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Gender Recognition Act : la lutte des femmes britanniques pour ne pas être effacées
de : Female-
jeudi 8 novembre 2018 - 12h36 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
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http://racinerouge.fr/2018/11/gende...

Depuis plusieurs mois, les féministes britanniques s’opposent à l’assouplissement du Gender Recognition Act, une loi qui en 2004 permettait aux personnes trans souffrant de dysphorie de sexe de changer d’état civil. En 2016, le gouvernement britannique proposait de modifier la loi pour permettre de changer d’état civil sans avoir nécessairement recours à un parcours médical, souhait qu’a exprimé la première ministre Theresa May en juillet 2018. Les personnes qui font la demande d’un changement d’état civil doivent pour l’instant fournir deux certificats médicaux : le diagnostic par un médecin d’une dysphorie de sexe et la preuve que le demandeur vit depuis au moins deux ans en tant qu’individu du sexe opposé. Le mouvement transgenre réclame depuis plusieurs années maintenant une simplification des démarches administratives pour être légalement reconnu comme appartenant au sexe opposé par autodétermination seulement : je dis donc je suis. En France, l’Inter-LGBT réclamait la même chose le 30 juin dernier lors de la Marche des Fiertés, juste après le coup de théâtre d’Arnaud Gauthier-Fawas qui déclarait n’être ni homme ni femme mais non-binaire. Aujourd’hui les féministes britanniques soulèvent un problème majeur : cette mesure, en contradiction avec la notion légalement protégée du sexe, permettrait aux hommes d’avoir accès aux espaces strictement réservés à la gent féminine dès lors qu’ils s’identifieraient comme des femmes. Les débats font rage mais les femmes doivent faire face à la violence inouïe de leurs opposants.

En avril dernier au centre culturel JamJar à Bristol se tenait un évènement organisé par des féministes pour discuter des notions de sexe et d’identité de genre. Des militants masqués du mouvement transgenre ont voulu empêcher la discussion en bloquant physiquement l’accès au bâtiment. La féministe et journaliste Julie Bindel, reconnue pour son travail contre la prostitution, a publié en ligne une vidéo de l’incident dans laquelle elle fait face à ces militants. Magdalen Berns, qui milite sur Youtube, était également présente et a publié une autre vidéo de la confrontation dans laquelle une militante trans hurle sur la féministe Posie Parker pour l’avoir désignée par le pronom « she » (elle) au lieu de « they » (eux/ils). Ce même mois, une autre rencontre organisée par l’association Women’s Place UK à Cardiff au Pays de Galles a été annulée par le Mercure Cardiff Holland House, l’hôtel qui devait accueillir les intervenants, après une campagne de pression par des militants du mouvement transgenre.

Le 13 septembre 2017, des femmes se sont réunies à Hyde Park sur une aire nommée Speaker’s Corner, un site historique du parc en cela qu’il a abrité de nombreux débats pour faire avancer la cause de différents groupes marginalisés, y compris celle des femmes. Plusieurs femmes venaient ainsi participer à un débat intitulé « We Need To Talk About Gender » dans un lieu tenu secret jusqu’à la dernière minute. Mais des militants transgenres se sont également rendus sur les lieux pour les intimider et enrayer le débat. La situation a gravement dégénéré lorsque Tara Wolf, aussi connu sous le nom de Tara Flik Wood, un homme s’identifiant comme une femme, a porté trois coups à Maria MacLachlan, une femme de soixante-ans qui filmait la scène. MacLachlan a été agressée par deux autres hommes, l’un ayant essayé de casser son téléphone, l’autre l’ayant bousculée au sol à l’aide de Wolf qui a alors continué de la frapper après un premier coup porté quelques secondes plus tôt. Ce dernier a été condamné pour agression le 13 avril dernier après un procès de deux jours. Il était accompagné d’un groupe d’hommes masqués en tenue d’assaut avec des chiens de combat ainsi qu’une sono crachant du death metal. Plusieurs de ces hommes ont été identifiés comme appartenant au Class War, un groupe anarchiste dont Wolf fait aussi partie.

Peu de temps avant l’évènement, Wolf avait publié sur sa page Facebook son intention de « casser la gueule aux TERFS », TERF (trans-exclusionary radical feminists) signifiant en français « féministes radicales excluant les personnes trans ». Dans le monde anglo-saxon, les féministes qui osent critiquer le mouvement transgenre et dénoncer ses dérives misogynes sont régulièrement accusées d’être des « TERFS », un terme qui aujourd’hui peut s’apparenter à « fasciste », mais qui ne vise que les féministes. Le soir du jugement, Wolf a changé son nom sur Facebook par « Tara The TERF Slayer » (Tara la Tueuse de TERFS). Plusieurs militants transgenres ont célébré l’agression de MacLachlan sur les réseaux sociaux, y compris l’organisation Action for Trans Health London qui se décrit comme une association d’aide aux personnes trans. Elle s’est déclarée « fière » des agissements des militants trans présents ce jour-là.

En août dernier, les féministes ont lancé une campagne rappelant que le sexe est une donnée biologique immuable. En effet, un des arguments les plus défendus par le mouvement transgenre est que l’identité de genre l’emporte sur le sexe et que seule l’autodétermination permet de savoir si l’on est un homme ou une femme car le sexe dit « binaire » (homme/femme) serait une construction sociale. Depuis plusieurs années on voit ainsi se propager l’idée que « les femmes peuvent avoir un pénis » et que « les hommes peuvent avoir un vagin ». Cette position anti-science est reprise par de nombreuses féministes françaises, comme je le faisais remarquer au sujet de Jack Parker qui dans son livre sur le cycle ovarien ne cessait de marteler qu’on peut être un homme avec un vagin et une femme avec un pénis. Cet été les féministes britanniques se sont soulevées contre ces propos insensés en collant partout en Angleterre des stickers en forme de pénis roses où on pouvait lire « Women don’t have penises » (Les femmes n’ont pas de pénis). Des groupes féministes comme les ReSisters de Liverpool ont soutenu la campagne et le maire de la ville, Joe Anderson, a déclaré avoir fait appel à la police pour enquêter sur la campagne, comme si dire que les femmes n’ont pas de pénis était un délit. Angelos Sofocleous, qui était rédacteur entre autres pour le journal de l’université de Durham, a été remercié par plusieurs magazines et journaux après avoir re-twitté l’article du Spectator sur le sujet. Des militants du mouvement transgenre ont alors répondu en collant eux-mêmes des affiches interdisant aux prétendues « TERFS » tout accès à leurs espaces féministes et LGBT. Les marches organisées pour les femmes, y compris la Marche des Fiertés, voient souvent défiler des slogans similaires excluant toutes les femmes qui refusent d’accepter les idées du mouvement transgenre, accusées de promouvoir un discours haineux.

Puis en septembre la féministe Posie Parker a fait installer dans la ville un panneau publicitaire figurant la définition du dictionnaire du terme « femme » pour protester contre les déclarations du maire. Adrian A. Harrop, médecin et militant LGBT, a harcelé l’entreprise responsable de l’affichage, Primesight Direct, pour qu’elle retire le panneau publicitaire, au prétexte qu’il était l’œuvre d’une « association transphobe et haineuse » de « propagande ». La compagnie a présenté ses excuses et retiré le panneau publicitaire. Début octobre, Parker a fait afficher un second panneau figurant la définition de « femme » à Birmingham. Elle a débattu avec Harrop à distance sur Sky News, où elle a réitéré l’objectif de sa campagne : rappeler que les hommes ne peuvent pas être des femmes et que cette distinction est essentielle au combat féministe. Sur Twitter, Harrop mène une campagne acharnée contre les femmes qui s’opposent aux revendications misogynes du mouvement transgenre, refusant d’entendre que les femmes trans ne sont pas des femmes, un comble pour un médecin. Il menace et harcèle les militantes jusqu’à leur faire perdre leur position comme dans le cas d’Olivia Palmer, suspendue par le Green Party après avoir été accusée de transphobie par Harrop pour ses propos lors d’un débat intitulé Genderquake auquel elle a assisté parmi le public et dont les invités comprenaient entre autres Caitlyn Jenner et la féministe Germaine Greer. Non seulement peu fier de harceler les femmes sur Twitter, Harrop est connu pour y avoir publié les informations personnelles d’au moins une de ces femmes en lui faisant du chantage :

La solution est simple. Supprime tout ce que tu as publié sur Twitter. Supprime ton compte et disparais de la plateforme. Fais ça et je supprimerai tous les tweets figurant ton nom et ton emploi comme le feront les autres avec les captures d’écran de tes informations personnelles sur Mumsnet.

On veut faire croire que ce sont les féministes qui propagent de la haine et que les militants du mouvement transgenre sont les éternelles victimes de ces femmes. Mais qu’y a-t-il de haineux à s’opposer à l’élection d’un jeune homme de dix-neuf ans pour représenter les femmes du Labour Party, au prétexte qu’il se sent femme ? Qu’y-a-t-il de haineux à s’opposer à ce que des hommes soient placés dans des foyers pour femmes victimes de violences masculines, dans leur chambre qui plus est ? Qu’y-a-t-il de haineux à s’opposer à l’ouverture des compétitions sportives féminines aux hommes quand les avantages de leur physiologie leur permet de battre les femmes ? Qu’y-a-t-il de haineux à s’opposer à la mixité des prisons quand des hommes, déjà inculpés pour viols, agressions et pédophilie sont transférés dans les prisons pour femmes où ils les agressent encore ? Qu’y-a-t-il de haineux à s’opposer à la mixité des bains publics, des vestiaires ou des douches quand des hommes s’infiltrent dans l’intimité des femmes ? L’agression de Maria MacLachlan par Tara Wolf n’était-elle pas un geste de haine ? Quand des militants du mouvement transgenre souhaitent le viol et la mort aux femmes, n’est-ce pas là de la haine ? Quand ces militants exposent une galerie sanglante appelant au meurtre des féministes qui osent leur tenir tête, n’est-ce pas de la haine ?

Si le Gender Recognition Act permet aux hommes de s’identifier comme des femmes sur le principe de l’autodétermination, les femmes ne seront plus en sécurité. Les violences dont elles sont victimes aux mains des hommes s’amplifieront et la loi ne les protégera pas. Le bien-être des hommes passe avant celui des femmes au point que les médias, les politiciens et les féministes elles-mêmes les confortent dans l’idée qu’ils sont des femmes, autant voire plus que les femmes elles-mêmes. C’est absurde. Comment pouvons-nous militer pour les droits des femmes sans savoir ce qu’est une femme ? Comment peut-on dénoncer les violences masculines si on les décrit comme des violences commises par des femmes ? Comment peut-on donner de la visibilité aux femmes si on laisse les hommes se faire leur porte-parole ? Comment peut-on dénoncer l’homophobie si on demande aux lesbiennes d’envisager les hommes comme des partenaires potentiels à partir du moment où ils affirment être des femmes ? Comment peut-on protéger les femmes si on est occupés à protéger leurs bourreaux ?

Quand nous rappellerons-nous de femina dans « féminisme » ?



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Commentaires de l'article
Gender Recognition Act : la lutte des femmes britanniques pour ne pas être effacées
12 novembre 2018 - 17h52 - Posté par Eric Sherner

Ah oui quand même ?
Effectivement ce mouvement transgenre semble un peu fasciste sur les bords !!



Gender Recognition Act : la lutte des femmes britanniques pour ne pas être effacées
13 novembre 2018 - 20h23 - Posté par female-_

Fascisant parfois mais surtout ultra-libéral et misogyne. Il est triste qu’à l’heure actuelle ce soit cette tendance qui se revendique représenter les personnes transgenre voir le féminisme.


Gender Recognition Act : la lutte des femmes britanniques pour ne pas être effacées
13 novembre 2018 - 11h21 - Posté par Marie de la Cheneliere

Bonjour Madame,
Pour situer d’où je répond je vous dirai que je suis une femme trans* approchant les 70 ans. J’ai donc un a priori en faveur de ma communauté ce qui biaise mon objectivité je le reconnais. Ceci posé cela ne m’empêche pas de lire, parfois de réfléchir et plus rarement encore de répondre tout ce qui nous concerne.

Il va sans dire que je n’approuve aucune forme de violence et je ne peux que comprendre quand vous les condamner. Je trouve plus douteux de ne souligner que ce qui est violence vis à vis des femmes "bio" de la part des femmes trans*. Enfin, je trouve peu honnête d’affirmer que le sexe est une donnée biologique immuable sans apporter des nuances comme l’a fait Anne Fausto Sterling en laissant supposer que nous faisons tout(e)s du sexe une affaire de choix.

Que fait-on quand on est trans* quand on est pas violent ? Eh bien pour une bonne partie d’entre nous une fois la transition faite on se fait tout(e) petit(e) et l’on essaie de ne pas se faire remarquer pour éviter d’être confronté à toutes les formes de rejets possibles. Et si l’on est MtF avec un "passing" correct on a droit, cerise sur le gâteau, à la misogynie. C’est la marque de la réussite !

Je vais être opérée la semaine prochaine au Canada. Mon corps est en désaccord avec mon ressenti et je n’ai pas envie de mourir dans un corps d’homme. Dois-je pour tenir compte de votre courant féministe et de mon coeur me faire faire qu’une sortie urinaire en supprimant tout ce qui peut rappeler un quelconque sexe humain ?

À vrai dire je ressens votre article comme une violence répondant à une autre violence. Cela n’enlève rien à la part de vérité que contient votre questionnement. Que faire de cette menace (parfois réelle OK) que représente les femme trans* pour les faire bio* ? Que faire quand on est une femme trans* quand on rencontre des femmes bio qui nous rejette ? Pour ma part, j’en prend acte et je l’empile avec les autres rejets.

Je ne serai jamais totalement vu comme une femme. C’est vrai ! Et vous le criez bien fort dans votre article. Je ne suis pas vu non plus par beaucoup d’hommes comme un homme. Je suis une tafiole, un pédé, un travelo, un malade.

Je ne me suicide pas, ou je devrai plutôt dire que je ne fais plus de tentatives, parce que j’en suis venue à accepter ma solitude "existentielle". Parfois je rencontre un autre être qui touche comme moi cette réalité et cela me permet de belles rencontre comme un clair de lune dans ma nuit...



Gender Recognition Act : la lutte des femmes britanniques pour ne pas être effacées
13 novembre 2018 - 19h10 - Posté par Raymond H

Je crois qu’il faut se mettre en décalage avec cet article et le voir sous un autre angle.
Ce qui est reproché c’est le sectarisme violent et exclusif des certaines organisations "trans", empêchant ainsi tout débat et donc avancées.
Il ne s’agit donc pas d’accepter sans réfléchir, un mode de fonctionnement au prétexte que la cause défendue est bonne. Il faut aussi s’interroger sur les ressorts idéologiques et politiques de celles et ceux qui la défende, relativement à leurs modes d’actions et de débats.
C’est vrai pour ce thème, mais également pour d’autres, surtout au sein de la gauche et de sa partie radicale en particulier.


Gender Recognition Act : la lutte des femmes britanniques pour ne pas être effacées
13 novembre 2018 - 20h17 - Posté par female-_

Bonjour,

Tout d’abord il faut que je précise que je ne suis pas l’auteure de ce texte qui est tiré du blog "racine rouge" de "Cecilia L." (lien au début de l’article). Si vous souhaitez une réponse de sa part, je vous conseille donc de poster votre commentaire sur l’article original (je pense qu’elle sera intéressée pour parler avec vous car il est malheureusement devenu difficile de trouver de femmes trans prête a discuter de ces questions.)

Je vais cependant répondre en attendant, en vous remerciant pour votre réponse.

Cet article est écris dans le texte du succès croissant d’un mouvement transgenre / "queer", de tendance (très) libérale qui promeut des idées et des politiques dangereuses à la fois pour les femmes, les homosexuel(le), les enfants qui ne se conforment pas eux normes de genre et les personnes dysphoriques et transgenre.
Leurs idées repose sur la négation du sexe et la promotion de "l’auto-identification" (self id), principe individualiste selon lequel est femme toute personne qui affirme qu’elles est femme (en dehors de tout critère tangible, qu’il soit le sexe biologique ou toute procédure qui a ’heure actuelle permet le changement légal de sexe) de même pour le fait d’être un homme, et affirme également que des personnes (non-intersexe) peuvent être ni des hommes ni des femmes.
Les revendications de ce mouvement sont donc le changement d’état civil sur simple demande (voir la suppression de la mention du sexe à l’état civil) et l’ouverture des espaces réservées aux femmes à toute personne qui souhaite y avoir accès, sur simple déclaration. Ce qui revient à l’abolition des droits acquis par les femmes qui leurs sont garantie selon leur sexe biologique (avoir des espaces séparées quand leur intimité et leur sécurité l’exige, le fait de ne pas pouvoir être fouillée par des flics de sexe masculin, le fait d’avoir accès à des dispositifs dits de "discrimination positive" par exemple la parité sur les listes électorale ou les bourses scolaire qui leur sont réservées etc) ainsi qu’à la mise en péril du travail statistique de mesure des discrimination sur la base du sexe.

La majorité des féministes radicales (et probablement l’auteure aussi) respectent tous à fait le fait que des personnes dysphoriques effectuent une transition médicale, légale, sociale et leur souhait, de ce fait, d’être conventionnellement assimilées au sexe opposé à leur sexe de naissance, et soutiennent un certains nombres de simplifications des procédures de changement d’état civil ainsi que les mesures contre les discriminations des personnes trans. La majorité entendent les demande des femmes transgenres à ne pas être contraintes à partager un certains nombre d’infrastructures avec les hommes qui les agressent verbalement ou physiquement, et soutiennent la créations d’infrastructures spécifiques (par exemple la mise à disposition de vestiaires individuels, la création de structures d’accueil pour les personnes transgenres sans abris etc...) ce qui permet de concilier la sécurité de ces personnes avec le respects des droits acquis par les femmes. Des groupes de personnes trans soutiennent également ce genre d’initiative et s’opposent à la réforme du gender recognition act, comme "transexual voices matter " ou l’activiste trans Miranda Yardley

Mais les militant-e-s du mouvement trans libéral dont s’inspire la réforme du gender recognition act evoquée dans cet article s’opposent à cette vision et souhaitent l’assimilation totale avec le sexe opposé à leur sexe de naissance (les militant queer affirment que les femmes trans sont des femmes dans le même sens que les femmes biologiques, qu’elles sont "female" -femelle- et pareil pour les hommes trans), le libre accès aux lieux et ressources réservés aux femmes sur simple demande (une fois de plus, sans condition de transition médicale), avec le mépris le plus total pour la sécurité des femmes, et plus récemment, une très grosse dérive homophobe consistant à dire que le fait pour une lesbienne de ne pas vouloir coucher avec une femme trans ou pour un homme gay de ne pas vouloir coucher avec des hommes trans est transphobe et constitue un acte de discrimination (ils vont parfois jusqu’à dire que l’homosexualité est une forme de perversion ). Une autre de leur revendication est la possibilité de mettre sous blockeur de puberté puis sous hormones tout enfant non conforme aux normes de genre, ce qui est extrêmement sexiste et représente des risques de santé

Le ton du débat est très fortement monté des deux côté car ces militant-e-s ont tendance à refuser tous débat avec les féministes radicales diabolisées sous l’acronyme "terf" allant jusqu’à faire annuler leur conférence, les faire renvoyer des plateformes académiques ou médiatiques, les comparer à des nazis ou encore mener des campagnes de harcèlement à leur encontre. Ils ont par ailleurs une très forte tendance à balancer des propos extrêment violents et misogynes (propos haineux, menace de meurtre voir de viol).

Le débat est donc devenu quasi impossible, et cela pousse parfois, il est vrai, les féministe radicale à "tordre le bâton dans l’autre sens" et je comprend alors que vous puissiez le percevoir comme une violence.
De se fait, je vous encourage vraiment à faire entendre votre voix et votre opinion sur le sujet, et je vous remercie d’avoir manifesté une volonté de débat honnête.

Par ailleurs, je vous souhaite bon courage pour votre opération et une bonne continuation. Etant moi-même dysphorique, et bien qu’ayant renoncé à la transition et apprenant petit à petit à me réconcilier avec le fait d’être une femme, je comprend votre ressenti et vous avez tous mes encouragements.





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C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
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13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
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