Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Douceurs policières (qui font mentir leur ministre les vilains) (4 videos)
lundi 28 janvier
de Irae
1 commentaire
Et après langlois essaiera de nous faire pleurer sur leur sort.
Lire la suite, commenter l'article...

« On voudrait une colère, mais polie, bien élevée »
de : Sonya Faure
vendredi 7 décembre 2018 - 18h57 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 163.9 ko

Pour le philosophe Frédéric Gros, les élites sont sidérées par le caractère hétéroclite et inédit de la mobilisation des gilets jaunes. Selon lui, il faut admettre l’existence d’un certain registre de violence.

Dans son dernier livre, Désobéir (Albin Michel, 2017), il cherchait les raisons de notre passivité face à un monde toujours plus inégalitaire. Aujourd’hui, une partie de la population s’insurge et Frédéric Gros, philosophe et professeur à Sciences-Po, analyse l’expression inédite de la colère des gilets jaunes.

Salariés ou retraités, les gilets jaunes font parfois preuve de violence dans leurs propos ou dans leurs gestes. Comment l’expliquez-vous ?

Déjà, il y a la part de violences émanant d’une minorité de casseurs ou de groupuscules venant pour « en découdre ». Elle est incontestable, mais il faut comprendre à quel point, en même temps, elle suscite un effroi émotionnel et un soulagement intellectuel. On demeure en terrain connu. Le vrai problème, c’est qu’elle est minoritaire. Elle est l’écume sombre d’une vague de colère transversale, immense et populaire. On ne cesse d’entendre de la part des « responsables » politiques le même discours : « La colère est légitime, nous l’entendons ; mais rien ne peut justifier la violence. » On voudrait une colère, mais polie, bien élevée, qui remette une liste des doléances, en remerciant bien bas que le monde politique veuille bien prendre le temps de la consulter. On voudrait une colère détachée de son expression. Il faut admettre l’existence d’un certain registre de violences qui ne procède plus d’un choix ni d’un calcul, auquel il est impossible même d’appliquer le critère légitime vs. illégitime parce qu’il est l’expression pure d’une exaspération. Cette révolte-là est celle du « trop, c’est trop », du ras-le-bol. Tout gouvernement a la violence qu’il mérite.

Ce qui semble violent, n’est-ce pas aussi le fait que ce mouvement ne suive pas les formes de contestations habituelles ?

Le caractère hétéroclite, disparate de la mobilisation produit un malaise : il rend impossible la stigmatisation d’un groupe et le confort d’un discours manichéen. Il a produit une sidération de la part des « élites » intellectuelles ou politiques. Non seulement elles n’y comprennent rien mais, surtout, elles se trouvent contestées dans leur capacité de représentation, dans la certitude confortable de leur légitimité. Leur seule porte de sortie, au lieu d’interroger leur responsabilité, consiste pour le moment à diaboliser ce mouvement, à dénoncer son crypto-fascisme. Cela leur permet de prendre la posture de défenseur de la démocratie en péril, de rempart contre la barbarie et de s’héroïser une nouvelle fois.

Cette forme de désobéissance, cette violente remise en cause des corps intermédiaires et de la démocratie représentative constituent-elles un danger ?

Les risques sont grands et ce spontanéisme représente un réel danger social et politique. Mais on ne va quand même pas rendre responsables de la crise de la représentation démocratique les perdants de politiques orientées toutes dans le même sens depuis trente ans. Nous payons la destruction systématique du commun durant ces « Trente Calamiteuses » : violence des plans sociaux, absence d’avenir pour les nouvelles générations, poursuite folle d’une « modernisation » qui s’est traduite par le déclassement des classes moyennes. La seule chose dont on puisse être malheureusement certain, c’est du fait que les victimes des débordements ou des retours de bâton seront les plus fragiles.

Vous avez travaillé sur la notion de sécurité (1), que pensez-vous de la réponse de l’Etat après les manifestations et les dégradations ?

De la part, cette fois, des forces de l’ordre, on entend le même discours : « Cette violence est totalement inédite, on n’avait jamais vu ça, un tel déferlement, une telle brutalité. » Il ne faudrait pas que cette mise en avant de la « nouveauté » ne serve d’écran à une augmentation de la répression.

Dans votre récent livre, Désobéir, vous analysiez les racines de notre « passivité ». Que s’est-il passé pour que les gilets jaunes sortent du « confort » du conformisme ?

Notre obéissance politique se nourrit pour l’essentiel de la conviction de l’inutilité d’une révolte : « à quoi bon ? » Et puis vient le moment, imprévisible, incalculable, de la taxe « de trop », de la mesure inacceptable. Ces moments de sursaut sont trop profondément historiques pour pouvoir être prévisibles. Ce sont des moments de renversement des peurs. S’y inventent de nouvelles solidarités, s’y expérimentent des joies politiques dont on avait perdu le goût et la découverte qu’on peut désobéir ensemble. C’est une promesse fragile qui peut se retourner en son contraire. Mais on ne fait pas la leçon à celui qui, avec son corps, avec son temps, avec ses cris, proclame qu’une autre politique est possible.

Sommes-nous dans un grand moment de désobéissance collective ?

Oui, une désobéissance qui a comme repère sûr sa propre exaspération. On a tout fait depuis trente ans pour dépolitiser les masses, pour acheter les corps intermédiaires, pour décourager la réflexion critique, et on s’étonne aujourd’hui d’avoir un mouvement sans direction politique nette et qui refuse tout leadership. Cette désobéissance témoigne profondément de notre époque. Il faut en priorité en interroger les acteurs.

