Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Au coeur de la prochaine crise financière
de : CADTM
dimanche 12 novembre 2017 - 17h05 - Signaler aux modérateurs

La montagne de dettes privées des entreprises sera au coeur de la prochaine crise financière

9 novembre 2017 par Eric Toussaint

Moins de dix ans après la faillite de Lehman Brothers, survenue en septembre 2008, les ingrédients d’une nouvelle crise majeure sont déjà réunis.

Pourtant les gouvernements des principales économies de la planète avaient promis de rétablir une discipline financière qui respecterait l’intérêt général et éviterait de nouvelles crises aux effets douloureux pour la population. Afin de défendre ce système capitaliste qui écœure une majorité de l’opinion publique, ils ont multiplié les effets d’annonce de mesures fortes visant à réformer le système pour lui donner un “visage humain”, mais bien sûr sans que cela ne change quoi que ce soit en pratique. En réalité, la politique que les gouvernements et les dirigeants des banques centrales ont menée a ménagé et favorisé les intérêts du grand capital, notamment celui des grandes sociétés financières. Aucune mesure stricte n’a sérieusement obligé les capitalistes à mettre un frein à la prise de risque, à réduire la spéculation, à investir dans la production.

Les crises font partie du métabolisme du système capitaliste mais elles ne se ressemblent pas toutes. Dans le présent article, il ne s’agit pas de revenir sur les causes générales des crises capitalistes. Il s’agit ici de diagnostiquer des facteurs qui conduisent certainement à une nouvelle crise de grande ampleur.

Quand elle éclatera, les gouvernements, les dirigeants des banques centrales et la presse dominante feindront l’étonnement comme à chaque fois.

Pour les opposants au système, il est fondamental de pointer du doigt les responsabilités et de montrer comment fonctionne le capitalisme afin d’être en mesure d’imposer enfin une autre logique et de rompre radicalement avec ce système.

Depuis 2010, profitant de la politique de bas taux d’intérêt adoptée par les banques centrales des pays les plus industrialisés (Réserve fédérale des États-Unis, Banque centrale européenne, Banque d’Angleterre, Banque du Japon, Banque de Suisse…), les grandes entreprises privées ont augmenté massivement leur endettement. Aux États-Unis, par exemple, la dette des entreprises privées non financières a augmenté de 7 800 milliards de dollars entre 2010 et mi-2017.

Qu’ont-elles fait de l’argent emprunté ? L’ont-elles investi dans la recherche-développement, dans des investissements productifs, dans la transition écologique, dans la création d’emplois décents, dans la lutte contre le changement climatique ? Pas du tout. L’argent emprunté a servi notamment à réaliser les activités suivantes :

I. Les entreprises empruntent pour racheter leurs actions en bourse. Cela produit deux avantages pour les capitalistes : 1) cela fait monter le prix des actions ;

2) cela permet de “rémunérer” les actionnaires sans que cela entraîne pour eux le paiement d’impôts sur les bénéfices. De plus, dans de nombreux pays, les plus-values sur les actions ne sont pas taxées ou le sont à taux très bas (en comparaison avec l’impôt sur le revenu ou avec la TVA). Déjà en 2014, les rachats d’actions aux États-Unis avaient atteint un montant mensuel de 40 à 50 milliards de dollars |1|. Le phénomène s’est poursuivi ensuite. Soulignons qu’on avait assisté, avant la précédente crise, à une augmentation très forte des rachats d’actions à partir de 2003, qui avait atteint un sommet en septembre 2007 en pleine crise dite “des subprimes”. Entre 2010 et 2016, les entreprises nord-américaines ont racheté leurs propres actions en Bourse pour un montant approximatif de 3 000 milliards de dollars |2|. Comme le titrait le quotidien financier Les Échos, “Les rachats d’actions record sont le moteur de Wall Street ». Une grande partie de la bonne santé des bourses, pas seulement celle des États-Unis, est due aux rachats massifs d’actions. C’est donc tout à fait artificiel.

Evolution des rachats d’actions (« buybacks ») par 500 grandes entreprises privées des États-Unis de 1999 à 2017 en milliards de dollars (indice S&P 500)

Evolution des dividendes versés aux actionnaires de 1999 à 2017 en milliards de dollars

Evolution des rachats d’actions (en bleu) et des dividendes (en vert) de 1999 à 2017 en milliards de dollars. La courbe rouge indique l’évolution du S&P 500, un indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses américaines. L’indice est possédé et géré par Standard & Poor’s, l’une des trois principales sociétés de notation financière.

Dans le monde réel, les entreprises empruntent sur les marchés pour racheter leurs actions en Bourse afin d’enrichir leurs actionnaires.

Dans le monde imaginaire du système capitaliste enseigné dans les manuels d’économie, les entreprises émettent des actions en Bourse pour collecter du capital afin de l’investir dans la production. Dans le monde réel, les entreprises capitalistes empruntent du capital sur les marchés financiers ou auprès des banques centrales pour racheter leurs actions en Bourse afin d’augmenter la richesse de leurs actionnaires et donner l’impression que la santé de l’entreprise est excellente.

Les dirigeants d’entreprise qui sont en partie rémunérés en stock-options, c’est-à-dire en actions qu’ils peuvent revendre, ont tout intérêt à inciter leur entreprise à racheter leurs actions… C’est par soi-même qu’on est le mieux servi.

Il faut également souligner que les dirigeants d’entreprise ont été très généreux en matière de distribution de dividendes. Entre 2010 et 2016, les dividendes versés aux actionnaires aux États-Unis ont atteint 2 000 milliards de dollars. Au total, si on additionne les rachats d’actions et les dividendes distribués, les actionnaires des firmes états-uniennes ont perçu 5 000 milliards de dollars entre 2010 et 2016.

Dans le compte de bilan des entreprises, du côté du passif, la part qui se réfère aux dettes de l’entreprise s’accroît tandis que diminue la part qui correspond aux actions de l’entreprise. Si jamais les taux d’intérêt sur la dette de l’entreprise augmentent, le paiement des intérêts risque de devenir insoutenable et mener à la faillite. Si le cours des actions – qui a été artificiellement gonflé par l’effet combiné des rachats et de la bulle boursière – baisse fortement, la faillite est aussi au coin de la rue.

À noter que le rachat massif de leurs propres actions qui a été largement pratiqué par de grandes entreprises nord-américaines comme Hewlett Packard (HP), IBM, Motorola, Xerox, Symantec ou encore JC Penney, n’a pas suffi à améliorer leur santé.

II. Les entreprises empruntent pour acheter des créances. Elles achètent des produits structurés composés de crédits octroyés à d’autres entreprises ou à des particuliers. Elles achètent surtout des obligations émises par d’autres entreprises privées ainsi que des titres publics. La firme Apple détenait à elle seule en 2017 des créances sur d’autres entreprises pour un montant de 156 milliards de dollars, ce qui représente 60 % du total de ses actifs |3|. Ford, General Motors et General Electric achètent également des dettes des autres entreprises. 80 % des actifs d’Ebay et 75 % des actifs d’Oracle sont des créances sur d’autres entreprises. Les trente principales entreprises non-financières des États-Unis actives dans le marché des dettes détiennent ensemble 423 milliards de dollars de dettes d’entreprises privées (Corporate debt and commercial paper securities), 369 milliards de dollars de dettes publiques et 40 milliards de dollars de produits structurés (Asset Backed Securities et Mortgage Backed Securities).

Dans la mesure où les entreprises cherchent à maximiser les rendements qu’elles tirent des créances détenues sur d’autres entreprises, elles sont poussées à acheter des dettes émises par des entreprises les moins solides disposées à rémunérer les prêteurs plus fortement que d’autres. Le marché des dettes à risque s’amplifie. Si jamais les entreprises débitrices entrent en difficulté de paiement, les entreprises créancières se retrouveront elles-mêmes en difficulté. En 2016, Apple a fait savoir aux autorités américaines qu’une augmentation d’1 % des taux d’intérêt pourrait entraîner une perte de 4,9 milliards de dollars |4|. D’autant que, pour financer ces achats de dettes, Apple comme les autres entreprises ont emprunté. Par exemple, en 2017, Apple a emprunté 28 milliards de dollars. Sa dette financière totale s’élève à environ 75 milliards de dollars. Par effet domino, pourrait survenir une crise d’une ampleur aussi importante que celle de 2007-2008 aux États-Unis.

Il faut également savoir que lorsque les taux d’intérêts montent, la valeur des titres de dette des entreprises baisse. Plus ces créances (c’est-à-dire les titres de dettes émises sous forme d’obligations par les entreprises privées) représentent une part importante des actifs des entreprises, plus la chute de la valeur peut avoir un impact négatif sur la santé des créanciers. Ces créanciers risquent alors de manquer de fonds propres pour compenser la dévaluation ou la décote des créances qu’ils possèdent.

La situation décrite correspond à une nouvelle progression de la financiarisation du capital : les grandes entreprises non-financières développent encore leurs investissements financiers. Apple, Oracle, General Electric, Pfizer, Ford ou General Motors renforcent leurs départements “Finances” et prennent à nouveau de plus en plus de risques pour augmenter leurs bénéfices. Alors qu’auparavant, elles prêtaient 60 % de leurs liquidités à des intermédiaires, notamment les money market funds, pour maximiser leur rendement, elles ne leur en confient plus désormais que 50% et prennent elles-mêmes directement le risque afin de maximiser leurs rendements.

De surcroît, une grande partie des créances détenues sur d’autres entreprises passent par des paradis fiscaux, ce qui augmente l’opacité des opérations réalisées et peut augmenter le risque. Les îles Bermudes et l’Irlande comptent parmi les principaux paradis fiscaux utilisés par les grandes entreprises des États-Unis qui misent à fond sur l’optimalisation fiscale. Ce qui vient d’être décrit concerne l’ensemble du monde capitaliste même si les données présentées se rapportent à l’économie des États-Unis.

La montagne de dettes privées des entreprises sera au cœur de la prochaine crise financière. Mais crise ou pas, les comportements décrits justifient amplement l’action de tous ceux qui luttent pour en finir avec le capitalisme et le système de la dette.

Notes |1| Financial Times, “Return of the buyback extends US rally”, 5 décembre 2014. |2| Financial Times, “Buyback outlook darkens for US stocks”, 22 juin 2017. |3| Financial Times, “Debt collectors”, 16-17 septembre 2017. |4| Financial Times, “Patcy disclosure gives investors little to chew on”, 28 septembre 2017.

opendocument text - 143.6 ko
article complet

source http://www.cadtm.org/La-montagne-de...

JPEG - 118.2 ko


Imprimer cet article





Fête de soutien aux grévistes de La Poste 92
mardi 21 - 14h57
1 commentaire
Total au Gabon licencie six grévistes en passant outre une décision de justice
mardi 21 - 08h15
1 commentaire
Samir Amin, « national-populaire » et peuple-classe.
mardi 21 - 00h21
de : Christian DELARUE
un rêve( benalla et la canicule)
dimanche 19 - 17h04
de : jean 1
M. Kofi ANNAN est décédé quelques jours après M Samir AMIN.
dimanche 19 - 12h18
de : Christian DELARUE
Le Vénézuela et le Nicaragua précipitent la chute du socialisme latino-américain
samedi 18 - 03h24
de : Lahcen SENHAJI
13 commentaires
Barcelone, un an déjà, l’attentat djihadiste..
vendredi 17 - 21h20
de : Antoine (Montpellier)
1 commentaire
Vive la Sociale pour le peuple-classe d’abord !
vendredi 17 - 09h19
de : Christian DELARUE
Un homme ça pleure pas
jeudi 16 - 20h43
de : Carland
4 commentaires
Petite révolution chez les libertaires : AL et la CGA tentent leur unification
jeudi 16 - 08h31
4 commentaires
BRESIL : LULA confirme sa candidature à la Présidentielle du 7 OCT.18
mercredi 15 - 19h35
de : JO
no pasaran
mercredi 15 - 11h26
de : jean 1
"UN JOUR, UN SIGNATAIRE DU CALENDRIER DES POSTIERS" - NUMÉRO 2
mercredi 15 - 10h21
FÊTE DE SOUTIEN AUX GRÉVISTES DE LA POSTE DU 92
mercredi 15 - 10h14
SAMIR AMIN : Pour une internationale des peuples
mercredi 15 - 00h47
de : Christian D - Altermd
1 commentaire
Une minute avant la fin des prophéties..
mardi 14 - 22h50
de : L’iena rabbioso
5 commentaires
VENEZUELA : Une preuve de plus de la violence dans la dogmatique capitaliste !
mardi 14 - 15h35
de : JO
MISÈRE DE L’ESPACE MODERNE - La production de Le Corbusier et ses conséquences
mardi 14 - 08h33
de : Ernest London
1 commentaire
Hôpital Pinel en Lutte
mardi 14 - 08h25
de : jean 1
1 commentaire
Sous-pénalisation de ceux d’en-haut et sur-pénalisation de ceux d’en-bas -
mardi 14 - 01h24
de : Christian DELARUE
Communiqué suite à l’action de blocage de la #D281 #ZAD #NDDL la nuit du vendredi 10 aout 2018
lundi 13 - 20h52
de : jean 1
encore quelques nouvelles des deux larons Chimie & Nucléaire
dimanche 12 - 23h55
de : moins une
Vacances de M.Macron : Mépris envers les Français !
dimanche 12 - 19h32
de : JO
LA FAIM, LA BAGNOLE, LE BLÉ ET NOUS - Une dénonciation des biocarburants
dimanche 12 - 12h31
de : Ernest London
2 commentaires
Ce que cache l’immonde Loi Schiappa
samedi 11 - 11h23
de : JO
2 commentaires
GLYPHOSATE/MONSANTO : Mutisme total de la Fondation Hulot !
samedi 11 - 11h03
de : JO
1 commentaire
SalaManCaracas : les rats quittent le navire !
vendredi 10 - 17h42
de : Marc ARAKIOUZO
2 commentaires
LA MONDIALISATION : En ligne de mire, le capitalisme mondialisé !
vendredi 10 - 17h22
de : JO
1 commentaire
EN SYRIE libérée : Des découvertes d’armes de l’OTAN et d’Israël confirment !
vendredi 10 - 16h24
de : JO
Arkéa : des syndicats mis au rebut
vendredi 10 - 09h27
de : Le_Militant
6 août 1945 : la barbarie civilisée s’abat sur Hiroshima...
mercredi 8 - 10h29
de : Antoine (Montpellier)
2 commentaires
AFFAIRE BENALLA/MACRON : Le noeud gordien se dénoue (à suivre ?)
mardi 7 - 20h03
COLONIALISME FRANCAIS : Il y eu un début , il y aura une fin avec la prise de conscience des Peuples !
mardi 7 - 19h52
de : JO
1 commentaire
Les canicules s’emballent.
mardi 7 - 18h59
de : jean 1
LA VIOLENCE DES RICHES - Chronique d’une immense casse sociale
mardi 7 - 08h40
de : Ernest London
1 commentaire
FÊTE DE SOUTIEN AUX GRÉVISTES DE LA POSTE 92 !
mardi 7 - 08h37
TERRORISME AU VENEZUELA : TENTATIVE D’ASSASSINAT CONTRE MADURO !
lundi 6 - 18h11
de : JO
1 commentaire
QU’EST-CE VRAIMENT QUE LE COMMUNISME LIBERTAIRE OU L’ANARCHISME COMMUNISTE ?
lundi 6 - 17h51
de : jean 1
3 commentaires
Nos Salaires : Il y a "Arnaque" sous roche !
lundi 6 - 17h48
de : JO
2 commentaires
La déglingue du TER vue du Canada : Le train des illusions
lundi 6 - 16h35
de : John R. MacArthur

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La question est de savoir dans quels cas et jusqu'à quel point nous sommes obligés d'obéir à un système injuste. John Rawls
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
https://www.facebook.com/MARCELINEL... Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINEL...
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite