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Le spécisme par l’absurde !

par LEUR VIE NE NOUS APPARTIENT PAS

Publie le samedi 15 mars 2014 par LEUR VIE NE NOUS APPARTIENT PAS - Open-Publishing
19 commentaires

Christian Delarue est un ex-responsable du MRAP, il écrit sur le site "Amitié entre les peuples", c’est dire si ce monsieur rejette avec force et vigueur le racisme comme nous !

Mais Christian Delarue est comme ces enfants qui excellent à faire des divisions et buttent lamentablement quand elles sont à virgule.

Le racisme est une discriminiation, le spécisme aussi...Il demande juste de réfléchir un peu plus et d’ouvrir son coeur à ce qui n’est pas forcément humain !

Ses écrits justifient un spéciste bon enfant, paternaliste, mielleux et faussement intentionné. On veut le beurre et l’argent du beurre !! Autrement dit, manger des animaux et soulager sa conscience...Ben oui, même si les animaux ne sont pas des humains (il a beaucoup étudié !!) et ben ils peuvent souffrir mais qu’importe, notre caprice pour manger de la viande est quand même bien fort que notre empathie pour ces victimes forcément innocentes !

Donc notre ami Delarue a cru bon de se justifier en écrivant un monument d’absurdité pour justifier son spéciste que nous vous donnons à lire ici : préparez vos mouchoirs parce qu’il y a un humour très fin !
http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article3616

Nous avons copier/coller les extraits les plus pertinents :
"Les animaux sont des êtres vivants, pas des êtres humains.
Un animal n’est pas un légume mais une espèce vivante et sensible, rien de plus. Il n’appartient pas à l’espèce humaine. Il ne peut donc revendiquer le droit à la vie comme chez les humains, droit qui n’est d’ailleurs pas absolu chez les humains (fin de vie, IVG). C’est sans doute la raison pour laquelle les humains mangent les animaux depuis des siècles.
Par contre les humains civilisés, qui font montre de douceur dans les rapports sociaux partout ou c’est possible, ne s’accomodent pas plus de la souffrance animale que de la souffrance humaine. En conséquence ils doivent sérieusement prendre en compte le fait que les animaux sont vivants et souffrent.
On peux les tuer, les manger mais pas les faire souffrir ou du moins les faire souffrir le moins possible.

Donc vouloir imposer le "jamais de viande" c’est un projet totalitaire, car c’est imposer une conception extremiste ! Impensable raisonnablement ! Par contre, vouloir agir pour réduire massivement la consommation de viande c’est penser la transition ! En somme, "un peu de consommation seulement" c’est raisonnable ! et c’est possible !"

Afin de mieux vous faire comprendre l’absurdité des arguments justifiant le spécisme développé par l’ex-responsable du MRAP, nous nous sommes livrés à un petit exercice de style que vous vous laissons découvrir :

"Les immigrés sont des êtres vivants, pas des français.

Un immigré n’est pas un français de souche mais un être humain vivant et sensible, rien de plus. Il n’appartient pas à la communauté française et il ne peut donc revendiquer le droit à vivre en France.

Par contre les français civilisés, qui font montre de douceur dans les rapports sociaux partout ou c’est possible, ne s’accomodent pas plus de la souffrance de l’immigré que de la souffrance du français.

En conséquence, les français doivent sérieusment prendre en compte le fait que les immigrés sont vivants et souffrent.

On peut les arrêter, les parquer dans des centres de rétention, les reconduire à la frontière mais pas les faire souffrir ou du moins les faire souffrir le moins possible.

Donc vouloir imposer le "non racisme", c’est un projet totalitaire, car c’est imposer une conception extremiste ! Impensable raisonnablement !"

Nous tenons à remercier Christian Delarue, grâce à lui, nous pouvons expliquer par un exemple concret ce qu’est le spécisme. Une discrimination qui comme toute les discrimination ont un socle commun.

S’insurger contre le racisme, c’est bien mais défendre le spécisme quand on s’insurge contte le racisme, c’est absurde. Et du coup, Christian Delarue, on écrit des absurdités !
Mais nous avons espoir, après bien des difficultés de compréhension, des enfants arrivent à faire des divisions à virgule !

