et contre Trotsky. Ces derniers furent écartés, avant d’être déportés, éliminés, fusillés. Trotsky était exclu du parti en octobre 1927 et déporté en Asie centrale, avant d’être déchu de sa nationalité soviétique et expulsé d’URSS en janvier 1929. Les prétendues démocraties occidentales furent nombreuses à lui refuser asile et, sur cette planète qui était devenue « sans visa » pour le dirigeant révolutionnaire, le Mexique finit par l’accueillir. C’est là, à des milliers de kilomètres de Moscou, que l’assassin commandité par Staline l’atteignit mortellement, après des années de traque.

Jusqu’à sa mort et partout où il passa, quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouvait, Trotsky poursuivit son combat. Il ne se contenta pas d’être parmi les premiers à dénoncer le stalinisme et ses crimes, alors que nombre de prétendus démocrates applaudissaient le régime. Il en expliqua les racines, analysa la dégénérescence de la première révolution ouvrière victorieuse, dégénérescence dont il montra que les causes n’étaient dues ni aux méthodes du Parti Bolchevik, ni à la classe ouvrière russe, mais à l’isolement et à l’épuisement du pays après les années de la Première Guerre mondiale, de la révolution et de la guerre civile. Et c’est cette analyse qui était porteuse d’avenir, parce qu’elle critiquait avec lucidité ce qui était en train de se passer en URSS tout en défendant les acquis de la révolution d’octobre, en se réclamant du marxisme révolutionnaire et sans tourner le dos au mouvement ouvrier et à la perspective communiste. Mais au contraire, en se servant du marxisme, Trotsky armait les militants qui critiquaient l’évolution stalinienne de l’URSS d’un outil déterminant pour comprendre ce qui se passait, sans renier leur idéal.

En août 1940, Staline avait enfin réussi à abattre celui qui incarnait l’expérience de la révolution et des débuts du mouvement communiste mondial à travers les premières années de la Troisième Internationale, l’Internationale Communiste. Depuis, le stalinisme en tant que tel a exposé aux yeux de tous son visage abject et antiouvrier, jetant un grave discrédit sur les idées communistes. Si ces idées n’ont pas disparu, si année après année des militants les ont transmises à d’autres, c’est grâce au combat mené par Trotsky et sa petite cohorte de partisans.

En assassinant Trotsky, Staline ne réglait pas - contrairement à ce qui a beaucoup été dit - une rivalité personnelle, mais s’efforçait de tuer l’idée même du communisme révolutionnaire et de l’internationalisme. En cet été 2010, alors que le capitalisme en crise démontre sa complète faillite, il est important de rappeler que les idées de la révolution, les idées du communisme que nous a léguées Trotsky existent toujours. Ce sont les nôtres ! L’avenir de l’humanité ne peut appartenir à ce système barbare qu’est le capitalisme, fait d’injustice, de famine, de misère et d’obscurantisme. Il appartient au communisme.

Lucienne PLAIN



20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
21 août 2010 - 07h21

Rien sur la NEP que Trosky a défendue du vivant de Lénine, mais abandonné quand Staline (1927) s’est servi des effets négatifs (inégalités) pour imposer son "socialisme dans un seul pays" et tout ce qui en a découlé (force de travail peu ou pas payé, exode rural forcé........)



20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
21 août 2010 - 09h48 - Posté par nestor

NE PAS OUBLIER LES EOUVRES DE VICTOR SERGE "MEMOIRES D’UN REVOLUTIONNAIRE" ET "VIE ET MORT DE LEON TROTSKY"...... il y a TOUT !!!


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
21 août 2010 - 16h25 - Posté par stackanov

Le NPA, parmi d’autres, honore chaque jour la mémoire de Trotsky dans les combats menés contre le capitalisme.
Le Trotskysme n’est pas resté figé au 20ème siècle, le NPA l’a bien compris et c’est tant mieux !



20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
3 novembre 2010 - 14h46 - Posté par brontvich

Les fondements de trotsky existeron toujours malgrès que la LCR a vendu et retourné sa veste en abandonnant les fondements du Marxisme, les fondements de Lenine de TrotskY , et la reconstruction de la quatrieme internatinale pour se ranger vers l’heritage de la continuité de la bureaucratie stalinienne qui est en voie d’extinction. le NPA est ranger au soutien de la propriété privée des moyens de production, de son gouvernement de la cinquieme republique. cen’est pas pour rien que se Monsieur Besancenot est autant médiatisé et autorisé par le gouvernement a avoir une couverture des medias de la television en permanence alors que d’autres qui elles n’ont jamais retrouné leur veste, encore moins abandonné les fondements de trotsky, du programme de transition sont scencurés, interdit d’antenne
se permettre d’oser dire que le npa rend hommage a trotsky tous les jours c’est un manque de respect envers non seulement Trotsky, et sa femme Natalia et son fils Sedov, mais c’est aussi un véritable manque de respect envers les millions de personnes qui se sont sacrifiés pour la victoire de l revolution prolétarienne mondiale, tous les bolchévicks assassinés par la bureaucrate stalinienne, tous les militants marxistes, tous ceux qui défendait les fondements de Trotsky de Lenine et qui ont été assassiné. n’oubliez jamais que c’est staline qui a ordonné l’assassinat de Lenine et ensuite de Trotsky . oui j’ai bien dit que Lenine avait bel et bien été assassiné et cela est vrais car Lenine est mort suite de ces blessures dont d’ailleurs Lenine avait empecher le train d’aariver et d’engager les soins nécessaires a son état, empechant ausi trotsky de puvoir aller au chevet de Lenine.
si vous ne connaissez pas l’histoire messieurs retourner donc à lécole.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
22 août 2010 - 19h59 - Posté par Alain Chancogne

Il y a 70 ans, le 20 août 1940, Trotsky était assassiné par un agent de Staline, au Mexique

.

là dessus je suis d’accord...

Pour le reste...

Désolé mais pour la plupart de commentaires que je lis..je me rends compte que la façon de traiter l’Histoire des héritiers de Lénine ne semble pas beaucoup"bouger".

OUI, Staline a fait assassiner un révolutionnaire.ce crime est impardonnable.

OUI..des militants qui se sont réclamés de Léon T. ou que l’on a éliminé -y compris physiquement- en les "accusant" de fidélité à un L.T vomi par le stalinisme, ont été des victimes de réglement de comptes qui salissent à jamais la Révolution , l’idée qu’on s’en fait en 2010, si j’excepte quelques "malades" qui s’obstinent à nier l’évidence .

Par refus imbécile d’appeler un chat un chat, un psychopathe un dingue, même s’il a pu porter un uniforme de maréchalissime d’une glorieuse armée Rouge pour laquelle et pour toujours, il importera de rappeler que grâce à elle, à Stalingrad notamment ; nous sommes libérés du nazisme.

Oui, ma génération de communistes encartés , militants du PCF a colporté des calomnies dégueulasses sur les "Trosks", oui je suis de ceux là et je n’en suis pas plus fier de ce passé.... que X ou Y, de la Ligue ou de LO, qui peut être à cherché à me ravir le titre d’arracheur de banderoles le plus rapide d’Aquitaine !

Mais suis-je bête. !! .NON..il n’y eut de CONS que chez les "stals" voyons !!

 :)

Quand on a rappelé ce passé, est ce qu’on ne devrait pas se poser deux trois questions dérangeantes -si du moins on n’ a pas décidé d’en rester au "blanc" et au "noir" , mais à chercher ce que peuvent donner à réfléchir les nuances du gris..

Tout le monde ici, est il d’accord sur le fait que la seule folie bestiale de Staline explique l’assassinat du"Vieux" ?

Sans vouloir bien sur insulter ceux qui se disent"trotskistes" (? ??) ni oser leur laisser imaginer que je puisse penser que si Trotsyi avait vu ses idées triompher , - le plenum du CC du PCUS écartant Staline - il y aurait eu la répression de style stalinien, est ce que, à tête reposée et 70 ans après le crime de Mercader, on ne doit pas s’interroger :

Et si la Révolution d’Octobre n’était pas née d’une situation ou le léninisme ne pouvait qu’enfanter les exclusions fratricides ?

Et si les fondements mêmes du marxisme avaient été un "brin" passé à la trappe par Lenine et SES compagnons TOUS.. :Staline et tous ceux que par la suite il a éliminé,
Si la liquidationb des Soviets n’avait été qu’une suite logique de refus de’Aider à ce que ce soient "LES MASSES" qui fassent l4histoire et non..LE PARTI.....
,
Et donc, si , les" staliniens de France "ou d’ailleurs, comme leurs ennemis jurés" trostkistes" (et réciproquement) n’avaient eu de communistes que le nom, n’en déplaise à ce papier de LO mis en ligne.

Et si...

mais je m’égare....

Je risque un "procès"...

 :))

Je lis même en commentaires de cet article, avec le sourire que des membres ou sympathisants du NPA..en "rajoutent" un peu, non ?

J’avais cru comprendre-ce n’est pas mon affaire- que quitter la 4° internationale et changer de nom, mêler Guevara aux références du nouveau parti ce n’était pas forcèment la démonstration d’une volonté ferme de faire de la référence "trotskiste" le principal élément fédérateur du parti d’O.B..

 Au passage et juste pour taquiner Colas, je rappellerais qu’ici et ailleurs j’ai brocardé cette façon de gommer l’appellation "Communiste ET révolutionnaire- ce qui déjà était un pléonasme (pour cause d’ex dissolution de la Ligue ) pou se proclamer "Anticapitaliste".........

 :)

Pardon ., je me suis laissé aller....


tant que j’ y suis à énerver..

je ne veux pas allonger la polémique mais la galaxie trotskyste est parfois des plus curieuses..

J’ai en mémoire rigolote,ce soi disant"" historien" de la LCR espagnole qui, dans un débat à Barcelone, faillit s’étrangler parce que j’expliquais dans un débat "chaud" sur la guerre et révolution espagnole.. que L.T avait interdit au P.O.U.M. de se réclamer de lui !

Je croyais m’en tirer en sortant la lettre du Vieux quand mon contradicteur se mit à crier" C’est un faux..c’est bien connu !"

Là.."que faire" -comme disait V.Illitch-.. ; sinon hausser les épaules ?

Il y a aussi, dans la catégorie trotskiste de tendance groucho marxienne, ce Schivardi qui vient de faire campagne avec sa femme pour FRÊCHE. ;tout en étant la nouvelle star de l’ex PT devenu P.O.I....

 :))

On peut bien rire de tout, non ? Donc je suis amnistié, merci.

Bonne semaine à toutes et tous,

Cordialement

AC

SDF de COMMUNISME


pour mieux connaitre LT et ses "héritiers", la librairie la BRECHE est une mine.

http://www.la-breche.com/catalog/in....

Je recommande toujours la lecture de "La pensée politique de Léon Trosky" de Mandel-qui pour moi, a été l’auteur qui aide le mieux à comprendre ce"courant" de pensée

.
Bien entendu le travail du collectif qui a pondu" Trotskysmes en France" est à feuilleter aussi.



20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
22 août 2010 - 20h43 - Posté par Charles

Et si les fondements mêmes du marxisme avaient été un "brin" passé à la trappe par Lenine et SES compagnons TOUS.. :Staline et tous ceux que par la suite il a éliminé, Si la liquidationb des Soviets n’avait été qu’une suite logique de refus de’Aider à ce que ce soient "LES MASSES" qui fassent l4histoire et non..LE PARTI..... , Et donc, si , les" staliniens de France "ou d’ailleurs, comme leurs ennemis jurés" trostkistes" (et réciproquement) n’avaient eu de communistes que le nom, n’en déplaise à ce papier de LO mis en ligne.

C’est tout de même dommage que beaucoup comme toi, qui regrettent leurs erreurs staliniennes, s’empressent de faire porter le chapeau à Lenine et aux bolcheviques.
Je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont amené et permis la contre-révolution stalinienne, mais tu ne peux tout de même pas mettre dans le même sac ceux qui ont tenté de perpétuer Octobre et ceux qui l’ont dénaturé et assassiné .

Ce n’est pas une accusation, mais tu dois savoir que les anticommunistes de poils ont sans cesse tenté de mettre un signe égal entre Staline et Lenine, eessayant de nous faire avaler que le massacreur des leninistes, des bolcheviques était en fait leur continuateur logique.

C’est une confirmation que les seuls véritables continuateurs de Lenine, les seuls héritiers de son irremplaçable expérience politique, sont les trotskistes ;
ce qui n’est pas réjouissant vu leur faible nombre et leur très faible influence, aussi bien en France qu’à l’échelle internationale.

bon,il y a du boulot !


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
22 août 2010 - 22h12 - Posté par Alain Chancogne

oui je suis d’accord...

bon,il y a du boulot

Pour..en finir avec cette façon de faire dire à l’autre ce qui arrange !

C’est une méthode qui porte un nom..je crois, non ?

Pourquoi écris tu ceci ?

C’est tout de même dommage que beaucoup comme toi, qui regrettent leurs erreurs staliniennes, s’empressent de faire porter le chapeau à Lenine et aux bolcheviques. Je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont amené et permis la contre-révolution stalinienne, mais tu ne peux tout de même pas mettre dans le même sac ceux qui ont tenté de perpétuer Octobre et ceux qui l’ont dénaturé et assassiné

Ou as tu vu ce "sac" ?

CONSTATER , -plutôt, POSER en débat- le fait que LENINE a pu en prendre à son aise avec Marx..c’est tirer un trait d’égalité avec Staline ?

C’est ne pas saluer la REVOLUTION d ’OCTOBRE ?

C’est avec cette façon de débattre que tu vas faire croire cette énormité d’une prétention ridicule !???

C’est une confirmation que les seuls véritables continuateurs de Lenine, les seuls héritiers de son irremplaçable expérience politique, sont les trotskistes

 :))

OUI..c’est TRES BIEN de se décréter "le meilleur" !!

Gloire à Léon et aux trotskystes du monde entier.. !

... Lesquels et les trotskystes de quelle année stp ?

Gloire au Vieux, donc , a bas le culte de la personnalité !!

 :))

Oublions qu’ ont été ses rapports tumultueux du Vieux avec..LENINE !

..
je n’aurais pas rappelé cela si tu n’utilisais pas à mon égard le mensonge de la déformation de propos, qui est, je pense, un de ces travers de pas mal d’anti pécéiens primaires. ;

c’est Lénine ou pas qui a écrit , certes en 1914 ?

Trotski n’a eu d’opinion bien arrêtée sur aucune question sérieuse du marxisme ; il s’est toujours « insinué » à la faveur de tel ou tel désaccord et passait d’un camp à l’autre.

,

Je ne suis pas de ceux qui rappellent ironiquement que Trotsky n’a adhéré au PC -bolchevik qu’en 1917..

Mais cher Camarade, me répliquer comme tu le fais ne pouvait que me conduire à cette légitime..défense !

Essayons stp de discuter avec le minimum d’honnêteté intellectuelle.

OUI, je remarque moi aussi...

bon,il y a du boulot

Cordialement malgré ton "tacle" des plus irréguliers...

 :)

A.C _ :


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 07h11 - Posté par

Et si les fondements mêmes du marxisme avaient été un "brin" passé à la trappe par Lenine et SES compagnons

Où ? quand ? comment ? et puis on peut être et avoir été (40 piges dans mon cas) au Pcf sans avoir "arraché" un seul calicot trotskiste ! tout en étant, encore, et plus que jamais, d’accord avec la notion de "dictature du prolétariat". Et ça, vois-tu, c’est pas "un brin" du marxisme !...


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 12h10 - Posté par Alain Chancogne

Ok débattons.et oublions la passe d’armes.

Tout d’abord
@Charles :
Ce n’est pas que tu t’insurges quand je pose la question d’un LENINE s’écartant de MARX qui me dérange , c’est que tu avasi écrit que je mettais dans le" même sac LENINE et Staline."

Je pense que peut être était ce un raccourci un peu léger de ta part et nous oublierons , ok ?

Tu m’excuseras mais j’ai du mal à supporter sans réagir un truc : : la façon de prétendre que pour analyser notre stalinisme," nous", du PC (ex ou encartés) ""nous" aurions besoin de flinguer Vladimir illitch.

Je réagis ,peut être maladroitement.

comme la plupart de ceux que "vous" avez toujours appelé les staliniens -souvent même 60 ans après la mort du moustachu et même quand un Hue était le patron coluchien d’un Parti qui avait choisi de ne plus faire"peur" aux bourgeois . ;mais de les faire rire, cette façon de caricaturer notre parcours me "gonfle"..

Pardon d’^tre pointilleux quand c’est mon honnêteé intellectuellle sont il est question.
Je suis un de ceux qui ont douloureusement fait un travail de deuil et qui m’honore d’avoir guéri du sectarisme- certes on rechute parfois -..

 :)
Tout aussi nulle la minable explication que balancent les apparatchiks mélanchonisés du style" Ah oui..AC et ses copains, ils s’en prennent au Parti parce qu’ils sont des dinosaures qui devraient aller finir leur vie en Corée du NORD"

Entre la Corée du Nord et la fellation aux socs ddems, il ya de la place pour se situer dans le combat révolutionnaire.


C’est sur le FONd de mon INTERROGATION concernant LENINE que je veux répondre.

Au passage, je trouve assez curieux le message de notre Ami qui se "fâche" un peu..

J’avais dit :

Et si les fondements mêmes du marxisme avaient été un "brin" passé à la trappe par Lenine et SES compagnons

Le copain m’assure tout d’abord :

on peut être et avoir été (40 piges dans mon cas) au Pcf sans avoir "arraché" un seul calicot trotskiste

 :)

c’est vrai. Y a même des curés non-pédophiles.

.Ce n’est pas tahir un secret ou balancer un scoop que de rappeler que les influences et les forces militantes du PC et des divers groupes trotskystes étaient -et sont encore- d’une telle différence en nombre, que tout le monde au PC..n’a pas pu être aussi "con" que moi..

Ben oui..on avait plus de bras de SO que de calicots de la Ligue ou de LO, et plus de pieds que les copains dits "gauchistes" n’avaient de culs..

Donc "il n’ y en a pas eu pour tout le monde", de la mission de purification des cortèges prolétariens..

 :)))

Evidemment, je plaisante .

Passons aux choses sérieuses

Tu nous affirmes que tu es "

encore, et plus que jamais, d’accord avec la notion de "dictature du prolétariat". Et ça, vois-tu, c’est pas "un brin" du marxisme !...

Tu as donc bouffé ton chapeau au PCF parce que c’est lors des journées de fev 76 au 22° congrès que cette notion a été largué, entérinée par le vote de modifications des statuts du PCF ..trois ans plus tard.

je t’informe que si ça, c’est ta preuve du Marxisme ., tu vas faire hurler les copains de la LCR (aujourd’hui NPA) qui, eux, ont pris du retard pour cette opération - qui trahit donc Marx(? ?),- puisque 31 ans après., ils ont, EUX AUSSI, renoncé à ce que tu penses être un des"fondamentaux"..

-------------
Interruption de séance :

Comme tout p’tit ex stal qui sait qu’après 900 signes , on lasse le lecteur( cours de Propa du PCF sur le lien entre"argumentation et esprit en éveil du lecteur ou auditeur-cours que Marchais avait du sauter- je bois un café et sans autre commentaire que le "gras" que je m’autoriserai à mettre je vais donner la parole à un ami trotskyste..
.
@tt de suite

AC.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 13h10 - Posté par

""e t’informe que si ça, c’est ta preuve du Marxisme ., tu vas faire hurler les copains de la LCR (aujourd’hui NPA) qui, eux, ont pris du retard pour cette opération - qui trahit donc Marx(? ?),- puisque 31 ans après., ils ont, EUX AUSSI, renoncé à ce que tu penses être un des"fondamentaux"..""