(1) Le Principe sécurité, Gallimard, 2012.

https://www.liberation.fr/debats/20...



Imprimer cet article





ISRAËL : encore et toujours en cours, Génocide de GAZA !
vendredi 15 - 18h11
de : JO
2 commentaires
Engin de chantier ou transpalette devant le Ministère ? De quoi être perplexe !
vendredi 15 - 17h19
de : JO
Un petit débat / C’est l’heure de l’mettre
vendredi 15 - 16h48
de : Hdm
La Havane : Il est urgent de stopper l’aventure militaire impérialiste contre le Venezuela
vendredi 15 - 15h48
de : nazairien
1 commentaire
« Malheur à nous si nous n’avons pas la force d’être tout à fait libres, une demi-liberté nous ramène nécessairement au
vendredi 15 - 06h52
de : JODEZ
Le parlement européen condamne l’usage des armes de guerre.
jeudi 14 - 19h51
de : JO
La couardise de griveaux mise à jour
jeudi 14 - 18h56
de : jean 1
Mairie de Paris : les lobbies, c’est pas fini !
jeudi 14 - 09h58
Deux ans ferme requis contre Christophe Dettinger : François Boulo réagit sur RT France
mercredi 13 - 23h41
de : nazairien
7 commentaires
La macronie à la recherche de son point G
mercredi 13 - 22h37
de : Alina Reyes
1 commentaire
Les élites sont des dieux, les Gilets Jaunes et les gueux sont des inutiles !
mercredi 13 - 20h13
de : Claude JANVIER
2 commentaires
Christophe Dettinger ex-boxeur Gilet Jaunes en jugement (extrait)
mercredi 13 - 19h30
de : JO
Terrifiant, Laurent Alexandre, un chirurgien-urologue, fondateur de "doctissimo" et transhumaniste, dans ses délires
mercredi 13 - 16h39
de : nazairien
1 commentaire
Venezuela : Les 5 gros mensonges de Macron, médias et Cie
mercredi 13 - 12h39
1 commentaire
GILETS JAUNES ACTE XIV
mercredi 13 - 12h22
de : JO
ON LACHE RIEN dédicace Aux gilets jaunes. Pierot
mardi 12 - 16h45
de : nazairien
3 commentaires
Les objectifs des contre-réformes libérales du gouvernement Macron-Philippe
mardi 12 - 11h14
de : Allain Graux
Fête du livre de Noir et Rouge le samedi 16 juin février 2019
mardi 12 - 10h13
de : frank
« LES IDEES S’AMELIORENT. LE SENS DES MOTS Y PARTICIPE »
lundi 11 - 22h03
SYRIE : Il parait que la coalition de l’OTAN ne frappe que des djiadistes ?
lundi 11 - 21h49
de : JO
Les chiens sont lâchés contre Juan Branco
lundi 11 - 21h11
de : curtillat
3 commentaires
Gilets jaunes : les 133 enquêtes de l’IGPN peuvent-elles conduire à des sanctions ?
lundi 11 - 17h57
VENEZUELA : Comment le coup d’Etat a été déjoué, révélations !
lundi 11 - 17h50
de : JO
1 commentaire
EVASION FISCALE : Un fléau qu’une étude Britannique chiffre à 825 milliards !
lundi 11 - 17h33
de : JO
PROPOSITION DE GILETS JAUNES
lundi 11 - 17h04
de : Raymond H
GILETS JAUNES - UNE IDEE A REPRENDRE
lundi 11 - 16h31
de : Raymond H
Européennes larem une équipe de rêve : dormez braves gens
lundi 11 - 09h08
Quod Libet.
dimanche 10 - 21h17
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
De la coke, des putes, des politiques, des voyous et des stars, Gérard Fauré : le dealer des stars dit tout sur TV Liber
dimanche 10 - 20h52
de : nazairien
Ne laissons pas mourir le mouvement des gilets jaunes !
dimanche 10 - 19h14
de : Denis Langlois
7 commentaires
Lettre ouverte aux parlementaires et aux élus.
dimanche 10 - 17h28
de : Claude JANVIER
L’indice Baltic dry continue de s’effondrer !! Déjà -56,45% en près d’1 mois et demi !!!
dimanche 10 - 17h26
de : nazairien
Castaner déplore l’incendie d’un véhicule et ne souffle mot sur le manifestant mutilé.
dimanche 10 - 14h58
de : JO
6 commentaires
« ON A UN COEUR » LA CHANSON EN HOMMAGE AUX GILETS JAUNES ( sur l’air de « YOU ARE THE WORLD »)
dimanche 10 - 14h39
de : nazairien
2 commentaires
VENEZUELA : le pillage des richesses de ce pays n’aura plus jamais lieu !
dimanche 10 - 12h15
de : JO
1 commentaire
L’assemblage suspendu du Tricastin et la folie pure de Jaitapur
samedi 9 - 17h32
de : AIPRI et Reporterre via JYP
Les rose-bruns / C’est l’heure de l’mettre
vendredi 8 - 12h38
de : Hdm
« L’industrie minière crée des phénomènes qu’elle ne sait pas maîtriser »
vendredi 8 - 12h13
de : Revue Z
Complotisme, fake news ...et pendant ce temps là à l’Amassada
vendredi 8 - 11h27
de : frustration & Amassada
Mais que va donc faire l’Armée Française au TCHAD ? Ce qu’il faut savoir !
vendredi 8 - 11h08
de : JO
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement, si elles ne sont bien cultivées. Montesquieu
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite