Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Sarkozysmes
de : François GERALD
dimanche 18 février 2007 - 16h37 - Signaler aux modérateurs
6 commentaires
JPEG - 38.7 ko

de François GERALD

Parmi les clichés éculés qui émaillent le paysage politique français, celui de la "domination des valeurs de Mai 68" est devenu un rituel auquel la presse conservatrice n’omet que rarement de donner crédit. Récemment encore un journaliste de télévision, dans un ouvrage supposément polémique, demandait avec ou sans naïveté si on pouvait encore se dire de droite sans honte aujourd’hui. Curieusement, à jeter un œil aux programmes hertziens de notre pauvre télévision, reflet étique mais sincère de certaines des valeurs de la France contemporaine, on est frappé par ce qui, du gauchisme à tous crins d’alors, pourrait, ne serait-ce que vaguement, faire figure de vestige.

Pourtant, à assister aux célébrations d’investiture du candidat de l’UMP, je fus soudain saisi d’un doute : qu’en aurait-il été si les valeurs de Mai 68 n’avaient confiné la droite dans cet état de terreur catatonique où elle se plaint volontiers d’avoir été confinée. Mon vieux labrador, Alain Delon jr, se laissait même emporter : "Allez ! Forza Nicolas ! Vivement qu’il arrive, qu’il fasse le ménage et qu’il nous débarrasse de toutes ces caricatures de petits bourgeois arrivistes en mocassins de Neuilly sur Seine"

Certes, on objectera avec quelque raison que le pedigree socioculturel de tel ou tel ne saurait faire obstacle à sa participation au débat politique ; mais même si la droite hésite rarement à manier ce genre d’arguments – contre les « bobos qui font du vélo » par exemple – c’est précisément au niveau politique que la candidature du ministre de l’Intérieur vient s’échouer comme une tentative essentiellement plastique.

« J’aime la politique » a coutume de rappeler l’édile neuilléen, non sans trahir son appétence pour les joutes oratoires d’avocats. Sauf que la politique, la vraie, pour peu qu’on ait, ne serait-ce que vaguement, renoncé aux idéaux superstructurants, consiste essentiellement à se colleter des problèmes insolubles, ou en tout cas dont les solutions ne sont que rarement raccords avec le genre d’idéal publicitaire où aime à se confondre le ministre. La politique, pour M. Sarkozy, c’est d’abord le Pouvoir avec un grand P. Pouvoir d’agir, convenons-en, d’éliminer ses adversaires essentiellement, de promouvoir sa petite personne la plupart du temps ; autant d’entreprises que le ministre a coutume de ponctuer d’un désormais célèbre « Je l’ (les) ai niqué(s). » Il y va aussi d’un certain pragmatisme qu’on ne saurait critiquer en soi si ce n’est qu’il n’hésite pas à dénier le réel pour mieux endosser l’efficacité des victoires les plus douteuses.

La question de la prostitution qui envahissait les boulevards extérieurs parisiens et intérieurs de nombres de villes du pays en est la plus parfaite illustration. La loi, qui, jusque-là, réprimait le « racolage actif », permettait de fait à la prostitution de s’établir à peu près n’importe où. Pourtant, face à un problème dont la complexité est patente à plus d’un titre, le ministre choisit la solution de facilité consistant à résoudre non pas le problème mais son « avoir l’air ». Concrètement, cela revint à redonner aux policiers le pouvoir de faire le ménage dans les rues en pénalisant le « racolage passif ». Le problème est que l’application de la loi reste le fait du Prince et que si, dans les textes, le racolage passif est prohibé, dans les faits il est soumis au bon vouloir des autorités, qu’en droit, en poussant le bouchon un peu loin j’en conviens, on pourrait tenir pour complices de tous les proxénètes du pavé.

