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Enjeux d’avenir pour le PCF
de : BABEUF42
mercredi 27 août 2008 - 14h59 - Signaler aux modérateurs
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UNE CONTRIBUTION RENDUE PUBLIQUE SUR LE SITE PCF QUE JE PARTAGE PLEINEMENT BABEUF42

Enjeux d’avenir pour le PCF

Par Le Pollotec Yann Membre du Conseil National du PCF, secrétaire de la section de Blanc-Mesnil (Fédération de Seine Saint Denis)

Le 26 août 2008

La question de « l’avenir de Parti communiste français » n’a de sens que si elle est étroitement corrélée et induite par celle de « la construction d’une alternative en France, en Europe et dans le monde ». En ce début de 21e siècle, avec une vitesse et une brutalité inédite dans l’Histoire, le capitalisme globalisé et financiarisé révolutionne les modes de productions, les rapports sociaux, les cultures, l’espace-temps et les territoires. Les révolutions scientifiques, technologiques, informationnelles, agronomiques, écologiques et démographiques se conjuguent avec une crise mondiale aigu dont les dimensions sont à la fois politiques, institutionnelles, financières, sociales, agricoles, urbaines, sanitaires, civilisationnelles et environnementales. Le centre de gravité économique de la planète est en train de basculer de l’Occident vers l’Asie . Les inégalités explosent à l’intérieur de chaque nation alors que jamais autant de biens et de services n’ont été disponibles pour satisfaire les besoins de chaque être humain. De nouveaux obscurantismes religieux comme laïcs se développent et dans le même mouvement, jamais l’Humanité n’a eu une telle liberté et une telle facilité d’accès à la connaissance. Les tentations identitaires et communautaristes entrent en collision avec les aspirations à l’altérité, au métissage et à l’universalisme. L’uniformisation marchande percute la recherche de la diversité. Les Etats effondrés voisinent avec la puissance des Etats-nations-continents comme les Etats Unis, la Russie, l’Inde, la Chine, le Brésil, l’Australie des métropoles géantes et des méga groupes transnationaux. Nous sommes à un moment charnière, où de le devenir même de l’Humanité, et par voie de conséquence l’avenir des sociétés françaises et européennes, se joue.

C’est pourquoi, la question de l’avenir du communisme et de son organisation politique en France comme ailleurs, ne peut se poser en terme identitaire, ni même en terme de valeurs. L’heure est à se donner l’ambition de participer à construire les réponses politiques pertinentes et crédibles aux crises et aux révolutions dont sont grosses nos sociétés humaines.

Mais être pertinent et crédible, implique à la fois d’effectuer d’une analyse rigoureuse du mouvement du monde et de nos sociétés, mais aussi de partir des représentations qu’ont nos concitoyens, hic et nunc, de ce monde et de son évolution. Cela demande aussi de prendre en compte, que ces représentations peuvent changer rapidement et qu’elles peuvent être décalées voir en contradiction avec le réel.

Or, nos concitoyens ne croient plus au conte de fée d’une globalisation heureuse et d’une Union européenne permettant de recueillir sans effort, les fruits supposés du libre échange mondialisé. Le mythe de la spécialisation dans les activités à haute valeur ajoutée et dans les services pour se protéger et profiter en toute impunité de la mondialisation a fait son temps. En effet, les bureaux d’études de Renault s’implantent en Roumanie. EADS fait calculer les ailes des nouveaux Airbus en Inde et rien n’est plus facilement délocalisable maintenant qu’un centre d’appels, un serveur de réseau ou un service comptable. Il reste certes, le BTP, le tourisme et les services aux personnes, mais l’ex-directive Bolkestein et les diverses jurices prudences de la Cours européenne de Justice vont se charger d’ouvrir aussi, ces secteurs à la jungle du marché international du travail.

Chacun perçoit que la société française devient de plus en plus inégalitaire, que l’ascenseur social ne fonctionne plus à la réussite scolaire, « à l’élitisme républicain », mais sur la base de la proximité des lieux de créations des valeurs financières . Après les couches populaires, les couches moyennes connaissent à leur tour l’insécurité sociale. Travail, santé, retraite, éducation nationale, services publics, logement, pouvoir d’achat tout se dégrade.

Les succès commerciaux des grandes groupes français ou franco-européens comme Areva, EDF, Alstom, Renault, Sanofi, Total, EADS, Safran, Bouygues, Peugeot, Michelin, ……ne sont plus perçus comme des facteurs de développement de l’emploi et de la ressource fiscale. On craint même à juste titre qu’ils servent, sous prétexte d’internationalisation nécessaire des entreprises, à de nouvelles délocalisations, engendrant ainsi des destructions d’emplois et des pertes de savoir faire. L’emploi industriel s’étiole, le chômage de masse perdure, la part des richesses réellement produites sur le territoire national diminue, ce qui a pour résultat de faire reposer la ressource fiscale de plus en plus sur les populations à revenu moyen ou faible. De moins en moins de fonds sont alors disponibles pour l’investissement public d’où le recourt à des financements s’appuyant sur des participations publiques privées qui feront qu’accroître à long terme la dette publique. Les pouvoirs publics deviennent ainsi de plus en plus dépendants des marchés financiers. On baisse la dépense publique concernant la protection sociale, la santé, la recherche, l’enseignement et la formation, la défense nationale, les infrastructures, au profit du service de la dette et des diverses aides publiques aux entreprises, dans le même mouvement il y a transfert du poids de la fiscalité des entreprises et des hauts revenus vers les personnes à bas et moyens revenus en particulier via les taxes (TIPP, TVA et diverses taxes dites écologiques). L’impôt reste redistributif, sauf que cette redistribution fonctionne désormais à l’envers : des salariés et des retraités vers les entreprises et les riches. On enferme ainsi, les citoyens dans le dilemme de baisser la dépense publique ou d’augmenter la pression fiscale sur les bas et moyens revenus.

