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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
mardi 2 décembre 2008
(07h30)
15 commentaires

La tension monte au Sarkoland
de LDH
décembre 2008, une série inquiétante de faits qui se répete
Le 28 novembre 2008 à 6h30 du matin, la police sonne au domicile d’un journaliste de Libération. Il est, devant ses jeunes enfants, menotté, humilié, traité de manière insultante. En garde à vue, il sera contraint de se déshabiller entièrement et soumis à deux fouilles intégrales. Motif : 2 ans plus tôt, un commentaire avait été laissé sur le site de Libération par un internaute à propos d’une procédure judiciaire ; la personne visée par cette procédure avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste qui était à l’époque directeur de publication. Affaire banale, la justice de la République en a traité des centaines.
Quelques jours plus tôt, la police recherche en Limousin les auteurs de plusieurs sabotages, dont la ministre de l’Intérieur elle-même reconnaît qu’il n’ont mis aucune vie en danger. Là encore, intrusion violente en pleine nuit dans les domiciles ; fouilles et arrestations d’une brutalité qui a provoqué l’indignation dans toute la région. Les personnes arrêtées, pourtant présumées innocentes, sont présentées à l’opinion comme de dangereux terroristes, en violation délibérée du secret de l’instruction.
Une semaine auparavant, le 17 novembre 2008, 4 gendarmes et un maître-chien font irruption à l’improviste dans dix classes du collège de Marciac, dans le Gers. Sans un mot, le chien est lancé à travers les classes. Les enseignants ne peuvent obtenir aucune explication. Trente jeunes « suspects » sont regroupés dans une salle, fouillés, parfois déshabillés ; leurs témoignages relatent des propos humiliants, menaçants et agressifs face à ces élèves tous traités comme des dealers présumés. En sortant, les gendarmes, qui n’ont rien trouvés, félicitent tous les élèves pour avoir « caché leur came et abusé leur chien ».
Point commun entre ces trois affaires : un journaliste à Paris, quelques villageois en Limousin, quelques dizaines de collégiens dans le Gers, sont présumés être de dangereux malfaiteurs et traités de manière brutale, humiliante et pour le moins disproportionnée par rapport aux missions de la police judiciaire.
Liberté de la presse, présomption d’innocence, droit des justiciables, et simple respect en toute circonstance de la dignité des personnes : qu’est ce qui, dans l’attitude des autorités politiques, laisse croire à des magistrats, à des gendarmes, à des policiers qu’ils peuvent impunément ignorer toutes ces règles constitutionnelles et internationales de production des droits de l’Homme ?
La LDH considère qu’il est urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l’Etat de droit
De : Ldh
mardi 2 décembre 2008
Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 07h55 - Posté par MARCEL - 88.***.175.***
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Le droit de l’Etat prime sur l’Etat de droit.
Il y a confusion entre justice et droit. Et l’Etat entretient cette confusion.
On dit ministère de la justice, or ce ministère n’a pas vocation à faire justice, mais à faire valoir le droit décidé par les parlementaires qui font la loi décidée soit accessoirement par eux mais surtout concoctée par le gouvernement nommé par le pdt de la france.
La loi n’a pas vocation à être juste. Elle n’est que l’instrument que ceux qui veulent faire règner leur loi.
Les juges appliquent le droit même si il est injuste. Car les juges se plient à la loi. C’est la règle... de droit.
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 09h37 - Posté par satya - 83.***.204.*** |
et oui ils font des lois en très grand nombre et toutes plus répressives les unes que les autres, alors forcemment : plus on fait de lois plus il y a des gens qui vivent dans l’illégalité !!
ils utilisent les lois contre la population c’est très clair.
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 09h11 - Posté par gmily - 82.**.144.***
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cela ne fait plus aucun doute , les méthodes de la Police de Sarkozy sont comme prévu l’annonce de la "rupture" tant annoncée ! par notre Roi à tous.
Mais c’est surtout avec la démocratie que ces méthodes sont en "rupture".
L’humiliation , la répression, continuent de plus belles et ce quel que soit les personnes en face, journaliste, élèves de collège ,manifestants , enfants de sans papier !......
Quel courage ont ces gens de droite , Mr Lefevre veut à nouveau détecté la délinquance chez les enfants en bas age !
Leur politique est une vrai politique de vrai délinquants , leurs méthodes , sont celles de n’importe quelle mafia ! et ils osent nous demander de rendre des comptes .
STOP !.......
Vous avez dépassé les limites de l’acceptable ! ATTENTION !
Nous n’accepterons plus cela très longtemps !
la "RUPTURE" finalement ,ont va s’en occupé , personnellement !
la " RUPTURE" de votre quinquénat !..... et de votre politique nauséabonde !
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 09h32 - Posté par fcourvoisier - 83.***.200.**
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Le ou la prochain(e) sera peut-être moi qui m’autorise,comme c’est encore mon droit de Citoyenne Française, à critiquer les religions,toutes... et à déclarer en cas de besoin(seulement) mon ATHEISME ...
je voudrais bien que cela restât de l’humour...
Le conseil Général du Gers est présidé par le Député PS Martin , prof lui-même(à Marciac je crois) maire (ou ancien maire) de Marciac et faisant partie des "socialistes comme on aimerait en voir plus souvent"...
Filippis a(et heureusement) des soutiens qui sauront le défendre(La "réaction"à ce sujet de Sarko ...est un "bon" signe ....malgré tout)
Mais "ceux de Tarnac"?
Comment leur apporter un soutien efficace?
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 10h52 - Posté par anjou - 83.***.178.***
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On a touché à un journaliste !! Et là, on en parle ! A la télé en boucle, dans les journaux. Sarkozy a déjà trouvé une nouvelle loi, car on vient de le mettre au courant à l’instant....il ne sait pas que ses sbires agissent ainsi en toute impunité. il ne sait pas que l’on étrangle les gens pour les arrêter....
Je trouve incroyable que ce qui s’est passé dans ce lycée où des barbares avec un chien ( ou un chien avec des barbares?) ont terrorisé des lycéens, des classes entières, n’émeuve pas plus que ça le même Sarkozy ! Que font les profs? ( j’en suis un)que font les maires? les députés? Personne ne réagit, et à la limite, personne n’en parle. Effrayant !
Les flics ont raison d’assouvir leurs plus bas instincts. Quand je pense qu’on fait semblant d’être horrifiés quand on parle de Gestapo, de milice....
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 11h15 - Posté par 212.***.160.**
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Je ne pense pas trahir la pensée de mes camarades en disant que le Collectif Bellaciao, qui a été un des premiers à faire les frais de cette montée du tout répressif quand l’actuel président de la République était encore ministre de l’Intérieur, partage totalement les inquiétudes exprimées par la Ligue des Droits de l’homme et bien d’autres avec elle.
La LDH aurait pu mentionner également le cas de Jann-Marc Rouillan et de Marina Petrella (que la LDH a soutenu) :
Délit d’opinion, procès d’intention, violation permanente de la présomption d’innocence, non respect de l’habeas corpus ... Retour de l’embastillement et des lettres de cachet , à quand?
Oui comme le dit la LDH
La LDH considère qu’il est urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l’Etat de droit
Nous relaierons et participerons évidemment à toute action collective et unitaire en ce sens.
La Louve
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 11h30 - Posté par 88.***.136.***
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Mr Lefevre veut à nouveau détecté la délinquance chez les enfants en bas age !
Et si il commençait par ses propres enfants ?
En tout cas, M. Lefèbvre trouve tout à fait normal d’incarcérer des enfants de 12 ans, pour qui il préconise de construire des prisons spécifiques. Mais il oublie de dire avec quel argent ? Il n’y a pas d’argent pour construire des HLM, mais il y en aurait pour jeter en prison des enfants ?