La différence entre la rue Saint-Denis et les boulevards des maréchaux réside en ce que l’application à géométrie variable de la loi est « favorable » à la première pas aux seconds. Qui peut nier que la prostitution est un vrai problème ? Qui peut nier que la capacité d’action des politiques pose en soi un vrai problème dans la perception que les citoyens en ont ? Ici la volonté pragmatique de M. Sarkozy est claire et, en soi, appellerai presque qu’on soulevât son chapeau. Sauf qu’en l’occurrence, le problème réglé n’est pas celui posé, éminemment complexe, et qu’on peut se demander ce qu’il en est d’une société qui refuse de prohiber la prostitution tout en admettant que son spectacle est intolérable. Le pragmatisme sarkozyen apparaît dés lors plus comme une posture d’idéologie de la réussite où l’imaginaire se veut roi et où le réel, c’est-à-dire l’impossible, est purement et simplement nié. La politique du Pouvoir de l’exécutif se double ici d’une apologie de l’hypocrisie bourgeoise où la fin du principe d’égalité des citoyens devant la loi fait presque figure de détail déplaisant.

Mais il est un autre domaine où le déni du réel de la communication Sarkozyenne fut pris dans le vif, c’est celui qui l’opposa aux juges du tribunal pour enfants de Bobigny. Au départ, il y eut un rapport du préfet de police de Seine-Saint-Denis dénonçant les carences de la politique de sécurité dans son département. Policiers peu formés, sous encadrés et massivement inexpérimentés expliquaient une hausse de la peur et une dégradation significative de la sécurité que traduisait une hausse sensible des violences aux personnes. Là encore, il est certaines réalités qu’on ne peut raisonnablement imputer à un seul homme. Le fait que les fonctionnaires de police choisissent massivement des destinations plus paisibles que le 93, aussitôt qu’ils ont acquis un peu d’expérience est un fait qui se retrouve dans tous les corps de métier de la fonction publique. Mais face à un problème qui opposait résistance à son bagout légendaire, l’homme, n’écoutant que sa conscience, choisit de dénoncer les juges du tribunal de Bobigny qui avaient, selon lui, « démissionné pour des raisons idéologiques. » La précision est croustillante, car ce qu’on y lit, c’est qu’après pratiquement cinq ans d’administration Sarkozyenne du ministère de l’Intérieur, les problèmes d’insécurité dans le 93 étaient dus … à la gauche. Les mêmes qui arguent volontiers de la nécessité de la responsabilité individuelle quand il s’agit de supprimer les aides sociales pour les plus démunis, se trouvent finalement forts dépourvus lorsque il s’agit de faire œuvre de solitude face au réel.

On se souvient qu’en 2002, les médias télévisés, ses amis de TF1 en tête, avaient fait gorge chaude du « niveau intolérable » auquel la criminalité aurait accédé sous l’administration Jospin. A l’époque certains médias n’hésitaient pas à proclamer que le niveau « réel » de l’insécurité était largement sous-estimé par les chiffres officiels et que, notamment, certaines cités populaires de la banlieue parisienne étaient devenues de véritables zones de « non droit ». Or aujourd’hui que le ministre plastronne devant des statistiques qui proclament pour certaines catégories d’infractions des taux d’élucidation de 108% ou 112%, il semble bien que les médias aient tout bonnement renoncé à leur dada d’il y cinq ans. On se demande pourquoi, car s’il y avait sur les 100 ou 200 cités à problèmes, ne serait-ce qu’une seule où la peur avait disparu, il ne devrait pas être difficile d’aller y enquêter. Ne serait-ce que politiquement, quoique on pense de l’action de M. Sarkozy, il y aurait là matière à reconnaître objectivement une réussite et en tirer peut-être des enseignements au-delà des clivages politiques.

Mais ce serait alors poser la question de la politique de la sécurité de façon beaucoup trop pragmatique et d’accéder à cette crue réalité qui fait que les problèmes de délinquance dans telle cité n’ont aucune raison d’avoir quoique ce soit en commun avec ceux de telle autre. C’est-à-dire que la délinquance est, dans sa nature même, un acte politique d’exception à la loi dont la véritable nature est clairement fasciste. Pendant les émeutes de novembre 2005, M. Sarkozy n’hésita pas à prétendre contre toutes les évidences qu’il s’agissait là d’une réaction à sa politique répressive des bandes des cités sensibles. Comme si, au fond, la politique de lutte contre la délinquance ne pouvait qu’entraîner des réponses visibles de la part des délinquants. On est évidemment abasourdis par ce genre de raisonnement, mais il témoigne de fait de la parfaite harmonie qui règne entre M. Sarkozy et les médias. Car si le délire sécuritaire de 2002 a bien sûr bénéficié d’un engouement politique certain de la part de médias conservateurs comme TF1, on ne peut faire abstraction du soutien qu’il reçut de l’ensemble des médias français. Depuis vingt ans, ceux-ci ont en effet été pris d’assaut par les spécialistes du marketing qui, à quelques exceptions prés, y font la loi sans partage.

Or pour cette petite minorité de publicitaires, le savoir dont ils s’autorisent porte sur la demande sociale, et c’est à ce titre qu’ils y fondent la nécessité de réduire toute question de communication à une stricte évaluation en termes d’offre et de demande. La demande étant par définition conservatrice – un cinéphile qui a une idée de cinéma originale s’appelle un cinéaste et on n’en croise pas à tous les coins de rues-, le spectacle de l’insécurité était avant tout le spectacle du pouvoir retrouvé des médias de donner à voir autre chose que les mêmes lieux communs et autres clichés dont ils se gargarisent habituellement sur l’autel de la proximité de « la majorité des Français ». L’homéostasie publicitaire qu’on peut à juste titre considérer comme le véritable retour de bâton de l’effervescence soixante-huitarde, trouvait son antidote dans ce fait indétrônable qu’on peut d’autant plus facilement filmer la délinquance que celle-ci a pour caractéristique d’être présentée comme essentiellement photogénique.

Cela en dit long sur la véritable préoccupation des médias en investissant les zones de « non droit » et sur leur besoin quasi structurel de la délinquance. Il ne s’agissait pas seulement de dénoncer un état de fait ; quel que soit son niveau général, la délinquance est toujours un problème pour celui qui en est victime ; mais de montrer que les médias avaient le pouvoir de la montrer parce qu’elle était plastique. Du même coup, c’est le pouvoir des images qui s’en trouvait réhabilité… Certes le quotient de l’opération consistait à décrire le pays comme en proie à une menace intolérable que représentaient les teenagers maghrébins en survêtement Tachini, mais ce qui au fond faisait symptôme, c’était cette réalité du racisme qui, Lacan l’annonça il y a bien longtemps, consiste avant tout à accuser les faibles de jouir à la place de forts.

Pourtant, à bien des égards, le ministre se veut exemplaire sur la question du racisme. Il n’hésite pas à réclamer dans des configurations à géométries variables au gré des saisons, l’instauration d’une discrimination positive. Non pas en ce qu’elle ait jamais produit quoique ce soit de sensible, mais en tant que le racisme est selon lui « une réalité » qu’on occulte trop souvent à son goût irréfragable pour la vérité nue. Pourtant lorsqu’un ancien nouveau philosophe à la dérive expliqua à propos des mêmes émeutes dans une interview à Haaretz que « la haine des noirs est encore plus grande que celle des Arabes », il ne fallut que trois jours à notre héros de « l’avoir-l’airitude » pour tirer son chapeau à M. Finkielkraut qualifié sans rire (ou sans lire) d’un « des plus grands philosophes français actuels. » Que TF1 qui est la chaîne de télévision la plus regardée en France et en Europe soit la propriété de son « meilleur ami », M. Martin Bouygues et, accessoirement, la seule chaîne zéro Arabes et pratiquement zéro noirs dont certains des dirigeants tiennent parfois des propos ouvertement racistes –comme l’indécrottable Charles Villeneuve qui nous expliqua au moment de la guerre du golfe N°1 que c’était « la guerre du monde civilisé contre les Arabes »- ne semble finalement guère intéresser les médias pourtant forts capables de dénoncer le racisme dans certaines circonstances – comme à l’entrée des boîtes de nuit par exemple-. Mais ce serait alors s’en prendre à une baronnie fort puissante dans l’hexagone face à laquelle on préfère s’abstenir d’ouvrir des dossiers trop compromettant comme celui du rôle joué par cette chaîne dans la diffusion des idées racistes en pleine expansion dans le pays.