Enfin meme si c’est fait sur le mode humoristique une critique fondée.
Qu’est ce qu’un concept qui évolue,ou disparait peut signifier dans deux orgas différentes ?

un concept élatsique ?
une approche historique différente ?
une erreur enfin corrigée ?
Dans quel cas te places tu AC ?

car alors plusieurs réponses peuvent impliquer des causes différentes voir opposées .

la création de la NEP fait elle que Lénine abandonne les bases du Marxisme ?
NON

cependant l’abandon de la dictature du prolétariat est d’un autre niveau,il indique une telle secousse dans la théorie qu’il doit bien tout de même s’expliquer d’abord par une nécéssité impérieuse.

Et là intervient l’histoire réelle,concréte,vécue par des millions de victimes ,justement au nom de cette dictature ;
Nécéssité historique de se défaire d’un concept qui ne pouvait plus être accepté par les prolétaires .

Terrible sacrifice (je pense qu’il faudra bien un jour réhabilité ce concept,qui de toute façon sera appliqué en fait) du à ceux là memes qui ayant été contre l’opposition de gauche (jusqu’au crime ) qui doit aussi (les heritiers de cette opposition de gauche)l’abandonner ,alors qu’ils en avaient une toute autre acception.

alors l’abandon de ce concept par le PC est d’une logique parfaite de collaboration de classe,alors que la lcr l’abandonne pour être en tant qu’orga lutte de classe plus proche des prolétaires.

Mais je le redis,la dic-tature du prolétariat sera une nécéssité absolue face au capital,que le mot revienne ou non,la chôse sera bien là.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 09h56 - Posté par

Nécéssité historique de se défaire d’un concept qui ne pouvait plus être accepté par les prolétaires .

Ouais, mais ils acceptent, de gaité de coeur, la dictature de la bourgeoisie sur eux même.......


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 12h45 - Posté par

C’est tout de même dommage que beaucoup comme toi, qui regrettent leurs erreurs staliniennes, s’empressent de faire porter le chapeau à Lenine et aux bolcheviques. Je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont amené et permis la contre-révolution stalinienne, mais tu ne peux tout de même pas mettre dans le même sac ceux qui ont tenté de perpétuer Octobre et ceux qui l’ont dénaturé et assassiné

Ou as tu vu ce "sac" ?

c’est un tic AC ?
ça fait plusierus fois que tu mets dans le meme panier pour faire vite "stal" et trotsk" mais tu refuse de l’admettre

j’ai connu cela quand j’ ai quitté le PC,essayer de sauver le plus possible de ma déroute politique,mais j’ai compris qu’apres devoir abandonner mes illusions je devais AUSSI changer de méthode de raisonnement ,en avoir un plus honnéte
oui ça fache mais c’est comme ça que j’ai avancé.
Car oh non tu ne dis pas :je mets staline ,lenine et léon sur le même plan,mais tu relativise toujours en ciblant des erreurs et des fautes réelles pour ne pas dire ENFIN oui antre Trotski et Staline ,entre les PC et la 4eme internationale il y eut bien un choix de classe à faire entre révolution et contrerévolution.
Peut me chaut que trostki ait rejoint le parti bolchévique assez tard,il était plus révolutionnaire que bine des membres du parti,peut me chaut qu’il ait été asses faible sur le rôle du parti,il avait l’intelligence de reconnaître ses erreurs avce comme boussole la révolution.

Tu as raisons des cons y en a partout mais dire cela pour éviter de dire ;
le courant trotskistes s’est enormément moins trompé que les pc,faut le faire !

non tout n’est pas noir ou blanc mais cet argument c’est aussi un moyen de mettre tout dans le même sac et tu t’en rends pas compte ??

quant aux fondement du marxisme passés à la trappe,desquels tu parles ?
et qui les aurait passé à la moulinette ?
staline,trostki ,lenine ?

un peu des trois,et ta logique qui n’ose pas le dire affirme bien ;DONC ils sont presque dans le me sac
c’est assez puant comme procéde
dis le carrement ce sera plus honnéte :

toute ta logique discursive EST de mettre dans le me sac !!!

quant à ta soirée où un crétin affirme faux un vrai texte ben j’en ai des centaines de l’autre bord ..
et que veux tu prouver par là
qu’est ce qui peut se prouver par là ?
RIEN


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 13h35 - Posté par Alain Chancogne

Avec toi, je perds mon tempos, camarade.

Je ne débat pas avec les gens bornés

Tu reviens pas très intelligemment sur une passe d’armes que j’ai eu avec Charles..

Relis et évite de passer pour un simple sniper de"stals".de mon style, mon ami.
Ce type de réflexion ciaprès rès c’est pas finaud..
Adios !

c’est un tic AC ? ça fait plusierus fois que tu mets dans le meme panier pour faire vite "stal" et trotsk" mais tu refuse de l’admettre

sors tes lunettes ant iPC des années 60, relis ce que je poste et sois sympa..

Ou tu débats à partir de ce que je dis-et pas de ce que tu aimerais que j’ai dit pourcroquer ton expc " en amuse gueules.

Ou, comme je suisdu pays du vin... accepte que je te demande de me lâcher..la grappe. !!.

MERCI.

Sans "haine" mais ras l’bol !

AC


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 17h14 - Posté par

je ne suis pas borné loin de là c’est ce qui m’a empeché de me tromper et d’être trompé au sujet deu pcf pendnat combien dis tu pour toi 30 ans ?

30 ans !
alors s’ilte plait balaie un peu devant ta porte

De plus je choisis parfois des termes un peu abrupt mais je le précise,je l’avoue,quand je dis stal et trostk "pour faire vite" parceque je vais pas pinailler en faisant des copier/coller comme toi avce des textes de 30metres
et oui tout ton texte a une logique d’amoindrir les "fautes " des pc et d’en mettre sur le même plan les victimes et les massaceurs, car en définitive il y eut des hommes assassinés par millions

oui trotski a fait des grosses erreurs,oui la militarisation de ssyndicats est une horreur,mais c’est lui qui s’aperçoit qu’i lfaut sortir du communisme de guerre .

et il le fait

tous les bolcheviquse on passé le marxisme à la moulinette ?

certains infiniment moins que d’autre et certains ont rétabli une classe exploiteuse CONTRE l’opposition de gauche
oui ily a une différence de nature entre le stalinisme et ce qu’on peut appeler le trotskisme mais qui in’est qu’une vision lutte de classe et antiexploitation des prolétaires

Au dela de toute leurs fautes,erreurs,même violentes (kronstadt ) c’est bien l’opposition d egauche qui reste fidéle au marxisme et aux prolétaires

et c’est le refus systématique chez toi d’admettre ce fait qui fait que oui tu mets tout lemonde dans le même sac
Si tu ne comprends pas la logique interne de tes ecrits ,cela explique 30ans d’aveuglement (intérréssé ?)

demain ,apres demain le debat pourrait reprendre en "reel" je ne lacherai pas le morceau ,car entre des fautes et des crimes iln’y a pas photos ,c’est, audela de la construction du socialisme,le vie de milliers de gens qui peut se jouer.

.

la hargne haineuse de beaucoup de mes ex camarades contre par exemple lo,npa est assez révélatrice .


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 18h57 - Posté par Alain Chancogne

Si tu ne comprends pas la logique interne de tes ecrits ,cela explique 30ans d’aveuglement (intérréssé ?)

t’es sur que t’es pas un troll chargé de faire passer les trotskistes pour des nuls ?

 :))

Tu fais dans la canaillerie, là...avec cet "Intérréssé"

L’R de trop que tu as mis me fait penser que là, t’as vraiment l’R..d’un....
.
Chutt

Restons Courtois ..comme dit Furet

Renseigne toi un peu avant de sortir des crapuleries qui , oui, là, sont de type stalinien !

Il est temps de te casser POV C...amaradedela 9° internationale, celle des aboyeurs sans arguments..

 :))

Dit avec mépris mais en me marrant !

 :))

Intéressé, ?

oui ..par le Lutte,..et aussi par l’étude de ce que la connerie haineuse peut donner quand un soi-disant trotskyste , fuit le débat de fond ,et sort de la saloperie comme réplique
.
Intéressé ?

Si t’es un tant soit peu "intéressé "par ce qu’a pu être mon parcours file sur Googleet tape mon nom puisque je suis ici à visage découvert.

Tu comprendras pourquoi je considère ta réaction plus CONNE que dangereuse..

Si ça t’intéresse, j’te ferai passer mon relevé de compte.. !

Tu verras pourquoi on peut à la fois être fier de soi ..et fauché comme les blés !

Elever ses derniers enfants conçus tardivement en galérant..

.
Après 42 ans de boulot dans une Banque, avec des responsabilités tant à la CGT qu’au PCF que tu vomis..

Comme d’ailleurs mon EX PDG..

Même si j’ai rompu avec mes ex compagnons de déroute, appelle le trésorier de mon ex Fédé..

..il te confirmera ce qu’un élu comme moi , 18 ans au charbon tant dans sa ville qu’à la Communauté d’agglomération a reversé intégralement , ce qu’il aurait du toucher s’il avait été "intéressé "

Tu verras c’est "intéressant" le chiffre !
Voilà qui éviterait à celui qui te mouche pour cause de carton rouge,.. de se taper quatre étages , because locataire dans une résidence sans ascenseur !

Tout ça pour quoi ?

Pour permettre à un Parti , d’ être de tous les combats ou l’injustice était à terrasser..

Un parti que tu es en droit absolu de critiquer,.

Mais ceci ne t’autorise pas, gamin, à salir même par allusions, ceux qui sont partis au turf chaque matin avec leurs C.l.es de classes en évidence.

Comment fais tu pour descendre à ce niveau ?

Un dernier conseil : tu n’apportes rien au débat lancé , et tu vas déraper.
.
Ce serait dommage qu’on te censure.

Même si j’observe que tu peux pianoter sur plusieurs ordis..

La dernière IP qui signe tes insultes c’est bien c’est 90.**.214.*** ?


Alors..ON EN RESTE làtoi et moi., ce sera mieux pour tout le monde..
Anonymement, tu peux continuer à mordre d’autres "victimes"..

ICI je ne discute qu’avec les gens respectueux de ce que je suis, comme je respecte ce qu’ils sont.