Dites les parents de mineurs, vous attendez quoi pour réagir, que Sarko-Dati passent à l’acte ?
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 14h00 - Posté par 86.***.148.*** |
Il n’y a pas d’argent pour construire des HLM, mais il y en aurait pour jeter en prison des enfants ?
Pas compliqué. Il feront comme en Angleterre au 19ème siècle. Des ateliers dans les prisons pour enfants pour les y faire bosser.
T’as pas lu David Copperfield ? Ou Swift ?
C’est vrai nom de la "décroissance". La "régression" de la majorité vers l’esclavage. Et une élite Maître du Monde.
Ca pourrait être, et c’est toujours, déclaré comme une "Théorie du Complot" par les moutons décervelés de la population. Y compris ici par certains
Sauf qu’ils y sont en plein dans le "Complot". Il en sont les acteurs... Et surtout les victimes présentes ou futures.
Et comme toujours c’est lorsqu’on est immergé dans un élément que celui-ci est le moins visible.
Alors comme on dit au Loto : "A qui le tour ?"
G.L.
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
2 décembre 2008 - 23h04 - Posté par 82.***.226.** |
Dans les années 70 les flics étaient très violents dans les paroles et dans les actes avec les jeunes , j’avais 20 ans !
Puis dans les années 80 comme le liberalisme avait gagné , que le "communisme" était foutu , que Tapie avait la cote, c’était plus cool avec les jeunes gagnant , les perdant eux, se shoutant dans les cités !
Patatras, les années crises arrivent, 95/2000 plan juppé manif , altermondialisme les flics reprennent leurs tics, commandé par le capital !
En plus ces cons de Français, ils votent non à la constitution , les jeunes bougent leurs culs etc.. !
C’est pas fini , ça commence camarades, ça va être chaud, mais plus bandant que les années Mitterand surtout après 1983/84 !
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
3 décembre 2008 - 08h56 - Posté par Vive la Liberté - 78.***.165.**
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Bonjour !
Primo, ne pas oublier que c’est LUI qui a réformé et créé la Police d’aujourd’hui. Ministre de l’Intérieur de 2002 à 2004, Il a institué toutes les lois de répression que la France n’avait plus connues depuis 1944. Ne pas oublier qu’IL instaure un texte imposant la délation en cas de flash par radar automatique ! Puis, IL devient quelques temps Ministre des Finances & Co afin d’apporter un budget à ces lois. Ensuite, de nouveau S(m)inistre de l’Intérieur afin d’affirmer les lois de répression employées aujourd’hui, de préparer son élection, sachant qu’il n’existe plus de véritable opposition dans notre pays, la nouvelle preuve étant la guerre des Eléphantes du PS ;
Secondo :
Arrêter un journaliste et lui passer les menottes devant sa famille : déjà vu lors des rafles entre 40 et 44 !
Pénétrer dans un établissement scolaire avec des chiens, fouiller au corps des élèves féminines, palpation des sous-vêtements... Pourquoi ne pas faire baisser la culotte pour vérifier la religion ? Et pourquoi ne pas y mettre des pédophiles pour ces fouilles ? Quand ils sont jugés, ils sont ensuite libérés par erreur...
Décider que des personnes qui ne détiennent aucune arme sont des terroristes : le fer en U, avec une barre horizontale qui referme ce U sur une caténaire montre que ce ne sont pas des petits amateurs qui ont placé "ces armes". Ou alors, ils auraient été "grillés" dans le vrai sens du terme !
Vouloir interdire une poupée jouet, interdire la Liberté d’expression quand on réutilise SA formule célèbre "Casse-toi..."
Et nous n’avons pas encore tout vu...
Voilà où va notre pays, je ressens cette amertume qui me fait penser à ce qu’à vécu mon père pendant les années de plomb vichyste. Mais, alors, il y avait une vraie opposition, celle des Partisans, des Résistants, des FFI, des FFL, des Réfractaires au STO...
Bella Ciao est un chant révolutionnaire, pour moi actuellement, notre chant français de ralliement ne devrait pas être "La Marseillaise", mais "Le Chant du Départ" !
Ses paroles sont toujours de vive actualité. Vive la Liberté.
Philippe.
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
3 décembre 2008 - 10h23 - Posté par 81.**.190.***
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Le prochain est déjà arrivé :
Bastien Cazals, retenez le nom
Par Daniel Schneidermann le 03/12/2008
Du Sud lointain de l’hexagone, les nouvelles parviennent décidément avec retard. Hier, c’étaient les méthodes particulières des gendarmes anti-drogue du Gers, qui se frayaient difficilement un chemin dans lémédias, les grands, dix jours après avoir connu une large diffusion sur les blogs et les forums.
Aujourd’hui, à 8 heures 30, Bastien Cazals est convoqué par son inspecteur d’Académie. Bastien Cazals, le nom ne vous dit rien ? Normal. A l’heure matinale où j’écris, pas un seul media national répertorié sur Google News n’a évoqué ce directeur d’école maternelle des environs de Montpellier, qui vient d’écrire à l’Hyper pour le prévenir (notamment) qu’il n’appliquerait pas les nouveaux programmes, et protester contre la suppression de l’aide aux enfants en difficulté : Bastien Cazals entre en résistance. Là aussi, son geste a connu un certain retentissement sur le Net. Et son "Monsieur le président je vous fais une lettre", donc, vient de lui valoir convocation matinale. Le jeune directeur est soutenu par les syndicats de l’Hérault, et par une grande partie de ses collègues directeurs du département. Le journal de 8 heures de France Inter vient de lui consacrer un reportage, signé de la station locale France bleue.
C’est un joli nom, Bastien Cazals. C’est un nom d’école, de rue, de place, de statue sous les platanes. Ce pourrait très bien être un nom d’étincelle. Je ne sais pas si les nouveaux dispositifs de veille Internet touzazimuts de Xavier Darcos lui ont déjà signalé le cas de Bastien Cazals. Mais quelque chose me dit que ce nom pourrait devenir, bientôt, un nom bien connu de Google News.
arretsurimages.net
via Paz
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
3 décembre 2008 - 11h56 - Posté par K - 90.**.204.** |
Una autre descente, à la chambre des métiers de Pavie à Auch
Samedi 22 novembre 2008
La descente de gendarmes émeut à l’école des Métiers d’Auch
La prévention de la toxicomanie en question. Professeurs et élèves ne sont pas vraiment choqués par le contrôle mais plutôt par la façon dont celui-ci a été fait, lundi à Pavie.
Le récit d’un prof choqué. Patrick Poumirau se définit comme un «professeur qui ne manque jamais de faire contre la drogue une prévention qu’il juge intelligente». Ce petit-fils de gendarme se dit pourtant choqué par ce qui s’est passé lundi à Pavie.
«Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. [Il] mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir… Je veux intervenir, on m’impose le silence. Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs, on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : “Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto”. Je me dis qu’en 50 ans, je n’ai jamais vu ça. Ce qui m’a frappé… c’est l’attitude des gendarmes : impolis, désagréables… sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : “Salut les filles !” alors que, bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien “caché leur came et abusé leur chien”. C’est en France, dans une école, en 2008.»
Les élèves partagés
Les élèves de l’école des Métiers n’ont pas tous réagi de la même façon pendant le contrôle des gendarmes et après leur départ, lundi. Petit débat entre les 2e année du CAP électricité et leurs copains en CAP mécanique : «J’ai été dans un collège, à Masseube, où il y avait déjà pas mal de contrôles de police. Donc, je n’ai pas été choqué», avoue Vincent. «Ouais, mais quand même. Le mec, il nous dit “vous mettez les mains sur les tables, vous bougez pas et surtout vous regardez pas le chien dans les yeux pour pas vous faire mordre” avec un ton agressif, c’est pas normal», tempête Florian. La fouille poussée subie par certains en agace aussi plus d’un, à l’instar de Benoît qui ne comprend pas pourquoi un copain de sa classe s’est retrouvé «en calbut parce que le chien avait flairé un billet de 5 € suspect».
«On n’est pas contre l’intervention, tempère Loïc. D’ailleurs, on nous avait dit qu’il pourrait y en avoir en début d’année. Mais c’est la manière dont ça a été fait qui va pas.» Côme dénonce des «blagues ironiques» de certains gendarmes. Son voisin se demande naïvement pourquoi ils n’ont pas été prévenus : «on aurait été moins surpris». Mais en l’occurrence, le directeur avait préféré rester discret. Seules trois personnes à la direction et la secrétaire générale de la Chambre de métiers étaient au courant de l’opération. «Justement, on l’a fait dans les classes pour éviter que le téléphone marche.» Mais il se félicite des prises somme toute restreintes. Preuve que la prévention est efficace.
Le directeur du CFA assume
Bernard Vilotte, le directeur de l’école des Métiers, confirme que c’est bien lui qui a demandé cette opération de contrôle qu’il a d’ailleurs préparée avec les gendarmes quinze jours avant : «L’objectif était de poursuivre la prévention faite dans le cadre de la semaine d’accueil sur les risques liés à l’alcool et à la drogue, sachant que ça a un effet boule-de-neige. Ils savent qu’il faut faire attention. Après, c’est vrai qu’il y a une partie qu’on maîtrise pas. Les gendarmes appliquent leur procédure. On peut être d’accord ou pas sur la méthode. Mais sur le fond, on se doit de protéger les élèves.»
Le nez fin des chiens renifleurs
Quentin a dû sortir de classe accompagné d’un gendarme lundi. Un chien policier avait reniflé une odeur suspecte sur son sac. Et comme un certain nombre d’élèves, il est ressorti du court interrogatoire sans être inquiété. «Franchement, c’est impossible qu’ils aient senti quelque chose ; je ne fume pas et je bois pas», s’interroge encore le jeune homme. Une sincérité affichée qui n’est pas forcément suspecte au regard de la procureure. «Effectivement, ces chiens ont un odorat très sensible et l’odeur des stupéfiants est communicative. On en a déjà trouvé cachés dans la roue d’un bus scolaire. Et le chien avait aussi marqué le sac posé dessus.»
Les gendarmes traquent le shit dans les cartables
Seize hommes accompagnés de chiens anti-drogue ont fait irruption en plein cours à l’école des Métiers d’Auch.
L’émotion est vive, depuis lundi, à l’école des Métiers. Et pour cause, seize gendarmes, dont deux maîtres-chiens, ont fait irruption en classe en début de semaine, sur réquisition du parquet. Leur mission : rechercher tout produit stupéfiant qui n’a pas lieu d’être dans un établissement scolaire comme ailleurs. En l’occurrence, Bernard Vilotte, le directeur du CFA, avoue sans détour être à l’origine de cette initiative à portée pédagogique. Et gageons qu’elle le sera pour le jeune mineur trouvé en possession de 32 grammes de shit. Il sera convoqué prochainement devant le juge des enfants… deux autres mineurs et un jeune majeur, porteurs à eux trois de 7 grammes, faisant de leur côté l’objet de mesures plus souples.
Seulement voilà, enseignants et élèves décrivent un mode d’intervention cavalier des gendarmes qui seraient parfois entrés sans frapper en classe, surprenant les élèves en plein cours… ce que conteste Bernard Vilotte, au moins pour les représentants de la loi qu’il a accompagnés. Des propos ironiques auraient aussi choqué les élèves, notamment lorsque les gendarmes leur ont demandé de ne pas regarder les chiens dans les yeux sous peine d’être mordu à des endroits sensibles. Sur ce point, Bernard Vilotte sourit, un peu gêné, mais il revient vite à l’essentiel : son souci de prévenir pour mieux guérir. «En 99 ou 2000, je venais d’arriver. J’ai dû aller chercher trois apprentis, morts, dans un accident de voiture. On a voulu faire quelque chose et pas nous voiler la face. Depuis, chaque année, lors de la semaine d’accueil, on leur parle des ravages de l’alcool, de la drogue. Et on leur dit qu’il pourra y avoir des contrôles en cours d’année. On le faisait en zone police. Et on continue depuis qu’on est à Pavie ; ce n’est pas nouveau.» Une politique qui a tout le soutien de la procureure Chantal Firmigier-Michel.
La procureure relativise
«Cet établissement n’est pas plus touché que les autres qu’on contrôle aussi de temps en temps. Dans le cas présent, ça démontre la responsabilisation de ce chef d’établissement qui a conscience des dangers des produits stupéfiants. Il n’y a rien de pire chez les adolescents que le sentiment d’impunité. Cette opération leur démontre qu’on ne peut pas faire n’importe quoi dans un établissement scolaire qui serait une zone de non droit quand ils savent qu’ils peuvent être contrôlés dans la rue. Non, là comme ailleurs, la justice doit lutter contre ce qui reste un fléau pour nos jeunes.» Quant à la manière, la procureure relativise. «Les contrôles n’ont eu lieu qu’aux endroits où les chiens ont marqué.»
Béatrice Dillies
La Dépêche du Midi, 20 novembre 2008.
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Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ?
4 décembre 2008 - 08h46 - Posté par christian de tarbes - 212.**.162.** |
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TOUTES et TOUS devant le collége de MARCIAC
VENDREDI 5 à 17h15
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Soutien à Bastien aux bons soins des "rétenteurs de salaire"
10 décembre 2008 - 15h12 - Posté par Pierre NICOLAS (PCF-ATTAC- FSU2) - 86.***.43.*** |
Soutien financier à Bastien CAZALS ....
aux bons soins de son I.A. ( qui lui sucre une partie de son salaire)
aux bons soins de Sarko complice de cette rétention .
Ecrire au premier , c’est un TIMBRe
Ecrire au second c’est Franchise Postale
Nom Prénom adresse
Monsieur le Président de la République Palais Elysée 75 PARIS
ou Monsieur l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault 31 rue de l’université 34064 Montpellier
Je vous prie de bien vouloir faire parvenir à votre subordonné , Monsieur Bastien CAZALS directeur de l’école Louise-Michel de Saint jean de Vedas mon chéque de soutien qui compensera modestement votre déplorable retrait de salaire .
signature
Piece jointe : Chéque banque populaire N° 127........ de 5 euros à l’ordre de Bastien CAZALS
Directeur d’école St jean de Vedas HERAULT
et les "résistant(e)s " qui sont ok avec cette opération peuvent se signalent à
( PrNICO@aol.com)
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Correction du paragraphe concernant Marciac...
10 décembre 2008 - 17h15 - Posté par Claralily - 81.***.18.**
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Le 19 novembre, une dizaine de gendarmes et un maitre chien font irruption dans quatre classes du collège de Marciac, dans le Gers. Le chien est lancé à travers les classes. Les enseignants ne peuvent obtenir aucune explication. Dans ma classe, six jeunes sont fouillés à tour de role par plusieurs gendarmes dans un local entre deux salles de classe, fouillés, parfois déshabillés ; leurs témoignages relatent des propos humiliants, menaçants et agressifs face à ces élèves tous traités comme des dealers présumés. Les gendarmes repartent en n’ayant rien trouvé.
Les faits que relate la LDH ne sont pas arrivés au collège de Marciac, peut être dans d’autres collèges ou lycées. La date et plusieurs faits sont inexacts. Ce paragraphe a du être mélangé à un autre. En effet, j’ai aussi entendu parler d’action similaires dans un lycée d’Auch à la date indiquée par la LDH.
Cependant, certains parents d’élèves ont saisi la LDH pour s’occuper de ce dossier, et des élèves vont apporter leur témoignage, qui décriront les faits réels dans le but d’entamer une action en justice.
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