Messages

  • Le débat sur ce texte est en fait sur le blog médiapart

    Au lieu de citer Darwin j’appelle à la barre Castoriadis :

    Le mode d’être spécifique de l’Homme - Cornelius Castoriadis

    Selon Castoriadis, l’humain se distingue des autres êtres vivants du fait de son « mode d’être » particulier, caractérisé par ce qu’il nomme « l’imagination radicale », celle-ci se rapportant à la psyché humaine et ses spécificités. Ainsi, c’est l’émergence de la psyché qui crée le saut du vivant animal à l’homme : « Comme la plupart des mammifères, comme en tout cas les singes supérieurs, le pré-homme ne pouvait qu’être doté à la fois d’une quasi-socialité « instinctive » et d’un dispositif mental essentiellement ensidique et non réfléchi, les deux fonctionnels : animal social, animal raisonnable. Là n’est pas son propre – pas plus qu’il ne l’est dans les traits foncièrement animaux de l’imitation et de l’apprentissage. Son propre, c’est la destruction que subissent ces deux dispositifs fonctionnels moyennant l’émergence de la psyché au sens strict. »8

    Autrement dit, l’humain se différencie des autres animaux de par ce qu’il appelle la « défonctionnalisation de la psyché humaine  », « sa dérégulation instinctuelle », Castoriadis signifiant par là que la manière dont l’humain se comporte et se crée son monde propre (ses représentations...) n’est pas déterminé une fois pour toute par des instincts ou plus généralement par son organisation biologique. C’est en ce sens que Castoriadis parle "d’imagination radicale" pour ce qui concerne l’humain, celle-ci se rapportant à sa faculté de créer du sens de manière ni prédéterminée ni entièrement finalisée.

    Cette défonctionnalisation de « l’imagination » humaine, et donc en l’occurrence du fonctionnement de sa psyché, Castoriadis en rapporte différents aspects. Tout d’abord, cette « défonctionnalisation des processus psychiques relativement au substrat biologique de l’être humain »9, autrement dit le fait que son fonctionnement n’est pas « asservi à une finalité qui concernerait le substrat biologique »10 se manifeste dans le phénomène du suicide, qui indique clairement qu’elle n’est pas entièrement soumise à un instinct de conservation de soi.

    Ensuite, cette défonctionnalisation se rapporte à la capacité de l’humain à éprouver du plaisir non pas seulement par la sensation, mais aussi et surtout par le biais de ses représentations. Ainsi, au-delà du strict « plaisir d’organe », la psyché humaine est capable d’investir comme source de plaisir des idées ou plus généralement des « significations imaginaires sociales », et ce à tel point que ce type de plaisir peut prédominer, et prédomine souvent le plaisir d’organe11. Il illustre ce phénomène en prenant notamment l’exemple de la foi religieuse, du patriotisme ou encore de convictions politiques, qui renvoient à des représentations et significations sociales (Dieu, la patrie, la liberté, etc.) pour lesquels la plupart des individus qui les investissent sont capables de se sacrifier en leurs noms, ou, dans le cas de l’ascetisme religieux, de renoncer aux plaisirs sensuels (notons que la croyance religieuse ou le patriotisme se rapportent selon lui à l’hétéronomie, contrairement à l’investissement de l’idée de liberté).

    Ensuite, il y a pour la psyché humaine une labilité de ses investissements psychiques et de ses pulsions (ce qui n’est pas sans rapport avec le « plaisir représentatif »).

    Autrement dit, à la différence des autres animaux, dont il estime que les pulsions (attirance/répulsion...) sont définies de manières rigides, l’humain non seulement n’est pas pré-déterminé à investir comme source de plaisir telle ou telle chose, et de surcroit, les supports de ses plaisirs peuvent évoluer et se transformer au cours de son existence, en plus d’être relatifs aux sociétés dans et par lesquels ces psychés sont formées comme individus.

    Ces deux derniers aspects de la psyché sont aussi à lier à ce qu’il désigne comme « autonomisation de l’imagination et du flux représentatif/affectif/intentionel »12. Enfin, Castoriadis fait dépendre le potentiel de réflexivité propre à l’humain de ce caractère non-fonctionnel de la psyché humaine13.

    Source :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cornelius_Castoriadis#De_la_psych.C3.A9_.C3.A0_l.E2.80.99individu_socialis.C3.A9

    • Et en quoi, cela peut-il justifier un seul instant notre domination sur les animaux ?

      Un autre lien : http://lvnnapvegan.wix.com/liberation-animale#!reflexion/c112z

    • Que répondez-vous quand on traite un être humain - peu importe lequel - de guenon ou même de mammifère supérieur, celui que Darwin considérait à raison comme cousin éloigné des humains ? Dans la bouche de ce type de racisme (à relent colonial) l’assimilation d’un humain à un cousin éloigné fonctionne bien comme un stigmate, une déchéance de son statut d’humain, une infériorisation ? Vous préconisez de supprimer la distance mais la distance existe réellement.

      Un mammifère supérieur n’est pas si éloigné que le pense les créationnistes et d’autres mais il n’est pas non plus si proche que vous le pensez. Pour ce que j’en sais (mais je ne suis pas spécialiste de ce sujet). En tout cas dans la conscience commune non seulement le cousin ne fait pas parti de la famille humaine mais en plus il sert à avilir les personnes supposément représentées comme proche des primates. Une insulte raciste véritable que l’antiracisme doit combattre !

      Mon article vise à montrer un besoin de transition sur deux points : manger beaucoup moins de viande d’une part, faire beaucoup moins souffrir les animaux. Je comprends que cela soit très insuffisant par rapport à l’absolu anti-spéciste ; que je respecte au demeurant même si je pars pour avancer de l’état de conscience actuel de l’humanité. Car vous êtes très très minoritaires sur ce point. Pour le dire autrement : très en avance ; ce qui suppose alors que l’humanité aille bien dans les décennies à suivre vers une conscience anti-spéciste.

      Puisse alors ce débat y contribuer. Ma compétence pour le mener est modeste.

    • Mais Christian Delarue est comme ces enfants qui excellent à faire des divisions et buttent lamentablement quand elles sont à virgule.

      l’analogie est sympa :)

      je crois que la compréhension de la théorie de l’évolution ou du bien fondé de l’antispécisme ne peut qu’aider ce raciste à relent colonial à ne plus l’être. Que la guenon n’a rien avilissante et que discriminer selon la couleur de peau n’a du sens que dans le choix sa crème solaire !

      La distance existe réellement certe mais qu’elle est-elle ? doit on la prendre en compte et comment ?
      même si elle signifierait(ce n’est pas le cas) une sorte ’’d’infériorité dans l’absolue’’ se qui compte s’est la capacité à souffrir, à ressentir du plaisir etc... car comme vous l’avez souligné nous avons des ’’plaisirs représentatifs’’ pouvant parfois prédominer sur les ’’plaisirs d’organes’’.

      Outre l’assimilation à se que représente une guenon pour ce raciste, cette comparaison avec une guenon est insultante si l’intention est de souligner uniquement une infériorité. Par exemplerelativement à certaines capacités cognitives (dont l’empathie) qui font de nous des homos sapiens et qui représentent nos avantages sélectifs. Si on me dit que je nage comme un dauphin ça n’a rien d’une insulte... Plus généralement ce raciste est aussi spéciste car il semble claire qu’il n’a, en plus, pas compris la théorie de l’évolution : il croit surement que l’homme est plus évolué que la guenon.

      Tout est dans la citation du haut qui incite à prendre conscience d’une certaine relativité afin d’avoir des critères de discriminations plus justes. l’antispéciste ne veut pas supprimer la distance/différence entre 2 espèces seulement la réduire en n’en percevant la complexité et la continuité sous jacente et introduire cette relativité ( ’’à virgule’’) dans nos rapport à l’autre.

    • "Que répondez-vous quand on traite un être humain - peu importe lequel - de guenon ou même de mammifère supérieur, celui que Darwin considérait à raison comme cousin éloigné des humains ? Dans la bouche de ce type de racisme (à relent colonial) l’assimilation d’un humain à un cousin éloigné fonctionne bien comme un stigmate, une déchéance de son statut d’humain, une infériorisation ? Vous préconisez de supprimer la distance mais la distance existe réellement."

      Très intéressante question. Je vois à quoi vous faites allusion ! Je fais parti de ceux qui se sont insurgés quand Madame Taubira a été traitée de guenon comme bon nombre d’antispécistes. D’ailleurs sur ce même sujet, les dictatures nomment par des noms d’animaux les groupes humains qu’elles veulent dominer en les rabaissant au rang d’animaux : porc, chien, rat etc
      C’est ne pas avoir compris l’antispécisme que de penser que nous voulons rabaisser l’homme au niveau de l’animal. Nous ne voulons ni rien rabaisser ni rien augmenter !
      Ainsi, il n’est pas question de supprimer la distance, quelle distance d’ailleurs ? Il y a certes des différences que nous ne nions pas entre un humain et un animal comme il y en a entre un chevreuil et un crocodile par exemple.
      C’est vrai qu’il existe une différence entre l’antiracisme et l’antispécisme.
      En ce qui concerne l’antiracisme, il est bien reconnu, accepté, compris que les capacités cognitives d’un noir sont identiques à celle d’un blanc. Et si une personne x est moins intelligent qu’une personne y, ce n’est pas dû à la couleur de sa peau !
      Pour l’antispécisme, c’est bien différent et nous savons bien que les capacités cognitives des animaux sont bien différentes des notres et à priori moins développées. Elles sont mêmes différentes selon les espèces animales.
      Nous ne prétendons pas vouloir donner des droits "humains" aux animaux (genre droit de vote, aller en fac !!) mais de respecter leurs droits fondamentaux (liberté de mouvement, liberté de vivre selon leurs propres règles etc)
      Parce qu’enfin, qu’ils nous soient inférieurs sur certains (nombreux ?) points en quoi cela est-il un argument pour les dominer, les réduire en esclave comme nous le faisons ?

      "Un mammifère supérieur n’est pas si éloigné que le pense les créationnistes et d’autres mais il n’est pas non plus si proche que vous le pensez. Pour ce que j’en sais (mais je ne suis pas spécialiste de ce sujet). En tout cas dans la conscience commune non seulement le cousin ne fait pas parti de la famille humaine mais en plus il sert à avilir les personnes supposément représentées comme proche des primates. Une insulte raciste véritable que l’antiracisme doit combattre !"

      On parle beaucoup de Darwinisme ici. Sa théorie me plait car il a démontré une homogénité, une relation, des liens entres toutes les espèces animales. Dommage cependant que même si la théorie de Darwin est celle la plus retenue, que nous dominons encore et toujours la nature et les animaux comme le veut la théorie créationniste !
      Donc des relations, des liens existent bien entre les différentes espèces : nous sommes des primates donc aussi des mammifères etc....Il y un lien de parenté entre tous les animaux et comme nous sommes aussi un animal, nous ne sommes pas en dehors de ces liens de parentés.
      La reconnaissance de l’antiracisme a permis une chose (même s’il y a encore beaucoup de choses à faire en ce domaine) : la reconnaissance que tous les humains quelques soient la couleur de leurs peaux appartiennent tous à la même communauté. La communauté ou la famille des humains.
      La reconnaissance de l’antispécisme permettraient à tous les animaux (humains et non-humains) d’appartenir à la même communauté, la même grande famille des terriens ou des animaux dans le respect de la diversité, des compétences, des capacités des uns et des autres et qu’elles qu’en soient les niveaux !

      "Mon article vise à montrer un besoin de transition sur deux points : manger beaucoup moins de viande d’une part, faire beaucoup moins souffrir les animaux. Je comprends que cela soit très insuffisant par rapport à l’absolu anti-spéciste ; que je respecte au demeurant même si je pars pour avancer de l’état de conscience actuel de l’humanité. Car vous êtes très très minoritaires sur ce point. Pour le dire autrement : très en avance ; ce qui suppose alors que l’humanité aille bien dans les décennies à suivre vers une conscience anti-spéciste."

      Oui, nous avons bien conscience que nous sommes très minoritaires. J’ai parfois du mal à comprendre qu’un militant antiraciste puisse opérer un blocage sur cette question.
      J’ai été militant antiraciste et quand on a évoqué l’antispécisme avec moi, cela m’a paru comme une évidence. Il n’y a pas d’argument pour justifier le racisme et pourtant des antiracistes sincères se servent des mêmes arguments fallacieux pour justifier le spécisme.
      Peut-être le fait que j’étais déjà investi dans la cause animale me permet de mieux comprendre la chose ? Parce que je n’ai pas du tout mais alors pas du tout l’intention de me croire supérieur à d’autres parce que l’antispécisme me semble une évidence !

      "Puisse alors ce débat y contribuer. Ma compétence pour le mener est modeste."
      Merci d’avoir participé à ce débat et dans l’espoir qu’il en fera réfléchir quelques-uns !

    • J’aurais sincèrement trouvé un réel intérêt à ces échanges si je n’avais lu ceci :

      manger beaucoup moins de viande d’une part, faire beaucoup moins souffrir les animaux.

      Il est vrai qu’à la vitesse ou le CAPITAL détruit l’espèce humaine..ceux qui ne peuvent plus acheter un steack à leurs gosses dès le 5 du mois...participent modestement à vos préoccupations.

    • De la viande, en manger sobrement, pas nécessairement abstinence totale !
      Riches c’est moins, les pauvres c’est plus.
      Encore que l’on puisse trouver une alternative à la viande !

  • Le risque d’absolutisme se nicherait plutôt ici dans la tentative de justifier - et du coup de manière non susceptible de contradiction - des choix politiques par des "données objectives", comme on dit - bref des transcendances, biologisantes dans ce cas ci, qui imposeraient "par elle-mêmes" tel ou tel type de régime de prise en compte. Sauf qu’un peu d’épistémologie historique incite souvent à penser que les époques et les modes de socialisation qu’elles privilégient engendrent la connaissance qui leur convient et renforce leur légitimité. Ainsi du darwinisme, qui colle admirablement à un monde basé sur l’appropriation concurrentielle - et a effectivement servi de caution à toute une part de l’eugénisme et du racisme (on peut lire à ce sujet les ouvrages documentés d’andré Pichot).

    Dans la dispute humanisme versus animalisme, on peut trouver de chaque côté, si on s’en tient à chercher de ces "raisons incontournables", autant de justifications qu’on en voudra, que ce soit pour la spécificité humaine ou pour la communauté des êtres sensibles. Cela ne laisse finalement en rade qu’une grande question : les options politiques et sociales sont elles des conséquences bloquées à l’avance de vérités absolues à découvrir, ce qui est plutôt religieux et ouvre effectivement la porte aux absolutismes ; où relève-t’elle de volontés et de choix, si appuyées par des analyses, des critiques, des expériences soient-elles ?

    En ce dernier cas, asséner des données comme autojustifiantes ne mène pas bien loin dans le réel. C’est d’ailleurs une des raisons de la faillite fréquente des prêches et des prônes ultracohérents dans leur discours - mais cela est tout.

    • Il ne faut pas confondre le Darwin parlant des animaux et celui parlant des êtres humains. Chez les humains il y a une sélection des instincts sociaux, anti-sélectifs et pro-solidaires ie civilisés.

      Epistémologie, anthropologie, effet réversif, civilisation : Lire Patrick TORT, spécialiste de Darwin.

    • j’approuve votre externalisme( peut être pas dans sa version ’’hard’’ bien que j’ai un doute) et l’importance des rapports de force dans la détermination non négligeable des ’’connaissances’’. La prises de consciences de ces déterminismes (naturelles et surtout culturelles) sont nécéssaires afin de pouvoir prédire et in fine prescrire. Car ne l’oubliont pas, bien que dissimuler, ces rapport de forces produisant tels dominants et tels dominés sont bien arbitraire. Face au darwinisme il y a Darwin et la théorie de l’évolution qui est bien plus subversive et bien plus justifiée scientifiquement (en tant que méthodologie efficace d’un point de vue instrumentaliste et pas réaliste).

    • On tend semble-t-il vers un "externalisme aménagé"

      Deux écoles de pensée en épistémologie et dépassement vers "externalisme aménagé" .

      Source : "Le darwinisme social en France (1859-1918) - Chapitre 2. Le darwinisme social : un objet historique difficilement identifiable ? - CNRS ÉditionsRetour ligne automatique

      lien : http://books.openedition.org/editionscnrs/1702?lang=fr

      Globalement, deux écoles de pensée s’affrontent en histoire des sciences :

      Les partisans d’une histoire « internaliste » des sciences ou d’une histoire traditionnelle, et il faut bien le dire datée, pour qui l’évolution d’une discipline ne peut être comprise que de l’intérieur du champ disciplinaire et à partir de ses problèmes internes et spécifiques. En France, Alexandre Koyré fut par le passé un représentant offensif de cette thèse de l’autonomie de la logique scientifique. « La science, écrit-il, celle de notre époque comme celle des Grecs, est essentiellement « theoria », recherche de la vérité, et [...] c’est seulement en fonction de ses propres problèmes, de sa propre histoire qu’elle peut être comprise par les historiens. » (Koyré : 1966, p. 360)

      Le second courant de pensée, plus contemporain, est favorable à une histoire « externaliste » des sciences et s’oppose à la surestimation des facteurs intellectuels dans l’évaluation des progrès scientfiques. Il considère que la logique interne du progrès scientifique est sans cesse défiée et fécondée par un savoir technique tributaire d’un système technique lequel subit les pressions du système social, économique et politique. Des historiens des sciences et des techniques comme Bertrand Gille (1978, pp. 37-38, 1119-1120) ou François Caron (1985, p. 157) préfèrent développer l’idée d’un progrès scientifique fruit des interrelations complexes entre un système scientifique, un système technique et le contexte culturel, économique, social et politique.

    • Si on me dit que je nage comme un dauphin ça n’a rien d’une insulte... Fort juste.

      Mais il pourrait en être de même pour la guenon qui dispose de moeurs libres. On la dit libertine, ce qui n’est guère connu. Elle n’est donc guère psycho-rigide dans son mode de vie !

      On répliquera que les humains ont institué le mariage et la fidélité, institutions lourdes compensées tardivement par le divorce et pas la relativisation encore plus récente et très circonscrite du caractère "faute mineure" de la tromperie . Il faudrait étudier en quoi les animaux sont (ou on) fidèles à leur façon. Comment ils se quittent, avec quelles rites ?

      La guenon est libertine. Les femelles chimpanzés s’unissent aux mâles de groupes rivaux.- Libération

    • Désolé mais je n’ai pas compris grand chose, si vous pouviez être plus clair, merci !
      Sinon la théorie de l’évolution de Darwin est une chose, l’antispécisme une autre (je ne dis pas que le Darwinisme n’a aucune valeur) et c’est s’embrouiller que de mélanger les deux , il me semble !

    • Sans la théorie de l’évolution l’Humain et son narcissisme serait tenté de penser qu’il est superieur aux animaux au point que ces derniers soient insignifiant, incapable de ressentir de la souffrance etc. Ou que cette souffrance n’est pas comme nous et par conséquent insignifiante. parfois un autre vocabulaire est d’ailleurs employé (viol que pour les humains etc) afin de créer plus de séparation entre eux et nous, l’humain (ie homo sapiens) va dissimuler la dialectique culture/nature (construction sociale de la nature, sophisme naturaliste, culturalisme etc). la théorie de l’évolution permet de faire le lien et aide ainsi de determiner quand cette séparation entre "l’homme" et "l’animal" est approprié.

      Pour ressentir se que l’autre ressent (empathie) il faut réussir à percevoir la complexité des déterminmes afin de diminuer le biais egocentrique.
        L’autres n’est pas nous : ma conception de la souffrance n’est pas assez complexe pour pouvoir être relativisé et transposé à cette autre.
       L’autre est exactement comme nous : là encore la relativité n’est pas perçu. par exemple, il faut comprendre que ""l’enfant"" a ces spécificités pour lui accorder des droits etc...(adultocentrisme)

    • Concernant Darwin, j’aime à retenir qu’il a démontré un lien entre toutes les différentes espèces animales, créant ainsi une unité plus propice à comprendre l’antispécisme.

      Par contre, le terme de théorie de l’évolution me laisse perplexe. Toutes les espèces animales vivant encore aujourd’hui ont dû s’adapter aux modifications de leur milieu. Et celles qui n’ont pas pu ont disparu.
      Parmi les espèces qui a su s’adapter, il y a l’humain, mais il ne s’est pas mieux ou pas moins adapté qu’une autre espèce. El plaçant l’homme au-dessus de l’évolution, on donne l’impression que nous sommes les premiers de la classe !
      D’ailleurs, si nous devions connaître à nouveau une période glaciaire après avoir épuisé les ressources pour nous chauffer, je ne suis pas sûr que l’on s’en sortirait aussi aisément que nos anciens ou bien à des animaux qui n’ont pas l’habitude de notre confort douillet. Et l’homme si supérieur, si parfait, englué dans son capitalisme, dans ses sources de profits risque bien de finir congeler !

      Sinon, je suis d’accord avec toi !

    • Les bases génétiques de l’évolution humaine

      Aucun élément du patrimoine génétique humain n’est spécifiquement propre à notre espèce. Nos gènes, nos chromosomes, nos cellules et nos ADN sont les mêmes que ceux des autres êtres vivants, d’autant plus partagés que ces derniers sont nos plus proches parents. Ces comparaisons nous obligent à une grande modestie quant a la spécificité humaine, qui réside ailleurs. Si elles ont des conséquences en matière d’éthique, notre société ne semble pas en être consciente. A un autre niveau, la variation des gènes entre individus et leurs diverses fréquences entre populations nous permet de reconstituer, de plus en plus précisément, l’histoire de nos ancêtres et la façon dont ils ont réparti leurs gênes à la surface de la planète au cours des mille derniers siècles. Des résultats fondamentaux, tant pour notre curiosité que pour des problèmes touchant à la santé publique, en sont attendus.

      Video université de tous les savoirs

      présentation pédagogique de André Langaney

    • Les trois blessures narcissiques (texte de Freud)

      Après Copernic , puis Darwin, Freud est amené à infliger à l’humanité sa troisième « blessure narcissique » : « Dans le cours des siècles, la science a infligé à l’égoïsme naïf de l’humanité deux graves démentis.

       La première fois, ce fut lorsqu’elle a montré que la terre, loin d’être le centre de l’univers, ne forme qu’une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine (1ait déjà annoncé quelque chose de semblable.

       Le second démenti fut infligé à l’humanité par la recherche biologique, lorsqu’elle a réduit à rien les prétentions de l’homme à une place privilégiée dans l’ordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant l’indestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution s’est accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace’ et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains.

       Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu’il n’est seulement pas maître dans sa propre maison, qu’il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique.

      http://lewebpedagogique.com/philosophie-bac/les-trois-blessures-narcissiques-texte-de-freud/

    • ▶ Catherine Vidal décortique le "déterminisme biologique" - Vidéo Dailymotion

      http://www.dailymotion.com/video/xsb9xo_catherine-vidal-decortique-le-determinisme-biologique_news

      Il n’y a pas que la question du genre mais aussi la différence entre être humain et animal

    • La critique de la finalité et des "plans établis" (téléologie) : la réponse matérialiste de NI Boukharine

      Une réponse à Aristote, aux critiques de Darwin (Gilson plus tard).

      Si nous parlons de la finalité comme d’un principe universel, c’est-à-dire si nous étudions la conception suivant laquelle tout est soumis à des buts déterminés, il n’est pas difficile de comprendre toute la sottise d’une telle téléologie. En effet, qu’est-ce que le but ? La conception du « but » présuppose l’existence de quelqu’un qui se pose ce but comme tel, c’est-à-dire d’une façon consciente. Un but ne peut exister sans celui qui l’envisage. Une pierre ne se pose aucun but, pas plus que le soleil, ou une planète, ou le système solaire tout entier, ou la voie lactée, Le but est une conception qui ne peut être appliquée qu’aux êtres vivants et conscients ayant leurs désirs, faisant de ces désirs un but et tendant à les satisfaire (c’est-à-dire à se « rapprocher » de ce « but »).

      http://www.marxists.org/francais/boukharine/works/1921/nbsocio_09.htm