ADIEU..

Coluche aurait surement utilisé le titre d’un de ses films..’Tchao..etc "

Mais moi je suis gentil..

 :)))

AC

.oui..

.assez STP..

..je suis certain que tu n’as pas conscience d’être en train de piétiner une cause que tu prétends défendre.

Heureusement, ceux qui se réclament du Trotskisme n’ont pas grand chose-sauf exceptions- à voir avec ta façon de manier l’ insulte.

Mais "rassure" toi..

Y a aussi ce genre de débatteur partout.. _ ;
Juste parce que j’ai envie de t’aider un peu, un dernier mot :

Pour ce qui est du copier coller que j’ai logé et qui te semble lourd...y a moyen que tu profites quand même de cet article écrit par un trotskiste sur un site trotskiste..

 :)

.tu peux télécharger..ici un logiciel qui te sors ça en BD et en langage SMS....

 www.neurone-fragile.com..

 :)..

Ou alors t’imprimes et tu essaies de comprendre deux lignes par jour..

Reviens après....

et donc.., sans rancune

Joyeux Noêl

 :)))



20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 10h17 - Posté par

on se calme AC,et n’oublies pas que je mets un " ? "apres intéréssé (avec un R t’as raison)
ça peut paraitre une acusation,mais figure toi que je connais bien le serail et qu’élus et permanents du pcf je connais trés trés bien.

Figure toi que si des centaines de milliers de camarades sont sortis c’est qu’ils s’étaient rendu compte aussi de cet "interessement"

alors normal qu’on se méfie
si c’est pas ton cas tant mieux

ben oui j’ai deux adreese IP ,ç’est grâve ?

mais sur le fond ta réponse laisse pantois,car en fait apres des décennies d’anti trotskisme primaire (oui je fais encore vite mais t’inquietes tous les EX du pcf me comprennet trés trés bien) tu n’arrives pas à reconnaîtr que malgré ses erreurs ses fautes,c’est bien ce couant qui CONTRE ton parti a eu plutôt bonne tenue politique,et je ne vois rien dans le texte que tu cites qui indiques le contraire.

bercé par la haine de léon,oui la haine,dans un milieu communiste,parents communistes,tous les potes communistes,toutes les réunions chez moi ,et quasiment toujours cette haine ,j’avais tout pour ne jamais pencher de ce coté
ET pourtant apres apres de mulitples trahison j’ai quitté le pcf et c’est bbien vers EUX(pour faire viite) que je me suis tourné
mais evidemment 8 ans ça ne remet pas en causeTOUTE ma vie de militant et je n’ai pas eu (pas trop ) de mécanisme psychologiques qui me permettrait de ne pas dire:j’ai raté ma vie politique !!
ce qui n’est pas le cas d’autres ..

Alors en vouloir toujours un peu à ceux qui avait raison (pour faire vite hein !!)’ c’est un mécanisme connu qui explique ta hargne

le connaître ce mécannisme m’a fait gagner du temps

voili voilou,
bon dieu quand fera t on intervenir et avec quels outils la dimension psychologique des humains dans l’histoire ,car non MARX de ce coté a tort,l’histoire n’est pas QUE la lutte des classes .
alors a plus dans les luttes


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 16h05 - Posté par Alain Chancogne

Bof tu vas te lasser.

pourquoi faudrait il que , pour te faire plaisir, alors que j’essaye d’expliquer que TOUT le monde s’est assis sur quelques fondamentaux de la LDC, je me transforme en apologue de ton IDOLE ?

Tu fais ça très bien. !

Il est mort mais toi tu lui cires ses POMPES...funèbres !

 :)

RELIS RELIS.les échanges qui se veulent de "débat" pas de "lèche" !

j’ai tout compris:T’es pardonnable : t’es passé du biberon stalinien à la tétine troskyste..

moi je me suis contenté de grandir..

y a qu’un truc de génant : pour x crapules du PCf, te voilà en train de nous expliquer que presque tous permanents et élus sont pourris.

On connait tous cette calomnie vieille comme le PCF..

c’est aussi con et faux que si, ; m’appuyant sur la démarche de trotskystes cherchant le contact avec des ordures nazies (relis Mandel et d’autres là dessus) je décrétais que la plupart des troskystes ont été des crapules appointées par la Gestapo !

.

Ou qu’au prétexte que FO ( même et surtout , s’agissant du C.Lyonnais du temps d’Arlette.) est un syndicat ou on retrouve pas mal d’amis de Léon et que ça n’empêche pas de putains de signatures(dont celle dans les Banques en 1993 qui nous a passé au karcher nos retraites bien avant le Nain) ,-.. il faudrait en déduire que tout trotskyste , syndicaliste, ça échange son cul contre une place de permanent à vie dans tel CCE...

Moi je fonctionne pas comme ça !

Tu devrais arrêter, tu m’aides à te faire passer pour un con.

J’aime pas ça..

 :))

Si t’as rien à foutre, prends un cierge et tu files à l’Eglise la plus proche en chantant comme Brassens, moustachu lui aussi (comme Staline, t’as remarqué, !!)

 :)

Quel temps fait-il

Chez les gentils

De l’au-delà

Les musiciens

Ont-ils enfin

Trouvé le la

Et le p’tit bleu

Est-c’que ça n’le

Rend pas meilleur

D’être servi

Au sein des vi-

gnes du Seigneur

Si d’temps en temps

Un’dam’ d’antan

S’laisse embrasser

Sûr’ment papa

Que tu regrett’s pas

D’être passé

Et si l’bon Dieu

Aim’ tant soit peu

L’accordéon

Au firmament

Tu t’plais sûr’ment


Mon vieux Léon

Bye bonjour chez toi..

faut aller discuter pour le 7, t’es d’accord..Perdons pas de temps..

Au turf !

Avec un sourire pour en finir..

AC


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
26 août 2010 - 07h22 - Posté par

oui trotski a fait des grosses erreurs,oui la militarisation de ssyndicats est une horreur,mais c’est lui qui s’aperçoit qu’i lfaut sortir du communisme de guerre .

Ca, ça m’interpelle...

Donc selon toi, et selon Trotsky, face à un "Capitalisme de guerre" et à la "militarisation de l’entreprise capitaliste", il faut "sortir du "Communisme de guerre" et de la "Militarisation des Syndicats ???

Rien qu’énoncer ça, dialectiquement, c’est une connerie.

Bon, tout ça le PCF et la CGT s’en sont sérieusement occupé depuis 30 ans. Et je pense que le NPA et ses clones n’en ont pas fait moins. Du moins dans les faits et actes.

On a vu le résultat sur nos vies de tous les jours. Et c’est pas fini.

Et tu propose QUOI à la place ?? En admettant que tu ais une réelle initiative concrète sur le sujet à proposer ???

L’"évangélisation" du Capitalisme ? La "collaboration" fructueuse Patronat/Travail dans le calme et la bonne humeur ?

Comme si c’était le "Prolétariat" qui était en guerre, ou comme s’il avait le choix.

Alors que ce sont ses exploiteurs qui la lui font, la "guerre" ; qu’il soit lui-même "en guerre" ou pas.

Ca s’appelle comment quand on demande à la victime de déposer ses maigres armes face à son oppresseur alors qu’il est plus virulent que jamais ???

Sinon de la TRAHISON pure et simple.

G.L.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 20h53 - Posté par Copas

exactly...

Je prends la file par le milieu, j’apprécie l’homme et ses apports, comme j’ai un grand respect pour beaucoup de trotskystes, mais je ne suis pas trotskyste et ne l’est jamais été.

C’est grave docteur ?

Trotsky et Staline, waouh....

D’abord la genèse, malgré les efforts de certains anars et d’autres, à tord ou à raison, mais Trotsky, même à son fort défendant, fut le symbole des soviets, et les deux centralisations les plus éminentes, pour la population russe, à St Petersbourg en 1905 et en 1917.

A ce titre, il est lié à la forme d’organisation qui a fait la révolution, beaucoup plus que tout autre, Lénine compris.

Ca ne signifie rien des erreurs et tâtonnements par ailleurs.

Au fond , dans tout cela, il nous faut à nouveau remonter et décrire ce qui se passa, de l’enchainement de la construction de la Russie moderne tsariste, des luttes de classes, de l’effroyable guerre de 14-18 vue du côté russe, du craquage de cette société dans la boucherie impérialiste, de l’enchainement de la révolution permanente (trancroissance qu’on verra ensuite beaucoup dans d’autres révolutions) d’un processus qui enchaine la révolution bourgeoise en révolution prolétarienne.

décrire tout cela est comprendre, il y eut la révolution dans un état exsangue, une guerre civile ensuite qui décima le meilleur du peu de classe ouvrière qui existait (passage d’une classe ouvrière de 4% avant la guerre à 1% à la fin de la guerre civile, avec une qualité médiocre, les meilleurs étant morts au combat et il y avait en plus un certain prestige).

La reconstruction fut terrible et les conditions du communisme de guerre puis de l’accumulation ont exclu toute possibilité que la classe ouvrière ait le pouvoir. On ne dirige pas une entreprise quand on fait un nombre énorme d’heures et qu’on est crevé. D’autres s’en occupent et se fut la croissance d’une couche sociale qui récupéra toute une série d’arrivistes souvent venus de l’ancien régime , qui happa la totalité du pouvoir.

Quand on a dit cela, on n’a pas dit grand chose mais on peut s’intéresser à l’influence du volontarisme d’une direction révolutionnaire et l’expression de la caste montante hyper hierarchiste que fut la nomenclatura, couche sociale dirigeante.

Parler des responsabilités de Trotsky et Lénine est complexe là dedans. Mais ils sont distincts de la question de Staline qui fut l’expression politique d’une caste.

Savoir si les rapports de production, les forces sociales en action, pouvaient permettre que les travailleurs aient le pouvoir est une question pendante sans résolution.

Trotsky avait tranché là dessus, Lénine un peu moins mais quand même, en pensant que sans une extension aux prolétariats d’occident, notamment celui d’Allemagne, la révolution russe serait mal barrée, pour des tas de raisons, sa faiblesse numérique, l’arriération économique, etc.

Ce qui n’empêcha pas les révolutionnaires russes de tenter leur chance, Lénine et Trotsky compris, car on se bat quand même même si on sait que ça sera presque impossible.

Souvent je me suis interrogé pour savoir si la plus grande sensibilité au danger bureaucratique de Rosa Luxembourg par rapport à Lénine et Trotsky ne venait pas tout simplement qu’ils ignoraient réellement vraiment le danger bureaucratique étant donné qu’on ne voit pas souvent de bureaucratie dans la clandestinité, tandis que Rosa avait déjà bien testé cela .

Depuis Friedrich Ebert les plus lucides de la social-démocratie allemande, avaient vu se construire une bureaucratie imposant une discipline d’appareil, la soumission des militants, se constituant en couche sociale rétrograde, avant même de vendre père et mère en 1914. Ils étaient aux aguets sur ce phénomènes et sensibilisés . Mais pour un parti bolchevique dans la clandestinité , Lénine en Suisse, Trotsky à New York, que pouvaient-ils anticiper d’un phénomène largement inconnu (sauf d’une façon ridicule) d’une bureaucratie née d’un parti ouvrier ?

Car au fond, le stalinisme fut la forme secrétée en URSS d’un phénomène universel qui existait déjà, et existe toujours, de couches sociales intermédiaires, vivant de la faiblesse, numérique et politique, de la classe ouvrière.

Revenir à Trotsky la dedans , c’est resituer des personnages et leurs limites dans des processus sociaux effroyables nées d’une apocalypse militaire.

Maintenant, ce combattant a fourni des tas de choses utiles.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
23 août 2010 - 13h24 - Posté par Alain Chancogne

Le 17 juillet 2007 ; sur le site des amis trotskystes belges de la LCR,un article intéressante st publié :

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index...

Je le loge ici : certes il est long, je fais des coupures tout aussi arbitraires que mon surlignage gars est subjectif

Livré au débat soulevé sur la REVOLUTIOn d’OCTOBRE , le Marxisme etc..

Pas hors sujet donc,puisqu’on évoque Trotsky


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Octobre 1917. Identification d’un échec
Par François Dietrich le Jeudi, 19 Juillet 2007

. Echo d’un débat qui s’est déroulé dans le cadre du "cycle Octobre" de la 6e université d’été de la LCR (France). François Dietrich propose ici son analyse des problèmes.

. Mais, il y a au-delà deux éléments contradictoires. Si la révolution d’Octobre est emportée avec la chute du stalinisme, et en l’absence de toute contre-tendance, c’est qu’elle était morte depuis longtemps dans les faits.

.

,

- DES DÉFAUTS D’OCTOBRE
AU MONSTRE STALINIEN

Nous étudierons 6 points qui, dans le cours de la Révolution russe, ont représenté, à notre sens, des faiblesses, des brèches dans lesquelles le stalinisme s’est engouffré.

  Une certaine compréhension du sens de l’histoire.

 La conscience extérieure.

 Les limites du pluralisme bolchevique.

 Le problème de la "Terreur Rouge".

 Les contradictions du dépérissement de l’Etat selon Lénine.

 Le problème de "l’économie dirigée".

3.1.- UNE CERTAINE COMPRÉHENSION DU SENS DE L’HISTOIRE

La tiédeur sera assimilée à la compromission et à la trahison. Ainsi en ira-t-il envers les fractions de gauche des anarchistes, des mencheviks et des socialistes révolutionnaires, qui reconna

Deux décennies de clandestinité sévère, de minorité au sein du Parti social-démocrate de Russie, puis d’isolement international en 1914, ont soudé les rangs de ce parti que Lénine a voulu centralisé et discipliné, face à la naturelle tendance romantique et désorganisée de l’intelligentsia comme de l’"économisme" d’une classe ouvrière d’extraction paysanne toute récente. Il est précipité au pouvoir sans aucune expérience de vie politique démocratique et avec le vertige de toujours avoir eu raison, seul contre tous.

. En effet, l’insurrection de Cronstadt qui témoignait de la lassitude extrême de secteurs entiers du peuple qui ne parvenaient plus à suivre sa direction, sera matée comme pure et simple contre-révolution et viendra étouffer dans l’œuf la réflexion sur la validité de poursuivre une révolution dans l’isolement et l’encerclement. La logique de la forteresse assiégée conduisait logiquement alors à l’étouffement des minorités internes au cours du Xe Congrès, comme au constat lucide et tragique des débats du XIe Congrès où certains ne peuvent qu’enregistrer que le maintien au pouvoir du parti est tout à la fois usurpé mais incontournable.
.

3.3 - PLURALISME ET LÉGITIMATION PRÉCOCE DE LA PRATIQUE BUREAUCRATIQUE

D’un côté, le parti bolchevique apparaît au cours des premières années comme un parti pluraliste
. L

Mais ce pluralisme n’a pas pour autant signifié dans les premières an-nées un fonctionnement démocratique, loin s’en faut

Dès les premiers mois du pouvoir, la pratique secrète, les relais de clans et de coteries, la prise de décisions en petits comités extérieurs aux organismes officiels sont monnaie courante.

3.4 - LA TERREUR

Alors que la révolution d’Octobre eut lieu sans quasiment coup férir, que l’abolition de la peine de mort s’inscrivit comme l’une de ses premières mesures symboliques, que les premiers mois de la révolution virent le nouveau pouvoir faire preuve d’une grande mansuétude avec ses adversaires, l’automne 1918 vit s’opérer le tournant dans la Terreur.

s. Dans le contexte russe, dès l’entrée dans la guerre civile, la dictature du prolétariat s’avère sans rivage et s’étend aux éléments qui traînent et rechignent.

"Pas un instant il ne faut oublier que l’élément bourgeois et petit-bourgeois lutte contre le pouvoir des soviets de deux façons : d’une part en agissant du dehors (...) ; d’autre part cet élément agit du dedans, en tirant parti de chaque faiblesse pour soudoyer, pour aggraver l’indiscipline, le laisser-aller, l’anarchie. Plus nous sommes près d’avoir achevé l’écrasement militaire de la bourgeoisie, et plus dangereux devient pour nous cet élément anarchique petit-bourgeois. La lutte contre cet élément ne peut-être uniquement menée par la propagande et l’agitation, rien qu’en organisant l’émulation et en choisissant des organisateurs : cette lutte doit être menée aussi par la contrainte".


A lire ces lignes, on ne peut que conclure que la terreur léniniste fondait les prémisses de la terreur stalinienne
.

Une telle terreur ne peut naturellement être, là encore, isolée de son contexte : un peuple maintenu dans la misère et l’autoritarisme des décennies durant donne ce qu’il a appris à recevoir. La Révolution française ne procéda pas autrement en son temps. Mais la terreur bolchevique prit aussi ses racines dans une vieille tradition de haine contre les riches et la puissance, présente à l’époque dans toute l’Europe (qu’on songe à la force de l’anarchisme), renforcée en Russie par le divorce séculaire entre la paysannerie et l’aristocratie impériale.

Toute une part du mouvement ouvrier et révolutionnaire européen vivait dans une idéologie de "haine de classe" dont les racines étaient profondes. La haine à l’égard de la richesse, qui se combine avec la volonté d’un pouvoir pur et bon, mais impitoyable avec elle, renvoie à un dépassement inachevé de la morale judéo-chrétienne, remodelée par des siècles de civilisation paysanne. La religion, idéologie des riches et des dominants à l’usage des pauvres, leur apprend la haine de la richesse assimilée au mal : Raspoutine, comme autrefois Gilles de Rai en deviennent à l’occasion les symboles. L’aspiration individuelle à la richesse et au pouvoir, pulsion naturelle, est alors remodelée par chacun en culpabilité et transformée en une aspiration à un pouvoir pur et transparent, c’est à dire absolu.

A regarder aujourd’hui les formes de passage entre l’idéologie protestataire ex-communiste et la montée d’un nouveau fascisme, il n’est pas sûr que cet aspect de la lutte des classes soit entièrement dépassé...

3.5 - L’ETAT ET LA RÉVOLUTION : LES CONTRADICTIONS DU DÉPÉRISSEMENT DE L’ETAT SELON LÉNINE

Dans la tempête révolutionnaire de 1917, Lénine renoue avec les accents libertaires de l’œuvre de Marx en affirmant la nécessité de la destruction de l’Etat bourgeois, son remplacement par un Etat du prolétariat, lequel doit immédiatement entrer en dépérissement, la suppression ultime de l’Etat devant ultérieurement signer la disparition des classes antagonistes. Au parlementarisme bourgeois, Lénine oppose la notion d’un Etat démocratique, associant le plus grand nombre à sa gestion. Ne pouvant, comme chacun, théoriser en dehors de l’expérience, il fonde les soviets, ces comités populaires surgis spontanément en 1905 et en février 1917 comme base du nouvel Etat. Chaque ménagère, dit-il, doit devenir capable de le gérer. Si ce but est atteint, alors l’Etat cessera d’exister comme machine bureaucratique séparée de la société.

Ses intentions anti-bureaucratiques et anti-étatiques sont donc claires. Mais, pour aller vers ce but, Lénine fait des comités populaires nés du processus révolutionnaire la base de l’Etat : l’Etat soviétique. Ici, le recul historique ne peut que mettre en évidence une contradiction saisissante : si l’Etat doit dépérir, comment l’un des objectifs de la marche au socialisme pourrait-il être son extension en nombre et en implantation dans la société ? S’il doit dépérir, c’est donc que sa fonction de régulation, de répartition peut être transférée ailleurs et que sa fonction de répression devient au fur et à mesure inutile, la richesse accumulée étant devenue suffisante à toute la société.

Voulant le dépérissement de l’Etat, Lénine fonde néanmoins les organes de lutte de la classe ouvrière et du peuple russe comme base de celui-ci. Dans cette optique, il est d’ailleurs frappant de voir le parti lui-même s’effacer derrière cet Etat collectif, contrairement à ce que prétend l’historiographie libérale contemporaine. Plus que de Parti-Etat, c’est de classe-Etat qu’il faudrait ici parler, et pour lequel Lénine se laisse même aller à parler de "centralisme démocratique", terme qu’on aurait cru du seul domaine du Parti. Lénine imagine ici un dépérissement par extension, par dissolution au sein de la classe toute entière.

Or, dans un premier temps, cette extinction par extension nécessite bien l’accroissement de l’emprise de l’Etat sur la société, puisque les organes de lutte populaires se confondent avec lui. Quand le système se bureaucratisera, sous le poids même des effroyables conditions de la guerre civile, il n’y aura plus de contre-poids : ni dans le Parti, devenu unique dans le feu de la guerre, ni dans des comités d’usines morts-nés de par la faiblesse organique du prolétariat russe de 1917. Si le prolétariat n’a pas les moyens culturels suffisants, le "centralisme démocratique" des soviets est illusoire, car il placera les plus qualifiés en position de commandement naturel et sans contrôle.

Dans le même temps, ce contrepoids possible n’existe pas non plus dans des mécanismes de démocratie parlementaire qui auraient pu être conservés en héritage des institutions bourgeoises-tsaristes et adaptés au nouveau contexte. La dissolution de la Douma va donc au-delà des arguments de circonstance, car dans une telle conception il n’ y a pas de place pour la diversité des structures de pouvoir, mais une pyramide unique. L’expérience socialiste du XXe siècle plaidera au contraire pour un pouvoir politique polycentriste, qui combinerait par exemple représentation politique et représentation sociale, comme dans l’idée de "double chambre" du Solidarnosc de l’automne 1981.

Théorisant et pratiquant dans les limites de son époque, Lénine a ainsi fondé une réponse socialiste caractérisée par une place massive de l’Etat qu’il prétendait faire dépérir.
Au fond, héritier en cela de la dominante idéologique de la IIe Internationale, si critiquée déjà par Marx dans la Critique du programme de Gotha, il ne concevait le pouvoir politique qu’au travers de l’Etat. Il n’est guère étonnant alors que Staline se soit coulé dans le moule avec son Etat du "peuple tout entier", commode paravent idéologique de la bureaucratie totalitaire.
......................

Les difficultés débutent dès lors qu’il s’agit de définir les modalités de passage des formes capitalistes et féodales de propriété aux formes de propriété nouvelles.

La révolution a surgi avant même que la question puisse être sérieusement débattue. A la campagne, le discours bolchevique reprend le programme S.R. de gauche en incluant au décret sur la terre le mandat impératif des 242 mandats paysans locaux.

Il contient tout à la fois le principe de la nationalisation du sol et celui de la jouissance déléguée aux familles, ou aux communes (le traditionnel mir), ou à l’Etat, à qui revient aussi le sous-sol. On y adjoindra ensuite l’addition d’une politique d’incitation des villages aux coopératives. Mais comment vont se réguler les échanges ? Sur le versant industriel, c’est la notion de planification d’ensemble. Pour les usines, les comités d’usine, distincts des Soviets, qui surgissent en 1917 et s’éteignent rapidement. Quel sera donc le contenu concret des nouveaux rapports de propriété ?

La guerre civile va alors pousser aux raccourcis, la culture de l’urgence croyant nécessaire d’aller à l’essentiel. Toute la production est imaginée comme soumise à l’Etat socialiste, qu’on suppose démocratique (dans la perspective de Lénine).

Il n’y a aucune place dans cette conception pour l’autogestion locale, qui supposerait des degrés de liberté, des échanges.


En fait de démocratie, il consiste surtout à introduire une discipline de fer à l’usine et dans les transports, qui ira jusqu’au projet de Trotsky de militariser les syndicats. Q

. L’idéologie du "communisme de guerre" ne considère pas qu’elle a recours à des exceptions, mais à l’application un peu rude d’un programme réellement socialiste. Celui-ci hérite au fond de ce qu’était la pensée socialiste dominante de l’époque : le socialisme était identifié à une économie étatisée, non marchande, démocratique si le contexte le permet, de fait étatiste et administrative.

En cohérence avec sa pensée stratégique originelle, Lénine considère le développement de la Russie comme celui d’un "capitalisme d’Etat", où l’appareil industriel du pays se comporterait comme une seule et immense entreprise. D’une certaine manière plus réaliste, cette manière de voir est cependant encore trop administrative, et lui-même va infléchir sa vision.

Introduite tardivement, générant des inégalités sociales rapidement croissantes, la N.E.P. va être critiquée à la fois sur sa gauche et sur sa droite. Contrairement à une légende tenace, Trotsky n’y était opposé que dans la mesure où cette politique ne s’était pas donnée les moyens de favoriser les coopératives paysannes les plus pauvres, mais avait laissé libre cours à la nouvelle émergence d’une génération de propriétaires de droit ou de fait. Sur le fond, il considérait l’existence d’une production marchande comme nécessaire, non seulement à la campagne, mais pour l’industrie.

ANTI-CONCLUSIONS

Ici, la révolution d’Octobre fut l’héritière directe de Marx, et aujourd’hui elle reste une leçon Elle mérite donc que nous en soyons les héritiers comme elle mérite la haine maintenue des classes dominantes.

Alors que la critique contemporaine porte surtout sur les moyens (la révolution elle-même), notre réflexion doit surtout interroger le contenu.

Tant dans sa conception de l’Etat que de la société, la peerspective socialiste de la Révolution russe a fourni des alibis idéologiques à la bureaucratie totalitai

 à la notion d’un pouvoir social qui soit distinct et indépendant de l’Etat : c’est la problématique de l’autogestion ; par ricochet elle repose le problème de l’Etat lui-même, de ses dimensions, de ses limites : c’est le problème de la république socialiste.

 à la notion d’une économie capable a la fois de reposer sur le principe de la propriété sociale collective (éliminant la propriété privée des moyens de production et d’échange) et de permettre la réelle croissance des forces productives par la liberté de circulation des techniques, du savoir, des connaissances et autorisant la libre expérimentation sociale : c’est toute la dimension du débat autour des modèles de socialisme.

Paru dans Critique communiste n°150, Automne 1997

-Rapide conclusion personnelle :

MARX reste d’actualité, plus VIVANT que jamais

Parce que plus que jamais le Capitalisme démontre le besoin impératif de sa "MORT".

Plus que jamais, le Communisme frappe à la porte

Plus que jamais, parce que JAMAIS il n’ a pu être en CONSTRUCTION, il nous appartient de chercher à vaincre..sans faire cadeau à l’adversaire de classe d’une cécité mortifère :

Ni Lénine, ni bien sur encore moins Staline, ..mais ni TROSKY ..n’ont été fidèle à l’ABC de Marx quant aux acteurs du processus :

"Les Masses font Histoire" c’est une des phrases les plus JUSTES de Marx

Quand "le PARTI" décide , fût ce avec les meilleures intentions , qu’on peut , qu’on doit AGIR au nom des travailleurs, la dictature du prolétariat ne peut être que dictature SUR le prolétariat..

En ce sens , et en mordant le trait j’affirme qu’objectivement Staline "couvait" dans Lénine parce que la révolution d’Octobre , la naissance de l’URSS, les actes de LENINE TROTSKY, Kamenev ou autres.. compagnons de Staline...ce n’est pas, je persiste et je signe du "marxisme" tel qu’il NOUS appartient de le re-étudier pour l’enrichir , si du moins nous prétendons être des révolutionnaires de ce millénaire.

Si nous préférons "commémorer" sans analyse, " figer le débat entre"monstre stalinien" d’un côté et les "gentils " de l’autre, en épargnant un LENINE déifié, alors..ce sera plus simple.

Mais cela ne risque pas faire trembler Wall street, le MEDEF, la droite, les sociaux démocrates du PS , du FDG..

Certains s’en fichent : pourvu que ça "profite" au NPA..

Et bien moi, j’aime bien les trotskystes.

 :)

Je les respecte.

Mais l’avenir de mes gosses , qu’on m’excuse, c’est autrement plus important ...

Très cordialement en espérant de pas trop avoir abusé de la patience des uns et des autres..

Bien conscient que j’abuse un peu ce mois d’Août de l’hospitalité de BC..(maiss rassurez vous, quand tout le monde rentrera je serai beaucoup plus discret..)

AC



20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 07h48 - Posté par Copas

"Les Masses font Histoire" c’est une des phrases les plus JUSTES de Marx

Quand "le PARTI" décide , fût ce avec les meilleures intentions , qu’on peut , qu’on doit AGIR au nom des travailleurs, la dictature du prolétariat ne peut être que dictature SUR le prolétariat..

La question de Trotsky ne se résume pas aux questions de la transition socialiste, mais elle permet d’aborder des tas de choses.

Là, dans le cas qui nous pré-occupe, je pense que les circonstances historiques furent écrasantes et la lutte des classes emmena rapidement l’enthousiasme révolutionnaire qui porte les masses en avant une une phase plus confuse de surgissement d’une couche sociale qui assurera la gestion et la direction de la société en lieu et place de la classe ouvrière (1% à la fin de la guerre civile) et de la paysannerie pauvre.

Cette couche sociale assurera le pouvoir par dictature contre les anciennes classes mais également contre les classes populaires (classe ouvrière, paysannerie pauvre, et ouvriers agricoles).

Le passage se fait en très peu d’années, et il est universel. C’est à dire qu’on voit ce processus dans énormément de sociétés (de la Chine au Vietnam, de Cuba à d’autres expériences qui ne se valent pas toutes, et de loin).

Ce sont les limites du "dirigisme volontariste" qui doit beaucoup aux circonstances historiques et à la faiblesse de départ du développement du prolétariat.

Et un petit peu à des déviations politiques, une insuffisance d’affermissement des positions en faveur du pouvoir (réel) des travailleurs, des insuffisances de la démocratie politique et des libertés individuelles, des croyances sur le socialisme par en haut (qui nationalise mais n’autogestionne pas, permettant ainsi le maintien des méthodes despotiques de commandement des entreprises).

La complexité des sociétés rend complexes les montages politiques du pouvoir du prolétariat (tout le monde n’est pas dans des grandes usines, très loin de là), et on peut trouver des choses intéressantes en ce sens dans certaines SCOP actuelles qui déchiffrent pour une autre société les problèmes de multiples activités réunissant de 1 à 5 ou 10 personnes en les coordonnant et faisant vivre la démocratie en leur sein tout en conservant une liberté profonde des producteurs . Ca ne signifie pas que les SCOP sont actuellement la solution à la partie du prolétariat qui est atomisée (la plus grosse) mais ce sont une ébauche des organisations de la transition et une vitrine de ce qui sera possible dans une société où la bourgeoisie sera éjectée.

Fin de parenthèse sur les SCOP, je reviens au volontarisme.

Le dirigisme volontariste n’est pas partout le même. ce qu’il a en commun c’est d’avoir démarré avec des révolutionnaires et a remplacé la classe populaire dans la direction et le pouvoir réel de la société.

Mais ce dirigisme est fortement différend quand on regarde Cuba où la contre-révolution n’a pas gagné et où une partie de la direction garde une flamme révolutionnaire même si la classe populaire n’a pas le pouvoir.

Par contre ce dirigisme devient une bascule sans retour dans les processus où un thermidor a eut lieu, comme en URSS et dans les pays de l’Est, où les élements de pouvoir populaires (les communes populaires) de départ ont été toujours trop faibles par rapport au pouvoir tout en étant quand même suffisamment puissantes pendant une période pour induire des instabilités dans la couche sociale dirigeante (la révolution culturelle).

J’entends par bascule sans retour quand la couche sociale dirigeante exerçant sa dictature sur le prolétariat va inexorablement vers sa mutation en bourgeoisie (mutation accomplie en URSS et presque terminée en Chine).

Toutes ces questions sont bien marquées par la société qui précède et son environnement.

Et il y a un monde entre des sociétés où le prolétariat moderne est surpuissant numériquement (nos sociétés + la Chine actuelle + la Russie actuelle + l’Iran, etc) et des sociétés où le prolétariat est très minoritaire face à d’énormes masses paysannes (ce qu’étaient la Chine, l’URSS au moment de la révolution, ce qu’est actuellement la Bolivie, ce que fut le Cuba des Battista, etc).

Nous vivons à l’époque du prolétariat dominant numériquement sur la planète, ceci est très nouveau dans l’histoire.

Les questions de la transition se posent avec des prolétariats à au niveau d’instruction techniques et basiques, parfaitement aptes à diriger collectivement et concretement la société.

C’est dans la bataille de constitution en classe consciente et en classe idéologiquement hégémonique sur le reste de la société , dans la progression de ses organisations et leur capacité à dissoudre les organisations de la bourgeoisie qui beaucoup de choses se jouent.

C’est aussi dans la maitrise de ses organisations que le prolétariat moderne doit progresser et c’est là que les questions de démocratie interne des organisations du prolétariat moderne, se posent afin de doter d’outils efficaces la classe face à la bourgeoisie.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 09h41 - Posté par

Quand "le PARTI" décide , fût ce avec les meilleures intentions , qu’on peut , qu’on doit AGIR au nom des travailleurs, la dictature du prolétariat ne peut être que dictature SUR le prolétariat..

T’es bien sûr que les partis bourgeois exercent une "dictature" sur la bourgeoisie ?


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 10h36 - Posté par Alain Chancogne

Wouaw..
ça démarre fort le matin..

T’es bien sûr que les partis bourgeois exercent une "dictature" sur la bourgeoisie

 ?

C’est bien de s’essayer à l’humour..

Je vois pas du tout le rapport ce que cela peut avoir comme intention d’infirmer mon propos.

Comme tu dois penser que tu es marxiste (je charrie..) tu dois savoir que les Partis bourgeois ce sont EUX qui sont les gérants du K..Nommés et désignés, révocables comme Juppé pourrait te le confirmer et comme Mme Parisot et les siens le feront savoir au nain en 2012 en installant DSK aux manettes.

Si je voulais reprendre au bond ta comparaison , je te dirais que je rêve d’une classe qui aurait sur le Parti révolutionnaire ce droit d’inventaire, ce droit de maitrise , ce qui contribuerait à ce que la notion de SOVIETs (ou Conseils , traduction du russe) remplace la notion de comités centraux et autres bunkers qui démontrent , surtout avec l’exemple de Staline que même l’ENFER..a pu être pavé de"bonnes intentions"..

J’ai répondu, Camarade ?

 :)))

AC


Réflexion matinale :

je pensais quand même pas qu’un article sur la mort de Trotsky, qui m’a conduit à ouvrir un débat sur les héritiers de Marx..-y compris ceux ayant vécu après 1924- conduirait en 2010 à voir des internautes, sur Bella Ciao, venir nous "vendre" la recette de "dictaturedu prolétariat" !

Quand la Crise du K..et ce que l’exigence de lutte de classes prenant en compte les conditions historiques de ce millénaire, l’expérience du passé, l’état des masses, le besoin d’union , impliquent comme mise en commun d’intelligence collective pour construire le Communisme !

C’est aussi stupide que si je comptais séduire Cameron Diaz en lui écrivant une lettre enflammée accompagnée de la photo de SIM.

Mais je peux comprendre la nostalgie.., je suis pas une brute épaisse.

je nettoie régulièrement , avec émotion, dans un vieux chai désaffecté,..un vieux poste à galène qui a appartenu en 1928 à mon père qui avait 7 ans..Il parait que dans le maquis il y a appris la victoire de Stalingrad !!

Ceela n’empêche pas que pour capter RMC Sports , je me sers d’un transistor plus récent...

 :)


J’mexcuse , mon camaro : c’est presqu’aussi con que ta question..

Cordialement,

EN e remerciant de me faire commencer la journée avec le sourire
.
En persistant à penser que "chambrer" c’est mieux que d’insulter, surtout quand c’est pas méprisant , que ce n’est pas -pour qui me connait- écrit au vinaigre..

AC


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 10h59 - Posté par claude de Toulouse .

J’ai essayé de suivre ce debat enfievré , né d’un article rappelant la mort de Trotsky , empoignade , insultes coups bas , j’en passe ,et j’arrive à une conclusion etincelante : Léon , Joseph , Wladimir .....sont morts !!!!

Et nous sommes vivants !!!!!

Il ne sert à rien de se lancer leurs succés et leurs faits d’armes pour valider nos choix personnels , ces choix qui souvent ont été arretés sans que nous ne connaissions ces hommes et leurs actions .

Si une etude doit etre menée , elle doit l’etre sur leurs echecs et les diverses raisons de ces echecs , cela pourrait nous servir , peut etre , pour ne pas refaire l’histoire !!

Mais franchement , mes camarades de LO , du NPA , ou du PCF ,croyez vous qu’aujourd’hui , les français , ou ailleurs dans le monde , des hommes et des femmes se battent pour savoir qui de Wladimir , de Léon , ou de Joseph a eu raison en Russie , entre 1905 et 1940 ??

"" l’eau , le gaz , et l’electricité , seraient plus profitables ""

avec mes plus cordiales salutations du mois d’aout .


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 15h30 - Posté par Alain Chancogne

Les miennes en échange, Claude..

Mais ..d’une part revisiter l’histoire et le passé cela aide parfois à mieux appréhender le présent(1) , dès lors qu’on prétend construire l’avenir. Et d’autre part, Karl Marx aussi est mort..

Du moins certains l’enterrent ils.. _ :)

Cordialement

AC


(1) c’est si vrai que l’ami "venceremos" avec son choix à faire de grève d’un jour ou générale illimitée etc etc...me démontre qu’il y a besoin de re-lectures , d’expériences à tirer de tels ou tels évéènements.

.
NON ?...


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 18h29 - Posté par

je précise ma remarque, tu as écrit :

la dictature du prolétariat ne peut être que dictature SUR le prolétariat..

Autant dire que que la bourgeoisie peut dormir tranquille puisque la classe concurente ne peut rien lui imposer sans s’étrangler elle-même......


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 19h15 - Posté par Alain Chancogne

Je précise ma remarque, tu as écrit :
la dictature du prolétariat ne peut être que dictature SUR le prolétariat..
Autant dire que que la bourgeoisie peut dormir tranquille puisque la classe concurente ne peut rien lui imposer sans s’étrangler elle-même...

...
Pourquoi ?

Par contre ta précision m’autorise à penser que pour toi, s’il n’y a pas la dictature du prolétariat comme instrument dans la LDC pour le Communisme , le prolétariat ne pourra pas vaincre..

C’est ton opinion. ?

Respectable
.
C’est pas la mienne..L’histoire du prolétariat des pays ou un Parti se réclamant du COMMUNISME a mis en pratique ton opinion ne me convainc pas..

Mais il est vrai que j’ai tellement appris que les partis avaient "soutenu" la classe..que là aussi j’ai rajouté "Oui ; comme la corde soutient le pendu"

Je ne pensais pas qu’à Rakosi soutenant la classe ouvrière hongroise ..et écartant l’ennemi Rajk qui s’obstinait à ne pas saisir combien la dictature du prolétariat aidait à accélérer la marche triomphale vers le Communisme qui permettrait la naissance de "l’homme nouveau"..

Non, plus jamais la classe ouvrière de quelque coin de la planète que ce soit ne tolérera qu’on lui explique qu’"on ne fait pas d’omelettes sans casser d’oeufs"..

Trop de millions d’oeufs puent encore le sang.

Le Communisme sera de Liberté de A à Z,dans sa construction comme dans son épanouissemnt.

Ou il ne sera pas.

Là ou d’autres ont cru vaincre..nous convaincrons.

C’est certes plus dur

AC


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
24 août 2010 - 21h24 - Posté par

Par contre ta précision m’autorise à penser que pour toi, s’il n’y a pas la dictature du prolétariat comme instrument dans la LDC pour le Communisme , le prolétariat ne pourra pas vaincre..

Pas plus qu’il n’est au pouvoir d’aucun bourgeois de décréter la fin ou la suppression de la dictature de la bourgeoisie, il n’est au pouvoir d’aucun prolétaire (y compris Marchais, Fiterman ou Juquin) de décréter la nullité de la dictature du prolétariat, qui ne dépend uniquement du prolétariat lui-même, lorsque celui-ci aura décidé d’imposer la prééminence de ses intérêts. Le reste n’est que manipulation politique de bas étage !


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
26 août 2010 - 12h00 - Posté par Alain Chancogne

il

n’est au pouvoir d’aucun bourgeois de décréter la fin ou la suppression de la dictature de la bourgeoisie, il n’est au pouvoir d’aucun prolétaire (y compris Marchais, Fiterman ou Juquin) de décréter la nullité de la dictature du prolétariat, qui ne dépend uniquement du prolétariat lui-même, lorsque celui-ci aura décidé d’imposer la prééminence de ses intérêts. Le reste n’est que manipulation politique de bas étage !

MERCI.
J’ai bien réfléchi.

je t’ai relu et aussi des textes de grands Révolutionnaires.

Je m’aperçois combien longtemps je n’ai été qu’un agent objectif de la contre révolution, un immonde suppôt du Kapital esclavagiste, un félon propagandiste du révisionnisme petit -bourgeois, bref..UNE MERDE

Mais ce midi, me voici PRET pour la LUTTE FINALE..

.
LA DICTATURE du PROLETARIAT., le REVISIONNiSME, t toutes ces questions revêtent une grande importance, car 1’édification du socialisme, la lutte pour le renforcement de la dictature du prolétariat et pour la défense de la patrie sont étroitement liées à la situation internationale et au processus général de 1’évolution mondiale.

Aujourd’hui de grandes forces, qui représentent les ténèbres, 1’asservissement et 1’exploitation du prolétariat et des peuples, 1’impérialisme américain et ses officines, , la grande bourgeoisie et la réaction, se sont dressées et luttent contre le marxisme-léninisme. Contre notre idéologie révolutionnaire se sont également dressés des courants idéologiques comme la social démocratie, le révisionnisme moderne et beaucoup d’autres courants contre-révolutionnaires.

Dans notre lutte contre tous ces ennemis, nous devons nous guider entièrement sur la théorie marxiste-léniniste et nous appuyer fortement sur le prolétariat mondial. Nous mènerons victorieusement notre combat sur le plan théorique lorsque nous aurons fait une analyse dialectique correcte de la situation internationale, de l’évolution des événements, des objectifs et des buts de toutes les forces sociales en mouvement, qui sont en contradiction et en lutte entre elles. L’analyse scientifique de la situation internationale et une stratégie clairement conque permettent de définir les justes tactiques de la lutte révolutionnaire dans des circonstances diverses, et de gagner bataille sur bataille.

Divers théoriciens réactionnaires dans tous les pays du monde se sont efforcés par tous les moyens de dénigrer la théorie de Marx, de la couvrir de boue, de la déformer et de la combattre. Mais cette théorie, qui est une science, a fini par dominer la pensée progressiste humaine et par devenir une arme puissante du prolétariat et des peuples dans la lutte contre leurs ennemis.

Rien ne peut faire échapper 1’impérialisme, le capitalisme et le révisionnisme à la vengeance impitoyable du prolétariat et des peuples, rien ne peut les sauver des profondes contradictions antagonistes et des crises continuelles, des révolutions ; d’une mort inéluctable. C’est précisément cette situation qui pousse 1’impérialisme à chercher de nouveaux chemins et de nouvelles voies, à échafauder de nouvelles stratégies et de nouvelles tactiques pour échapper à la catastrophe qui 1’attend.

Je n’avais pas vu cela ..

MERCI , CAMARADE

Comme je n’avais guère de temps, j’ai , en italique, rapporté du copié collé du GRAND ENVER HOXHA , puisé dans ce texte tellement d’actualité "Impérialisme et REVOLUTION"


En le parcourant -les phrases extraites le prouvent amplemen-, NOUS , avant garde éclairant la pensée prolétarienne, nous sentons bien, combien tout ce que nous rencontrons dans nos contacts militants(surtout sur le Net) est en phase avec cette modernité qui fait trembler la bourgeoisie qui vit ses dernières heures.

ENVER.... et contre tous souvent(’Kroutchev, Mao, Castro, TITO et surtout les Marchais, Fiterman juquin -sans oublier Hue, MG BUFFEt que tu n’as pas citées) , ce qu’il nous a légué nous aide à préparer le 7..

AUx Armes ! !

LA REVOLUTION frappe à la pORTE !

D’aileurs je te quitte pour aller ouvrir..

 :)))))))))

AC...


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
3 novembre 2010 - 16h18 - Posté par Brontvich

je m’excuse mais la dictature du prolétariat n’est absoluement pas lier avec la patrie, relis les écrits tant de Lenine que de Trotsky, meme Engels etMarx le souligne : le prolétariat na pas de patrie, et defendre la patrie c’est defendre la guerre impérialiste. c’est une infamie que de dire que le prolétariat a une patrie surtout dans une domination capitaliste
voici un texte de LENINE, que vous pourrez retrouver dans son ouvrage l’internationalisme prolétarien.

" reconnaitre la défense de la patrie, c’est reconnaitre qu’une guerre est juste et légitime. Juste et légitime à quel point de vue ?
uniquement du point de vue du prolétariat socialiste et de sa lutte pour l’émancipation ; nous n’admettons pas d’autre point de vue.
Si c’est la classe des exploiteurs qui fait la guerre pour renforcer sa domination de classe, il s’agit d’une guerre criminelle et la" defense de la patrie" dans cette guerre est une infamie et une trahison envers le socialisme.

Lenine reprenait d’ailleurs dans l’Etat et la révolution que le prolétariat n’avait pas de patrie, tout comme d’ailleurs trotsky.

Quand a la dictature du prolétariat elle est indissociable de nos fondements, elle est la seule voie unique qui permettra de vaincre definitivement l’impérialisme, et de faire triompher la révolution prolétarienne a travers le monde, de pouvoir ainsi un jour enfin faire taire les armes dans le monde.
mais pour l’instant nous en sommes loin, nous avons à construire un véritable parti révolutionnaire, doté d’une véritable direction révolutionnaire sur un seul programme le programme de transition, sur les fondements de Lenine et de Trotsky.
J’ai bien peur que la il n’existe aucune organisation défendant réellement ces fondements qui sont pourtant les seules à être capable de diriger des millions de millions d’êtres humains vers leur propre émancipation., qui est la victoire de la révolution prolétarienne dans un pays puis dans le monde entier d’infliger la plus sévère des défaites, à l’armée du capitalisme qu’est l’impérialisme, de faire cesser toute ces boucheries, ces barbaries dans le monde entier et surtout , surtout d’éviter un holocauste nucléaire qui provoquerait une extinction totale de toute vie humaine sur l’univers tout entier. et la nous ne sommes pas à l’abris d’un cataclysme nucléaire dans le monde. seul l’écrasement de l’impérialisme par l’armée du prolétariat, que sera l’armée rouge, par la dictature du prolétariat en renversant le capitalisme, en expropriant la propriété privée des moyes de productions pourra faire triompher la révolution prolétarienne. il n’ y a pas d’autre voie, ni d’autres programme, ni fondements que ceux de MARX, ENGELS, LENINE et TROTSKY.

La question demeure ; y a il en france une véritable organisation se réclamant des fondements de lenine de trotsky, respectant a la lettre tous les fondements qui conduit au socialisme au soviet de députés ouvriers. La est la question centrale qui se pose en France.

bien cordialement a vous tous


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
3 novembre 2010 - 16h54 - Posté par Charles

Très modestement, mais de façon clairement assumée, il y a une organisation qui se réfère directement à l’expérience des bolcheviques, à la politique de Lenine, aux analyses de Trotsky sur la dégénérescence de l’URSS, et qui continue de lever le drapeau rouge de l’internationalisme ouvrier,
c’est Lutte Ouvrière.

Tu peux au moins discuter avec des camarades dans ton secteur,
et voir en quoi tu te sens d’accord pour reconstruire avec nous (et d’autres)
un parti communiste révolutionnaire, celui dont les travailleurs ont besoin dans leur lutte pour abattre le capital, qu’il soit français ou de n’importe où.


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
3 novembre 2010 - 17h24 - Posté par BRONTVICH

Bonjour camarade
tout d’abord , merci de m’avoir répondu, ensuite deux question.
elles sont fondamentale.

1) Lutte ouvriere est elle pour la défense du programme de transition de TROTSKY

2)lutte ouvriere est elle pour la dictature du prolétariat, le renversement ducapitalisme, l’armement du prolétariat , s’ériger en classe dominante pour le rnversement du capitalisme,

3) dans son programme lutte ouvriere est elle pour l’expropriation de la propriété privée des moyens de production

4) etes vous oui ou non pour les comités de soviets de députés ouvriers.

j’attends ta reponse ;

bien cordialement a toi


20 août 2010 : 70e anniversaire de la mort de Léon Trotsky
7 novembre 2010 - 21h26 - Posté par Charles

La réponse est oui à tes quatre questions même s’il serait important de développer un peu :

 1 Programme de transition : c’est un outil dont l’utilisation reste d’actualité pour la période car il fixe des perpectives qui peuvent sembler à portée des luttes ouvrières mais ne peuvent aboutir que dans une poussée qui va vers le renversement de l’ordre capitaliste.

 2 evidemment la bourgeoisie ne se laissera jamais déposséder de son pouvoir total sans s’attaquer violemment aux travailleurs qui devront avoir les moyens de défendre le pouvoir ouvrier.

 3 Les travailleurs ne peuvent aller vers le socialisme qu’en arrachant aux exploiteurs tous les grands moyens de production et d’échanges : donc expropriation sans rachat ni remboursement.

 4 La classe ouvrière victorieuse inventera ses propres instruments démocratiques de direction de la production, de l’organisation de la société socialiste, et de résistance aux réactions contre-révolutionnaires qui ne diparaitront pas du jour au lendemain .

C’est un peut court et grossier mais ça fait évidemment partie des fondamentaux de LO.
Voilà pour aujourd’hui.
Amitiés communistes.





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