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RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
de : La Louve
lundi 13 septembre 2010 - 17h50 - Signaler aux modérateurs
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RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?

de La Louve

C’est comme toujours, hélas, dans des batailles fondamentales pour notre avenir et celui de nos enfants, que la stratégie adoptée par la plupart des partis se réclamant désormais de « la gauche de la gauche » (à moins que ce fut d’une « gauche de gauche » ?) exige une critique sévère de l’idéologie du parti-pivot que se sont choisi tous ces satellites, je veux parler naturellement du PS.

Le combat (et non le « débat ») que livre (et DOIT livrer) actuellement une partie du « monde du travail » contre le capital sur la question du droit à la retraite en est encore une illustration flagrante.

Enrobé dans le terme « d’unité » ou de « front commun », peu importe, la place centrale et à dessein hégémonique accordée au PS dans ce combat par certaines organisations qui se prétendent populaires doit nous inspirer les plus vives inquiétudes pour l’avenir.

Puisque certains ont décidé de continuer à colporter ce mensonge, qui nous mena déjà au désastre dans les années 30, je veux parler de « la gauche », au sens social-démocrate, et de tous ces avatars (union, front, etc), il est impératif de démasquer tant ce qu’est la gauche, que ce qu’est le PS.

Et il faut le faire toujours, même au plus fort des combats, sans relâche, par tous moyens.

La question qui semble tarauder beaucoup de nos concitoyens et camarades (gravement échaudés par le PS) est la suivante : « Peut-on dire que le PS et la gauche sont pires que l’UMP et la droite ? ».

Cette question n’a pas de sens.

Certes, on ne peut pas dire, autrement que par facilité (ou ras-le -bol), que "UMP et PS" sont la même chose car c’est objectivement faux. Rentrer dans cette facilité là ferme immédiatement la porte à toutes les autres démonstrations et entraîne au désastre.

UMP et PS sont deux valets du Capitalisme, oui, mais ils ne sont pas équivalents. Ce n’est pas "la même chose". Cela pour autant ne signifie pas que l’un soit "meilleur" pour nous que "l’autre". C’est juste "différent".

Mais la question suivante, de savoir si, la gauche c’est "pire" (ou "moins pire") que la droite, elle est d’emblée biaisée par ces deux notions que sont « la droite » et « la gauche ».

Comme si la grille d’analyse première du Capital était celle-là !

C’est bien une grille d’analyse oui, mais, surtout à ce point de paroxysme des contradictions internes du capitalisme que nous vivons actuellement, ce n’est pas la grille d’analyse fondamentale pour nous.

Elle est même invalide et périmée, cette grille de lecture « droite/gauche » !

Qu’est-ce- que le PS, d’abord, qui est le pivot incontournable, en effet, de « la gauche » ? Ce n’est pas un parti de « traîtres ». Dire que ce sont des traîtres laisserait penser que ce parti a jamais pu avoir comme désir sincère et comme position de classe, d’être « du côté des travailleurs » et de lutter contre le capitalisme.

Ce qui est objectivement faux.

Bien-sûr, il y a des étapes dans l’histoire de la société et du capitalisme mondialisé où le PS a intérêt à se faire passer pour un parti susceptible de défendre les intérêts des travailleurs, et où son électorat a pu, un temps, adhérer et donc, correspondre à ce mensonge.

Le PS s’est évidemment fait, aux débuts, rassembleur d’une partie du prolétariat, ce qui lui a servi de marche-pied pour contester le leadership des partis de droite « traditionnels » dans la gestion du capitalisme. On se rappelle les discours « marxistes » de Fr. Mitterrand.

Pour comprendre ce qu’est aujourd’hui le PS, il est extrêmement important de comprendre ce qu’est le capitalisme en France et en Europe, et dans le monde.

De savoir analyser, en termes de classes, de classes intermédiaires, de fractions d’une même classe, de sous-couches sociales, et de positions de classe (toutes choses distinctes par ailleurs) la société dans laquelle nous vivons actuellement, sans se contenter de la localité « France ».

Fondamentalement, le PS est le parti d’une fraction de la bourgeoisie alliée à une certaine fraction de la petite bourgeoisie qui a su se rallier une partie du prolétariat.

Or, ce n’est pas parce que le PS fut un temps le premier parti du vote ouvrier en France que ce parti est un parti de la classe ouvrière !

Ce n’est pas parce que sa bureaucratie, la caste qui en est issue, se sert du prolétariat, et qu’il arrive au prolétariat de s’en servir, qu’il sert le prolétariat.

Le PS (ou ses ancêtres, ou ses héritiers à venir) ne vit, depuis son origine, que grâce aux contradictions internes du capitalisme. Il ne vit qu’en parasite du système capitaliste. Comme tout parasite, il a une utilité réelle pour le corps qu’il parasite.

Il ne vit que grâce à la lutte que se livrent, dans le Capitalisme, capitalisme financier (qu’une fraction du PS prétend désormais représenter sans « complexe »), capitalisme bancaire (différent du « capitalisme financier »), capitalisme dit « foncier », capitalisme industriel ou « de production », fraction « nationales », européennes à dominante allemande, ou française, internationales à dominante anglo-saxone etc.

Et , traditionnellement, le PS est utilisé comme « second fer au feu » par la fraction du capitalisme qui est en général la plus « faible » à l’égard des autres, et aussi la plus susceptible d’être « nationale » ou « européenne ».

Nous savons aussi que quand ce « fer » là ne convient plus (par exemple quand les contradictions de classe sont trop aiguisées par les compétitions inter-impérialistes), c’est vers les partis et groupuscules fascistes que se retourne sans état d’âme la fraction de la bourgeoisie concernée.

Entre-temps, les prolétaires auront encore été, comme le disait H. Krasucki, "désarmés par la collaboration de classe".

Groupuscules et partis fascistes qui seront ensuite eux-mêmes très facilement gagnés par la fraction de la bourgeoisie en passe de dominer les autres.

C’est là le cœur des intérêts de classe que doit défendre le PS envers et contre tout, car c’est de là qu’il tire sa subsistance et son « droit à exister » sur l’échiquier démocratique bourgeois.

Par ailleurs, s’agrège, en général, à ces fractions capitalistes, la petite-bourgeoisie d’un certain type, et une partie du prolétariat adoptant une position de classe bourgeoise, (et donc, relativement dénué de ce que l’on appelait autrefois la « conscience de classe »).

En période de crise du capitalisme, (comme en 1981 au sortir de la crise des 2 chocs pétroliers), comme actuellement, le PS se saisit (ou espère se saisir) en outre de toute une partie du prolétariat, y compris ouvrier, en « navigant » sur une angoisse et un mécontentement général qui pousse une fraction de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie, tremblantes de voir éclore une révolution, à accepter bon gré - mal gré une sorte de « paix armée » avec cette partie du prolétariat.

Elle sait bien, cette fraction de la bourgeoisie, que le PS a besoin des voix du prolétariat pour revenir aux affaires par la « voie démocratique », et elle la met donc momentanément en sourdine, en échange d’une bonne gestion de ses intérêts par la suite.

« La gauche », notion supposée désigner cette alliance strictement électoraliste de la carpe prétendument « communiste », et du lapin social-démocrate (et récemment, des « écologistes »), a pour fonction exclusive de permettre au PS de reprendre le contrôle de l’appareil d’Etat, via les élections législatives et présidentielle, donc de façon relativement « douce ».

Car nous savons désormais quel est le rôle fondamental que joue l’Etat dans le capitalisme impérialiste.

Les partis godillots (quels qu’ils soient) qui prêtent la main à cette mise en scène sont alors tolérés voire, encouragés (et même créés !), par la fraction de la bourgeoisie qui a intérêt à voir le PS reprendre le contrôle de la situation. Plus leur « partition » sera crédible, plus le PS aura de chances de l’emporter.

Aussi la question de savoir si le PS serait « pire » que « la droite » n’a-t-elle, on le voit, aucun sens, a fortiori dans une perspective communiste et révolutionnaire, puisque le PS n’est ni pire ni meilleur que « la droite », il défend simplement une autre fraction de la bourgeoisie, et par d’autres moyens.

On voit dans l’affrontement entre le « vieux PS » et le « nouveau PS », incarné par la bataille « Aubry/Royal » contre « Strauss-Khan/Valls » que le PS lui-même n’est pas exempt de contradictions et d’affrontements en terme de positions de classe à adopter.

Complètement « décomplexée », toute une partie du PS a désormais bien envie de pouvoir représenter sereinement, au grand jour, les intérêts de la bourgeoisie financière et industrielle, quitte à abandonner la fraction qu’il représentait jusqu’alors.

Tu penses, ces patrons-là paient mieux que les autres, et DSK au FMI en sait quelque-chose !

De la même manière que l’adage veut que les syndicats ne choisissent pas les patrons, les communistes et les travailleurs n’ont pas à se préoccuper de savoir quelle fraction de la bourgeoisie il faut défendre !

Donc, oui, il se peut en revanche qu’aider à ramener le PS aux affaires soit pire que le mal que nous voulons combattre, pour plusieurs raisons.

 La première tient à ce que cela augmente l’illusion idéologique, ce qui est toujours néfaste pour nous les travailleurs. Le capitalisme n’est pas une question d’idées, c’est une question triviale, matérielle, de propriété privée des moyens de production, d’exploitation du prolétariat, à tous les niveaux, et de contrôle des flux financiers.

 La deuxième tient à ce que la fraction de la bourgeoisie qui a intérêt à la mise en place du PS ne défend pas, ne défendra jamais les travailleurs contre la furie vengeresse des autres fractions du capitalisme. Elle n’en a ni l’envie ni même les moyens.

 La troisième est que l’histoire a montré déjà par le passé que cette solution ramène quasiment toujours invariablement l’extrême droite et le fascisme au pouvoir après une courte période d’accalmie relative, et en général, la guerre, ici ou ailleurs, voire les deux.

Dans ce combat pour les retraites aussi, s’il est juste et nécessaire d’accepter à nos côtés toutes celles et ceux qui veulent se battre avec nous sur nos positions de classe sur tel ou tel point (je pense au droit de prendre sa retraite à 60 ans – qui ne résout pas tout, car la question du taux plein se pose), il est complètement suicidaire, à court terme, de confier la direction de notre mouvement au PS et à ses affidés.

Il est irresponsable, pour des représentants dits populaires, de laisser croire que le PS pourrait nous « sauver » en 2012.

Il est dangereux de laisser croire que le PS et « la gauche » seraient une solution, même à moyen terme, c’est FAUX. Et ce d’autant que le PS ne cache pas très bien ses projets d’avenir !

Aussi les communistes, militants et syndicalistes que nous sommes, engagés dans la bataille des retraites, ont-ils à mon sens trois devoirs dans ce combat :

 faire tout leur possible pour tenter de réaliser, dans les entreprises, (toutes les entreprises c’est-à-dire tous les endroits où des prolétaires sont employés), non pas l’unité des syndicats et des partis dits « de gauche », mais l’union des travailleurs sur des positions de classe, en mettant à leur portée et la démocratie ouvrière, et la démocratie syndicale.

Cette union des travailleurs vers un but commun (la retraite à taux plein à 60 ans maximum) ne peut pas être obtenue seulement par de simples discours, mais par des démonstrations concrètes, et la mise en lumière, dans le débat, sur le lieu d’exploitation, de la montagne de fric disponible.

Puis, par la création, via les syndicats, de « comités de revendications et de grèves ». L’élément fondamental du combat étant LE SALAIRE (et donc, l’emploi).

 soutenir un mouvement de grèves et de manifestations durables qui puisse être le plus vaste possible sans se départir de leurs analyses de classe, et donc, chaque jour, faire œuvre de dialecticien.

Ne jamais accepter, quand on partage un estrade ou un micro avec un représentant du capital (PS, CFDT, etc), de taire NOS analyses, nos engagements, nos valeurs.

Union pour la retraite à taux plein à 60 ans sans augmentation du taux des cotisations salariales, OUI, servir la soupe aux socialos pour 2012, NON. Et s’ils sont gênés par les contradictions que nos positions mettent en lumière en leur sein TANT PIS POUR EUX ! « Qui se sent morveux se mouche ».

- refuser, absolument, sans compromis, de lier le combat des retraites à la question de l’échéance présidentielle en 2012.

Celles et ceux qui prétendront se battre "pour nous" et nous ramèneront invariablement "2012" comme argument sont à jeter dehors de nos AG et comités à grands coups de pieds dans le derrière et sans aucun état d’âme !



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Commentaires de l'article
RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
13 septembre 2010 - 18h20 - Posté par Mengneau Michel

La première tient à ce que cela augmente l’illusion idéologique

Je ne cesse de le répéter, du trompe l’oeil, ce qui est probablement pire qu’un capitaliste dure à la Sarkozy mais qui ne se cache pas. Avec la social démocartie on se fera endormir comme le fut le manque de combativité des syndicats sous la gauche plurielle, et on ne peut maintenant que compter les pot-cassés, démobilisation, syndicalisme souvent trop consensuel, etc., et malheureusement, disparition du PC noyé dans un magma de consensus mous qui finalement a anhilé sa fibre révolutionnaire...



RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
13 septembre 2010 - 18h33

Tu as raison, il faut se méfier comme de la peste du PS qui est la relève de Sarko pour la grande bourgeoisie qui a choisi un "mauvais cheval" en 2007. Cette grande bourgeoisie, face à la crise du capitalisme en plein développement, s’aperçoit que l’équipe Sarko n’est pas à la hauteur et qu’elle risque de précipiter le mouvement populaire vers un choix radical de changement de société. D’où son action, à travers les affaires et le soutien médiatique, de déconsidérer la Présidence de la République complètement galvaudée par l’occupant actuel avec sa bande de malfrats. Elle cherche à programmer Strauss-kahn avec l’aide des journaux et des sondeurs d’où les Unes de Marianne (voyou), du nouvel-obs(dangereux) et même le Figaro se retire sur la pointe des pieds. Les révélations sur l’affaire Woerth-Bettencourt sont distillées dans la presse par des valets du capital pour fragiliser le pouvoir sarkozien en pleine dérive sécuritaire. La grande bourgeoisie prépare la relève activement car elle s’est trompé en 2007 et elle ne veut pas renouveler son erreur . Neuilly n’est pas la France et le Fouquet’s ne remplace pas le bar à prolos qui joue au tiercé.

Les révolutionnaires doivent donc se mobiliser tous les jours pour empêcher la relève social-démocrate à la Papandréou ou à la Zapatero. Devant l’histoire nous sommes responsables face à cette crise du capitalisme qui ne peut être surmontée que par un changement complet de société. Certains d’entre nous pensent que la bourgeoisie a encore des cartes, pour ma part je pense qu’elle n’en a plus vu son action guerrière contre les droits sociaux et sa tentative "raciste" pour diviser les peuples. Cette phase finale financière du capital est une chance unique pour changer le cours de l’histoire de l’humanité.

Les tentations petites bourgeoises de certains militants de gauche doivent être combattues et vaincues par les faits que stimule la lutte de classe. Le PS peut s’écrouler électoralement face au mouvement populaire en pleine expansion, proches du peuple nous ,les révolutionnaires, pouvons très bien l’aider à prendre le pouvoir et à construire la nouvelle société de son choix sans pause réformiste.

L’histoire en mouvement nous donne des ailes et nous permet d’être enfin optimistes et conquérants pour aller vers la société communiste libérée de toute entrave d’exploitation de l’homme par l’homme. Certains en doutent, ils ont tort .

Bernard SARTON , section d’Aubagne



RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
13 septembre 2010 - 23h56 - Posté par

Tu as raison, il faut se méfier comme de la peste du PS

Je ne dis pas qu’il faut s’en méfier, je dis qu’il faut LE COMBATTRE.

(...)

Certains d’entre nous pensent que la bourgeoisie a encore des cartes, pour ma part je pense qu’elle n’en a plus vu son action guerrière contre les droits sociaux et sa tentative "raciste" pour diviser les peuples. Cette phase finale financière du capital est une chance unique pour changer le cours de l’histoire de l’humanité.

C’est une erreur de raisonnement là par contre. Déjà dans les années 30 on s’est plantés en analysant la remontée des fascismes comme le signe d’une "faiblesse" du capitalisme etc.

Ne refaisons pas la même erreur.

C’est de NOS faiblesses à NOUS communistes et prolétaires dont il s’agit. La bourgeoisie et le capitalisme vont globalement très bien ,hélas pour nous.

Ne pas comprendre cela c’est accréditer l’idée que la "crise" du capitalisme est une "maladie". C’est juste une crise de croissance ,de transformation, inhérente à celui ci.

Les tentations petites bourgeoises de certains militants de gauche doivent être combattues et vaincues par les faits que stimule la lutte de classe.

Ce ne sont pas des tentations qu’on peut corriger par un sermon ! C’est une position de classe qui vise à la défense de certains intérêts. Pour les autres, c’est de préservation d’intérêts de caste dont il s’agit. Donc oui ou merde allons nous reposer la question de la démocratie prolétarienne (autrefois appelée " dictature du prolétariat") et de l’hégémonie de notre classe ?

Le PS peut s’écrouler électoralement face au mouvement populaire en pleine expansion, proches du peuple nous ,les révolutionnaires, pouvons très bien l’aider à prendre le pouvoir et à construire la nouvelle société de son choix sans pause réformiste.

Par les urnes ????? Bernard....et si c’était aussi simple que cela...

L’histoire en mouvement nous donne des ailes et nous permet d’être enfin optimistes et conquérants pour aller vers la société communiste libérée de toute entrave d’exploitation de l’homme par l’homme. Certains en doutent, ils ont tort .

L’histoire en mouvement DEVRAIT nous donner des ailes pour aller vers le communisme. Force est de constater, les faits étant têtus , qu’à l’heure actuelle, nous en sommes loin. Pour des raisons qu’il conviendrait d’identifier une fois pour toutes.

LL


RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
14 septembre 2010 - 17h26 - Posté par

Je suis persuadé que la bourgeoisie anglo-saxonne et européenne est en grande difficulté économique face à la montée des bourgeoisies asiatiques, indiennes, africaines,sud-américaines et arabes qui les dépouillent de leurs productions et ainsi de la valeur ajoutée qui stimule le profit.

Pour s’en sortir l’amérique et l’europe du capital doivent à tout prix restreindre les salaires et tous les avantages sociaux des travailleurs des pays concernés pour être compétitifs face à leurs nouveaux concurrents qui disposent aujourd’hui d’une force de travail incommensurable qui gagne en qualification dans tous les domaines de l’économie.

La concurrence libre et non faussée doit s’appliquer au plus vite d’où les tentatives autoritaires des gouvernements européens pour imposer ce choix obligatoire. Mais les travailleurs de ces pays, habitués à un certain niveau de vie, ne peuvent l’accepter d’où la montée des luttes de classe partout. C’est pour cette raison que je crois que le capitalisme ne peut plus se transformer pour continuer à vivre un développement en panne comme nous le voyons au Japon. Les Etats-unis sont dans la même panne malgré le complexe militaro-industriel qui coùte les yeux de la tête aux contribuables américains, la même erreur que l’URSS guette les Etats-Unis.

Alors à nous de démontrer aux peuples que le capitalisme c’est le néant et que la nouvelle société que nous proposons est la voie du salut de l’humanité. Mais comme toujours il faut se méfier des prophètes, des beaux parleurs et autres sauveurs suprêmes.

La voie électorale pour écarter du pouvoir l’UMP-PS n’est pas pour moi la seule solution, le mouvement social révolutionnaire reste fondamental pour en finir avec le capitalisme et le pouvoir de la bourgeoisie sous toutes ses formes. Les manoeuvres de toutes sortes sont organisées pour tromper le peuple, mais est-il si naïf pour tomber dans le piège ? Les mensonges de l’équipe Sarko ont été vite dissipés car cette génération de dirigeants bourgeois, élevés dans le coton depuis l’enfance, n’ont pas le flair politique de leurs anciens comme De Gaulle,Mitterrand et même Giscard à un moindre degré. Par contre les générations de la gauche révolutionnaire sont meilleurs et plus intelligentes que les dirigeants de l’époque Thorez-Marchais. Le combat révolutionnaire, sous des formes appropriées, avance par à coups mais avance quand même car nous sommes des dizaines de milliers à "gamberger" ce combat et les milliers de permanents de la bourgeoisie se sclérosent à bord des yachts ou des hôtels 5 étoiles d’où cette crise permanente du capitalisme actuel.

Le confort amollit le cerveau , la suppression du confort pour des millions de travailleurs les oblige à remettre en cause leurs réformistes idées antérieures qui les ont amené à la collaboration de classe . Cette période historique se termine, une autre s’ouvre avec plein d’espoirs nouveaux ...

Il faut y croire .... Bernard SARTON


RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
14 septembre 2010 - 20h23 - Posté par La Louve

Bernard tu dis notamment deux choses qui m’interpellent.

Je suis persuadé que la bourgeoisie anglo-saxonne et européenne est en grande difficulté économique face à la montée des bourgeoisies asiatiques, indiennes, africaines,sud-américaines et arabes qui les dépouillent de leurs productions et ainsi de la valeur ajoutée qui stimule le profit.

C’est pour cette raison que je crois que le capitalisme ne peut plus se transformer pour continuer à vivre un développement en panne comme nous le voyons au Japon. Les Etats-unis sont dans la même panne malgré le complexe militaro-industriel qui coùte les yeux de la tête aux contribuables américains, la même erreur que l’URSS guette les Etats-Unis.

Sans doute me suis-je mal exprimée, mais je ne crois pas qu’il y ait une "bourgeoisie anglo-saxonne", une "bourgeoisie européenne", enfin pas de façon aussi tranchée, pas en tant qu’impérialisme. Il reste des résidus plus ou moins locaux c’est vrai. Mais l’impérialisme dominant encore et toujours à ce stade est américain. Ne serait-ce qu’à cause ou grâce au dollar et à la fin de Bretton Woods. Pas un hasard si la Chine (foyer d’un nouvel impérialisme c’est certain) tape sur le dollar.

Reste à savoir ce qu’on entend par "nationalité des capitalistes" et "nationalité du capitalisme".

Le cas du Japon il me semble n’est pas du tout résumable à ce que tu en dis car ce serait ignorer que le Japon est un pays "quasi-colonisé" par les USA depuis la 2de WW.

Moi je pense que le capitalisme peut (et va) continuer à se transformer, pour le moment au moins, d’autant que le prolétariat ne fait pas grand chose pour l’en empêcher car il est lui aussi pris par les contradictions que créent ce que le capitalisme apporte en termes de "progrès" de société (ou ce qui est vu comme tel : une maison, une télé, une voiture, de la bouffe, des vacances, des loisirs, des médicaments, etc).

Cela étant dit, c’est vrai différentes factions du capitalisme (lesquelles il faut les identifier et c’est un travail difficile je n’ai pas les moyens ni les compétences pour le faire seule !!!!) se tirent la bourre.

Il y a une chose qu’on oublie un peu là aussi, même si une partie de ton raisonnement est vrai, c’est le TAUX DE PROFIT et sa baisse tendancielle, contre laquelle tous les capitalistes du monde luttent de diverses manières.

”Si l’on admet que le taux d’exploitation est constant, l’accroissement
de la composition organique du capital -sous l’influence
du progrès technique- entraîne la baisse du taux de profit”
(KM)

C’est donc, (enfin, il me semble), lorsque le rapport de forces en termes de lutte des classes est élevé au profit du prolétariat, et de "bonne qualité", que seul le taux d’exploitation peut être constant ( voire baisser).

A contrario, la possibilité pour le Capitaliste de relever son taux de profit ne peut exister que lorsque, pour diverses raisons (et ce sont ces raisons là qu’il faut creuser), la domination ou la vocation à dominer dans le rapport de forces Capital/travail s’inverse et que le prolétariat perd pied.

K Marx dit bien d’ailleurs qu’il existe des contre-tendances à cette baisse. Les capitalistes tentent de la compenser en accroissant leur débouchés (impérialisme), ou en augmentant le taux de plus-value (qui est le taux d’exploitation pl / v ).

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est peut être faux d’analyser la baisse tendancielle du taux de profit comme une faiblesse des capitalistes.

Or, il me semble que c’est l’analyse que nous avons en termes politiques depuis les années 30, c’est une analyse qui en France en tout cas nous vient directement du Komintern via le PCF (hélas il faut le dire), et la lecture du livre de N Poulantzas récemment sur "fascisme et dictature", très documenté, m’en a plutôt convaincue.

Je crois donc que s’il y a un enseignement de ce qu’on a appelé "marxisme" c’est bien de dire qu’il ne faut pas confondre, "mélanger", analyse économique et analyse politique. L’une sert l’autre ok mais on ne peut pas se référer à l’analyse économique comme à un Saint Graal pour la CONDUITE POLITIQUE. L’analyse économique ne donne pas les réponses politiques "toutes faites".

J’insiste sur ce point qui là encore peut paraître du pinaillage pour certain-e-s parce que je pense que ce type d’idées toutes -faites et répétées par delà les âges, ça ne peut pas nous aider à nous battre aujourd’hui mais ça peut même nous enterrer.

Il me semble évident et de bon sens que dans un combat de boxe par exemple, si on veut prendre cette image pour exprimer, d’une certaine manière, un certain moment de la lutte de classe, l’adversaire n’est pas le plus dangereux quand il est quasi KO au 5ème round. Il est dangereux quand NOUS sommes par terre la tête en sang, au 5ème round et que nous allons essayer de nous remettre sur nos jambes.

Et le problème c’est qu’on est rarement mis KO au premier coup dans le premier round (revoir les combats de Mohamed Ali ou Rocky Marciano - à moins bien sûr qu’on ait en face de soi qqu’un qui s’appelle Mike Tyson, qui de mémoire était lui un spécialiste du KO avant la fin de la 1ère reprise. Bref.). On prend plusieurs pains dans la tête pendant plusieurs rounds avant le KO.

Là en ce moment, si on veut bien continuer à filer cette métaphore du "noble art", le prolétariat il a pris plusieurs pains dans la tronche et ça ne date pas d’hier.

Nous sommes non pas debout sur nos jambes en train de virevolter telle une guêpe ;) mais, pour diverses raisons, dont le PS n’est pas du tout exclu justement, nous sommes à deux doigts du KO. ENCORE UNE FOIS !

La situation là dans laquelle nous sommes n’est pas glorieuse, il faut quand même être un peu réalistes, et la "perte de nos acquis sociaux" n’a pas commencé avec Sarkozy et l’UMP quand même !

Entendre parler dans un tel moment de "faiblesse du capitalisme" pardon Bernard, tu n’es pas le seul à le dire, mais ça me défrise.

Ce n’est pas parce que nous assistons sur notre peau à une lutte contre la baisse tendancielle du taux de profit et (justement !) à une crise, que cela peut être traduit par " Capitalisme faible" ! Je pense que c’est exactement l’inverse.

Certes, à terme, c’est la succession de crises qui risque de précipiter le capitalisme (et nous avec - et cela même Marx l’a dit dans le Manifeste, si nous ne luttons pas).

Est ce que nous en sommes objectivement là ? Euh, non je ne pense pas mais je peux me tromper ! Et en attendant, la crise renforce le capitalisme. Mais oui il y a une lutte entre diverses fractions, cela est certain.

Nous sommes en plein dans une crise du capitalisme, ça oui, ils se tirent la bourre (autrement que de façon "nationaliste") oui aussi, mais attention les liens entre différents impérialismes sont étroits aussi.

Par ailleurs on ne peut pas soutenir que le profit a pris près de 10 % aux salaires dans le PIB en 20 ans (ce qui est vrai ) et qui signe, objectivement 20 ans de faiblesse du prolétariat en termes de lutte de classe, et en même temps, dire que c’est un signe de faiblesse de la part du capitalisme !

Je comprends que certain-e-s soient marqués par une certaine "école de pensée". C’est la même "école" qui disait "le fascisme c’est l’antichambre de la révolution prolétarienne, le capitalisme est à genoux".

Mais nous avons quand même nous, communistes une certaine tradition aussi, qui est (ou devrait être) l’analyse de l’histoire, la "vraie", et une pratique normalement, de la "dialectique".

Donc, il faut faire l’effort d’en sortir pour d’abord apprécier justement la situation dans laquelle nous sommes.

Sinon on ne s’en sortira pas.

Il me semble que là dessus c’est Stathis Kouvelakis qui a d’emblée tiré la bonne sonnette d’alarme dans son bouquin de 2007 "la France en révoltes" quand il explique, en gros, que la crise que traverse la France est en réalité le signe d’une "effervescence sociale", d’un moment particulier où le prolétariat aurait pu reprendre le dessus et qui n’a pas trouvé d’expression politique.

Mais je peux me tromper.

La Louve


RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
16 septembre 2010 - 01h34 - Posté par

L’argent du capital investi dans les dettes souveraines ou dans l’or et le patrimoine aujourd’hui prouve la crise de l’action qui ne monte plus parce que le coùt du travail est tellement bas qu’il ne permet pas un développement de la consommation des "esclaves-salariés" et donc des investissements sans profit. Le capital recherche la sécurité des obligations d’Etat et le refuge provisoire dans l’or et la pierre espérant des jours meilleurs pour l’actionnariat. Cela concerne essentiellement les capitalistes américains et européens, d’où le chômage énorme de ces deux régions phares du capitalisme du 20ème siècle.

Les travailleurs salariés USA et Européens ne peuvent plus compter sur ce système pour améliorer leur mode de vie. Il faut qu’ils réfléchissent très vite à une autre société pour s’en sortir avant qu’ils ne se retrouvent avec le niveau de vie du Bengladesh. Les grandes théories sur le possible rebondissement du capitalisme n’est plus de mise car la production est au point mort par manque de ressources et de fainéantise économique des élites qui ne font plus preuve de volontarisme. Leur volontarisme se réduit à la dette alors qu’il faut annuler la dette pour éviter la récession obligatoire déjà en cours. L’exemple japonais, deuxième puissance mondiale récemment, en est la triste expérience depuis plus de 10 ans sur le plan du marché intérieur où les salaires ont été abaissés globalement pour favoriser les exportations, ce qui a entraîné le recul de ce pays si travailleur auparavant. La Chine en plein boum et grâce au PC chinois devient la deuxième puissance mondiale et bientôt la première puisque les Etats-Unis prenne la même voie que le Japon.

La crise actuelle oblige à renverser la table et à radicaliser le combat de classe et cette lutte de classe prend son ampleur de jour en jour sans leader charismatique à la Lénine ou Castro mais avec des dizaines de milliers de militants chevronnés qui organisent les luttes intelligemment et avec constance et créativité. La bataille sur la retraite en est l’exemple actuel le plus probant. Ne boudons pas notre plaisir devant le réveil des masses populaires spoliés depuis tant d’années. La bourgeoisie a trop tiré sur la corde et elle va lui péter au visage et l’anéantir. Trouver des raisons de douter de cette réalité économique et social à travers les médias carpette ,qui n’influencent plus personne sauf quelques vieux grabataires en fin de vie, n’aident pas à la mobilisation de masse qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur. La jeunesse qui grandit dans la crise et le chômage depuis les années 70 ne peut plus accepter cette situation, de même que les seniors virés comme des malpropres. Les révolutionnaires sont de mieux en mieux écoutés et c’est une très bonne nouvelle pour la société de l’avenir qui remplacera le capitalisme en fin de vie.

Bernard SARTON


RETRAITES - « LA GAUCHE », LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
13 septembre 2010 - 20h08

Donc, oui, il se peut en revanche qu’aider à ramener le PS aux affaires soit pire que le mal que nous voulons combattre, pour plusieurs raisons.

J’en rajoute une, très pragmatique :

Quand la droite balance une loi crapuleuse x, elle trouve face à elle l’ensemble du peuple de gauche et ses organisations syndicales (pas forcément pour les mêmes motifs, mais c’est un autre problème).

Quand la gauche balance une loi x’ à peine moins crapuleuse, une partie des travailleurs et des organisations syndicales est "neutralisée", par une espèce de solidarité traditionnelle dans le meilleur des cas, par conjonction d’intérêts dans les autres. Le rapport de force est donc bien moins favorable pour les travailleurs.

Mais il y a aussi des arguments dans l’autre sens : la droite au pouvoir donne des ailes au MEDEF et à tous les réacs du pays, et casse le moral d’une partie des travailleurs...

A mon sens il faut se prononcer au cas par cas, c’est plus une question tactique que stratégique...

Chico



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13 septembre 2010 - 20h30 - Posté par Mengneau Michel

Effectivement, il est plus juste de faire une analyse cas par cas, mais je crois quand même que le nombre de cas d’enfumage, à la manière des abstentions pour le Traité, pour la modification parlementaire, donc en étant sur la même plitique que la droite cela devient une généralité ; malheureusement d’ailleurs....


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13 septembre 2010 - 23h57 - Posté par

Mais il y a aussi des arguments dans l’autre sens : la droite au pouvoir donne des ailes au MEDEF et à tous les réacs du pays, et casse le moral d’une partie des travailleurs...

C’est juste.

Tant qu’on n’a pas choisi de sortir de ce système on est condamné à cette contradiction et à la revivre 100 fois.

La merde est là, elle s’appelle capitalisme ; on préfère la manger le plus vite possible ou il y en a qui veulent encore faire durer le "plaisir" ?

LL


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14 septembre 2010 - 20h28 - Posté par La Louve

Mais il y a aussi des arguments dans l’autre sens : la droite au pouvoir donne des ailes au MEDEF et à tous les réacs du pays, et casse le moral d’une partie des travailleurs...

Salut chico

J’ai repensé à ta phrase ce matin (pas en me rasant, hein ;))

Je crois que c’est une erreur de raisonnement mais nous la faisons toutes et tous fréquemment.

La droite revient au pouvoir PARCE QUE la bourgeoisie et le MEDEF (les réacs etc) on repris souffle et vigueur pendant plusieurs années auparavant.

Et je pense que cette période de "respiration" c’est typiquement le gouvernement par un parti type PS qui la lui donne et pour moi je dirais même qu’en FRANCe cette respiration a un nom elle s’appelait LOI AUBRY sur les 35 heures (évidemment aux méchants trols pas la peine de me faire dire que j’aurais été contre la réduction de la durée du temps de travail hein, ce n’est pas le cas.)

La droite au pouvoir n’est pas une conséquence d’une faiblesse des capitalistes mais celle de notre faiblesse et d’une remontée des capitalistes , certes aussi de l’exacerbation des contradictions entre eux (ce qui ne les rend pas plus faibles mais seulement plus vulnérables si le prolétariat est uni et organisé, ce qui n’est pas le cas)

Qu’en dis tu ?

La Louve


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14 septembre 2010 - 10h01 - Posté par salve 007

Je pense qu’il convient, là, de revenir à un passé récent :

Comment et pourquoi Sarko a été élu ?

La victoire de la gauche en 81 a levé un espoir rarement égalé (à notre époque récente).

Je me souviens de tous les gens dans les rues et places, pleins d’espoir.

Or que s’est-il passé ?

La soit-disante gauche dans son second mandat s’est comportée comme la bourgeoisie voire même pire en ce qui concerne les privatisations avec Jospin.

Résultat : perte dans les syndicats, écroulement du PC, plus d’organisation populaire et prolétarienne.

Avec le Chi ce ne fut évidemment pas mieux !

C’est alors qu’ayant préparé son coup depuis des années, surgit karcher 1er
Superman qui va tout résoudre... Il est élu.

Si le PS revient "aux affaires" faisant une politique de gestion du capitalisme, bien appliqué qu’il est , je me demande qui on aura plus tard comme président ???

Il me semble donc impossible de faire quoi que ce soit avec ce parti bourgeois ! Il faut démontrer de quel côté il se situe et le dénoncer !

Le plus gros problème que nous ayons à résoudre en urgence, c’est que la classe ouvrière trouve les moyens de s’organiser.

C’est le plus difficile et le plus long pour autant c’est la seule solution, il me semble.

Salve 007



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14 septembre 2010 - 10h31 - Posté par La Louve

La soit-disante gauche dans son second mandat s’est comportée comme la bourgeoisie voire même pire en ce qui concerne les privatisations avec Jospin.

Juste une précision. Jospin n’était pas le second mandat de "gouvernement" de cette chose qu’on appelle "la gôche" mais le 3ème. Avant l y avait eu les deux spetennats Mitterrand et la cohabitation (inventée par lui....)

LL


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14 septembre 2010 - 10h49 - Posté par salve 007

OUPS !!

Tu as raison ! Ce que c’est que la mémoire à un certain âge !!
Bises Odile.

Salve 007


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14 septembre 2010 - 11h48 - Posté par gerard d

merci la louve de tes articles et de tes analyses
continue s’il te plait
notre principal ennemi ce sont nos illusions
merci de nous aider à les dissoudre
c’est un long travail, mais aucune autre alternative.



RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
14 septembre 2010 - 12h05 - Posté par Alain Chancogne

J’ai hésité à participer parce que je sens bien que parfois je suis casse c..es en semblant pinailler pour le plaisir de mettre mon grain de sel.

je suis d’accord certes l’essentiel de cet article, y compris avec les commentaires mais je voudrais faire part de mon sentiment. qui, je le sais ne sera pas partagé par grand monde..

tant pis, c’est le débat..

Sur la nature du PS et ce moment de la CRiSE globale du K : :

Nous ne pouvons pas raisonner comme il y a trente ou même vingt ans.

Le problème que pose le crise du K nous fait obligation , selon moi, de ne jamais perdre de vue que ce qui a permis au "réformisme" d’avoir l’oreille -et les voix-des prolétaires c’est que la Capitalisme avait besoin de PROGRES...Certes les luttes sociales ont, en France plus qu’ailleurs conduit à ce que nous soyons d’une spécificité qui aujourd’hui nous rend victime des tirs croisés de tous les "européistes" , mais en tendance , le Capitalisme a pu concéder des avancées sociales , démocratiques : la social démocratie a eu du grain à moudre..

Ce qui est "nouveau" et rend la lutte des classes particulièrement complexe et les questions d’unité très contradictoires, c’est que le K n’a plus rien à larguer et même (on le voit) qu’il lui faut tailler dans les acquis de décennies..
.
Il n ’ya plus d’espace pour la social démocratie en tant que telle : C’est en cela, que la bipolarisation à la française, qui ne peut s’appuyer sur le modèle anglo-saxon conduit à ce que face à un pôle de coups à la hussarde(droite actuelle et Sarko) se constitue un espèce de mouvement , Parti ou confédération "DEMOCRATE"..qui soit en capacité de remplacer le S.O du profit-Roi..usé par des vigiles moins "affreux" .
.
Avec bien entendu -et c’est là le rôlr dévolu au FDG- d’enterrer la visée communiste
.
Ce n’est pas tout à a fait comme en36 ou 81..

Ce qui m’amène à la seconde idée
Quitte à caricaturer ce que dit l’Ami Copas, , logique avec son engagement au NPA, ,je ne me reconnais pas dans une posture qui vise à camper sur une position d’impossible participation à la direction des affaires du Pays avec le PS.

Compte tenu de sa nature et de cette naturelle capacité des socialistes de se faire élire par lla clsse ouvrière . ;alors qu’ils ont géré, gèrent(tout à fait vrai) ET GERERONT(ce qui est autre chose...) les intérêts du K..

Il m’arrive aussi, plus ou moins finement de tellement flinguer le pS..que je peux sembler donner le sentiment , notamment parce que 2012 c’est proche , que je suis totalement en phase avec La Louve, par exemple.

Or, je crois que nous divergeons ..un chouïa

Si le PS est dans la rue, , oui , c’est parce qu’il y a 2012..mais c’est surtout parce qu’il ne peutpas faire autrement...Il n’y a pas toujours été !..

.Notamment quand la Social démocratie misait , par besoin de courroie de transmission syndicale (qui lui manque , en France , contrairement à l’Allemagne ou à la GB) - sur Chérèque pour jouer le rôle des Trade Unions british..

(Depuis 2003 notamment je pense que c’est une CGT que nous laisserions s’enmbourber dans la résignation et la franche collaboration de classes que le PS a désigné pour jouer ce rôle)

Or si Chérèque n’a pas pu dégainer son stylo(y compris donc ne peut pas le passer à thibault) et si Aubry est dans les cortèges, c’est à voir AUSSI comme une résultante POSITIVE dans ce que nous créons comme perturbations au sein des orgas , conseils d’administrations, et autres "salons" ou le consensus du recul est sur le feu..mais ou le souffle de la RUE fait vaciller la flamme.

C’est pourquoi et en réfléchissant avec vous, je me pose une question.. :

Nous avons à la fois à rassembler et unir et à ne pas créer d’illusions sur ceux qui entendent se servir de nous..pour leur mission et ambitions de 2012..


Servons nous d’eux.. !

Comme nous devons et pouvons nous servir de l’existence d’appels à agir pour subvertir le contenu et "pousser" les feux afin de convaincre des enjeux globaux de la LDC en 2012..
et de la necessité d’en finir avec les seules marche bimestrielles..

C’est là , je crois ,(même si j’en "suis "souvent), en disant (pardon du raccourci) "le socialistes peuvent se mettre à genoux pour des gâteries buccales, ils auront pas notre voix en 2012, nous ne gouvernerons pas avec ces voyous", que nous entretenons l’idée que la nature du pouvoir et de qui l’occupe ,serait étranger à la LUTTE..

Mais plus grâve, que nous, on s’en balancerait !

Personnellement, je considère que « dire "plus" -voire" pas"- avec avec ces enfoirés »
.......... c’est parfois aussi improductif que le "battre la droite à tout prix" du FDG..

Je pense que nous avons beaucoup à faire pour nous habituer à monter une mayonnaise ou lutte de classes dans la RUE, par la grève et autres formes d’actions ET PERPECTIVE POLITIQUE..ne passent pas par une fixation sur les Partis

Tant pour leur "faire confiance" que pour en appeler à la défiance..

Pas pour les mépriser, car ils sont un des besoins de la démocratie.

Mais parce que c’est , me semble ti l, en nous concentrant sur CE qu’il nous FAUT CONSTRUIRE..plus que sur ce qui MINE cette construction , que nous réglons, dans le "mouvement" des masses, la question de ce qui bougera ou pas chez des Femmes et des hommes influencés par le parti socialiste

Et donc sur ce que le mouvement des masses imposera aux Forces politiques en tant que "contrats" de gouvernance et non "programme de gouvernement" qui laissent les travailleurs hors jeu.

Appelés à "soutenir" ou à "condamner" telles ou telles positions politiques

Il ya une IDEE qu’il faut extirper des neurones de prolos, de jeunes, de "sans" s’agissant du parti socialiste

Parce qu’elle est majoritaire et qu’lle s’appuie sur tout une histoire ou"Droite" contre"Gauche" a pu sembler avoir un sens.En gros ça donne :

" C’est chiant mais , à part EUX, il n’y aque Sarko et successeurs de droite là ou, in fine, on légifère, on décrête, on met en forme notre malheur programmé..Alors plutôt la blennoragie que le SIDA"

Une IDEE fausse ne se combat pas avec une IDEE juste, Marx l’a mieux expliqué que moi..

Chaque fois que nous employons des expressions comme"gauche de la gauche", pôle anticapitaliste, chaque fois que nous pouvons donner l’impression que la politique et 2012, on s’en tamponne au nom du besoin de botter le cul à Sarko -Woerth, et de faire savoir à Aubry DSK qu’on sait bien ce qu’ils ont, nous avons raison certes dans nos jugements.

Mais à quoi cela servirait il d’avoir raison si nous n’étions pas compris ?

Au "cretinisme parlementaire" dans lequel on veut nous enfermer, au "réalisme "des compromis , nous ne pouvons qu’ oppposer les recettes JAMAIS encore utilisées ;

Le courage de croiser le fer avec les masses, en sachant que nous sommes minoritaires à dire :

" Ne comptons QUE SUR NOUS"..

..............Plutôt que"on ne peu pas compter sur ceux là ou ceux là"..

