Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

La Catalogne après la tourmente
lundi 4 décembre 2017 - 09h51 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire

dimanche 3 décembre 2017

Par sa réflexion critique et son esprit hétérodoxe, Tomás Ibañez,une fois encore, nous ramène à la réalité des choses. En fin observateur de la vie Catalane, il nous invite à tirer les leçons de ces événements afin d’en relever les erreurs pour ne pas récidiver. Il est salutaire que cette pensée, poil à gratter, soit présente dans le débat d’idée.

Tomás Ibáñez Barcelone 1er Décembre 2017

Tout ce qui est construit d’en bas est bon ... à moins que cela ne s’érige sur des socles préparés d’en haut ...

Au moment où la campagne électorale est sur le point de commencer et de nous plonger à nouveau dans le lamentable spectacle de la compétition entre Partis pour récolter le maximum de voix, il n’est peut être pas inutile de faire le bilan de l’intense période de confrontation entre, d’une part, le Gouvernement et l’État espagnol, et de l’autre le prétendant au titre d’État catalan. Une confrontation dans laquelle les secteurs révolutionnaires, ainsi que beaucoup d’anarchistes et d’anarcho-syndicalistes, ont participé sous prétexte qu’il fallait prendre parti, il fallait être là où le peuple était, et qu’il était nécessaire de choisir de lutter

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si, partant de positions libertaires, il était logique de collaborer avec un projet dont le but ultime était la création d’un Etat, ou s’il était cohérent de participer à un affrontement dirigé par le nationalisme catalan. Il s’agit plutôt de savoir maintenant, si la partie du mouvement anarchiste qui s’est lancé dans cette bataille va examiner les pour et les contre de sa démarche, ou si, au contraire, elle va élaborer un discours destiné à justifier sa participation dans cet affrontement et à montrer que, finalement, elle a fait ce qui était le plus approprié dans une situation certainement complexe.

Le fait est que les principaux arguments de ce discours sont déjà en train d’émerger et pointent vers une mythification de certains événements qui sont fortement magnifiés. S’il s’agissait d’une simple divergence concernant l’évaluation subjective de ces événements, le fait ne serait pas inquiétant, il le devient lorsque nous nous trompons nous mêmes sur quel a été le chemin que nous avons parcouru car cela engendre des points aveugles qui troublent notre perception quand au comment, et par où, continuer à avancer.

Ce discours recueille à juste titre le fait que le défi catalan présentait des facettes susceptibles de motiver la participation des adversaires du statu quo existant. En effet, le conflit qui a éclaté en Catalogne a mobilisé les partisans d’une société plus juste et plus libre, teintée de démocratie participative et de touches anticapitalistes, et qui étaient opposés, entre autres points :

au régime né en 1978, aux pactes honteux de la transition, à la monarchie, au bipartisme, et à la sacralisation de la Constitution espagnole.

au gouvernement autoritaire et réactionnaire d’un Parti Populaire corrompu, attelé à retailler les acquits sociaux et les libertés.

à la répression policière et à la violence de ses interventions.

aux obstacles dressés contre à la libre autodétermination des peuples.

Ceux qui se sont impliqués dans la lutte ont raison de souligner la pluralité des aspects pouvant justifier leur participation, cependant, ils se tromperaient eux mêmes s’ils n’admettaient pas que les rênes de la bataille contre l’Etat espagnol étaient entièrement entre les mains du Gouvernement catalan et de ses associés nationalistes (l’ANC- Assemblée Nationale Catalane- et Omnium Culturel), dans le seul but de forcer la négociation d’une nouvelle répartition du Pouvoir et d’obtenir, à terme, la reconnaissance de l’État catalan.

En outre, ils se tromperaient également eux mêmes s’ils se refusaient à voir que le caractère politiquement, et pas seulement socialement, transversal du conflit catalan répondait en grande partie au besoin absolument impératif qu’avaient les dirigeants du défi lancé à l’État espagnol de construire la seule arme capable de leur fournir une certaine capacité de résistance contre leur puissant adversaire, à savoir : l’ampleur du soutien populaire dans la rue, ce qui obligeait à rassembler autant de secteurs que possible et, par conséquent, des sensibilités fortement hétérogènes.

