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Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Chargé de défendre la motion de rejet préalable déposé par la FI contre le projet de nouveau code du Travail, le jeune élu a tiré cinq scuds contre la ministre Pénicaud :

« Vous assumez que l’urgence se trouve dans l’organisation d’un meurtre avec préméditation du code du Travail. »

« Le code du Travail serait en gros fait pour embêter 95% des entreprises. Si vous maintenez ces propos, sachez aussi, mes chers collègues, que le code de la route est fait pour embêter 100% des chauffards. »

« Depuis quand juge-t-on l’efficience d’un document à son épaisseur ? Trouvez-vous aussi que l’annuaire soit trop épais ? Si tel est le cas, je vous laisse me dire quelles sont les pages que vous verriez bien arrachées. »

« Même avec le dialogue social que vous invoquez à longueur de discours comme un chamane ferait des incantations. »

« Désirez-vous vraiment que l’Histoire retienne que votre marche fut d’abord et avant tout un piétinement général d’un siècle de lutte sociale ? Croyez-vous vraiment que notre peuple va courir plus vite si vous lui sciez les deux jambes ? »

Aucun des quelques 130 amendements déposés par la FI n’avait évidemment la moindre chance d’être voté. Le groupe France insoumise n’est pas là pour imposer dans cette Assemblée la victoire d’une minorité, mais pour prendre date, se rendre visible à l’extérieur, donner un peu de souffle aux désespérés, archi-majoritaires dans le pays, de cette sinistre “représentation nationale”. De ce côté-là, ce premier coup est réussi.