Est ce que mon sentiment , certes confus, remet en cause le jugement que LL porte sur les forces en présence ?

Non, je ne crois pas.

mais c’est peut être pas simplement une question de"forme" que je pose
..
On peut en discuter.

Car à part deux trois dogmatiques qui se relaient avec leurs mots d’ordre maximalistes et sans écho, qui peut prétendre avoir le monopole des "bonnes façons" de se rendre utiles , pour aider à ce que les choses bougent dans le bon sens... ?.

Cordialement

AC

 p’tain je sais pas si on y arrivera à foutre en l’air ce putain de Capitalisme mais à cause de vous, en plus de la L4/ L5 qui parfois me rappellent à l’ordre, je vais me taper une élongation de neurone...



RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
14 septembre 2010 - 12h08 - Posté par

pousser" les feux afin de convaincre des enjeux globaux de la LDC en 2012.

.
Erratum : lire en2010..


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14 septembre 2010 - 21h41 - Posté par La Louve

Salut Alain,

C’eut été dommage que tu ne participes pas au débat que j’essaie modestement d’initier ici (et ailleurs) sur la question.

Je vais être pour ce soir, rapide, car je commence à fatiguer un peu et ton intervention demande plus de temps.

Se servir du PS pourquoi pas, mais comment ? ;)

Je pense par ailleurs (et je ne suis pas la seule naturellement) qu’il y a un moyen terme entre le suçage de socdém et l’ostracisme goupusculaire, c’est la construction d’un nouveau "parti" ou "rassemblement pour l’action politique" (je ne sais pas comment l’appeller autrement là) communiste autour d’un projet politique qui ne ressemble pas au catalogue de la Foirfouille....

Va falloir qu’on s’y colle on n’a pas trop d’autres solutions pour rompre le cercle infernal.

E.


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15 septembre 2010 - 13h50 - Posté par JM Berniolles

C’est très bien vu. Avec le néo libéralisme il n’y a plus de place pour le réformisme.

Malgré les millions de personnes dans les rues, il n’y a quasiment aucune concession du pouvoir sur les "retraites".

Il faut aller au bout du raisonnement.

La conclusion est qu’il faut, de manière urgente, un authentique programme de rupture avec l’ultralibéralisme. la crédibilité d’une telle démarche est à acquérir. Elle passe par une démarcation nette du PS.

JM Berniolles


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14 septembre 2010 - 16h18 - Posté par montbuzat

On ne découvre pas aujourd’hui que le P.S. , comme d’autres organisations, est composite et que ses orientations peuvent se révéler suspectes. Il n’en reste pas moins que la tentation du purisme et de l’isolement groupusculaire présente aussi quelques inconvénients. La chute du sarkozysme est aujourd’hui une priorité. Elle ne se produira pas en caressant des perspectives très lointaines de transformation sociale radicale. La question de 2012 n’est donc pas vaine. La crainte d’un retour d’une chambre de droite introuvable, consécutive à d’importants désordres sociaux, comme en 1968, ne l’est pas non plus. Il est probable que ce souci n’échappe pas aujourd’hui aux responsables syndicaux. Peut-on le leur reprocher ? Plus généralement, nous avons tous des contradictions.



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14 septembre 2010 - 17h26 - Posté par

On ne découvre pas aujourd’hui que le P.S. , comme d’autres organisations, est composite et que ses orientations peuvent se révéler suspectes.

non non..Ce n’est pas de la suspicion !
Le PS est COUPABLE,il n’est pas "supect" ni "mis en examen"

Il n’en reste pas moins que la tentation du purisme et de l’isolement groupusculaire présente aussi quelques inconvénients.

OUI.

.L’inconvénient serait effectivement l’ISOLEMENT groupusculaire.
Mais l’Union Populaire majoritaire se fondant sur un objectif de transformation radicale de la Société, puisant en ELLE les éléments de Changement et forgeant SES OUTILS de conquête de pouvoirs, c’est TOUT sauf un inconvénient..
NON ?

La chute du sarkozysme est aujourd’hui une priorité.

C’est certainement en débat dans les Conseils d’administration.......D’ou les agitations des Copé, Juppé, et autres.......................................Aubry et DSK....

C’est la victoire de ceux qui luttent contre la charge violente du Capital qui est question prioritaire de"VIE" ou de "MORT"

Elle ne se produira pas en caressant des perspectives très lointaines de transformation sociale radicale

Personne , ni vous ni moi ne maitrisons le calendrier..

Ce qui est certain c’est que ce n’est pas en "caressant" dans le sens du poil un antisarkosysme d’ALTERNANCE sans alternative que nous vivrons mieux

. La question de 2012 n’est donc pas vaine

Personne ne dit cela

. La crainte d’un retour d’une chambre de droite introuvable, consécutive à d’importants désordres sociaux, comme en 1968, ne l’est pas non plus.

Parce que vous trouvez que la DROITE n’a pas TROUVE sa chambre de godillots violenteurs des massesqui fait l’affaire ?

Vous craignez un peu plus de fascisation, le retour de la peine de mort, la dissolution du PS ?

Pour le reste(chômage, pouvoir d’achat fusillé, retraites en charpie, atteintes aux droits élémentaires de l’homme etc etc) personne ne peut faire "pire".
Car j’espère que vous avez compris que les bourgeoisies du 21° siècle contrairement aux années 30, n’ont pas besoin du Fascisme comme superstructure étatique !

Il est probable que ce souci n’échappe pas aujourd’hui aux responsables syndicaux

.
Il semble effectivement qu’ils aient quelques soucis !

..
avec "nous" !

surtout quand ils semblent vouloir rassurer Sarko-Soubie-Parisot quant à leur sens des"responsabilités"

Peut-on le leur reprocher ?

Vous, j’en sais rien ! Moi..SI !

Plus généralement, nous avons tous des contradictions

.
je l’avais noté , y compris vous concernant....

Craindre la généralisation des luttes..parce qu’on risque des élections comme en 1968..c’est un peu comme se dire qu’en n’yant pas les moyens de partir en congés au bord de la mer..on évite l’hydrocution, le cancer de la peau et l’indigestion de glaces.......

Cordialement

AC


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14 septembre 2010 - 19h22 - Posté par Mengneau Michel

DEPUTE-E-S COMMUNISTES, REPUBLICAINS, DU PARTI DE GAUCHE

ROLAND MUZEAU, MARTINE BILLARD

Communiqué

Paris, le 7 septembre 2010

Je fais passer le communiqué venant de l’assemblée de Martine Billard et Roland Muzeau. A moins d’avoir mal lu, ou par manque d’info, mais je n’ai vu aucune réaction véritablement opposé des socialistes envers le PERCO, du moins sur le fond

COMMUNIQUÉ du 7 septembre

Comme d’habitude, les mauvais coups sont à l’article 88

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a expédié en moins de 45 minutes aujourd’hui l’examen des 700 amendements déposés sur le projet gouvernemental de réforme des retraites. Il était donc impossible d’avoir un travail sérieux sur le contenu. Pourtant, il se dégage plusieurs coups fourrés :

 un début de réforme de la médecine du travail, tant en ce qui concerne son organisation que son champ d’intervention, tout cela sans débat préalable. Ces amendements ont pour conséquence d’exclure certaines catégories de salariés qui seraient désormais suivis par des médecins non spécialistes. En outre, ce sont les salariés déjà les moins protégés qui sont visés : intermittents du spectacle, employés du secteur des services à la personne...

 d’autres catégories de salariés comme les intérimaires, ou ceux en contrats précaires ou provisoires, pourraient ne plus bénéficier de la médecine du travail. C’est un simple décret qui décidera de leur sort.

 le développement de l’intervention des infirmiers dans le champ de la santé au travail, dans l’objectif qu’ils se substituent progressivement aux médecins du travail.

 un coup de pouce supplémentaire en faveur de l’épargne retraite selon les souhaits de la Fédération française des sociétés des assurances (FFSA). Le lobbying a bien fonctionné puisque serait fait obligation à tout salarié d’adhérer au plan d’épargne collectif existant dans son entreprise (PERCO).

Ainsi le démantèlement de la médecine du travail et le développement de la retraite par capitalisation sont mis sur orbite.



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14 septembre 2010 - 21h18 - Posté par

Le lobbying a bien fonctionné puisque serait fait obligation à tout salarié d’adhérer au plan d’épargne collectif existant dans son entreprise (PERCO).

Et pourtant le PERCO l’a tort... C’est fort de café !

Chico


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14 septembre 2010 - 20h18 - Posté par Copas

Le PS de 1936, dirigeant le plus gros syndicat ouvrier, n’a strictement rien à voir avec le PS de maintenant qui a coupé le cordon ombilical avec une classe en tant que tel.

Bref le PS n’est plus un parti social-démocrate. Mais un parti démocrate.

Les choix portés, quand ils sont électoraux sont donc, si je puis exprimé cela ainsi entre Lyndon Johnson et Richard Nixon.... Faites vos jeux.

Il faut être completement hors du coup pour ne pas comprendre la difference profonde de nature entre le PS d’aujourd’hui et celui d’hier. Le lien n’est plus qu’électoral avec la classe populaire, mais pas organique, ni théorique, ni du point de vue des politiques concrètes.

Le PS ne peut subir de pressions par la classe populaire autrement qu’en termes électoraux et même ceux-ci sont contingentés. Le PS préfère perdre que de s’allier avec des partis qui sont sur une position de classe .

Ca c’est du concret, et ça c’est vu à différentes reprises . L’incapacité totale à faire bouger d’un millimètre le PS démontre largement que ce n’est plus un parti social-démocrate, ni réformiste , mais une machine électorale de type bourgeoise.

Il faut vraiment être ahuri et écervelé pour s’imaginer que le PS, tel qu’il est, va faire une politique de réformes sans qu’existe une force indépendante et un mouvement populaire inspiré largement par la première, ces deux derniers jouant sur le terrain réel .

Mais bon, même un gouvernement de droite quand il prend de solides coups de pied au cul par la classe popualire lâche du lest (68, salaire minimum + 40%, etc, avec un gouvernement de droite, le mai italien rampant des conquêtes sur un gouvernement de la DC, etc).

Ouais, mais on va faire l’unité pour battre Sarko ! sauf que ce n’est pas comme ça que ça se passe. On a déjà vu ce que ça donnait avec la gauche aux affaires, en France comme ailleurs avec les partis de gauche tels qu’ils sont et pas en les regardant avec les lunettes roses du passé.

Mais au delà, tant que des factions majoritaires de la gauche, même dans la gauche de la gauche , s’imagineront qu’on change une société par des élections, ils niqueront , détruiront, casserons, la seule chose qui permet des conquêtes sociales et éventuellement plus, c’est à dire les organisations de masse de la classe ouvrière qui, par leur mouvement même, et leurs batailles, leur organisations, sont des embryons d’un pouvoir opposé à la classe bourgeoise.

Il n’y a pas de raccourcis à cela .

Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas participer à des élections, même à ne pas appeler à voter pour le diable, mais en mesurer l’utilité, c’est à dire à tenir compte des illusions des "électeurs", ne pas les entretenir, se servir de celles-ci comme d’une tribune.

Mais surtout se servir des élections, explicitement, pour renforcer un sujet qui, par nature, n’est pas dans le jeu électoral : les organisations de masse de la classe populaire, candidates au pouvoir réel et quelque part supérieur à la démocratie limitée, corsetée, vendue et sous surveillance que nous connaissons.

Ce qui est mauvais c’est d’essayer de jouer aux petits soldats des bonnes petites mesures progressistes qu’"on" prendrait si "on" était élus...

Ce n’est pas comme ça que ça se passe, sans force extra-parlementaire puissante, pas de réformes , même petites, mais une politique capitaliste et anti-populaire.

Je vois bien que des tas de partis de gauche grands ou petits noircissent des pages de programmes électoraux qu’ils appliqueraient si Tonton s’appelait Tata ou vice versa.

C’est bien , mais pourquoi ça ne marche jamais ?

Ouais mais la zzzuuuunnnniiiiitééééé !!!

La seule unité qui compte c’est celle qui renforce l’unité de la classe populaire, ses organisations et sa combativité.

Et vous verrez qu’après tout devient plus facile.

Par contre, quand on saborde et auto-limite les batailles de la classe populaire afin de laisser le chemin vers une élection salvatrice on prépare inlassablement de nouvelles défaites.

Je trouve surprenant que des militants chevronnés qui se sont fait niquer à tour de bras dans les mêmes conneries sont prêts à repartir benoitement dans les mêmes affaires. C’est qu’en fait ils ont le logiciel coincé sur le seul mode qu’une longue éducation leur a donné : penser que les élections peuvent changer les choses, ce qui est un jivarisme terrifiant pour la lutte des classes.

le réalisme n’est pas du côté de l’électoralisme bêlant.



RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
14 septembre 2010 - 21h49 - Posté par La Louve

Belle mise au point que je partage presque totalement.


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14 septembre 2010 - 21h33 - Posté par luis

On peut infliger à ce gouvernement du capital une grande et première défaite...

Video NPA
http://www.dailymotion.com/video/xe...



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14 septembre 2010 - 21h55 - Posté par JM Berniolles

Je suis étonné que, régulièrement, le problème dit des "retraites" soit traité et commenté sans référence à l’état actuel et réel de notre pays, la France.

Comme le souligne B Thibault, la question des retraites est intimement liée à l’assurance chômage et à l’assurance maladie. Finalement, ce volet social est au cœur de tout notre système social. Le financement des retraites est aussi très dépendant de la situation économique, notamment du chômage dans le système de répartition qu’il faut évidemment garder d’arrache pied. Notamment parce qu’il est fondé sur la solidarité et qu’il est le seul à pouvoir garantir des retraites pour tous.

En résumé, la problématique actuelle des "retraites", en fait l’agression du système néo libéral envers tous les acquis sociaux, est totalement politique. Les solutions avancées, - relance de l’emploi, taxes sur les revenus du capital, sur les transactions financières...-, sont d’ailleurs entièrement politiques également et elles ouvriraient d’ailleurs la voie à un programme de rupture.

Notre pays est en déclin accéléré : crises majeures pour l’agriculture et la pêche, forte régression industrielle, grande insuffisance de financement pour le Recherche, assassinat de l’enseignement public, privatisation des services .. L’explosion des services qui donne l’impression volontairement trompeuse d’une certaine croissance est pour notre pays un terrible venin. On ne peut pas survivre dans le contexte mondialisé en produisant insuffisamment et en consommant beaucoup. D’autant que les services privatisés aux surcoûts importants pour des services moindres, sont un vecteur supplémentaire d’exploitation des gens, directement et indirectement avec les collectivités locales par exemple, au même titre que les prêts bancaires.

Les gens en général et surtout les travailleurs confrontés aux délocalisations, ressentent confusément, -ils n’en comprennent pas le sens politique d’autant que la "lutte des classes" a été effacée du champ des débats politiques par ceux mêmes qui devraient analyser cette phase actuelle exacerbée-, mais fortement, cet environnement de "crise". D’où le repli sur soi et la tentative de solutions individuelles ou d’acceptations de pertes de salaires et d’avantages pour conserver un emploi..

Il en résulte que le fort mouvement social pour les retraites a besoin impérativement d’un débouché politique. Le PS parti bâti sur l’opportunisme, le sent très bien. Il se place comme recourt avec l’aide des médias complaisants.

Tout porte à croire que le prochain président sera issu du PS. A cause de la situation encore dégradée de la France, ce sera pire qu’aujourd’hui. Rappelons que la sociale démocratie en France ce sont, entre autres : l’armée contre les mineurs, les dernières guerres coloniales, la CSG, l’introduction du néo libéralisme avec Mitterrand, puis Jospin,- Barcelone, Lisbonne, les privatisations -, l’impasse démagogique et traitre des emplois jeunes, le OUI au traité de Lisbonne,... Que font Papandréou, Zapatero, dans des pays très touchés par l’offensive capitaliste ?

Il fût une époque où l’on pouvait imaginer "des lendemains qui chantent" !

JM Berniolles



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15 septembre 2010 - 07h30 - Posté par Copas

Notre pays est en déclin accéléré : crises majeures pour l’agriculture et la pêche, forte régression industrielle, grande insuffisance de financement pour le Recherche, assassinat de l’enseignement public, privatisation des services .. L’explosion des services qui donne l’impression volontairement trompeuse d’une certaine croissance est pour notre pays un terrible venin. On ne peut pas survivre dans le contexte mondialisé en produisant insuffisamment et en consommant beaucoup. D’autant que les services privatisés aux surcoûts importants pour des services moindres, sont un vecteur supplémentaire d’exploitation des gens, directement et indirectement avec les collectivités locales par exemple, au même titre que les prêts bancaires.

Notre pays, etc...

Y a que chez nous qu’on voit ça ...

Cette façon d’aborder les choses est stupéfiante. Nationaliste.

Si on part d’une position de classe, les travailleurs, par exemple en Europe, pour citer des états à développement comparable, subissent strictement la même attaque, pile poil, il est mauvais de se concentrer dessus d’un point de vue nationaliste.

La France des bourgeois va très bien, merci, les 4X4 de luxe ça marche, les yachts de luxe ça repart...

La France du prolétariat moderne ne va plus du tout.

Mais ça se voit exactement pareil en Italie par exemple, avec les mêmes privatisations, les mêmes attaques pile poil, discours clones contre la classe ouvrière, lois répressives, discours fascisants ...

La guerre sociale est déclarée par la classe bourgeoise, cette guerre est planétaire et il est fondamental, du moins pour ceux qui sont pour le pouvoir des travailleurs, de penser les choses à même échelle, même si la plupart des travailleurs partent légitimement de ce qu’ils ont sous la main.

Tous les jours, sur les frontières de la France, tu as des centaines de milliers de personnes qui vont d’Espagne vers la France travailler, d’Italie vers la France travailler, de la France vers le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse, de la France vers Monaco, etc...

Tu leur parles comment ?

L’apparition d’un nouvel internationalisme commence à faire ses premières gammes, il s’agit d’entretenir cela et de le développer afin d’avoir une réponse globale et cohérente, surtout d’être efficace dans les ripostes.

Quand tu as, par exemple des luttes ouvrières en Chine (59 000 conflits du travail en 2009), il y a deux façons de le penser, soit une trahison d’un état anti-impérialiste (en ce cas ces luttes sont ennemies des luttes ouvrières en Europe), soit elles sont un bon signal et méritent notre solidarité en contrant la course aux délocalisations sauvages en faisant monter une riposte mondiale à une haute bourgeoisie qui elle (avec ses groupes mondialisés) pense mondialement sa production.

Mon coeur et ma raison penchent évidemment pour l’internationalisme "prolétarien".

Bien, je sais que c’est un débat de coupeurs de cheveux mais :

Il en résulte que le fort mouvement social pour les retraites a besoin impérativement d’un débouché politique. Le PS parti bâti sur l’opportunisme, le sent très bien. Il se place comme recourt avec l’aide des médias complaisants.

Tout porte à croire que le prochain président sera issu du PS. A cause de la situation encore dégradée de la France, ce sera pire qu’aujourd’hui. Rappelons que la sociale démocratie en France ce sont, entre autres : l’armée contre les mineurs, les dernières guerres coloniales, la CSG, l’introduction du néo libéralisme avec Mitterrand, puis Jospin,- Barcelone, Lisbonne, les privatisations -, l’impasse démagogique et traitre des emplois jeunes, le OUI au traité de Lisbonne,... Que font Papandréou, Zapatero, dans des pays très touchés par l’offensive capitaliste ?

Il fût une époque où l’on pouvait imaginer "des lendemains qui chantent" !

c’est encore ne pas comprendre et accrédité que le PS serait social-démocrate, ce qu’il n’est plus.

Comprendre la nature d’un parti, ses contradictions, les couches sociales qui le traversent , l’importance de l’appareil, l’âge moyen des adhérents, est important.

Il est exact qu’il faut continuer de déshabiller le PS des oripeaux roses dont il se vêt , mais il faut prendre la mesure de ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas.

Le parti socialiste n’est plus social-démocrate (à tous points de vue), il est maintenant plus un parti qui s’apparente au parti radical d’antan.

Le mouvement social a certes besoin d’un débouché politique mais ce débouché n’est pas forcement une combinaison électoraliste . Il faudrait d’ailleurs un peu cesser de voir les débouchés politiques en termes de débouchés électoraux.

Le mouvement social doit d’abord monter en puissance et j’invite beaucoup de camarades à y songer et cesser d’accepter qu’on n’use que d’une seule arme , la journée pression de manif hors des lieux de production, de consommation, de services, etc.

Le mouvement social puissant est par nature susceptible de secréter un débouché politique, mais pour cela il lui faut grimper encore , s’étendre et se développer. Ca nécessite des orientations, des formes d’organisation à hauteur, des tactiques, etc

Travailler cette question nécessite des gestes politiques forts et un travail de retour aux basiques de la lutte des classes, même si il faut tenir compte des illusions électorales dans le cadre du système tel qu’il est.

La question ultra-tactique d’un gouvernement n’est qu’en fin de course, et ne pourrait s’exprimer qu’avec par exemple un gouvernement PC-PG-LO-NPA, sans parti de la bourgeoisie, et pour des mesures de rupture, au service de la mobilisation et l’organisation du prolétariat moderne (80%).

La notion gouvernementale n’intervenant là que comme un coin dans le dispositif bourgeois institutionnel (la prise gramsciste d’une casemate) et non comme la croyance béate que c’est cela qui "gouverne" et a le pouvoir.

Un gouvernement dans le cadre du système actuel n’a de pouvoir que quand il gouverne dans le sens des interets de la bourgeoisie.

Depuis Allende il n’est plus possible de penser que c’est d’un gouvernement dans le cadre d’un état et dispositif créé par la bourgeoisie qu’on change les choses.

Le centre d’une politique n’est pas le gouvernement dans le dispositif institutionnel actuel, le centre doit être dans la classe popualire et ses embryons d’état démocratique.

Le gouvernement étant là pour déstabiliser le dispositif institutionnel bourgeois (on aurait tort de s’en priver) mais tout tourne autour du renforcement des organisations du prolétariat ayant comme objectif de diriger l’économie et les centres de création de richesse.


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15 septembre 2010 - 13h01 - Posté par JM Berniolles

Je présente des éléments concrets qui pèsent sur la question en débats : les retraites en France et tu me réponds "nationaliste". C’est une tendance générale d’ailleurs, beaucoup de problèmes réels font l’objet d’un traitement idéologique pur.

Pour plaisanter j’imagine que B Thibault déclare : "camarades, il faut attendre la révolution prolétarienne en Europe pour résoudre le problème des retraites" !

Et tu as d’habitude un discours plus fin que ça.

L’ "Europe", n’est rien d’autre qu’un système néo libéral intégriste appliqué à des états aux situations très diverses, dans une partie de l’espace "européen". Donc évidemment, il y a une généralité des attaques contre les acquis sociaux, et plus profondément contre le système de valeurs et de pensées, -remise en cause de la solidarité, de la laïcité, par exemple...- des peuples européens. C’est une véritable tentative d’asservissement en fait.

Croire que spontanément, en Europe ne parlons pas du monde, les peuples vont s’unir dans une révolution prolétarienne est naïf. Le faire croire, c’est tromper sciemment les gens. Dans les faits cela sert à camoufler l’incapacité à définir des objectifs tels qu’un programme de rupture avec le système ultralibéral et les moyens pour le mettre en œuvre.

Quand je parle de débouché politique, c’est de cela qu’il s’agit. La définition d’un programme, c à d au-delà d’une plateforme commune, de véritable alternative au régime ultralibéral. Si cela débouche en France, nul doute que cela aura un retentissement en Europe. Cela permettrait aussi de jeter les bases d’une vraie solidarité.

L’exégèse sur la nature actuelle et l’évolution du PS n’est intéressante que si l’on peut imaginer tirer quelque chose de positif de ce parti. Ce n’est pas le cas du tout.

JM Berniolles


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15 septembre 2010 - 19h33 - Posté par Cop

Tu stoppes là ton discours.

Personne ne te dit qu’il faut attendre la révolution prolétarienne en Europe pour bouger, on ne t’a pas attendu pour bouger .

L’attaque sur les retraites est européenne !

Essayer de faire croire qu’elle est française c’est essayer de prendre les gens pour des cons et tu le sais.

Les arguments sont exactement les mêmes dans tous les pays d’Europe et ne cessent pas.

J’ai répondu car ton argumentation partait d’un point de vue nationaliste, et ce n’est pas justifiable en la matière (même si nous partons d’une bataille en France).

Du temps du tsar tu aurais défendu la (retraite de ) Russie, le Caucase, etc ?

Pourtant, comme l’UE et pire encore, c’était un appareil anti-social.


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15 septembre 2010 - 20h29 - Posté par JM Berniolles

Le masque tombe un peu.

Je ne pense pas avoir ce type de leçons à recevoir.

Mais j’ai compris, je ne perdrai plus mon temps...

JMB


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15 septembre 2010 - 13h36 - Posté par

Il faudrait d’ailleurs un peu cesser de voir les débouchés politiques en termes de débouchés électoraux.

Phrase fondamentale, qui mériterait un fil à elle seule.

Problème qui est au coeur des débats à gauche du PS.

Ce sont les réponses à cette question qui définissent des stratégies divergentes, qui induisent le positionnement (indépendance ou alliance) par rapport au PS.

Chico


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16 septembre 2010 - 16h32 - Posté par JM Berniolles

Comme cela se comprend simplement, "débouché politique" ne veut nullement dire voie électorale.

Pour vraiment discuter, il ne faut pas déformer les propos que l’on commente.

Une des choses intelligentes qui ressort des interventions, est que le système actuel que l’on subit, l’ultra libéralisme, n’est pas réformable.

Cela implique deux choses :

a) le mouvement social aussi fort soit-il court à l’échec s’il reste sur le seul terrain revendicatif. Pas sûr, également, que les prochaines manifestations rassemblent autant de monde.

b) La question du changement profond de système est maintenant à l’ordre du jour, avec une certaine urgence même. C’est donc aux organisations politiques qui se prétendent révolutionnaires ou qui s’opposent au néo libéralisme de prendre leurs responsabilités.

JM Berniolles


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15 septembre 2010 - 09h42 - Posté par JC

Putain La Louve t’es trop
je t’aime



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15 septembre 2010 - 14h29 - Posté par Alain Chancogne

Quelques remarques, en essayant d’éviter de redire ce qui rassemble, mais de fouiller un peu dans nos approches "plurielles"..

cC’est surtout avec Copas que j’ai des "problèmes" et par sa faute je vais manger à l’espagnole...

.

Nous sommes bien d’accord sur la primauté à donner au mouvement populaire..(je continue à préferer ce terme à mouvement social qui fige un peu sur le"syndical" )

L’articulation LUTTES/VOTES nous sépare.

Dimanche soir, face à Apathie , Besancenot répondant sur une possible participation de son Parti à un gouvernement répondait, (je ne crois pas trahir)

" Evidemment si c’était un gouvernement qui sen prendrait aux licenciements, redistribuerait les richesses, etc"

On est là dans l’ambiguité du "ni jamais, ni toujours" que Besancenot et Mélanchon( en irritant un peu Buffet) ont exploré dans un débat selon moi poudre aux yeux : car il visait simplement à faire croire aux militants du NPA que la ligne était la même quand on était à Perpignan en alliance avec le FDG..et en concurrence à Toulouse..

Je m’excuse , mais je n’y ai pas cru une seconde:il y avait des "tactiques" différentes, point barre !

Je ne relève pas cela pour polémiquer mais parce que tu écris, mon Camarade Copas :

La question ultra-tactique d’un gouvernement n’est qu’en fin de course, et ne pourrait s’exprimer qu’avec par exemple un gouvernement PC-PG-LO-NPA, sans parti de la bourgeoisie, et pour des mesures de rupture, au service de la mobilisation et l’organisation du prolétariat moderne (80%).

LE PG c’est pas un parti bourgeois ?

On pourrait donc s’entendre avec des socialistes qui changeraient de boutique et de masque, en fin de course, mais "nous" aurions décidé que les LUTTES des Masses censées faire l’Histoire , confinerait le PS dans ce que toi et moi expliquons être la fin de la social démo canal historique" ?Il serait en quelque sorte imperméable aux "bougés" de la LDC ?

c’est quoi un "parti de la bourgeoisie" ?

Pour moi il y a ceux qui la servent et ceux qui veulent l’expropier.

Par ailleurs , je trouve ta conception de la conquête de l’ETAT.. ..y compris bien sur pour contribuer à son dépérissement , assez "desespérante".
Je te cite

Depuis Allende il n’est plus possible de penser que c’est d’un gouvernement dans le cadre d’un état et dispositif créé par la bourgeoisie qu’on change les choses

ah bon.... ?!

.
Donc . ;tant que les conditions de cette visée révolutionnaire ne sont pas réunies la question de"QUI GOUVERNE" n’est pas d’importance ?

Je ne partage pas.

Pour moi, le mouvement populaire peut , par ses luttes et sans négliger les questions de "pouvoirs", certes en rejetant la démarche de"soutien" à tel parti ou tel groupe de partis.., "entrer" dans les urnes pour que que dans les assemblées et tous les éxécutifs , le lien LUTTES et SUFFRAGE universel, se conjuguent pour "avancer"...

Dans le processus révolutionnaire.

C’est parce qu’aucun Parti , selon moi, n’est de cette logique que je n’ai pas voté en 2007 et 2010.

Si i nous échouons momentanèment d’ici 2012 -pour tant est que le calendrier "légal" ne soit pas bousculé par les masses-.à NOUS forger . une forme d’organisation portant les colères, les espoirs, et de la"visibilité" de transformation radicale, je militerai pour que ce soit l’ABSTENTION active qui soit de masse. !

Parce que je n’aiderai pas le NPA et le FDG à se"compter" dans une concurrence d’aiguillons du PS .

Cela ne m’intéresse pas.


@a L.L. qui me demande qu’est ce que j’entends par"" se servir du PS", tant que j’ai le micro :

 :)

le PS, ’est un Parti qui influence la classe ouvrière, qui , nous devons le constater en le regrettant, est perçu comme étant de"notre camp" d’autant plus amnistié de sa pratique de kollaboration , qu’une amnésie de gôôche est toujours présente quand la Droite cingle dur..

Le PS est dans cette contradiction que nous devons prendre en compte : il DOIT soutenir les lutte tout en se préparant à servir le Capital en 2012.

. Copé qui est loin d’être un con rappelle qu’en 97 Jospin n’a pas remis en cause les mesures Balladur de 93.

Histoire de faire un clin d’oeil à ceux qui pourraient trop parier sur la canasson PS pour , en 2012, défaire les Sarko-saloperies..

Copé ne me dérange pas.

C’est dire que , comme nous le faisons très bien et avec talent , commencer par rentrer dans le lard de Aubry..ce n’est peut être pas ainsi qu’on bétonne le mieux le rapport de forces..

Par contre décider des gens très sensibles à ce que dit le PS et misant sur sa victoire,.... à grossir les rangs de la manif du 23-y compris pour les emmener là ou on se bat et ou on débat- c’est cela " se servir" du PS ,cpntraint de jouer par calcul aux défenseurs de la classe ouvrière

C’est , me semble t il de nature à drôlement faire chier la rue de Solférino !!

Donc, ça me botte !

 :))

Parce que la RUE c’est , pour le PS beaucoup plus dangereux que TF1....et tous les faux débats à la con sur 2012..


Voili, en vrac deux trois points qui me turlupinent un peu
.
Je livre brut de décoffrage, chacun pouvant tacler sans que je proteste..

Cordialement

AC



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15 septembre 2010 - 19h52 - Posté par Cop

Donc . ;tant que les conditions de cette visée révolutionnaire ne sont pas réunies la question de"QUI GOUVERNE" n’est pas d’importance ?

Alain le problème est là : tu t’imagines qu’un gouvernement peut gouverner dans l’état tel qu’il est contre les interets de la bourgeoisie.

Ca ne va jamais très loin si tu n’as pas un gourdin plus gros que l’appareil d’état tel qu’il est .

Je ne suis oas par ailleurs sur les positions de Besancenot (je ne sais d’ailleurs si il y croit vraiment) sur la question d’un gouvernement...

Quand auras-tu saisi mon ami qu’on ne gouverne pas au gouvernement contre la bourgeoisie si il n’y a pas un rapport de force suffisant dans le monde réel...pas dans les ministères.

Quand au PG , parti bourgeois ? je ne sais, à voir. Je n’ai pas de religion là dessus. je dirai que c’est un parti social-démocrate au sens traditionnel.

Mais encore une fois ce qui te turlipine c’est le gouvernement et le fond est là.

Dans la cadre du système tel qu’il est (par en haut, pas démocratique), va donc faire des lois qui réellement passent le pouvoir aux travailleurs et tu verras qui gouvernes vraiment , si tu n’as pas pris la précaution de doter d’un réel pouvoir les travailleurs par leurs organisations et pas par les isoloirs.

1945, c’était quand même plus facile de faire voter les lois avec un peuple en armes (ils ont confisqué les armes mais mis quand même 60 ans à s’en remettre de la trouille).

1968, c’était quand même plus facile avec 10 millions de grévistes, un gouvernement de droite qu’avec une majorité de gauche, Mimitte au gouvernement et les ministres cocos complices, sans peuple mobilisé par lui-même sur ses propres objectifs.

1936, sans usines occupées, rien ne se serait fait, pourtant la gauche au gouvernement , etc etc... Et dés que ça c’est arrêté la gauche a foncé plein pots pour aller sucer Pétain.

C’est comme ça qu’est ce que tu veux que je te dise.

En un mot comme en mille, sans classe mobilisée avec ses organisations, sur ses propres objectifs, indépendante et donneuse d’ordres, pas de gouvernement utile.

Voilà mon ami, je ne prétends pas à une soluce miracle, sinon ça se saurait, mais là on se condamne au programme maximum les jours de fête (abolition du salariat, pati pala, etc) et un pratique bourgeoise au gouvernement.


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15 septembre 2010 - 20h25 - Posté par La Louve

Juste une impression furtive dans le débat entre alain et toi, si vous permettez

toute la question est il me semble dans notre incapacité actuelle à penser à un état de transition

et à évoquer ce que j’appelle depuis plusieurs années "projet politique de démocratie prolétarienne" qui selon moi ne peut passer que par une nouvelle constituante issue des mouvements populaires actuels.

Je pense que dire que dans le cadre actuel de la démocratie bourgeoise a fortiori dans celui de la 5ème on ne pourra rien faire "par les urnes" ou à peu près.
et ça je pense (mais peut être à tort !) que même alain pourrait en être d’accord. Et toi aussi Copas non ?

Ce à quoi nous devons travailler de mon point de vue c’est à une élaboration d’un fonctionnement démocratique dans la pratique ET dans la théorie (ne l’oublions pas celle là :)) nouveau et prolétarien

C’est à dire que déjà la notion de citoyenneté doit être fondée dans le prolétariat et la souveraineté dans le "peuple classe", non dans une nation abstraite qui n’est qu’oripeaux déguisant le capitalisme.

Et je parle bien de proposer d’exclure de la citoyenneté non pas les arabes, les polygames, etc mais bien les RENTIERS et les CAPITALISTES. Ils ne pourraient être citoyens que SI ils accomplissaient qque chose pour le bien commun public, par exemple, sinon, OUSTE, raus.

Bref, fin de la parenthèse, tout ça pour dire que je pense, enfin, il me semble, que votre prise de bec, pour une fois, tourne un peu à vide (je le crains) dans la mesure où vous négligez de préciser le cadre de votre controverse : la 5ème république française (au sens de ce que cela charrie d’histoire parlementaire, constitutionnelle etc) hinc et nunc, même si le débat plus général n’est certes pas "national" mais bien international.

Mais je me plante peut être complètement.

En tout cas je ne vois pas de moyens de faire autrement que de passer par ce genre de projet pour avancer vers le socialisme.

Bien à vous 2

Elodie


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15 septembre 2010 - 22h22 - Posté par cop

Tout ça ne change rien à l’affection et la camaraderie que j’éprouve pour cette vieille fripouille d’Alain.

La 5e république ? Non ...

C’est vrai que la 5e république est un cadre très particulier et il est rare qu’un président ait autant de pouvoirs (+ que le président des USA).

Mais le problème de fond se passe dans tous les états "démocratiques" , se sont des démocraties sous libertés surveillées qui se vident brutalement de tous oripeaux démocratiques dés que les interets essentiels de la bourgeoisie sont en jeu.

Malgré tous les pouvoirs du président français si celui-ci , même avec une majorité de gauche décidait du pouvoir des travailleurs (sans que les travailleurs aient déjà conquis largement ce pouvoir par eux mêmes) il subirait le sort d’Allende. Le sort de ce dernier d’ailleurs a refroidi définitivement les ardeurs réformistes des social-démocrates et du PC.

Ca ne signifie pas qu’il ne faille pas défendre des avancées démocratiques même dans le cadre du système, d’obtenir des éléments comme la proportionnelle intégrale, avoir un parlement qui décide du gouvernement (et non l’inverse).

Il y a des choses à dire là dessus, des batailles à mener.

La constituante ?

Hum, on ne la rejouera ni 1789, ni 1917...

Pourquoi pas mais disons encore une fois que ça n’a pas grand sens sans la poussée organisationnelle d’une classe.

Les questions de la transition sont sans arrêt gelées entre deux eaux, d’un côté les fourches caudines de la soumission à la bourgeoisie par les alliances pour gouverner... et de l’autre les programmes "maximum" pour le 45 eme siècle.

J’ai l’intuition à tord ou à raison que le problèmes central actuel du prolétariat moderne butte sur la question des outils organisationnels de masse.

J’ai ce sentiment là qui renvoie un peu sur la question de l’impasse de la gauche révolutionnaire qui va rechercher la crise politique par excellence sur le modèle d’un mouvement style 68 pour résoudre cela. Je n’y crois pas.

En plus ça ne résout rien des questions soulevées par Gramsci sur l’état.

Nous avons si je puis dire la gauche bourgeoise (le PS), la gauche réformiste (PC et PG) et la gauche révolutionnaire (LO, NPA, anars) , trois gauches trois impasses.

La première, la gauche bourgeoise travaille pour la bourgeoisie et en période de crise profonde du capitalisme pratique les actes les plus odieux et des attaques que Sarko ne renierait pas. On peut se poser la question des trente glorieuses mais elle put se poser parce qu’il y eut d’abord une immense trouille de tout perdre qui créa nombre de partis bourgeois donnant du grain à moudre. Cela est fini.

Et Alain a raison, et partage son point de vue sur la disparition du moteur du réformisme bourgeois.

"la gauche réformiste" coulée dans l’état bourgeois national et ses règles , PG et PCF, qui butte et rebute avec des forces historiquement de plus en plus faibles dans la classe ouvrière , car cherchant et rabattant sans cesse vers une solution électorale des problèmes mais ayant toujours besoin, dans le cadre du système, de l’appoint de la gauche bourgeoise (le PS actuellement) qui les plie au service de la bourgeoisie.


la gauche révolutionnaire
qui se pense en direction de rechange du mouvement ouvrier alors que c’est dans la chair même du mouvement ouvrier qu’il faut travailler, ses organisations et travailler à créer les cadres organisationnels de masse unitaires qui sont susceptibles de faire évoluer le réformisme moyen des travailleurs vers une orientation révolutionnaire.

Les appels à la grève générale, c’est bien, mais ils tombent à côté sans ce travail là qui est au centre de la bataille pour le renversement de la bourgeoisie et le pouvoir des travailleurs. Pas d’outils = pas de grève générale victorieuse, pas de grèves de masse efficaces.

Je sais qu’une partie du NPA et LO y pense, mais y penser à voix haute c’est mieux, et y travailler c’est encore mieux de mieux.

Mon discours n’est pas autour de la grève générale mais autour du renforcement des outils de la classe populaire, pas comme une belle voiture qu’on astique et qu’on sort le dimanche mais comme ce qui permet de gagner les batailles.

C’est une classe qu’il s’agit de reconstruire pas seulement des tribuns et des dirigeants éclairés.


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
15 septembre 2010 - 23h16 - Posté par La Louve

Pourquoi pas mais disons encore une fois que ça n’a pas grand sens sans la poussée organisationnelle d’une classe.

Tout à fait !

Mais il faut aussi savoir susciter cette poussée organisationnelle quand on pense que les conditions sont réunies.

Je n’ai JAMAIS cru au spontanéisme.

Je vais te dire, je n’ai aucun doute sur le fait que ce qui est arrivé au Chili pourrait arriver ici,sous une autre forme, à une différence près quand même c’est que la France n’est pas (encore ?) le Chili (ni l’Italie d’ailleurs). Ce n’est pas un jugement de valeur bien sûr, mais un constat historique.

Le Chili comme nombreux pays d’Amérique du Sud ou centrale "était" une "sou colonie" US, pour résumer. Enfin tu connais cette partie de l’histoire mieux que moi donc je n’ai rien à t’apprendre.

Il ne s’agit pas, dans mon esprit, de batteler à côté de Mélenchon et Montebourg pour gloser sur la 6ème (ou la 7ème ou la 8ème) République quand je parle de constituante et de démocratie prolétarienne.

Mais de proposer, non pas un projet de République différente, mais bien un projet de DEMOCRATIE différente.

Oui il y a des mécanismes et des institutions te des conceptions héritées de la nature bourgeoise de la révolution de 1789 qu’il faut casser (entre autre).

Comment peut on les casser ?

J’ai beaucoup de difficultés encore à rendre encore plus clair ce que j’entends par proposition d’un projet politique nouveau au mouvement populaire à naître (qui reprend quelques modestes couleurs actuellement). Cela fait plusieurs années maintenant que je m’échine sur ce sujet "projet politique populaire et démocratie prolétarienne", dit en termes techniques.

Je pense que l’énoncé est performatif. Je pense que les MOTS entraînent AUSSI une modification de la réalité des classes, dans la mesure où ils parviennent à transcrire des réalités confusément ressenties par la majorité d’un peuple. C’est l’adéquation entre une situation de notre classe à un moment M dans l’histoire, et l’énonciation des pistes qui peuvent correspondre aux désirs alors ressentis par cette classe , qui peut amener un premier changement.

Je crois que, par exemple, travailler, dans le cadre des revendications dites "sociales" qui sont, nous le savons des revendications de classe, dans le cadre du mouvement populaire qui recommence à se créer sur le sujet des retraites, sur la question de la souveraineté et de la citoyenneté, en proposant de créer, c’est important. Ca ne modifiera pas la société et ça ne "fera" pas une révolution, nous en sommes d’accord. Mais,sauf à ce que la seule solution pour la révolution soit celle du cambriolage des armureries et la prise de quelque chose qui ressemble à une Bastille,et bien, progresser en avançant des propositions nouvelles d’organisation de la vie de la Cité, c’est un premier pas, dans le bon sens.

Parce que la seule manière que des députés félons élus par le peuple mais travaillant en réalité pour le syndicat patronal du MEDEF, alors qu’ils sont logés nourris blanchis avec NOS impôts, ne puissent plus nous nuire, c’est de supprimer d’abord cette aberration IDEOLOGIQUE qui fait de la "République" une sorte de vierge pure qui n’appartiendrait à aucune classe en particulier, et qui serait déliée des contingences de la lutte contre la baisse tendancielle du taux de profit.

C’est de démontrer que la République et la démocratie telles qu’on nous la vend sont des FOUTAISES destinées à servir exclusivement un certain type d’intérêt. que nous, travailleurs et parfois citoyens, ne sommes là, au fond, que pour "faire la claque".

La réalité de l’exercice du pouvoir législatif et exécutif dans ce type de république et surtout, dans ce type de démocratie, réside dans la classe bourgeoise, minoritaire, contre la majorité,qui est le prolétariat.

Nous le savons, et encore souvent l’oublions nous, parce que nous l’avons compris, par des chemins et des parcours et des "réveils" différents.

Combien sommes nous cependant à le savoir parce que nous l’avons compris ?

Tu ne peux pas repousser de la main en renvoyant au Chili (exemple tragique qui je pense a marqué votre génération mais pas la mienne ni les suivantes d’ailleurs...) la nécessité d’essayer d’ouvrir une perspective politique préalable à une révolution et qui, de ce fait, amène les possibilités d’une révolution à venir.

Qui nous tomberait dessus alors et avec quelle "devise" (dollar, euro.. ;)) je ne sais pas ; je dirais qu’on ne peut pas s’en préoccuper, on peut seulement tenter de faire le maximum pour se prémunir contre la violence patronale et capitaliste à venir en riposte.

Ce que je veux dire par là c’est que le projet d’une constituante, non pas d’une énième république mais d’une nouvelle démocratie, peut être un grand moment de pédagogie et un pas vers la volonté de s’émanciper, de la classe, de l’Etat.

Je ne veux pas baisser les bras là dessus, tout le reste n’est que littérature et histoire.

L’organisation politique du prolétariat ne peut se faire que sur la base d’un projet politique.

Ce projet politique ce n’est pas un catalogue de mesures que JAMAIS la république et la démocratie telles qu’elles existent maintenant (et quel que soit le numéro de cette république) ne permettront d’appliquer.

Ce projet politique c’est, en quelque sorte, que nous sortions de nos certitudes et de nos habitudes, que nous descendions, non pas seulement dans les entreprises (mais encore faut il y être !) mais aussi dans les quartiers,afin de prendre par la main chaque prolétaire vivant dans ce pays, quel que soit son âge, ou sa nationalité pour l’inviter à au moins venir débattre de la place qu’il entend rêver se donner dans la conduite des affaires de la Cité, de sa souveraineté, en dynamitant au passage les croyances relatives au fait qu’il n’existerait qu’une seule forme de démocratie, la démocratie bourgeoise, importée d’abord par l’Angleterre puis par la France, en dynamitant l’idée fausse qu’on ne peut plus rêver.

Tu dis il n’y aura plus de 1789 et de 1917.

Je te réponds que tu ne peux pas savoir, malgré toute ta culture, tes connaissances et que tu n’as pas le DROIT de dire cela.

Tu ne sais pas, je ne sais pas.Personne ici ne sait ce qu’il peut se passer et quand. On peut avoir des probabilités oui, nous savons à peu près si le prolétariat est faible et non organisé dans le cadre actuel etc et blablabla. Mais en réalité, on ne peut pas savoir . Il n’y a pas de "recette miracle" ni pour ni contre une éventuelle révolution.

Moi je veux ESPERER ENCORE que les soviets (je veux dire bien sûr l’équivalent moderne correspondant à la période actuelle) refleuriront.

Et pour cela, j’aimerais que nous nous donnions les moyens d’y parvenir.

La première des choses à faire est de nous organiser, et de nous organiser sur la base d’une sorte de "pré projet" de ce que nous souhaiterions, nous, communistes de ce pays, noirs, blancs, jaunes, français ou pas, pouvoir dessiner comme "état socialiste européen moderne" qui ne ferme pas la porte à la révolution prolétarienne mais au contraire, garde les peuples vivant sur ce territoire en mesure d’y participer pleinement le jour où ENFIN le CAPITALISME vacillera dans le monde entier.

Je ne suis pas sûre que je me fait bien comprendre, j’y reviendrai de toute façon et bientôt.

Elodie


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
16 septembre 2010 - 08h17 - Posté par Copas

Tu dis il n’y aura plus de 1789 et de 1917.

je parlais de la question de la constituante et des spécificités des deux situations (paysanneries dominantes numériquement).

et surtout bien de la constituante.


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
16 septembre 2010 - 08h11 - Posté par Sébastien

L’expression "Pour une gauche de gauche" est de Pierre Bourdieu dans un point de vue livré au journal "Le Monde" du 8 avril 1998. Il écrivait notamment : "Il est temps que le quatuor Jospin, Chevènement, Hue, Voynet se rappelle que les majorités de gauche ont conduit au désastre chaque fois qu’elles ont voulu appliquer les politiques de leurs adversaires et pris leurs électeurs pour des idiots amnésiques".
Ce sont les journalistes qui ont employé l’expression "la gauche de la gauche", voulant dénoncer un propos "gauchiste" de Bourdieu, alors qu’il s’agissait d’un appel ou d’un rappel à la défense des services publics devant l’offensive néolibérale dont on voit pleinement les effets aujourd’hui.


Curieusement ce sont les propos d’un musicien-poète, Bernard Lubat, rapportés dans "l’Huma" du 13 septembre, page 22, qui m’ont paru les plus politiques :
"On est dans le capitalisme, mais le capitalisme est aussi en nous. [...] Est-il possible de faire une analyse marxiste de cette pollution ?". J’attends encore une réponse, mais est-ce vraiment une question que se posent les porte-parole de la "gauche de gauche" ?



RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
16 septembre 2010 - 09h46 - Posté par AC

Curieusement ce sont les propos d’un musicien-poète, Bernard Lubat, rapportés dans "l’Huma" du 13 septembre, page 22, qui m’ont paru les plus politiques : "On est dans le capitalisme, mais le capitalisme est aussi en nous. [...] Est-il possible de faire une analyse marxiste de cette pollution ?". J’attends encore une réponse, mais est-ce vraiment une question que se posent les porte-parole de la "gauche de gauche" ?

Ne peut on pas aussi affirmer qu’il y a du COMMUNISME en germe dans la Société et ses luttes ,-EN NOUS aussi, individuellemet et collectivement ?

N’est ce pas d’ailleurs une raison pour vérifier que ni à "gauche" ni à "gauche de gauche" (selon le sens donné à ce qui va en gros de certains Verts , et ensuite du FDG jusqu’aus derniers débris du lambertisme, style POI de Schivardi ?)RIEN ne SERT en en 2010 à AIDER la Société, la classe OUVRIERE à SE SORTIR de ce Capitalisme ..qui bien sur est "en nous" car les idées dominantes sont toujours les idées de la classe dominante.

En sachant aussi, que la caricature stalinienne et ses 70 ans de"soviétisme"(tu parles !) , la façon dont elle a été trop longtemps un "modèle" pour beaucoup (pas qu’au PCF , qu’on veuille bien se souvenir d’intellectuels célèbres et aveugles), la façon dont cela a permis à la bourgeoisie et ses partis "classiques" de gardiens de l’Ordre bourgeois( réaction et social démocratie) de travailler à l’enterrement de la visée révolutionnaire(travail depuis largement partagé avec le PCF et son"front de gauche") , que tout cela n’aide pas, dans une période de crise capitaliste qui conduit à des repliements individualistes qui alimentent toutes les pertes de repères de classe, à se frotter à une contradiction de fond qui traverse chaque individu et donc aussi la Société "Aspiration au changement et PEUR du changement"..

Cela va du maintien de liens matrimoniaux sans amour partagé à l’alternance quinquennale de fausse alternative.
.
La facilité pour refuser la contradiction c’est de se persuader que quand on change de gouvernants, en punissant le plus récent "méchant" par un remplaçant amnistié par amnésie -remède des anciennes saloperies, on peut espérer du mieux, ou au moins du moins pire..

Or comme ça ne change rien , cela conforte depuis trois décennies et pour l’instant le "c’est foutu"..

C’est en cela aussi que je me crois obligé de re-préciser ci après et de façon lapidaire une position sur la question du lien LUTTES/VOTES et donc revenir sur mon point de vue concernant l’attitude face à l’Etat ,bourgeois afin, si l’on veut qu’il dépérisse, de s’en emparer.

Cordialement

AC


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
17 septembre 2010 - 01h05 - Posté par Sébastien

"car les idées dominantes sont toujours les idées de la classe dominante.", écrit A.C.

On ne peut écrire cela qu’avec le bréviaire d’un "basic-marxisme" qui a enténébré le cerveau de plus d’une génération quelles que soient par ailleurs les affiliations politiques. Avec ce type d’analyses, on tire de gros boulets qui passent évidemment au-dessus de toutes les têtes. Vous n’avez donc rien compris à la remarque de Bernard Lubat. L’interrogation qu’il suscitait ne vous concerne pas. Et vous ne reculez devant aucune contradiction : il y a un peu en nous du communisme, dites-vous. Je ne savais pas que le communisme était une idée dominante.

Bref, salut.


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
16 septembre 2010 - 12h04 - Posté par Alain Chancogne

Le débat t n’est pas simple, parce qu’evidemment le "net" ne permet pas la "coupure" de l’autre, comme dans un échange verbal, si on pense qu’un raisonnement part d’un quiproquo.

L’essentiel entre nous est qu’au moins -je parle en général mais bien entendu plus particulièrement de nos positions exprimées en commentaires de cet article- le triangle Copas -La Louve -et bibi e ne polluons pas la réflexion en caricaturant l’autre

.Cela mérite d’être noté parce que sur Internet c’est rare, dans notre"mouvance"

Il me semble nécessaire, pour être le plus clair possible de préciser un ou deux points.

Copas écrit :

En un mot comme en mille, sans classe mobilisée avec ses organisations, sur ses propres objectifs, indépendante et donneuse d’ordres, pas de gouvernement utile.

Non seulement je partage mais si j’ai quitté le PCF c’est justement parce que la notion d’"alliance, de gouvernance" mixée avec un ridicule relookage huiste -pour faire"propre sur soi- avait conduit dès 97 à mettre la classe"hors jeu" , non seulement en ne l’incitant pas à la lutte mais y compris en combattant ceux qui dérangeaient la partouze plurielle(mes copains cheminots s’en souviennent amèrement)

Ceci dit j’avais voté la participation..mais en marquant mon étonnement que ce soit sur un soi-disant "accord" avec des "garanties" du PS..
Je pense que ma rupture était déjà en gestation quand j’expliquais que nous devions parler franchement aux Français , à peu près de cette façon

«  La droitee st minoritaire à l’assemblée.Il n’ y a pas de majorité de gauche sans le soutien du PCF.

Nous allons tenter d’aider à ce que cette situation soit bénéfique à notre peuple.IL faudra qu’il se souvienne de 81 et de la déception qui a pour cause qu’à la différence de 36 , les travailleurs ne sont pas entrés massivement en lutte.
Si tel était le cas à nouveau, nous n’aurions aucune marge de manoeuvre ,aucun point d’appui pour relayer vos désidératas légitimes.Nous en prendrions acte et notre Parti aurait alors à trancher sur son départ du Gouvernement
".. »

Puisqu’on évoque 36- je me suis même demandé-je et cela restera un mystère bien entendu- si nous parlerions du Front Populaire 74 ans après ..si par exemple, Thorez n’avait pas été mis en minorité au BP et donc si la non participation au gouvernement décidée n’avait mis plus à l’"aise" le Parti.. pour se comporter en Parti de luttes, actif dans la CGT réunifiée et réel moment de l’Histoire ou il a doublé la social démocratie en influence dans les couches les plus populaires. !

.
Je fais quand même remarquer à mon ami Copas..que les occupations d’usine ont été massives et déterminantes..parce que la droite venait d’être mise en minorité tant au Parlement que dans les urnes et qu’un programme de soutien aux revendications était la plateforme d’une victoire électorale que BLUM , bien sur, n’aurait jamais traduit en conquêtes sociales si , comme Tonton ou Jospin l’état de grâce avait succédé à une victoire des urnes(Au passage rappelons qu’en 97 c’est la DROITE qui est majoritaire dans les urnes et minoritaire àl’assemblée..miracle des institutions sans proportionnelle..)

Si je reviens sur ce qu’a dit Copas c’est parce qu’auparavant, peut être parce que je m’exprime lourdement il me prête une approche qui n’est pas la mienne..

Alain le problème est là : tu t’imagines qu’un gouvernement peut gouverner dans l’état tel qu’il est contre les interets de la bourgeoisie.

.

Je ne suis oas par ailleurs sur les positions de Besancenot (je ne sais d’ailleurs si il y croit vraiment) sur la question d’un gouvernement...

Quand auras-tu saisi mon ami qu’on ne gouverne pas au gouvernement contre la bourgeoisie si il n’y a pas un rapport de force suffisant dans le monde réel...pas dans les ministères.

Non non, COPain COPas

 :))

Rassure toi vite : même avant d’avoir la chance de te "croiser" j’avais "saisi"...

.
Tellement d’ailleurs que j’ai longtemps expliqué à des adhérents du PCF -tant durant la période 81-84 , qu’après 97..que même avec 43 ministres PC et 4 socialistes, -c’est à dire l’inverse de la situation d’alors- sans lutte de classes , sans l’intervention des travailleurs sur le processus d’émancipation, RIEN de solide, de durable, de dépassement-abolition du K n’était possible !

Je précisais qu’il ne s’agit pas de nourrir de la "défiance" vis à vis des partis, mais du besoin de faire confiance aux masses..

Donc je n’ai jamais imaginé que les intérêts de la bourgeoisie soient fondamentalement en cause quant l’Etat -tous ses instruments - sont soumis aux règles du jeu de la classe dominante , la bourgeoisie..

Je ne m’inscris pas non plus, comme Elodie le fait, dans une recherche de forme de"transition".même si j’ai besoin de relire son "idée"

D’ailleurs c’est logique puisque j’ai, en accord alors avec le PCF, gommé de la perspective toute marche par étapes au Communisme(démocratie avancée, socialisme et lointain Communisme )

Ce que je crois est dans le fond assez simple, et part de la situation concrête de ce mois de septembre 2010.

Cela peut ne plus être mon approche dans 6 mois, si les calculs de l’interconfédération de l’atterrissage capitulard sur les retraites par réalisme concocté dans le cabinet de Soubie, et les ridicules ambitions d’un Front de gauche visant à plumer la partie dite"unitaire" du NPA, devaient être , fort heureusement, mises en échec par les masses..

Ce qui, je le dis tout net, aujourd’hui me semble possible mais EXTREMEMENT compromis....
.
Donc, avant 2012, en 2012 ou après 2012, nous sommes face à nos responsabilités..

(Excluons du "nous" ceux qui,contrairement à toi et Elodie ou comme moi ne sont pas persuadés que l’ESSENTIEL est de se CONSTRUIRE nos Orgas. tous terrains..)

Ce que d’aucuns s’obstinent à appeler -ce qui m’irrite.. :))) la "Gôche de la Gôche" joueront à" qui baise qui", a un premier tour des égos et des pièges à gogos , opération Chassaigne ouvrant la voie à Mélanchon, minables faux semblants d’unité, accusation finale de sectarisme réciproque, et le soir du premier tour de 2012, comme cette pauvre Arlette à 20h03 àSur FR2 en 2007, ils dresseront TOUS la barricade antidroite, pendant que leurs émissaires récupéreront le cahier revendicatif du MEDEF pour le peindre en rose...

Si tu dis aux "gens" (pardon de citations que je sors de leur contexte :)

Depuis Allende il n’est plus possible de penser que c’est d’un gouvernement dans le cadre d’un état et dispositif créé par la bourgeoisie qu’on change les choses

Si tu rajoutes

Dans la cadre du système tel qu’il est (par en haut, pas démocratique), va donc faire des lois qui réellement passent le pouvoir aux travailleurs et tu verras qui gouvernes vraiment , si tu n’as pas pris la précaution de doter d’un réel pouvoir les travailleurs par leurs organisations et pas par les isoloirs.

......................alors il faut carrement expliquer que , faute d’une situation qui assurera aux travailleurs "un réel pouvoir par leurs organisations et pas par les isoloirs .".se déplacer pour donner sa voix à quelqu’ homme politique que ce soit-y compris le candidat du NPA..- cela ne servira pas à une quelconque modification des règles de vie en "commun", puisque l’intérêt du plus grand nombre sera forcèment mis aux oubliettes. !

A ce moment là, ce préalable n’étant pas , éventuellement devenu un fait, l’abstention ou plutôt l’affirmation du DENI de démocratie que constitueront ces élections rendra obligatoire un acte militant de désertion de ce qui serait la participation à sa propre exploitation.

.
Dans ce cas, des gens comme nous, en réseaux, en audace ont un joker : ils choisissent de prendre les institutions de front et se préparent à recueillir 500 signatures pour un chômeur de CONTI, pour la Louve ou pour le doyen des casse c...es de BC..

(Oui, toi, j’ai pas entièrement confiance...Copas....Surtout pur me trouver un truc lucratif et me faire avoir la légion ..donneur.....-de leçons- diront des médisants..)

 :)))

Dès lors, on rentre bille en tête dans un combat politique qui vise à dire aux travailleurs

" Nous n’avons pas encore les OUTILS organisationnels nous permettant des conquêtes de pouvoirs , tant d’ailleurs dans la Cité, l’entreprise que l’appareil d’Etat nous allons conjuguer NOS luttes à l’attaque AUSSI visant ce que représente comme outil d’exploitation tant le "pouvoir"..monarchique du patronat , que celui , totalement antidémocratique ,de l’Etat

Personnellement, je n’ai aucun apriori pour ce qui sera de nature à renforcer la lutte, ce qui suppose que les faits toujours tétus, la réalité vécue, le niveau des consciences permette que cet engagement révolutionnaire soit de masse...

Sinon et quitte e à passer pour un convalescent dans ma "dépécéisation.". , je crois que nous devons articuler nos participations à toutes les mobilisations, en expliquant franchement que sans Parti rompant avec l’existant de cette"gauche" que je te laisse classer en trois grandes familles (c’est pas mon analyse mais c’est ultra secondaire) , sans ce qui s’apparente aux Soviets -et pourquoi pas- quel que soit le gouvernement en 2012, la lutte devra se hisser à un niveau inégalé à ce jour..

Mais là ou je suis en désaccord avec toi, Copas, c’est que moi je ne leur dis pas "dans ce cas vous n’avez rien à attendre parce la chambre élue l’aura été sans que votre FORCe permette des avancées s décisives

Parce que là, même si tu as raison -(je n’en suis pas du tout persuadé) je suis par contre certain d’une chose :

La lutte de classes s’essoufflera.

Parce que le besoin de perspective est -on peut le regretter- plus présent comme handicap à la mobilisation que le besoin de comprendre que d’ABORD, il faut le"gourdin" dont tu parles ..

Je ne sais pas si ça précise mon point de vue mais je crois que par contre et dans le respect mutuel ; nous sommes en divergence..

Ce qui a le mérite de confirmer qu’il y a URGENCE à ce que la question de l’ORGA soit posée mais bien entendu u sans mettre la charrue avant les boeufs : en mettant à plat les questions du PROJET COMMUNISTE....des "contours "du processus et de la stratégie.Et, "dedans", la notion de possibles ou pas contrats de gouvernance dan slesquels les masses soient pour la première fois de l’Histoire un fournisseur à cent mille têtes de réponses collectives sur TOUS les TERRAINS de la lutte de classe. Tant dans la rue que dans les institutions...

Fraternellement

alain



RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
16 septembre 2010 - 19h07 - Posté par

A pres un siecle de lutte toujours mise à laremorque des elections en vue d’un participation au pouvoir d’état,le bilan n’est pas trés reluisant.

C’est bien la (re)construction de nos orgas de lutte de classe,du développement de nos luttes en parrallele avec et en phase montante avec cette construction qui va déclencher aussi la possibilité de ’irruption de la classe exploitéeen trant que classe dominate jusqu’àl’exercice de SON pouvoir en tout lieu y compris l’état.(pour en finir avec lui )

Cependant SANS ces outils sine qua non,sans lutte,sans mobilisation consciente durable ,l’exercice du pouvoir sera un echec parceque la bourgeoisie sait se servir de tous les pouvoirs restant et possédera encore des moyens considérables.

l’histoire donne des exemples de tout,ainsi quan dtu dis AC :

""
Je fais quand même remarquer à mon ami Copas..que les occupations d’usine ont été massives et déterminantes..parce que la droite venait d’être mise en minorité tant au Parlement que dans les urnes et qu’un programme de soutien aux revendications était la plateforme d’une victoire électorale que BLUM , bien sur, n’aurait jamais traduit en conquêtes sociales si , comme Tonton ou Jospin l’état de grâce avait succédé à une victoire des urnes(Au passage rappelons qu’en 97 c’est la DROITE qui est majoritaire dans les urnes et minoritaire àl’assemblée..miracle des institutions sans proportionnelle..)
""

on peut remarquer qu’en 1968 c’est pendant un pouvoir de droite que les luttes furent massives et déterminantes.
et qu’il n’y avait pas de programme de soutien.

le fait décisif dans les deux cas c’est non pas l a présence d’un gouvernement "ami" mais bien la révolte massive et durable des salariés.

cependant loin de moi l’idée de déserter le terrain electoral parceque nous avons en tant qu’exploités eu trop de mal àobtenir ce droit de vote,et qu’une sociéte socialiste y aura aussi recours avec d’autre moments démocratiques autre que les elections .

combien d’abstentions depuis plus de 20ans ?
il ya bien usure de cette pratique et aussi prise de conscince de son inéficacité
parmi les prolos.
il eet trés difficile d’admettre que c’est assez secondaire d’envoyer des élus et des ministres SI en même temps les travailleurs et leur orgas restent l’arme au pied.

et que donc s’investir trop dans les elections comme le fit une partie du npa est contreproductif .

un point important dont on ne palre pas à tort
si on reprend l’hsitoire du chili ,une leçon doit être tirée : _ :
Des le début d’une montée en puissance des luttes et des organes de double pouvoirs de notre classe,lors d’une phase de secousse sociale majeuer à caractére révolutionnaire, ilfaudra désarmér la probable contre révolution.
Meme si l’engagement est massif des orgas et des salariés.

quand ce sera ? on ne sait pas mais y penser avant est une garantie de plus.

ne soyons pas naif mêm avec 75 % de la population acquise au changement révolutionnaire,la classe bougeoise tentera tout.


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
17 septembre 2010 - 07h53 - Posté par Copas

Un petit mot sur les élections, dans le système tel qu’il est, le gouvernement, etc.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas participer aux élections, ni s’en désintéresser, ni appuyer même le diable contre un autre diable, mais que c’est affaire d’opportunité et d’estimation des illusions de la classe exploitée là dessus.

Une élection, même d’une gauche boiteuse, peut servir de détonateur à une explosion sociale, ce fut le cas de la victoire électorale de 36 (et non du gouvernement qui avait d’abord commencé par leur envoyer les flics et ne voulait pas de ce mouvement). Mais 1936, ça a commencé bien avant...

Mais il est distinct de considérer une élection comme un détonateur dans quelques cas, tout autant que la révolte étudiante de 68 fut un détonateur pour 10 millions de grévistes, et penser qu’on change les choses par là , car alors on s’aperçoit que la gauche électoraliste cherchera alors à plier la volonté populaire, donc le mouvement social, aux positions gouvernementales .

Ce fut le cas de 1981 où la pression fut énorme pour ne pas gêner nos camarades au gouvernement (on voit ensuite ce que ça a donné).


RETRAITES - "LA GAUCHE", LE PS, LES COMMUNISTES : SE SERVIR DU PROLETARIAT OU SERVIR AU PROLETARIAT ?
17 septembre 2010 - 05h22 - Posté par MCoco Le Rebelle Médocain

J’ai beaucoup apprécié cet article et si je ne suis pas en total accord sur quelques points, je trouve qu’il a le mérite d’ouvrir un débat et en tout cas d’y apporter des éléments intéressants et des vérités qui doivent être connues.

Il semble que dans ce débat, plein d’intérêt en tout cas pour la suite de l’histoire du prolètariat, quelques éléments, bien que sous entendus, soient absents.

Le premier est que l’être humain n’est pas « parfait » et que certains laissent se développer
les « défauts » des autres pour pouvoir profiter des leurs.

Les règles mises en place par le capital lui-même ne sont pas appliquées à tous et celles arrachées par la lutte sont constamment remises en cause par les uns et par les autres.

C’est effectivement le problème des ROMS et celui de la retraite qui servent de détonateur aujourd’hui mais le reste va suivre et c’est au capital qu’il convient de s’attaquer si l’on ne veut pas que précarité et misère nous contraignent à la seule survie, celle qui conduit à la mort.

Dans le salariat, que chaque communiste devrait combattre on assiste à des pratiques de plus en plus aberrantes, cela va de la course aux objectifs à la part variable du salaire , tout est fait pour développer l’individualisme ;
Et çà marche !!! Je ne m’atarderais pas sur les délocalistions et les licenciements massifs qui contribuent largement au développement de la précarité et du chômage . Ce dernier ayant bien entendu des répercussions sur le financement de nos caisses de retraites par répartition.

On renvoie des hommes dans « leurs pays » pendant que les lois du capital tendent à la mondialisation de la finance et des échanges de marchandises et que cette même loi n’hésite pas à délocaliser des entreprises et des salariés au nom du profit. Où est la logique ?

C’est donc bien du système capitaliste qu’il s’agit et tant que l’on n’aura pas réglé ce fleau, le peuple ne vivra pas , mais je préche là des convaincus.Le souci étant de savoir comment avec des partis de "gauche" qui ont plutôt tendance à se servir du prolétariat qu’à le servir on va faire pour s’en sortir ?

j’ai là quelques difficultés à croire que dans cette politique politicarde et de sommet,qu’elle émane de la droite pure, celle du capital ou la gauche de droite, celle du centre ou la gôôôche de gôôôche comme y fait allusion un des camarades, Le terme de gauche puisse s’appliquer à un parti.

J’ai quelques difficultés à croire qu’un parti quel qu’il soit aujourd’hui ne se serve pas effectivement du prolétariat pour en arriver à ses fins.

Je suis même persuadé que le prêt à penser est une des armes redoutable de la lutte des places pratiquée par l’ensemble des Directions de partis qu’ils soit de droite ou de ???????
La maladie du capital a fait des adeptes dans les rangs de nos chefs et ils ne sont pas prêts sauf luttes de nous laisser les clefs du coffre.

Les tintins enfin les pesos et la notoriété ça tourne la tête et le reste, avec le financement des partis et les petits à coté ça en fait réfléchir quelques uns et il va bien falloir y remédier s’ils veulent redevenir crédibles et lutter contre l’abstention à laquelle je suis moi-même contraint aujourd’hui faute de confiance.
Et pourtant à la base on rame de toutes nos forces, enfin celles qui restent pour essayer de faire décoler le communisme, enfin l’équité, la justice et la paix.

J’ai quelques difficultés aussi à utiliser le terme de gauche en politique, tant la politique que l’on n’y pratique est déconnectée des besoins réels, tant l’ensemble des partis qui sont sensés la constituer et ils ne devraient pas être légions ont fermé leurs portes à la participation réelle du prolétariat à gérer ses propres affaires, tant on est loin d’une démocratie syndicale, ouvrière et citoyenne. Tant on a remplacé la fraternité par les calculettes.

Et pourtant la précarité, la misère, le malheur existe bien dans cette société gérée en quasi-totalité par le capital, le prolétariat n’a pas disparu, l’exploitation de l’homme par l’homme est de plus en plus aigue et chronique à la fois, la baisse tendancielle du taux de profit fait des ravages dans la classe ouvrière et de mon humble avis il me semble que les seuls combattants légitimes contre ce mal reste la base : le Peuple.

Le compliqué dans tout cela ou tout au moins le frein, c’est que les structures organisées qui devraient être en mesure de lancer une « offensive »(je mets entre guillemet parce que je milite encore au mouvement de la paix). Une « offensive » immédiate donc, avec le prolétariat enfin avec la classe qu’ils sont sensés représentés, assistés, défendre, je ne sais quel est le terme à employer tellement notre vocabulaire est riche et que les pauvres trinquent.

Ces organisations n’y sont pas prêtes et surtout ne semblent pas avoir envie de l’être et pour cause, je ne vais pas recommencer la lutte des places.

Le simple, mais je ne prétend pas avoir raison, et ce n’est pas si simple que cela, ce serait de repartir à zéro, non pas de faire table rase mais en se servant des erreurs du passé, pas pour les refaire, plutôt pour essayer d’y remédier en sachant tout de même que l’être humain s’il à de nombreux défauts a aussi de nombreuses qualités.

Partons des richesses existantes, des capacités, des savoir faire, utilisons les partis qui se disent avec nous et qui aujourd’hui se servent de nous, en maintenant la lutte pour que demain le parti ou l’organisation que nous mettrons en place nous servent à nous organiser, à vivre tout simplement, collectivement et en toute fraternité sur notre jardin : La Terre.

Non je rêve !!! il est vrai que c’est un peu l’heure, en attendant pour l’instant on est en plein leurre , et si effectivement la question de qui doit servir qui ne devrait pas se poser , elle mérite dans la situation actuelle que l’on remette les choses en place et en tout cas le train dans le sens de la marche.

Je remercie mon grand- père d’avoir participé à la lutte ainsi que tous les camarades qui la poursuivent. Je remercie Elodie d’avoir ouvert ce débat, je remercie …

Non ni César ni tribun
Solo el pueblo unido

Bon à tchao c’est l’heure de mes gouttes, sorry si j’ai été parfois hors sujet le bonjour à Méluche et au facteur si vous les voyez à la manif (ils y seront) et au 23 dans la rue, c’est peut être la pression qui fera changer les uns et les autres en tout cas le débat et la lutte pourront s’y poursuivre avec la base. J’ai sûrement oublié l’essentiel mais le sommeil en est le principal responsable !!! Excusez aussi les fautes d’orthographe mais mon niveau scolaire est en adéquation avec les moyens financiers qu’avaient mes parents.

Amitiés

M Coco Le Rebelle Médocain






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