Les français expriment un profond sentiment d’impuissance et de pessimisme politique qui tend parfois au cynisme. Ils sont persuadés que leur destin leur échappe, que leurs voix ne comptent pour plus grand chose et que du local au mondial, l’économie de marché globalisée est l’unique horizon de l’Humanité. Que pourrait donc faire le gouvernement d’un pays qui fut naguère la quatrième puissance mondiale, coincé entre les entreprises globalisées qui mettent territoires et salariés en concurrence permanente , et entre les Etats-continents que sont les Etats Unis, la Chine, La Russie, l’Inde, le Brésil, l’Australie. La construction européenne n’est plus vécue comme une solution, mais comme un facteur supplémentaire d’insécurité sociale . Mals protégés par leur Etat nation des conséquences économiques et sociales de la globalisation financière, les français sont confrontés à des institutions européennes qui n’ont de cesse de faire pression à la baisse sur les salaires et les dépenses publics, de casser leurs protections sociales et de démanteler en les privatisant leurs entreprises de services publics.

Cet état d’esprit de désenchantement et de pessimisme, hors de la recherche de solutions individuelles pour se protéger, conduit aux comportements politiques régressifs suivants :

• La protestation symbolique et éthique, dans l’attente de l ‘arrivée miraculeuse de lendemains qui chantent. Nous sommes dans le registre de « nos vies valent mieux que leurs profits », survivance séculaire de l’anticapitalisme primitif catholique et moral qu’incarne avec une habilité certaine Olivier Besancenot. Il s’agit d’entretenir la flamme en attendant des jours meilleurs. Cette protestation symbolique peut se conjuguer avec des investissements militants forts mais sur des causes et des luttes ponctuelles et plus particulièrement sur l’écologie, l’humanitaire ou les Droits de l’Homme. Elle peut aussi déboucher sur des réactions utopiques violentes complètement déconnectées du réel et du possible (cf les adeptes mortifères de la décroissance, de la diabolisation de la Science et autres maniaques des moratoires sur toutes les avancées technologiques). • Admettre l’hégémonie inéluctable de l’économie de marché globalisé, et en espérant jouer sur les marges pour essayer de la rendre plus sociale et plus écologique. Il s’agit d’apprivoiser le marché, de lui apprendre les bonnes manières, bref de faire du capitalisme à visage humain ou plutôt de l’ajustement compassionnel, d’où les discours lénifiants sur la « responsabilité sociale et écologique des entreprises », sur le « développement durable ». C’est voie politique que suivent les Parti socialistes européens et les Verts, et une partie de la droite. Mais la logique même du développement du système implique de ne laisser aucun marge. La loi du marché doit s’imposer à la totalité de toute la société. Elle doit imbiber tous les rapports sociaux. On ne peut transformer la jungle capitaliste en un jardin d’agrément. • La pulsion populiste pour tenter de sanctuariser autant que possible ce qui peut l’être pour revenir un âge d’or aussi mythique qu’imaginaire. Ces pulsions sont ponctuellement exploités par des acteurs politiques aussi divers que José Bové, Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy pour répondre aux multiples explosions de colères et de désespoirs catégorielles et aux diverses angoisses identitaires. Avec le déclin récent du FN, la France est pour le moment épargnée par l’émergence de grandes forces populistes à l’instar de l’Italie, de la Pologne, de la Belgique, de la Roumanie, de la Tchéquie ou des Pays Bas.

Mais ses trois comportements, cohabitent contradictoirement avec une demande d’efficacité et d’action du politique de la part des citoyens. Jospin n’a pas franchi le 1er tour des présidentielles parce qu’il a d’une manière obscène, revendiqué l’impuissance de la politique face à l’économie, alors que Sarkozy s’est fait élire sur la base d’un discours de rupture politique allant jusqu’à affirmer que « tout était possible », dans un contexte de participation électorale record. Le « démocrate chrétien » François Bayrou, a su rassembler les suffrages des couches moyennes, d’une partie des couches populaires, et de tous les Rastignac en puissant de France et de Navarre , parce qu’il incarnait leur désir de « notabilité tranquille » et parce qu’il avait endossé la casaque du candidat « antisystème » dénonçant les forces de l’argent, les grands médias aux ordres du pouvoir, répondant ainsi à leurs angoisses de déclassement social et de paupérisation relative.

Ces trois types de comportement politique et cette demande d’action politique participent aux causes premières de la décomposition organique et idéologique de la gauche. Ils fondent aussi la stratégie d’ « Union sacrée » de Nicolas Sarkozy, depuis son élection. Tout l’art de Sarkozy consiste à démontrer, qu’il mène la meilleure des politiques possibles dans le pire des mondes. Cette politique se veut celle de tous les grands états européens indépendamment de la couleur de leur gouvernement, d’où les clins d’œil répétés à la sociale démocratie européenne et la référence appuyé à Tony Blair . Selon le raisonnement de Sarkozy, si la gauche arrivait au pouvoir, elle ferait que mener avec hypocrisie, à peu prés la même politique que lui, mais en moins bien. Donc, si on est réaliste, on ne peut que voter pour Sarkozy et ses amis, sinon on peut toujours se défouler contre le système en s’abstenant ou en votant Besancenot.

Le fossé qui existe entre l’angoisse de l’avenir et les souffrances au quotidien qui taraudent nos concitoyens, et le paysage politique français, en particulier à gauche, est tellement profond qu’il ne peut à terme que déboucher sur une recomposition politique radicale . Mais il faut se garder d’une vision superficielle, d’une recomposition politique qui se résumerait à des jeux politiciens et à une course de vitesse entre : • Une droite sarkosienne dont l’objectif serait de détruire le Modem et de satelliser les « élites » du PS, des Verts et du PRG, déçues d’être tenues à l’écart du pouvoir national depuis 2002. • Une partie du PS qui voudrait constituer un block sociale libéral et libéral social, sorte de 3e voix new look, dont le programme serait l’ajustement compassionnel de la société aux formes actuelles du capitalisme... Un Modem qui vise la même ambition, au détail prés, qu’il se voit calife à la place du calife social libéral. • Une autre partie du PS qui prétend adopter une stratégie mitterrandienne en affirmant dans le discours des « positions bien à gauche » afin de mieux exterminer tout ce qui se trouve justement à sa gauche. • Des communistes, des socialistes, des verts, des lcr, minoritaires dans leurs partis respectifs, et des ex de tous ces partis qui pensent qu’il faut vite créer un nouvel espace (une nouvelle structure ?) pour prendre de vitesse les directions du PS et de la LCR. • Une LCR métamorphosée en « Parti anti capitaliste » poursuivant depuis 2002, une même stratégie de monopole de la vertu à gauche qui à l’aune de ses objectifs propres lui a réussi.

Or le problème pour la gauche en général et pour le PCF en particulier, n’est pas de rebattre à l’infini les mêmes cartes, mais de changer la nature même du jeu. On ne peut diagnostiquer avec juste raison une crise de la démocratie représentative, qui est très loin de se limiter aux seuls partis et institutions politiques et qui touche toutes les formes organisationnelles de la société française, et dans le même mouvement se complaire à négocier, éternellement, « à égalité » avec des groupuscules et individus qui n’arrivent même pas à être représentatifs ce qu’ils sont sensés être . En persévérant sur les mêmes schémas, les mêmes jeux d’appareil et de « personnalités », on ne peut que chuter, au grès des alliances des diverses sensibilités de notre Parti, sur un remake soit de la Gauche plurielle, soit de Bouge l’Europe, soit des Comité antilibéraux ou sur un splendide et mortifère isolement. Pour paraphraser Marx, évitons après la tragédie, le ridicule de la farce.

On ne pourra changer le rapport de force politique en général et à gauche en particulier que si l’on gagne dans les consciences les deux batailles idéologiques cruciales suivantes : • Démontrez que l’Humanité n’est pas impuissante face au capitalisme globalisé et aux institutions internationales qui le supportent, et qu’elle possède potentiellement en elle-même les ressources nécessaires à la satisfaction universelle de ses besoins collectifs comme individuels. Ce qui implique aussi concernant notre peuple de revisiter les concepts de Nation et d’Etat. • Démontrez que l’unité et la convergence d’intérêt, nécessaire et possible, de tous les exploités et de tous les dominés , est la condition nécessaire de cette émancipation de l’Humanité.

Mener ces deux batailles idéologiques, du local au global, dans les quartiers, sur les lieux de travail comme dans les institutions, en articulant résistances, pédagogies et constructions d’alternatives, me semble être une des fortes raisons d’être du Parti communiste français, en ce début de 21e siècle. Nous avons commencé à le faire lors de la bataille référendaire de 2005, mais malheureusement nous n’avons pas su persévérer et nous nous sommes laissés embarquer dans la « nef des fous » de la candidature antilibérale.

Si dans le peuple, les consciences bougent en profondeur sur ses deux questions décisives, alors oui tout deviendra possible à gauche, et nous seront dans une situation révolutionnaire au sens propre du terme...

• Démontrez que l’Humanité n’est pas impuissante face au capitalisme globalisé et aux institutions internationales qui le supportent, et qu’elle possède potentiellement en elle-même les ressources nécessaires à la satisfaction universelle de ses besoins collectifs comme individuels.

L’actuelle « mondialisation » résulte d’une collision et d’une imbrication entre deux processus : • Une extension mondiale simultanée des trois révolutions industrielles : celle de la manufacture, celle du taylorisme et celle des réseaux. Ainsi la Chine , l’Inde, le Brésil, la Russie, la Corée du sud, ne deviennent pas seulement les ateliers de monde, ils sont en passe d’en être aussi les laboratoires. L’Afrique du Sud, la Turquie, l’Indonésie, le Viet Nam, la Thaïlande, le Maroc, Venezuela et bien d’autres nations ont déjà commencé à embrayer sur ce mouvement. Ce mouvement irréversible a permis de sortir de la misère plus de 600 millions d’êtres humains en quinze ans, mais il pose de gravissimes problèmes écologiques, sanitaires, de surexploitation des ressources naturelles et d’inégalités sociales et territoriales. • Le second est le mouvement mondial de déréglementation financière et commerciale qui découle des politiques des gouvernements américains et aussi européens, menées depuis 1971 aux travers des institutions économiques internationales qu’ils ont crée, développé et imposé au reste du monde : FMI, Banque mondiale, GATT puis OMC. Ce mouvement de déréglementation ne fut rendu matériellement possible que grâce au développement des technologies de l’information et des réseaux, et au faible prix du gazoil qui a permit de rendre marginal le coût du transport des marchandises par mer et par route. Il s’est fait sans l’assentiment des peuples, en s’appuyant sur le principe de gouvernance contre celui de démocratie. Il est non seulement l’obstacle majeur à la résolution des crises économiques, sociales, alimentaires et écologiques de la planète, il en est la cause principale.

Or cette collision entre les deux processus a fait exploser l’ordre établie après la fin de la guerre froide. Les Etats unis et leurs alliés européens n’ont plus les moyens de leur hégémonie financière, commerciale scientifique, industrielle, culturelle, institutionnelle et militaire sur le reste du monde. Toutes les institutions internationales qu’ils avaient mises en place pour assurer leur domination sont en crise profondes. Le FMI est devenu persona non grata en Amérique du Sud, en Russie et en Asie, et des alternatives régionales à cette organisation se sont constituées. A l’OMC, lors des négociations de juillet sur le cycle de Doha, Les Etats Unis et l’Union Européenne ont été pris à leur propre piège par l’Inde et la Chine. Contrairement aux affirmations hypocrites des économistes libéraux l’échec du cycle de Doha, n’est pas une catastrophe pour les pays pauvres. Il constitue au contraire une opportunité historique, dans un contexte marqué par des fluctuations importantes des cours des matières premières. De l’aveu même des calculs la Banque mondiale, dans le cas des négociations qui viennent d’échouer, le gain que pouvaient espérer les pays les plus pauvres n’excédait pas 0,16% du PIB. Par contre, les pertes fiscales engendrées par la disparition des droits de douanes dans ces mêmes pays auraient atteint 60 milliards de Dollars . L’échec de juillet 2008 a été provoqué par les refus des Etats-Unis d’admettre les mécanismes spéciaux de sauvegarde demandés par la Chine et l’Inde, avec le soutien de très nombreux autres pays. Ces mécanismes autoriseraient les gouvernements à introduire des droits de douanes sur certains produits lors de fluctuations des cours à la baisse, afin d’éviter la destruction des agricultures locales par des importations provenant de pays disposant d’excédents importants et subventionnés. En fait, la demande de très nombreux pays visait à l’introduction de mécanismes permettant de réguler les « prix de marché » quand ces derniers connaissent des fluctuations erratiques. Des périodes de fortes baisses de cours peuvent entraîner une forte contraction de la production agricole locale, là où les rendements et la productivité sont faibles. Quand les cours remontent brutalement, comme nous le voyons aujourd’hui, les pays concernés sont alors confrontés à une dépendance alimentaire vis-à-vis des exportateurs, qui se révèle meurtrière pour les populations.

Contrairement à la lame de fond du développement des pays émergents, le mouvement de déréglementation commerciale et financière, le libre échange institutionnalisé sont le produit de décisions politiques prises par les gouvernements des Etats membres du FMI, de l’OMC, de la Banque mondiale et de l’Union européenne. Elles sont donc parfaitement réversibles. Il y a urgent à révolutionner en profondeur l’OMC, le FMI, la Banque mondiale, à remplacer la pratique mortifère de la gouvernance qui exclue les peuples des décisions les concernant par celle de la démocratie.

On ne peut plus vivre avec une OMC, dont le fonctionnement pousse chaque nation à devenir un prédateur pour l’autre et qui organise une concurrence impitoyable entre les peuples et les territoires au bénéfice des firmes transnationales.

On ne peut plus continuer avec des Banques centrales pilotées par les marchés financiers et indépendantes des choix politiques des peuples.

La planète ne peut plus fonctionner avec des institutions économiques internationales, qui mettent le libre échange au dessus des choix démocratiques des peuples, qui empêche, l’application des droits de l’Homme, le respect des droits syndicaux et la mise en œuvre des réglementations écologiques, au nom de l’Etat de droit.

C’est pourquoi les questions des changements institutionnels connectées à une synergie mondiale des souverainetés populaires, seront nécessairement au cœur de tout projet crédible de transformation sociale. Le contrôle et la maîtrise de la circulation des capitaux, des marchandises, de respect de normes sociales et écologiques sont des questions politiques relevant des souverainetés populaires. Elles étaient cœur du référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen. De la Bolivie à l’Inde, en passant par le Venezuela, le Mali, l’Afrique du Sud, l’intervention des peuples a montré qu’il était possible de changer la donne. La crise et l’échec du cycle de Doha démontre que le système est fragile, et est victime de ses propres contradictions. Il est donc possible de faire prendre conscience que les souverainetés populaires ne sont pas impuissantes devant la dimension capitaliste de la mondialisation. Il est possible, nécessaire et urgent de changer le système, à partir de leurs affirmations démocratiques et convergentes.

A cet égard les élections européennes de juin 2009, seront un excellent exercice de travaux pratiques. Il y a d’abord l’urgence de passer d’institutions européennes fondées sur la gouvernance et l’exclusion de la voix des peuples à un fonctionnement de l’Union européenne basé sur l’exercice démocratique des souverainetés populaires. Il va sans dire que la question du statut et des missions de la Banque centrale européenne est un élément déterminant de ce changement institutionnel. A ce propos, il est intéressant de noter l’inflexion des discours sur la BCE, y compris en Allemagne même.

Si aujourd’hui l’Union européenne n’a de projet politique avouable, elle s’incarne par contre dans des réalités détestables : une zone chaotique de libre échange et d’insécurité sociale, une forteresse anti-migrant, la soumission à l’OTAN, la régression généralisée des politiques publiques et des droits sociaux, une action nuisible et irresponsable à l’OMC. La Stratégie de Lisbonne qui devait faire entrer l’Union européenne dans la société de la connaissance tourne au fiasco le plus total.

C’est pourquoi, il est temps de porter un véritable projet politique utile aux peuples d’Europe et à leurs voisins. Ce projet, récusant la mise en concurrence des peuples et des territoires, se fonderait sur la coopération, la mise en commun coordonnée et planifiée des moyens humains, matériels, et financiers de l’Union européenne, pour répondre aux besoins et aux problèmes des peuples de l’Union européenne en matière de crédit, d’énergie, d’écologie, de transport, de santé, de politique industrielle, maritime, agricole et d’aménagement du territoire, de développement culturelle et de recherche scientifique. Il ferait de l’eau, de l’énergie, du patrimoine culturel et naturel, des biens publics communs à toute l’Union européenne. Il assumerait une politique de souveraineté alimentaire de l’Europe, tout respectant les agricultures des pays tiers. Il donnerait aux salariés, via leurs comités européens de groupe, des droits d’interventions sur la gestion et la stratégie des groupes et entreprises implantés dans les divers Etats membres de l’Union européenne.

Ce projet ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur l’articulation Union européenne et Etat-Nation, ni d’une analyse des effets déstructurant de la politique régional de l’Union. Les graves événements de Belgique, mais aussi d’Italie devraient nous y faire réfléchir. Il n’est plus raisonnable que les 27 nations de l’Union soient représentées aux négociations de l’OMC, par un Commissaire européen au Commercial international qui est incontrôlable par la nature même de sa fonction et de son mandat. Les terribles événements du Caucase et d’Afghanistan, l’implantation de bases et de radars anti-missiles américaines en Pologne et en Tchéquie, l’activité d’espionnage du réseau Echelon en Grande Bretagne, les manœuvres militaires conjointes OTAN-Israël en Sicile, le financement par certains nations européens du complexe militaro-industriel des Etats Unis, soulignent clairement la nécessité de la rompre des liens qui unissent l’OTAN et l’Union européenne. Le rôle de l’Union européenne devrait être de créer les conditions matériels, et politiques permettant à chaque Etat membre d’assurer sa défense, son indépendance nationale et de bannir tout comportement belliciste vis à vis de ses voisions. La notion d’entreprise de services publics européens, doit être travaillée en particulier en matière d’énergie et de transports. Il existe d’ailleurs déjà des réalisations en la matière qui contredisent les dogmes du marché et de la concurrence, comme par exemple Thalys, avec la SNCF et la SNCB. La création d’un fond souverain public européen, à l’image de la Caisse des dépôts et consignations, visant à contrôler selon des critères d’intérêt général certaines entreprises industrielles stratégiques pour l’Union européenne, comme par exemple EADS, est à mettre en débat.

Un projets européens répondant aux besoins des peuples de l’Union impliquerait aussi d’exiger une refondation du marché unique européen, des rapports entre la zone Euro et le reste de l’Europe, qui permettrait une convergence sociale, fiscale et écologique vers le haut et qui encouragerait d’autres rapports commerciaux internationaux que celui de la prédation. A condition de productivité égale , on pourrait imaginer un système de bonus malus fiscaux sanctionnant les produits industrielles et les services produits et exportés dans conditions de dumping sociaux, monétaires, fiscaux et écologique, intra et extra européen, et encourageant les pratiques vertueuses. Les groupes transnationaux et leurs actionnaires, fondent leurs stratégies sur la « compétitivité des territoires » sur lesquels ils s’installent. C’est à partir cette mise en concurrence en terme d’aides publiques, de salaires, de règlementations écologiques et de fiscalités low cost que les transnationales perçoivent des surprofits colossaux. Ce choix de la mise concurrence des territoires dépend directement des choix politiques des l’États membres et de l’Union européenne. Soit on met en œuvre des politiques qui consistent à écraser délibérément les marchés intérieurs et à se comporter en exportateur-prédateur vers le reste du monde. Or à l’échelle planétaire ce jeu n’est pas à somme nul, il est à somme négative et conduit l’Humanité à la catastrophe. Il va donc falloir casser ce modèle, y compris par des droits de douane sociaux, fiscaux et écologiques qui auraient pour effet d’obliger à repenser la question du évolution des marchés intérieurs de chaque pays à partir de stratégies de développement soutenable centré sur la satisfaction des besoins humains.

Etre à la hauteur de cet enjeu, implique de ne pas reproduire aux élections européennes de juin 2009, ce qui a été fait en juin 2004 en Ile de France avec le médiocre résultat électoral que l’on sait : perte de 1,52% et de 20% de nos voix sur 1999. Certes, l’activité, le rayonnement politique et le travail de Francis Wurtz, ainsi que l’action des militants communistes permit à l’époque de sauver les meubles et d’avoir malgré tout un élu sur cette grande région. Mais reproduire aujourd’hui juin 2004, conduirait à ouvrir un boulevard à Olivier Besancenot. N’oublions pas que les élections européennes ont lieu à la proportionnelle à la plus forte moyenne par grands ensembles de régions. Elles favorisent la multiplication des listes mais elles desserrent l’étau du bipartisme institutionnel. Elles entraînent l’expression de votes protestataires ou tribunitiens, mais elles mettent aussi généralement en difficulté l’hégémonie du PS et l’UMP.

A mon sens nos listes aux européennes ne peuvent que s’affirmer communiste. Pas au sens d’être étroitement des listes du Parti communiste, mais au sens où ces listes seront porteuses de la visée d’émancipation humaine propre à la raison d’être de notre engagement politique, avec l’ambition d’incarner la construction d’une perspective politique européenne réellement à gauche, contestant radicalement les rapports capitalistes d’exploitation et de domination, et en rupture avec les actuelles institutions européennes.

C’est pourquoi elles seront naturellement ouvertes à celles et ceux qui partagent cette perspective et qui sont des acteurs authentiques et représentatifs des mouvements sociaux français comme européens. Elles s’appuieront sur le bilan et la force que représente le groupe GUE/NGL au Parlement européen, sur le PGE et les Partis communistes européens dont les élus sont affiliés au groupe GUE/NGL.

Nous avons vocation à rassembler tous ceux qui ne supportent plus que le projet européen s’identifie à « l’économie sociale et écologique de marché », et que le débat se réduise à savoir s’il faut orienter le curseur sur social ou sur écologie ou sur marché.

Nos listes devront être un point de ralliement, un creuset et un espoir pour tous ceux qui veulent se donner les moyens que les choses changent en profondeur en Europe et qui veulent se rassembler à gauche, en refusant le renoncement social-libéral et la protestation stérile et incantatoire gauchiste.

Le juste souci de nous débarrasser de l’étiquette d’europhobe qui nous colle encore à la peau, ne doit pas nous empêcher d’être à la hauteur du profond ressentiment contre les politiques de Union européenne qui existe chez nos concitoyens.

• Démontrez que l’unité et la convergence d’intérêt, nécessaire et possible, de tous les exploités et de tous les dominés , est la condition nécessaire de cette émancipation de l’Humanité.

Au lendemain du désastre électoral qui frappa les différents partis communistes italiens lors des dernières législatives de 2008, un député européen de Refondation Communiste faisait devant le groupe GUE/NGL, la constatation suivante : « Nous avons pas réussi à convaincre l’ouvrier de Fiat-Turin que lorsque nous défendions les droits des homosexuels, nous nous battions aussi pour lui. Nous n’avons pas plus persuadé l’homosexuel de Rome travaillant dans une administration, que lorsque nous luttions contre les délocalisations industrielles nous battions aussi pour lui. Nous n’avons pas su rassembler » Ce constat amer, aurait pu parfaitement s’appliquer à notre parti au lendemain des élections de 2007.

Nous affirmons avec justesse qu’il n’y pas de hiérarchie entre les aliénations, les exploitations, les dominations ou les discriminations. Mais le problème, c’est que la majorité de nos concitoyens en établissent une, par rapport à ce qu’ils vivent concrètement. Ils focalisent prioritairement sur les difficultés, les plus prégnants dont ils souffrent personnellement. Tout discours qui vise à mettre un trait d’égalité entre leurs problèmes et d’autres aliénations, exploitations, dominations ou discriminations, est vécu au mieux comme une incompréhension de leur souffrance au pire comme une tentative de relativisation, voir une trahison et un abandon. Qui ne s’est pas fait répondre au porte à porte « Vous vous occupez toujours des problèmes des autres, jamais des nôtres » ?

Les aliénations, les exploitations, les dominations ou les discriminations de chacun doivent devenir une porte d’entrée sur une contestation globale des rapports sociaux existants et non un repli sur nos névroses personnelles. Cela implique donc de travailler à redécouvrir, avec chacun les multiplies dimensions de son identité, de son rapport aux autres et au monde, et de l’unité de tout cela : sa classe sociale, son genre, son quartier, son réseau de relation social, son orientation sexuelle, sa culture, sa parentalité, sa famille,….pour déboucher sur une cohérence politique et la reconstruction de la notion d’intérêt général et de conscience de classe.

Nous devons prendre en compte aussi, que de plus en plus de salariés travaillent la peur au ventre, et sont contraints à entretenir des rapports de défiance, de dissimulation et non de coopération avec leurs collègues. Sous couvert de substituer aux organisations hiérarchiques, un travail en réseau, d’abolir les relations verticales au profit des relations horizontales, le marché est entré à l’intérieur des entreprises et des administrations, remplaçant des relations de coopérations par des relations de concurrence où les structures habituelles de fonctionnement sont transformées en des rapports client/fournisseur, y compris par le jeu des multiples externalisations. Le jeune devient l’ennemie du vieux, la femme de l’homme, le CDD et le stagiaire du CDI, le commercial du technicien, le diplômé de l’autodidacte. Une atmosphère de plomb règne dans beaucoup d’entreprises et d’administrations. On se suicide de plus en plus, à cause de la pression au travail. Le stress devient l’une des premières pathologies au travail avec ses conséquences sanitaires que l ‘ont connaît : tabagisme, alcoolisme, drogue, maladie cardiovasculaire, cancer, …. Les couches ou classes moyennes – c’est à dire les salariés, les retraités qui vivent encore dans une certaine aisance et qui échappent en partie à la précarité – constituent un des enjeux centraux du rassemblement populaire pour le changement. D’abord bénéficiaires de la mondialisation libérale comme consommateurs, les classes moyennes sont à leur tour victime, des délocalisations et de la pression du marché mondial du travail, sur les salaires et les conditions de travail. Cette « chute finale des classes moyennes » en Occident et en France se mesure, au décrochage de plus en plus important entre le revenu médian et le revenu moyen. Ainsi les hauts revenus concernent une portion de plus en plus restreinte de la population française, tout en accaparant une part croissante de la richesse nationale et internationale. Dans le même mouvement les revenus des classes moyennes convergent vers le bas. Les classes moyennes sont en voie de paupérisation. Politiquement traditionnellement acquises au Parti socialiste, elles ont décroché du PS en votant majoritairement NON au Traité constitutionnel européen et elles ont eu beaucoup de mal à se reconnaître dans la candidature de Ségolène Royal. Vont-elles demain s’unir avec les classes populaires dans une optique de résistance et transformation sociale progressiste, vont-elles basculer dans le populisme soft (à la Bayrou) ou un populisme hard (à la Sarkozy) ? C’est l’un des enjeux cruciaux de notre époque politique. Travailler à l’alliance des classes populaires et des couches moyennes, est un élément décisif de l’unité et la convergence d’intérêt, nécessaire et possible, de tous les exploités et de tous les dominés. En cela, ce doit être un des objectifs politiques prioritaires du PCF

Sur le Parti lui-même, en tant que structure, je ne crois pas que notre priorité soit à pratiquer le devoir d’inventaire en regardant dans le rétroviseur, ni à se caler sur les dernières modes de management des organisations, ni à exorciser je ne sais quel pêché originel qui serait issu d’une mystérieuse matrice . Notre priorité est de nous projeter dans l’avenir, pas de créer le PCF que nous aurions peut être du avoir en 1968, en 1978, en 1981, en 1989, en 1997 ou en 2002. Il nous faut de forger l’organisation politique qui correspond aux objectifs et à la stratégie politique que nous fixons, pour interagir avec efficacité avec la société française, mais aussi avec les forces progressistes européennes et mondiales.

Il est nécessaire que nous tranchions enfin le débat stratégique sur la forme de l’organisation communiste du XXIe siècle. Voulons nous toujours être un parti politique révolutionnaire au sens plein du terme, c’est à dire un outil ayant vocation à conquérir le pouvoir du niveau local au niveau national (voir européen avec nos amis des autres Etats membres) ? Ou voulons nous, nous penser, comme étant un réseau faisant circuler, agitant, connectant des idées, des valeurs communistes pour en imprégner tout le « mouvement social » ? Nous pouvons aussi devenir une sorte de société de service politique qui offre le cadre logistique nécessaire à l’émergence et à la vie d’un pôle informel d’organisations et de personnalités, regroupant peu ou prou tout ce qui semble ne pas se retrouver dans une gauche sociale libérale. C’était l’option défendue lors de l’épisode de la candidature antilibérale des présidentielles, par certains camarades qui ont logiquement persévéré dans leur choix en soutenant l’aventure de José Bové.

Pour ma part, il me semble essentiel que le PCF soit un parti politique, avec son autonomie de pensée et d’action, et ses propres capacités d’expertises sociales et économiques. Ce qui ne doit nullement lui interdire de développer une activité réticulaire visant à l’hégémonie culturelle ou de savoir participer activement à de larges dynamiques de rassemblement populaire. Etre un parti politique révolutionnaire ne préjuge pas bien sur, du comment, on prend le pouvoir, avec qui et à quelle fin. Cela implique si on se revendique d’une nature révolutionnaire, de ne pas se couler dans les institutions qui sont par essence le produit de l’ordre social établi, mais de contribuer à les subvertir, à les transgresser pour les transformer entièrement. Je crois que le problème majeur et l’aspect structurellement le plus négatif de nos expériences gouvernementales de 1981 et 1997, réside dans le fait que nous ne nous soyons jamais mis en position de subvertir ou de transgresser le pouvoir d’Etat. La responsabilité première de cette carence n’incombe pas aux ministres communistes, mais au Parti et à sa direction nationale. Evidement, subvertir et transgresser les institutions centrales de l’Etat français et de l’Union européenne, est un exercice extrêmement dur, mais le drame c’est que nous nous n’y sommes même pas essayés. Nous avons ainsi fait à notre corps défendant la démonstration de notre inutilité et nous l’avons payé très cher en 1984 et encore plus en 2002.

Cette question centrale de la subversion et de la transgression des institutions se pose aussi au niveau régional, départemental et communal. Là aussi, malgré plusieurs expériences positives en particulier dans le domaine de la démocratie participative, du droit de vote des résidents étranger, des arrêtés anti coupures…. et certaines fulgurances politiques comme l’idée d’un grand service public du logement de Bernard Birsinger, nous sommes, en retrait par rapport aux capacités d’innovation et d’invention que notre Parti a eu jusqu’à la fin des années soixante dix, et surtout par rapport à la demande et exigence sociale des populations. Ce qui n’est pas sans répercutions sur la fragilité de nos positions électorales municipales, pourtant en apparence les mieux établies.

Il me semble aussi qu’il nous faut rompre avec une conception des directions qui visent à les composer comme un panel de sondage. Vouloir reproduire en miniature la population la France, tout en répondant aux exigences de représentativité des diverses « sensibilités » de notre Parti, conduit à élire des directions pléthoriques en théorie et en pratique irresponsable au sens où ces directions n’assument pas les décisions qu’elles prennent. Ainsi, le Conseil national qui a un effectif théorique de 252 membres, ne tourne en moyen qu’à 150 présents. Se retrouvent reconduits membres du CN, de Congrès en Congrès, des camarades qui n’y participent quasiment jamais ou qui n’y ont jamais prononcé une seule parole, parce qu’ils correspondent formellement à des critères sociologiques, géographiques ou d’affiliation à une sensibilité.

C’est pourquoi, je pense que le premier critère d’élection d’une ou d’un camarade à une responsabilité de direction doit être sa capacité d’apport politique, de créativité et d’animation de la vie du Parti dans tel ou tel milieu, domaine ou circonstance. Pour moi, l’affiliation à telle ou telle sensibilité, l’âge, le lieu de résidence, le genre, la profession, les mandats électifs ou syndicaux, les origines culturelles ou ethniques, l’expérience militante… ne font sens qu’à partir de ce critère premier.

Dans le fonctionnement même du CN, il serait temps aussi de rompre avec la pratique des X interventions clonées. Comme si l’accumulation d’interventions stéréo typées pouvait avoir un effet de masse critique et donner plus de pertinence à un point de vue. Cette pratique tue littéralement le débat constructif et créateur, et empêche toute altérité dans l’échange.

Le drame du CN est que les décisions prises « collectivement » ne connaissent rarement réellement l’épreuve de la mise en pratique. Car, chacun expérimente sa propre orientation, ou se retire sous sa tente si la décision majoritaire lui déplait. Résultat, chacun continue à agir selon ses convictions en pensant que si tout le monde les avait suivis, cela « aurait marché ». En dehors d’une pratique collective, plus rien ne devient démontrable ou réfutable. Le lien critique entre discussion, pratique, retour d’expériences est rompu. Si chaque sensibilité ou proto-tendance applique sa propre orientation à l’issue des Congrès, des conférences nationales et autres CN, la discussion devient gratuite, simples joutes oratoires n’engageant personne à rien. La démocratie de notre organisation dépérie alors aussi sûrement que si elle était victime d’un centralisme uniformisateur.

Certes, il me semble dérisoire de nier l’existence de sensibilités, voir de tendances dans le Parti. Après tout quoi de plus normal, que de se grouper à plusieurs pour réfléchir et travailler. Cela peut être un facteur de stimulation de la confrontation d’idées, du travail collectif et créatif dans le Parti, à condition de ne pas tomber dans des comportements claniques ou grégaires. Mais la reconnaissance et le droit de cité des sensibilités ou des tendances, impliquent de ne pas survaloriser leurs paroles. Elles ne peuvent et ni doivent pas être un passage obligé de l’expression démocratique de tous les adhérents du Parti. Les consultations directes des adhérents l’ont montré.

Il ne peut y avoir de reconnaissance et de valorisation des sensibilités (ou des tendances) si elles ne se conjuguent d’un engagement à l’unité d’action autour des décisions prises, une fois que les débats ont été tranchés soit par un vote du Congrès, du CN ou des communistes. Lorsqu’une question est tranchée par décision majoritaire, il est incontournable qu’elle devienne le bien collectif de tout le Parti. Sinon, ce n’est plus un parti politique, mais un réseau de magasins franchisés où chacun à partir de son pouvoir de nuisance se partage prébendes, pouvoirs, moyens.

L’exécutif national, outre les tâches « régaliennes » du Parti : trésoreries, organisations, aides aux fédérations, communication, élections,…doit se construire autour de responsabilités d’animations des batailles politiques cardinales définies par le texte d’orientation voté par le Congrès. Etant entendu que le rôle de l’exécutif national est de mettre en œuvre les décisions du CN et du Congrès. Ce qui implique une équipe au sens fort du terme, réduite et cohérente qui se retrouve globalement dans l’orientation politique décidée par la majorité politique des communistes.

Je crois aussi que toutes les directions du Pa rti, de la section jusqu’au CN, ont sous couvert du mandat que les communistes leurs confient, un devoir d’expérimentation. Tout principe de précaution prohibant l’expérimentation politique, serait contraire à tout ce qui a fait la force et le rayonnement du mouvement communiste depuis 1848. Marx n’a-t-il pas expérimenté en fondant la 1er Internationale ? Les communards n’ont-ils pas expérimenté ? Lénine n’a-t-il pas expérimenté avec la révolution d’Octobre contre l’avis de Zinoviev et Kamenev, puis avec la NEP ? Thorez, Fried et Dimitrov n’ont-ils pas expérimenté avec le Front populaire ? Le Parti n’a-t-il pas expérimenté pendant la guerre et à la Libération avec le programme du CNR et les « Comités de gestion ouvrière » ? N’a-t-il expérimenté avec le « Programme commun » en amenant pour la première fois, dans un cadre pacifique, le socialisme aux portes du pouvoir dans un pays capitaliste développé ? Mais expérimenter ne veut pas dire faire n’importe quoi. Il ne faut pas confondre une expérimentation politique avec un « coup politique » ou une opération de communication. Expérimenter, ne consiste pas non plus à reproduire le passé, en lançant par exemple un ième appel incantatoire à refonder la gauche. Expérimenter suppose de partir des mouvements profonds qui travaillent la société française, de les analyser, et à partir de là définir une stratégie politique de rassemblement, tout en menant la bataille idéologique sur tous les terrains. Il y a effectivement dans l’expérimentation une prise de risque politique. L’échec de la stratégie de Front républicain en 1956 et du Programme commun en 1978, l’ont malheureusement montré à nos dépends. Comment pourrait-on se refuser à expérimenter, alors que le PCF a réuni aux présidentielles de 2007 un nombre de voix inférieur à l’effectif d’adhérents revendiqué en 1978 ? Ne pas expérimenter reviendrait à condamner notre Parti à une mort politique certaine ! La crise politique de la gauche et ainsi que la crise économique majeure qui est en train de prendre à la gorge la zone Euro, impose donc dès maintenant au PCF, un devoir de travail, d’imagination et d’expérimentation politique. Le PCF doit dès maintenant dire des choses politiquement extrêmement fortes au peuple français, sur la mondialisation, l’Europe, l’évolution du monde, le développement scientifique, technologique, industriel et culturel nécessaire à notre pays. Il nous faut reconstruire une hégémonie culturelle et idéologique de notre Parti, à partir d’une transgression radicale de ce que nous sommes et ce qu’est la gauche actuellement.

Par Le Pollotec Yann Membre du Conseil National du PCF, secrétaire de la section de Blanc-Mesnil (Fédération de Seine Saint Denis)

Le 26 août 2008



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Commentaires de l'article
Enjeux d’avenir pour le PCF
27 août 2008 - 16h41 - Posté par Pierre Gaugain - 22a2f5288f513258...

Bonjour Gracchus 42,

Je suis de ton avis c’est un bien bon article et une bien belle analyse.
J’ai été des vôtres pendant une quinzaine d’années, je peux te dire que vous n’êtes pas arrivés au bout de vos peines, je ne parle pas en externe car là, ce discours pourrait éventuellement trouver un écho, car si l’on ajoute les exclus aux démissionnaires, le PCF est certainement alors le plus grand parti du monde...

Je reste némoins nostalgique de mon passage au PCF, ce serait-ce que pour l’esprit de famille que nous pouvions vivre localement, j’ai d’ailleurs conservé beaucoup d’amis de cette époque dont certains sont encore et toujours militants, j’ai en plus et ce n’est pas la moindre des choses un profond respect pour ceux qui donnèrent leur temps sans compter et surtout ceux qui donnèrent leurs vies souvent jeunes pour ces idées et pour notre pays.

Mais comme disait je crois le "fils du peuple" Thorez, "on croit mourir pour son pays alors que nous mourrons pour des industriels", il aurait sans doute s’il n’avait pas été dans ce cas, pu ajouter "on peut aussi mourir pour des bureaucrates", mais ceci est le passé, il convient malgré tout de s’en souvenir.

Je ne sais quel penseur disait je crois que c’est Lénine, "le socialisme est le stade ultime du communisme" ou même si c’est le contraire, je pense que le vocabulaire a sans doute toujours un sens et je me demande si nos concitoyens ne se contenteraient pas d’un Socialisme avec un S majuscule, un SOCIALISME DE GAUCHE quoi... Une Gauche de Gauche qjuoi un Vrai Mouvement Unitaire Citoyen....

Alors le vocable Communisme c’est bien gentil c’est sûrement un vocablulaire parfait au niveau de l’orthodoxie du socialisme scientifique, mais sous cette appellation tant de conneries et le mot est faible, tant de bassesses de crimes ont eu lieu, qu’il vaudrait sans doute mieux l’oublier un peu.

Nos héros et martyrs qui sont morts en son nom nous le pardonnerait sans doute, lorsqu’il s’agit d’imaginer l’avenir. Pour eux ce mot signifiait avenir et bonheur, pour nous à bien analyser il signifie exactement le contraire. Entre le capitalisme et ce communisme là les peuples avaient le choix entre la peste et le choléra.

Ce n’est pas avec du vieux que l’on fera du neuf..

Je vais sans doute te décevoir mais je milite maintenant pour le soutien à l’action de José Bové, je suis donc faucheur volontaire même si je n’ai jamais rien fauché, la seule fois ou j’ai failli me joindre à cette action une erreur d’horaires ne m’a pas permis d’aller jusqu’au bout de l’action, qui d’ailleurs n’a pas eu lieu les faucheurs n’ayant pas trouver le champ en question en Avignon.

Pour faire un peu dans l’humour facile, je pense qu’actuellement nous avons plus de fauchés que de faucheurs, si tous les fauchés du monde voulaient se donner la main...et devenir faucheurs....

Pour finir un peu plus sérieusement, j’imagine ta réaction ou certaines de ta direction, ....c’ en est encore un qui est devenu Gauchiste, cette "maladie infantile du communisme".

Saches cher ami que l’enfant que je quis aborde ses 62 printemps, alors infantil peut-être, mais plus certainement naîf.

Je ne te quittes pas en t’adressant un "camarade, fraternelle salutations....", car ces formules n’empêchaient nullement les chers camarades de mettre les autres chers camarades en taule, ou de les laisser sur la touche .... c’étaient probablement les meilleurs d’entre nous, la voyoucratie stalinienne y compris chez nous en avait décidé autrement.

Je t’adresse donc un amical et citoyen salut.

Pierre Gaugain 141 route de Cabasse 83170 Brignoles, emal pgaugain@tele2.fr

Je signe de mon nom et de mon adresse car j’ai horreur de l’anonymat.

Bon congrès tout de même, j’ai lu dernièrement une contribution à votre congrès, par un membre de ton parti, ce texte s’appelait "engager une bataille de l’intelligence" le signataire était Sébastien Elka. C’est bien là, la bataille prioritaire. Dans cette perspective d’intelligence, j’espère qu’un jour vous irez dans le sens de ma demande et de mes remarques.






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