Le discours justificatif qui commence à apparaître repose lourdement sur la mythification des journées du 1er et du 3 octobre, et passe par la surévaluation de la capacité d’auto-organisation populaire qui s’est manifestée à propos de la défense des urnes.

Il ne fait aucun doute que la journée du 1er octobre (date du référendum) a connu un succès considérable, non seulement en raison de l’afflux massif d’électeurs, dont il est impossible de vérifier le chiffre, mais surtout parce qu’ils ont déjoué tous les obstacles dressés par le Gouvernement Espagnol. Cependant, nous nous tromperions nous mêmes si nous nous cachions que si tant de personnes se sont rendues aux urnes, c’est aussi par ce que les plus hautes autorités politiques de la Catalogne l’ont exigé, à commencer par le Gouvernement catalan au complet, pour continuer par la mairesse de Barcelone, en passant par plus de 80% des maires de Catalogne

Il est tout à fait vrai que les interdictions lancées par le gouvernement espagnol furent désobéies, mais il ne faut pas ignorer que les injonctions d’un autre Gouvernement et de nombreuses autorités furent obéies.

La mythification du 1er Octobre se nourrit aussi de la magnification de la capacité d’auto-organisation du peuple lorsqu’il “protégea” les urnes, en oubliant que parallèlement à de beaux exemples d’auto-organisation, cette protection fut assurée sur toute l’étendue du territoire catalan par l’intervention disciplinée de milliers de militants des Partis et des Organisations indépendantistes (depuis l’ERC - Gauche Républicaine Catalane-, jusqu’à la CUP - Candidatures d’Unité Populaire-, en passant par l’ANC et Omnium Culturel). Le fait de poser l’accent sur les cas d’auto-organisation ne doit pas occulter complètement la verticalité d’une organisation qui compta avec des personnes entrainées pendant des années dans les manifestations du 11 Septembre à respecter scrupuleusement et avec une extraordinaire disciplines les instructions transmises par les directions des organisations indépendantistes.

Nous savons bien, ne serait-ce qu’à travers l’expérience personnelle, que la désobéissance à l’autorité, la confrontation avec la police, et la lutte collective contre la répression, font naître des sentiments intenses et ineffaçables qui tissent une forte solidarité et des liens affectifs entre des inconnus qui fusionnent soudainement dans un « nous » chargé de sens politique et d’énergie combative. Cela fait partie de l’héritage le plus précieux que nous lèguent les luttes, et cela justifie largement l’enthousiasme qu’elles nous insufflent, cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour que nous nous trompions nous mêmes. Bien que le 1er octobre représenta un échec retentissant pour l’État espagnol, il ne marque pas du tout un avant et un après, et il ne remplit pas les conditions pour entrer dans l’histoire comme l’un des actes les plus emblématiques de la résistance populaire spontanée, nous tromperions nous mêmes si nous nions cette réalité.

Le 3 octobre fut également une journée mémorable pendant laquelle le pays fut paralysé et les rues s’emplirent de centaines de milliers de manifestants. Toutefois, si nous ne voulons pas nous tromper nous mêmes et mythifier cet événement, il nous faut bien admettre que même si la grève générale fut impulsée par l’efficacité et l’enthousiasme des syndicats alternatifs (notamment anarchosyndicalistes), elle n’aurait jamais obtenu un tel succès si la « Table pour la Démocratie » (composée par les principaux syndicats, par une partie du patronat, et par les grandes organisations indépendantistes) n’avaient convoqué un « arrêt de pays », et si le Gouvernement catalan n’avait pas soutenu cet arrêt en fermant tout ce qui dépendait de lui, y compris les écoles, et en annonçant qu’il n’y aurait pas de retenu de salaire pour fait de grève.

La constante et massive capacité de mobilisation manifestée par de larges secteurs de la population catalane tout au long de septembre et d’octobre a fait éclore la thèse selon laquelle le Gouvernement catalan aurait craint de perdre le contrôle de la situation. Il est vrai que la peur a joué un rôle majeur dans les agissements erratiques du Gouvernement au cours de ces mois, mais ce ne fut la peur d’un éventuel débordement provoqué par les secteurs les plus radicaux des mobilisations qui explique les multiples renoncements des autorités catalanes, c’est plutôt leur progressive prise de conscience que, finalement, elles ne parviendraient pas à battre leur adversaire et que celui ci disposait de suffisamment de moyens pour les pénaliser sévèrement.

Un troisième élément que certains secteurs libertaires, dont ceux impliqués dans les Comités de Défense de la République (CDR), mythifient, a trait à la perspective de construire une République depuis le bas.

C’est peut-être parce que j’ai vécu pendant des décennies en République (française dans ce cas), et peut être aussi parce que mes parents ne se sont pas battus pour une République, mais pour construire le communisme libertaire, et durent faire face aux institutions républicaines, que je ne vois pas la nécessité de placer sous le parapluie républicain l’effort pour construire une société qui tende à faire disparaître la domination, l’oppression et l’exploitation.

Je ne comprends pas pourquoi il nous faudrait nous en remettre à des schémas conventionnels, qui ne semblent capables de distinguer qu’entre la monarchie, d’une part, et la république, de l’autre. Il faut répéter que combattre la monarchie n’implique nullement lutter pour la République, et que notre lutte n’a pas à se référer à la forme juridique/politique de la société que nous voulons construire, mais au modèle social, que nous défendons (anticapitaliste et belligérant contre toute forme de domination). Notre objectif ne devrait pas être exprimé en termes de « construction d’une république depuis le bas », mais en termes de « construction d’une société radicalement libre et autonome ».

C’est pourquoi je pense qu’il est intéressant de retenir l’expression utilisée par Santiago López Petit dans un texte récent : (Http ://www.elcritic.cat/blogs/senti...) quand il dit : « En partant d’une logique d’Etat (et d’un désir d’Etat) nous ne pourrons jamais changer la société », mais j’insisterait, pour ma part, sur le fait que nous ne pourrons jamais, non plus, changer la société à partir d’un quelconque « désir République ».

Bien sûr, après la tempête qui a secoué la Catalogne ces derniers mois, nous ne devrions pas laisser s’installer le calme plat. Il nous faut travailler pour que les énergies accumulées ne se dispersent pas, pour que les complicités établies ne s’évanouissent pas, et pour que les illusion partagées ne se flétrissement pas. Il s’agit de ne pas repartir de zéro une fois de plus, mais d’utiliser ce qui a été “fait” pour continuer dans un autre "faire" qui évite la diaspora militante. Recomposer les énergies n’est pas une tâche aisée, mais pour y parvenir, il est essentiel de réfléchir sur les erreurs commises, et surtout, ne pas se nous tromper nous mêmes en magnifiant les moments les plus spectaculaires des luttes et en surévaluant certains de leurs aspects les plus positifs.

Bien sûr, qu’elle soit anarchiste ou non, chaque personne est libre d’introduire un bulletin de vote dans une urne si elle le souhaite, cependant, arrivés à ce point il ne nous manquerait plus que les anarchistes s’impliquent, directe ou indirectement, dans l’actuelle joute électorale catalane, en pensant que ce sera la manière de préserver les minces espoirs d’un changement révolutionnaire, ou en croyant, plus prosaïquement que c’est la voie à suivre pour mettre fin au régime de 1978. Dans son texte, cité plus haut, López Petit déplore qu’au lieu d’accepter de participer à des élections imposées, les Partis politiques n’aient pas choisi de "les saboter au moyen d’une abstention massive et organisée". C’est, à mon avis, l’option que les secteurs libertaires devraient adopter et mettre en pratique pour le 21 décembre.

http// :www.paroleslibres.lautre.net



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
La Catalogne après la tourmente
4 décembre 2017 - 10h40 - Posté par Jean PRADIER dit jean 1

Pas d’espoir hors l’anarchie.
Vive l’action directe !






"Emmanuel 1er" à Chambord : Qui paie ? Les Français spéculent !
samedi 16 - 19h35
de : JO
1 commentaire
PENDANT QUE LA PLANÈTE FLAMBE - 50 gestes simples pour continuer à nier l’évidence
samedi 16 - 10h54
de : Ernest London
La fin de la neutralité d’Internet et la poussé vers la censure
vendredi 15 - 21h56
de : Andre Damon
1 commentaire
Les geignards, députés En marche pas assez payés !
vendredi 15 - 20h07
de : JO
1 commentaire
Les faucheurs ont semé du blé chez LIMAGRAIN
vendredi 15 - 18h53
de : Peillard JY
PALESTINE : Qui arrêtera les mains de l’Etat Hébreux terroriste ?
vendredi 15 - 17h29
de : JO
Tentative de suicide d’un enseignant en Dordogne
vendredi 15 - 15h40
de : Jean Roussie
"petite-bourgeoisie marxiste" : insulte aux "cadres" syndicaux marxistes
jeudi 14 - 22h01
de : Christian Delarue
HONDURAS : Manifestation géante contre l’ingérence frauduleuse Nord-Américaine !
jeudi 14 - 18h36
de : JO
Migrants : De Menton à Nantes, regain de mobilisation sur fond de restrictions d’accès à l’asile
jeudi 14 - 17h38
Un million, dix jours, un siècle / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 14 - 10h16
de : Hdm
Hold-up social : comment le droit du travail a été démantelé en Europe, sans aucun bénéfice sur l’emploi et les gens
jeudi 14 - 07h15
de : jean 1
Ich bin ein banlieusard.
mercredi 13 - 20h44
de : L’iena rabbioso
Nouveau triomphe chaviste aux élections municipales du Venezuela
mardi 12 - 10h39
de : Thierry DERONNE
2 commentaires
« En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.  »
lundi 11 - 18h27
de : Louise Vallés
4 commentaires
Amazon : Pour livrer tous leurs colis, des livreurs anglais urinent dans des bouteilles en plastique
lundi 11 - 15h58
2 commentaires
APRÈS LA CATASTROPHE
lundi 11 - 14h13
de : Ernest London
HONDURAS :L’OEA pose ses conditions à l’opposition, pour cesser son ingérence ?
lundi 11 - 12h05
de : JO
Pendant que Macron organise son sommet climat, l’Etat continue de financer allègrement le réchauffement planétaire
lundi 11 - 11h36
de : jean 1
1 commentaire
HONDURAS : L’OPPOSITION DEMANDE L’ANNULATION DES ÉLECTIONS !
dimanche 10 - 16h50
POPULISME « people » : J HALLIDAY et LA CRÉTINISATION DES FOULES
dimanche 10 - 15h35
de : Christian DELARUE
5 commentaires
Des cailloux dans les mains !
dimanche 10 - 11h36
de : LE BRIS RENE
À TRAVERS LES LIGNES
dimanche 10 - 11h12
de : Ernest London
Grèce : Pour le 9ème anniversaire de l’insurrection – Emeutes contre les assassins de l’Etat à Athènes et à Thessaloniqu
dimanche 10 - 10h20
de : jean 1
Anti-trump... vous êtes des antisémites !
dimanche 10 - 02h15
de : Philou’s Off
MANIFESTATION A PARIS : Nous sommes tous Palestiniens !
samedi 9 - 19h21
de : JO
GAZA : Halte au génocide Palestinien !
samedi 9 - 09h57
de : JO
"Tri" des migrants : les associations claquent la porte du ministère de l’Intérieur
samedi 9 - 09h57
Humus poème de Fabrice Selingant
samedi 9 - 02h43
de : le Rouge-gorge
INTERDIRE HYPERTEXTILE ET SEXYMANIA AUX FILLETTES
vendredi 8 - 22h27
de : Christian DELARUE
pleurer sur un tueur d’enfant...seul un journaleux peut le faire
vendredi 8 - 21h02
de : irae
PALESTINE ! Le Liban, les pays Arabes, appellent à d’importantes manifestations !
vendredi 8 - 16h57
de : JO
HONDURAS : Le Peuple uni contre la fraude ne saurait être vaincu !
vendredi 8 - 14h23
de : JO
Un roi sans divertissement.
jeudi 7 - 22h28
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Gouvernement : La guerre contre le SMIC fulmine-t-elle sous roche ?
jeudi 7 - 20h28
de : JO
2 commentaires
Cinquantième jour de grève à Holiday Inn : « Nous pensons fêter Noël en famille »
jeudi 7 - 18h02
LOI TRAVAIL : LE CONSEIL D’ÉTAT ANNULE LE DECRET SUR LE RÉFÉRENDUM D’ENTREPRISE + Conférence de presse (videos)
jeudi 7 - 17h57
de : Info’Com-CGT
2 commentaires
Jérusalem : heurts à Bethléem (videos live)
jeudi 7 - 15h25
1 commentaire
CEUX QUI EXECUTENT LES ORDRES
jeudi 7 - 14h03
de : frances13
Crépuscule / C’est l’heure de l’mettre
jeudi 7 - 13h04
de : Hdm
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

L'histoire c'est la passion des fils qui voudraient comprendre les pères. Pier Paolo Pasolini
Facebook Twitter Google+
Info Com-CGT.jpg

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
LOI TRAVAIL : LE CONSEIL D’ÉTAT ANNULE LE DECRET SUR LE RÉFÉRENDUM D’ENTREPRISE + Conférence de presse (videos)
jeudi 7 décembre
de Info’Com-CGT
2 commentaires
Conférence de presse du 8-12-2017 : Suite à la procédure engagée par une quarantaine de syndicats CGT contre les décrets d’application de la Loi Travail, la décision du Conseil d’Etat vient de tomber : le décret sur les référendum est annulé ! :) :: : Le point de vue de Fiordor Rilov, l’avocat des syndicats ayant engagé cette procédure, lors de l’audience publique du 4 décembre :: : Liste des syndicats CGT à l’initiative de cette démarche juridique : (...)
Lire la suite
Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
samedi 25 novembre
Souscription ici : https://www.helloasso.com/associati... C’est vraiment sympa, de lancer un journal... « Ben voilà, c’est comme d’hab’, les petits-bourgeois ont pris le contrôle du canard. » C’était un peu après, ça. Un peu après les débuts tonitruants de Moins Une, Laurent, plombier, syndicaliste, membre fondateur, tirait à vue sur les journaleux du collectif, confondus dans l’opprobre de la réaction, de la bourgeoisie, de l’intellectualisme (...)
Lire la suite
Télévision. «  Pour le Che, la guérilla devait avoir ses propres médias  » (vidéo)
lundi 9 octobre
de Laurent Etre
1 commentaire
Un documentaire Che Guevara, naissance d’un mythe, qui met l’accent sur le rapport du guérillero-ministre à sa propre image et le rôle potentiellement révolutionnaire des outils d’information. Entretien avec son auteur, Tancrède Ramonet. Votre documentaire s’intitule Che Guevara, naissance d’un mythe. Qu’entendez-vous par «  mythe  »  ? Tancrède Ramonet Je l’entends au sens de Roland Barthes, qui définissait le mythe comme un « (...)
Lire la suite
Video live : grève générale, la foule est immense à Barcelone
mardi 3 octobre
Le cortège, immense, impossible d’en distinguer le début ou la fin. Plus des 87% des travailleurs sont en grève générale, affectant tous les secteurs d’activités.
Lire la suite
Avec ses ordonnances Travail, Macron a réussi à nous refourguer… le CPE pour tous
dimanche 1er octobre
de Thomas Vampouille
Les ordonnances voulues par Emmanuel Macron pour réformer le code du travail facilitent sensiblement le licenciement d’un salarié en CDI ayant moins de deux ans d’ancienneté. Et les indemnités prévues ne sont pas lourdes. Finalement, Marianne a calculé que cela revient au même que le fameux CPE que la rue avait fait enterrer. En pire, même… C’est la ministre du Travail elle-même qui nous mis la puce à l’oreille. Si vous ne l’avez pas vu, Muriel Pénicaud (...)
Lire la suite
Travail : ton univers impitoyable - Cash investigation (video intégrale)
jeudi 28 septembre
Les enquêtes de l’émission présentée par Élise Lucet se sont concentrées sur Lidl France et Free, mettant en avant la souffrance au travail et les licenciements avec des séquences parfois choquantes.
Lire la suite
Oui tous ensemble le 28 septembre avec les retraité-e-s
jeudi 28 septembre
de UCR Union Confédéral des Retraités
Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre. Haro sur le pouvoir d’achat des retraités Au printemps dernier plus de 12 000 retraité-e-s se sont exprimé-e-s dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière (...)
Lire la suite