Imagine-t-on seulement qu’une bande de teenagers maghrébins se fussent présentés devant feu la Commission Nationale de la Communication et de Libertés armés d’un dossier pour le reprise de TF1 privatisée où ils n’auraient juré que par leur noble souci du « mieux disant culturel » ; et qu’une fois la chaîne attribuée à leur projet soutenu financièrement par « un mec que tu connais pas », ils nous expliquent, bravaches, qu’eux ne sont là que pour l’argent, que « pour la culture, il y a le service public, » et que leur travail consiste à « vendre du temps de cerveau disponible aux annonceurs » ? Imagine-t-on alors seulement la teneur des éditoriaux que la presse conservatrice aurait consacré aux règles de la République foulées aux pieds ? Ne serait-ce pas là une question qui mériterait réflexion si on voulait seulement interroger la notion même de contemporanéité dans la délinquance ? Non il vaut mieux s’interroger sur les jeunes qui, décidément, ne respectent plus rien.

Mais le chef d’œuvre de la communication sarkozyenne réside sans nul doute dans sa posture de défenseur du travail. L’idéologie néo-libérale, au cœur du projet politique de la plupart des gouvernements conservateurs depuis trente ans en Occident, pose comme principe de base que le travail n’est plus une valeur comme Adam Smith, le père du libéralisme, ou Karl Marx l’avaient théorisé, mais un simple bien qui s’échange sur un marché selon la loi de l’offre et de la demande. Dés lors le chômage n’est dû qu’à une interférence des pouvoirs publics dans la libre négociation des salaires et des conditions de travail entre employeurs et employés. Le saut peut sembler minime, mais depuis l’apparition du chômage de masse en Occident, on a vu apparaître toute une série de glissements dans la conception du travail que nous avons, et qui ont commencé dans les années 80 avec l’émergence de « la culture d’entreprise ». Derrière ce concept fumeux ne réside qu’un processus de réidéologisation du travail qui cesse d’être une activité productive –qui marche à l’identification- pour s’inscrire dans un phénomène social plus vaste, où l’employé n’est plus seulement supposé loyal envers les intérêts de sa firme, mais finalement solidaire des impératifs de ses dirigeants.

La culture d’entreprise qui a fait son lit sur le chômage de masse a relégué le travail au rang d’une morne nécessité polluée par les « archaïsmes » des syndicats de gauche. Il n’est pas besoin de chercher bien loin aujourd’hui pour trouver, même dans des entreprises dont les dirigeants ne sont pas spécialement autocrates, omnipotents ou fascistes, des salariés qui rasent les murs, acquis qu’ils sont à l’idée que pour faire carrière, la règle d’or c’est de ne pas la ramener. Après tout on pourrait arguer qu’il ne s’agit que d’un retour de bâton consécutif aux excès soixante-huitards. Sauf qu’il y a un point où l’idéologie du travail, si elle interdit tout discours, ne bloque plus seulement les revendications de groupes d’intérêts, mais simplement le discours du travail. En tant que le discours du travail et sa critique sont aussi de la recherche et du développement. C’est aussi par là qu’on repense les habitudes et qu’on crée de nouveaux produits.

Les chefs du marketing qui imposent leur loi de l’offre et de la demande en arrivent aussi à considérer toute forme de créativité comme une menace pour le savoir de réserve dont ils croient devoir s’autoriser quant à la réalité de la demande, et qui, vrai ou faux, ne va guère au-delà d’un peu de flair social. M. Sarkozy qui prétend avec un sens du ridicule soudain bien peu affûté qu’il va « permettre à ceux qui veulent travailler plus de gagner plus », ne trahit au fond que son enclavement dans les bantoustans idéologiques de la droite patronale des beaux quartiers. Car avec 2.5 millions de chômeurs, un million de Rmistes et un million et demi de travailleurs à temps partiels contraint, on se demande ce qu’il adviendrait si le ministre décidait un beau matin de se rendre dans une ANPE, même de Neuilly sur seine. Et de parler aux gens.

Alors qu’une étude TNS-Sofres révélait au printemps dernier qu’en France, 40% des salariés refusent de se syndiquer par peur des représailles patronales, le ministre, sans doute bouleversé par une telle étude, fort peu commentée il est vrai, nous explique qu’il va proposer un projet de loi visant à limiter le droit de grève à l’approbation d’un vote de la majorité des salariés d’une entreprise… Il s’agit d’une vieille antienne du patronat qui cherche à tout prix à limiter le droit de grève pour en finir avec une certaine lutte des classes. Mais cette lutte des classe n’oppose plus les possédants aux travailleurs, mais les décideurs aux exécutants. Rendre des comptes sur son modèle social est devenu la hantise du patronat qui ne cesse d’encenser la liberté individuelle d’entreprendre en ignorant les réalités les plus évidentes du « marché du travail ».

De fait le Medef qui s’échine à nous servir de vibrants refrains sur la nécessité de la flexibilité du travail, reste fort peu loquace lorsqu’il s’agit de faire face aux licenciements boursiers qui imposent une liquidation littérale de l’appareil industriel au nom de dogmes économétriques beaucoup moins flexibles quand ils concernent la rémunération des actionnaires. Les différents modèles néo-libéraux qui ont conduit l’essentiel des économies d’Amérique du sud vers la banqueroute dans les années quatre-vingt ont aujourd’hui convergé pour considérer, sans plus de controverse, le travail comme la variable exclusive d’ajustement des crises du capitalisme moderne.

La réalité sociale du travail s’est du coup effacée devant la réalité sociale du patronat qui ne raisonne plus qu’en termes de réactivité, taux de marge et profitabilité là où ce qui fonde toute forme de croissance économique, c’est quand même une offre qui crée sa propre demande, c’est-à-dire une offre sur laquelle les technocrates du marketing n’ont par définition que très peu de prise. Même en prenant positivement toutes les hypothèses les plus favorables du libéralisme, la liberté des citoyens ne réside qu’en une certaine capacité à choisir son activité et à jouir d’une certaine liberté de parole sur le travail. La victoire du capitalisme sur le communisme si elle a pu signifier une avancée de la liberté était en fait une victoire à la Pyrrhus dans la mesure où le chantage permanent à la conformité socioculturelle qu’exerce le patronat n’a guère à envier aux idéaux de l’idéologie stalinienne.

Le président américain, George W. Bush qui expliquait pendant sa première campagne de 2000 qu’il devrait « y avoir plus de religion à Washington » ne s’y est pas trompé, car la seule religion dont il ait jamais été question, c’était la sienne. La réidéologisation du travail est avant tout un symptôme de la haine du travail qui est devenue la règle du capitalisme moderne. C’est l’autre réalité de la communication sarkozyenne, une machine de guerre contre l’humanité au travail. Le vrai conservatisme, c’est cela.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Sarkozysmes
18 février 2007 - 17h23

"Alors qu’une étude TNS-Sofres révélait au printemps dernier qu’en France, 40% des salariés refusent de se syndiquer par peur des représailles patronales"

Serait-il possible d’avoir les références exactes de cette étude ?

Merci

Le Loup Rouge



Sarkozysmes
18 février 2007 - 18h15

On attribue toujours trop d’intention à la structure perverse.
On la nourrit de ces propres reflexions.
Le névrosé est toujours fasciné par ça.
Le mieux c’est Salesse qui prévenait Sarkozy est un as.

Les premiers détournement sémantiques et d’ailleurs les pires ont été opéré par les socialistes.
C’est toujours comme ça.Il fallait absolument tordre la réalité car ils s’en proclamaient.
Ce sont eux eux qui ont commencer à apliquer des termes de technocrates de soi disant ressources humaines à la psychiatrie. Imposant un langage stérile à l’endroit même ou l’on a besoin de toute la richesse de la langue.

Alors après n’importe quel batteleurs d’estrade d’extrême droite peut survenir.

Mais de quel génie fait preuve Sarkozy ,
d’absolument aucun.
"Arbeit macht frei" au fronton des camps de concentration est de la même veine.
Qu’a t il inventé.

Sarkozy n’est pas un as, il n’y a pas de communication sarkoidienne.
C’est tout simplement un pantin du pouvoir qui pourrait se révéler bien plus dangereux que l’on ne pense si rien ne lui est opposé.
Sa seule force c’est de pouvoir se vautrer dans la plus viles des ambitions, se hisser en marchant sur les autres qu’il aime naturellement , car ceux-çi lui prètent tant d’intentions intelligentes.

Il aime les gens, c’est bien là que se trouve le danger.

D’ailleurs on peut le trouver sympa, car il l’est, mais il est aussi autre chose.



Sarkozysmes
18 février 2007 - 21h07

Le pourcentage exact est de 36% de salariés qui refusent de se sundiquer par peur des représailles patronales. L’ensemble de l’anquête peut être consultée sur le lien suivant :
http://www.tns-sofres.com/etudes/co...

Bien à vous

François GERALD



Sarkozysmes
19 février 2007 - 12h32 - Posté par

Il est pourtant prouvé que si tout le monde se syndiquait, le MEDEF aurait un comportement autre et les bénéfices pourraient être répartis correctement. Les salaires étant bas, et les prix à la consommation élevés, il faudrait baisser le prix des adhésions, pour encourager les salariés à se syndiquer. Tout commence là !


Sarkozysmes
19 février 2007 - 14h30

Le pourcentage exact est de 36% de salariés qui refusent de se sundiquer par peur des représailles patronales.

vous voyez comme c’est con un sondage

ca veut dire que 67 % des salariés sont prets a se syndiquer ?? ca m’étonnerait beaucoup

louis coconuts



5 idées pour MG BUFFET
21 février 2007 - 11h07

5 idées pour MARIE GEORGE :

1 MG BUFFET est la meilleure candidate de gauche

2 redites NON au TCE avec MG BUFFET "

3 Si MG BUFFET fait un bon score tout est envisageable pour un rassemblement anti libéral

4 un bon score avec MG BUFFET c’est ce qui peut le mieux boulerverser le paysage politique ( imaginez la tête des commentateurs a la télé le soir du 22 si ils doivent annoncer 10 % ou plus ? )

5 donner un coup de pied dans la fourmilière ? Ces fourmis là ne nous mangerons pas le pied

andré 18






les deux actions du 18 juillet
jeudi 18 - 23h19
de : Jean-Yves Peillard
À LA LIGNE - Feuillets d’usine
jeudi 18 - 19h09
de : Ernest London
Pourquoi je suis gilet jaune
mercredi 17 - 22h52
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Un américain à Paris (sans Gene Kelly) : LE REGARD D’UN AMÉRICAIN SUR LES GILETS JAUNES (vidéo)
mercredi 17 - 22h32
de : nazairien
2 commentaires
Ni République de l’apparat, ni moine-soldat
mercredi 17 - 21h24
de : Christian D et Monique D
1 commentaire
JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
1 commentaire
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
1 commentaire
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
2 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
9 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
2 commentaires
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
3 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO
GODIN, INVENTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
dimanche 7 - 20h11
de : Ernest London
1 commentaire
Billet de Pierrick Tillet : Effondrement : le ministre Blanquer contraint de saborder le baccalauréat
dimanche 7 - 12h01
de : nazairien
3 commentaires
Week-end de résistance et d’occupation contre le projet de Surf Park de Saint Père en Retz (44) le 20 et 21 Juillet 2019
dimanche 7 - 11h02
de : Collectif Terres Communes
POINTS DE NON-RETOUR [THIAROYE]
vendredi 5 - 20h16
de : Ernest London
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Thomas Jefferson
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite