Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

La conquête du pouvoir des fascistes en Italie
de : md
vendredi 17 octobre 2014 - 17h56 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire

Mussolini et la Marche sur Rome

Il existe un mythe largement répandu. Mussolini et les fascistes italiens se seraient emparés du pouvoir en 1922 après que 100 000 chemises noires aient marché sur Rome. La réalité est bien différente.

Au cours de l’année 1922, les squadristi passent du saccage et de l’incendie des permanences socialistes locales à l’occupation par la force de villes entières sans que les autorités ne s’y opposent sérieusement (Fiume en mars, Bologne en mai, Ravenne en juillet, Trente début octobre). Les fascistes offrent l’avantage de nettoyer les villes qu’ils occupent en écrasant les grèves et en réduisant à néant la présence des rouges. Début octobre 1922, les chemises noires ont acquis un tel élan qu’il semble que Rome soit la prochaine à tomber. Le 24 octobre 1922, Mussolini donne l’ordre aux squadristi de converger vers Rome.

Le gouvernement italien est très mal préparé pour faire face à ce défi. Une crise politique profonde frappe l’Italie. Depuis 1919, la droite (1/3 des députés) gouverne sans disposer d’une majorité au Parlement. De plus, elle est traversée par des dissensions internes. Elle doit composer avec le centre (1/3 des députés) qui est représenté par le Parti populaire italien, un parti démocrate-chrétien. Le dernier tiers des députés est socialiste. Les socialistes sont divisés au sujet de la question réforme ou révolution. En 1921, la droite a formé une éphémère coalition avec Mussolini pour disposer d’une majorité parlementaire en se passant des députés du PPI et pour domestiquer les fascistes tout en profitant de leur dynamisme politique. En octobre 1922, le premier ministre est Luigi Facta, un homme de droite modéré. Son gouvernement a perdu la majorité en juillet 1922 et depuis, il se contente d’expédier les affaires courantes en attendant de nouvelles élections législatives.

Dans ce contexte de chaos politique, Facta n’en prit pas moins des mesures énergiques pour contrer la marche des chemises noires sur Rome. La police arrête les trains qui transportent 20 000 squadristi. Toutefois, environ 9 000 d’entre eux réussissent à échapper aux policiers et ils se présentent aux portes de Rome le 28 octobre. Ils sont mal armés, habillés de costumes improvisés, ils manquent d’eau et de nourriture et ils tournent en rond dans la ville sous une pluie battante. « Que ce soit dans l’Histoire ancienne ou contemporaine, il n’y eu pratiquement jamais de tentative pour s’emparer de Rome qui n’échouât aussi lamentablement dès son début » selon les mots de l’historien allemand Martin Broszat.

Facta demande au roi Victor Emmanuel III de signer la loi martiale pour réprimer les 9 000 fascistes présents dans les rue de la capitale. L’Italie est une monarchie parlementaire. Le roi posséde une partie du pouvoir exécutif et il nomme le chef du gouvernement. Le roi refuse de signer la loi martiale, il congédie Facta et il propose le poste de premier ministre au parvenu du jour, Mussolini. Celui-ci n’a pas participé à la Marche sur Rome. Il est resté à Milan pour observer la tournure des évènements. Le futur Duce arrive fièrement à Rome le 30 octobre 1922.

Victor Emmanuel III n’a pas signé la loi martiale car il a craint que les soldats et les policiers ne fraternisent avec les chemises noires. Ensuite, il a proposé le poste de premier minitsre à Mussolini dans l’espoir de mettre un terme à la crise politique. Ses choix sont appuyés par la droite conservatrice qui espére gouverner avec les fascistes tout en les contrôlant.

Finalement, les fascistes ne s’emparent pas du pouvoir en Italie. Ils ont été porté aux pouvoirs par les élites conservatrices. La Marche sur Rome est un gigantesque coup de bluff réussi au point qu’elle est restée « la prise du pouvoir par Mussolini » dans l’imaginiaire d’une grande partie de l’opinion publique. Les complicités des conservateurs

Les fascistes italiens n’ont remporté que 35 sièges sur 535 lors de la seule élection parlementaire libre à laquelle ils ont participé, le 15 mai 1921. À l’inverse, Mussolini n’arrive pas au pouvoir par un coup d’État. Il ne s’empare pas du pouvoir par la force même s’il l’utilise avant d’être au pouvoir dans le but de destabiliser le régime politique existant puis une fois au pouvoir afin de transformer son gouvernement en dicature. Mussolini est invité à occuper le poste de chef du gouvernement par un chef d’État dans l’exercice de ses fonctions, le roi Victor Emmanuel III. Le chemin du pouvoir pour le fascisme est toujours passé par la coopération avec les élites conservatrices.

Une fois que les fascistes ont acquis trop d’importance pour être ignorés, les dirigeants conservateurs doivent décider s’il vaut mieux coopter le fascisme ou prendre les moyens de le marginaliser. En Italie, si quelques préfets ont tenté de réfréner les désordres fascistes, les dirigants nationaux ont préféré tenter de le transformer.

Les complicités conservatrices dans l’arrivée du fascisme au pouvoir en Italie sont de plusieurs ordres. En premier lieu, il y a la tolérance des violences fascistes contre la gauche. Les squadristi de Mussolini auraient été impuissants si la police et l’armée italiennes n’avaient pas fermé les yeux, quand elles ne leur apportaient pas carrément leur aide. Deuxième geste de complicité, le fait d’accorder de la respectabilité au fascisme en l’incluant dans une coalition électorale en mai 1921. Troisièmement, Mussolini reçut une importante assistance financière de la part de hauts fonctionnaires, de dirigeants militaires, de grands propriétaires terriens et de grands industriels.

Ces complicités s’expliquent aisément. Un mouvement fasciste fort offre de préciseuses ressources à une élite ne sachant plus à quel saint se vouer. Il dispose en particulier d’une quantité suffisante de partisans pour permettre aux conservateurs de constituer une majorité parlementaire capable de prendre des décisions vigoureuses, sans avoir besoin de faire appel au soutien inacceptable de la gauche. De plus, il offre des visages nouveaux et plus jeunes à une opinion publique lassée d’un establishment vieillissant. Les fascistes apportent une fontaine de jouvence aux conservateurs. Aussi, ils ont trouvé la formule magique pour détacher les ouvriers du marxisme. Depuis le temps que Marx avait affirmé que les travailleurs n’avaient pas de patrie, les conservateurs avaient été incapables de trouver un moyen de le refuter. Grâce aux fascistes, la nation allait être plus forte que la classe. Pour finir, les fascistes sont un moyen de mettre un terme au climat de désordre économique et social créée par la gauche dans les usines et dans les exploitations agricoles.

Nous avons déjà noté que les fascistes arrivent au pouvoir dans un contexte de crise politique intense. Ils arrivent au pouvoir dans un contexte général de crise post Première guerre mondiale en Italie. Dans cette situation, la gauche révolutionnaire est en croissance rapide. Il est essentiel de rappeler à quel point paraissait réelle, dans l’Italie de 1921-1922, la possibilité d’une révolution communiste. Le pays venait juste de connaître le biennio rosso (les « deux années rouges »), à la suite des élections de novembre 1919 qui avaient vu le PSI tripler son électorat d’avant guerre et obtenir près d’un tiers des sièges au Parlement. L’élection de maires socialistes dans de nombreuses communes s’est accompagnée de grèves et d’une occupation massive des usines et des terres agricoles. En arrière plan se profilait l’exemple de la Russie.

Dans ce contexte général de crise et de perspective d’une révolution communiste, les conservateurs et toute la bourgeoisie tremblent. Les fascistes deviennent un moindre mal pour résoudre la crise et pour éviter le pire. De plus, les conservateurs sont convaincus qu’ils contrôleront les fascistes. Ce blanc-bec de Mussolini, ex-socialiste devenu agitateur, n’aura pas la moindre idée de ce qu’il faudra faire une fois à son poste. Il sera incapable de gouverner sans le savoir faire des dirigeants conservateurs, expérimentés et cultivés.

La révolution fasciste après la prise du pouvoir

Une fois nommé premier ministre, Mussolini ne dispose en principe que de pouvoirs conférés par la constitution au chef de l’exécutif. Ses pouvoirs sont d’autant plus limités qu’il a à gouverner dans le cadre d’une coalition. Mais le chef fasciste ne va pas tarder à transformer cette situation en dictature déclarée. Achever sa mainmise sur le pouvoir, autrement dit transformer un poste quasi constitutionnel en autorité personnelle illimitée, telle est réellement sa « prise du pouvoir ».

La révolution qu’entame Mussolini après son accession au pouvoir est progressive. Pendant près de deux ans, il paraît réconcilié avec l’idée de gouverner comme un premier ministre légitime, dans une coalition où entrent des conservateurs, des libéraux et quelques Popolari.

Cependant, la base de son mouvement veut une « seconde révolution ». À chaque fois que Mussolini donne l’impression de trop se « normaliser », les squadristi ne manquent pas de lui envoyer un message. Ils manifestent à Turin les 18 et 21 décembre 1923 et assassinent 11 personnes. Si Mussolini essaye parfois de réfréner les ardeures belliqueuses de ses partisans, il lui arrive aussi de trouver leur pression utile pour faire passer des lois au Parlement ou pour faire pression sur les italiens lors des élections.

La période de « normalité » prit fin à la suite d’un incident impliquant les chemises noires. Cet incident est l’assassinat de Giacomo Matteoti, l’éloquent secrétaire de l’aile réformiste du PSI. Le 30 mai 1924, Matteoti présente au Parlement des preuves détaillées de corruption et d’actions illégales de la part des fascistes. Dix jours après, le leader socialiste est enlevé dans une rue de Rome. On retrouve son corps quelques semaines plus tard.

Cet assassinat scandalise la plupart des italiens et même certains conservateurs. À partir de là, une forte opposition, menée par le PSI, exige le départ de Mussoloni du poste de premier ministre. Ce dernier riposte en mettant en mouvement ses milices. Celles-ci terrorisent les membres de l’opposition et attaquent les locaux et les journaux des partis politiques qui demandent le départ de Mussolini. La « Révolution fasciste est en marche » et au cours des années 1926-1927, le Parlement, dominé par les fascistes depuis les élections truquées du 6 avril 1924, vote une série de lois pour le défense de l’Etat qui renforcent les pouvoirs de son administration, remplacent les maires élus par des fonctionnaires nommés, soumettent la presse et la radio à la censure, rétablissent la peine de mort, donnent aux syndicats fascistes le monopole de la représentation ouvrière et prononcent la dissolution de tous les partis, sauf le PNF. Au début de l’année 1927, l’Italie est devenu une dictature fasciste appuyée sur un parti unique. La majorité des conservateurs sont toujours là mais on ne leur demande plus que d’acquiescer et ils acquiescent.

Johan Paris

http://www.npa32.fr/spip/spip.php?a...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
La conquête du pouvoir des fascistes en Italie
20 octobre 2014 - 14h57 - Posté par BZDC

il est étonnant que pas un mot ne soit dit du Parti communiste d’Italie fondée à Livourne en janvier 1921.

A en croire l’article seul le PSI se serait opposé à la montée du fascisme.
Or le PSI ne pouvait s’opposer à la montée de mussolini. Son indécrottable réformisme, pacifisme et légalisme ne le préparait pas à constituer une opposition efficace contre un mouvement fasciste dont les actions illégales (violences assassinat..) étaient protégees ou minimisées par les forces légales de l’Etat. Les forces legales de l’Etat (police armées administration) étaient déjà contaminées par l’idéologie fasciste et la peur de la révolution.

Reclamer une intervention de l’état bourgeois pour mettre fin aux crimes fascistes étaient donc un non sens et contribuaient de facon particulièrement tragique au renforcement de la confusion des esprits et désarmait le prolétariat italien.

Le fascisme et à la démocratie bourgeoise devait être combattus également par les forces révolutionnaires. Au fascisme et la démocratie ne pouvait s’opposer que les mots d’odre de la révolution communiste , de la dictature du prolétariat et la mobilisation des ouvriers en arme.

Pour lutter efficacement contre le fascisme il ne fallait faire aucune concession à la démocratie parlementaire qui est une autre forme de domination de la bourgeoisie.
Le fascisme et la démocratie en tant que forme de domination bourgeoise se complètent ou se substituent l’une à l’autre suivant les circonstances historiques et
l’intensité de la lutte de classe.

Le fait que la bourgeoisie et une grande partie des forces de droites dans une période révolutionnaire ou de crise sociale de grande ampleur se rallient aux forces paramilitaires fascistes ne doit pas nous surprendre.

Le fait que les forces armées de l’état : polices et militaires (bandes armées du capital pour reprendre engels) au mieux laissent les fascistes réprimer de manière violentes et sanglantes les ouvriers au pire les appuient cela ne doit pas nous surprendre.

L’état aussi démocratique qu’il soit n’incarne pas un appareil "neutre" de Justice (avec un grand J) qui serait au dessus des intérêts de classe.
Il est avant tout un instrument de pouvoir au service des intérêts capitaliste et de protection de l’ordre bourgeois et cela se verifient pleinement dans les époques où les masses laborieuses relèvent la tête et tentent de briser leur oppression.

Le parti communiste d’italie en formation dans une période extremement difficile à tenter en vain de relever le défit fasciste. S’il n’a pu empêcher la victoire du fascisme au moins a-t-il sauver l’honneur révolutionnaire en
1) proclamant haut et fort qu’à la violence fasciste il fallait opposer la violence révolutionnaire des ouvriers en arme,
2)en montrant le rôle actif de l’état bourgeois (démocratie parlementaire) dans la montée du fascisme et
3)en dénoncant la politique de flottement des socialistes, leur réformisme, leur pacifisme, leur légalisme et donc le fait que les réformistes sociaux démocrates représentent toujours un obstacle à la lutte contre le fascisme






Contre-G7 : la Confédération paysanne appelle à une forte mobilisation
mardi 20 - 16h16
de : jean 1
À MES FRÈRES - Anthologies de textes poétiques et politiques
mardi 20 - 10h44
de : Ernest London
Féminisme : choisir un courant.
mardi 20 - 10h15
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Depuis le 8 Aout 2019 énième accident nucléaire Nionoska Russie
lundi 19 - 22h32
de : savoie antinucléaire ACDN Next-up
L’île aux enfants.
lundi 19 - 18h24
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Trump décrète un blocus total du VENEZUELA !
lundi 19 - 18h02
de : JOclaude
1 commentaire
Comité Chômeurs et Précaires CGT Strasbourg : Les nouveaux Esclaves !
lundi 19 - 16h23
de : JOclaude
Montpellier : 150 gilets jaunes font fermer le Polygone et un « village jaune » au rond point de Près d’Arènes.
lundi 19 - 16h06
de : jean 1
1 commentaire
ARGENTINE : le spectre d’un retour du péronisme fait plonger la Bourse !
lundi 19 - 15h53
de : joclaude
1 commentaire
Contre-sommet : « Ce G7 n’est pas un point d’arrivée, c’est un point de départ »
lundi 19 - 10h26
3 commentaires
Féminisme hypertextile et féminisme hypotextile
lundi 19 - 01h00
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Voiler sans tarder les jeunes filles de 2 à 12 ans ?
dimanche 18 - 22h09
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Suite des oeuvres des brutes de Macron ! Mes observations !
dimanche 18 - 21h25
de : JO
2 commentaires
Pudeur pour soi ou pudeur pour autrui.
dimanche 18 - 21h13
de : Christian DELARUE
5 commentaires
ADIEUX AU CAPITALISME Autonomie, société du bien être et multiplicité des mondes
dimanche 18 - 07h31
de : Ernest London
G7EZ BLOKATU Deuxième communiqué/Bigarren agiria
samedi 17 - 12h06
de : g7blokatu
Théorie de la consience du monde ; aujourd’hui la Palestine
vendredi 16 - 22h54
de : Agence media palestine
ÇA GRÉSILLE DANS LE POTEAU - Histoires de la lutte contre la T.H.T Cotentin-Maine – 2005-2013
vendredi 16 - 11h04
de : Ernest London
Santé de la population : les connivences de l’aristocratie médicale avec le nucléaire, le pétrole, la téléphonie,...
jeudi 15 - 22h49
de : coordi sud-est
2 commentaires
Grèce. La chasse aux jeunes rebelles est ouverte.
mercredi 14 - 23h02
de : Ne vivons plus comme des esclaves - Yannis Youlountas
Tournesol OGM fauché dans l’Hérault
mercredi 14 - 22h44
de : faucheur de chimères
Chez Castagner le nucléaire
mardi 13 - 22h51
de : Intercollectif contre les projets nucléaires et imposés
G7 BLOKATU : Bloquons le G7 et son monde !
mardi 13 - 21h04
de : jean 1
Rassemblement de soutien aux mobilisations du 13 août au Brésil contre l’extrême droite de Bolsonaro
mardi 13 - 08h43
de : jean 1
1 commentaire
Quand Castaner diffusait une BD porno contre ses adversaires politiques
lundi 12 - 22h25
de : Les Crises
Selon l’IGPN
lundi 12 - 22h21
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Bulletin du 8 aout 2019
lundi 12 - 22h17
de : CADTM
NathalieLoiseau dans ses oeuvres.
lundi 12 - 09h18
de : jean 1
La SCOPTI 1336 a besoin de vous !
vendredi 9 - 08h10
de : Frérot
Festival « Les Bure’lesques 2019 »
jeudi 8 - 22h43
de : jean 1
Acte 42 : Appel à passage de la frontière Suisse le 31 aout 2019
mercredi 7 - 22h09
de : JOJO
Mort de Toni Morrison
mercredi 7 - 11h51
de : Cyclo 33
3 commentaires
Il y a dix jours, trois jeunes hommes étrangers à la rue sont morts à Paris »
mardi 6 - 07h41
de : jean 1
1 commentaire
"Sans haine et sans violence" , Geneviève Legay, s’adresse, aux forces de l’ordre encore dignes de leurs fonctions
mardi 6 - 00h35
de : nazairien
6 commentaires
final atomik tour à Dijon puis Burelesque en meuse
lundi 5 - 21h56
de : burelesque
LA REPUBLIQUE DES RABUTCHIKS
lundi 5 - 20h21
de : Nemo3637
L’abolition des privilèges : il paraît que c’était le 4 août 1789...
dimanche 4 - 22h32
de : Rebellyon
1 commentaire
Vénézuela, La Via Campesina condamne le massacre de Barinas
dimanche 4 - 22h12
de : via campesina
IGNOBLE MENTALITE REACTIONNAIRE : Homophobie archaïque, homophobie fasciste, homophobie viriliste et patriarcale, etc
dimanche 4 - 11h10
de : Christian DELARUE
2 commentaires
mort de Steve : prolongement de la répression et des affaires d’Etat
samedi 3 - 23h26
de : Olivier LONG et Pascal Maillard
3 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes. L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves. Albert Einstein
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite