Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Léon est mort
de : via pilhaouer
mercredi 29 juillet 2009 - 22h39 - Signaler aux modérateurs
7 commentaires
JPEG - 87.4 ko

Notre maréchaussée au service du grand marché

de Lisa SION

En arrivant dans ce petit hameau en impasse qui donnait l’impression de paix un peu lugubre, après les premiers pas dans ce silence pesant vers cette sombre entrée, je découvris notre hôte. Il était seul derrière sa porte ouverte, comme prêt à la refermer, assis mais redressé dans son fauteuil usé, le bras gauche installé au repos et tranquille sur l’accoudoir noirci, mais le droit agrippé sur son fusil caché, juste derrière la porte.

Après avoir scandé sur un ton appuyé son nom à la volée, mon accompagnateur s’arrête comme pour vérifier qu’il l’a bien entendu et observe sa réaction en attendant le geste de sa reconnaissance. Le vieux Léon, dégage sa main droite à notre vue et d’un signe nous invite à approcher. Il est le dernier d’une longue lignée de paysans autarciques qui ont tout produit du fruit de leur riche terre. Sa dernière activité consistait à réchauffer une fois par semaine son four à pain classique. Celui-ci, construit plein vent dominant contre le pignon lui chauffait toute la maison. Il avait d’ailleurs installé son lit au dos exact dans la pièce principale, et le vent qui frappait le four en premier, dissipait sa chaleur dans les murs attenants et enroulait toute la bâtisse dans un cocon douillet.

Il était d’ailleurs encore chaud la semaine suivante et ne nécessitait qu’un maigre feu type cheminée, pour atteindre sa température idéale. Il y confectionnait des miches si tendres et si compactes, si lourdes pour les mains mais pas pour l’estomac, qu’elle se conservaient ainsi prêtes à être savourées durant sept longues journées. Se donnaient rendez vous une trentaine d’amateurs qui du bout du canton, arrivaient le dimanche, les habitués de leur tournées hebdomadaires dans leur famille, et passaient d’un détour par chez lui, au bout de son impasse.

Il ratissait de longues journées les céréales naturelles mûres qui poussaient dans ses champs, les laissait sécher au soleil des meilleures journées, après les avoir savamment étalées, et les battait dans le vent pour les séparer de leurs gangues légères. Il pilait cette farine dans son moulin à vent, une simple éolienne au toit d’un atelier, qui entrainait un axe fixé à une poulie dont une seule large courroie de cuir renvoyait l’énergie à différents outils. Il fabriquait la plus pure matière qu’il mélangeait à l’eau se sa source et un peu d’huile de noix chaude et ventilée, avant de la pétrir jusqu’à maturité. Son pain était si bon, si lourd et parfumé, si riche en qualité, qu’une seule miche dans ta musette, tu peux partir à l’aveuglette jusqu’à l’autre bout du pays sans manquer d’énergie, et chercher à partager l’amour avec cette miche dorée. Le seul fait de l’ouvrir, d’y planter son couteau, et d’en couper la première tranche, s’en extrait un fumet qui ressemble à rien d’autre, mais qui donne à lui seul une envie indomptée d’y planter droit son nez. En un mot, une invitation.

La plupart de ses client habitués échangeaient leurs services contre une part semblable de leurs activités réciproques, ce qui faisait d’eux, non pas des clients mais des participants. Ils apportaient une fois l’an une barrique de vin, collection de clous ou tirefonds, confitures et conserves, planches sciées ou savons artisanaux. Ainsi, les quelques clients qui le rétribuaient en monnaie, lui assuraient de payer ses factures d’électricité, d’assurances et l’essence de sa quatre ailes qui d’origine depuis trente ans affichait vingt huit mille kilomètres.

Il y eut un moment où tout était encore possible. L’homme, seul et fatigué, qui rencontrait tous les jours quelques jeunes pêcheurs habitués à passer par chez lui pour rejoindre la rivière toute proche, n’aurait eu qu’à accepter de donner son feu vert au plus dévoué d’entre eux, en courageux confrère. Notre homme aurait bien pu ainsi continuer jusqu’à la fin de sa belle vie, parce qu’un de ces jeunes rompu ou passionné, aurait entrepris de le seconder voire ensuite de s’installer, dans ce hameau abandonné qui abritait autrefois cinq familles, et lui appartenait dans sa totalité. Mais peut-être que la veille même de ce jour, une disparition fortuite d’un vélo ou d’une pendule, derrière un volet fracturé, l’a contraint à se refermer sur sa terre recroquevillée. Et cela d’autant plus qu’il dut faire appel à l’autorité pour se plaindre de ce forfait, prendre sa voiture et quitter son quartier pour porter sa plainte sur le cahier de main courante, et demander la protection de l’organe majeur de défense et de surveillance central du pays.

Mais c’est ce geste qui l’a achevé et l’a perdu à jamais. La maréchaussée, auprès de laquelle il venait demander protection, en profita pour enquêter sur son activité qu’il décrivit fièrement, bien mal lui en prit.

Ils lui interdirent d’effectuer sa dernière activité traduite comme un marché parallèle non déclaré, et s’est vu obligé de déclarer devant l’impôt, ce revenu illégal après l’avoir organisé dans la transparence la plus aux normes, dans les règles du grand marché. C’est à dire, n’acheter que de la farine agrémentée, ne la mélanger qu’avec des produits assermentés à de l’eau du réseau commun qu’il dédaignait pour son puits, et tenir une comptabilité sous la surveillance d’un fonctionnaire d’État. L’obliger ainsi à œuvrer pour une Société dont il n’avait qu’une mince conscience, et naturellement qu’une partielle confiance, n’ayant même pas la télé.

C’était lui demander, à son age avancé de se plier au règlement, d’entrer de plein gré, comme un maillon articulé, dans la grande chaine sociale légale, de devenir marchand, et il a dû s’exécuter...

Léon a cessé d’opérer, se coupant là de son filon, de son réseau sans prétentions, des ses amis de passage, de sa raison de se lever tous les matins pour s’activer, pour son bien-être quotidien, et la reconnaissance des voisins. Au bout de son impasse, où plus personne ne passe, que les vautours de brocanteurs, de rôdeurs, de chasseurs, et autres formes de menteurs, de voleurs patentés et de touristes immobiliers, cinq ans durant il a tenu, discutant avec son moral avant d’oser s’engager dans un dernier dialogue oral, un tête à tête frontal, un bouche à bouche fatal, avec son seul ami. Notre homme est mort, seul, tué par son plus fidèle ami...son fusil.

Léon s’est exécuté...

Les rouages du mécanisme de l’économie de marché, vers lesquels nous sommes tous tentés de nous tourner, contraints par l’autorité, tue par milliers, l’espoir perdu de retraités restés en leur terres et racines, et de par le monde entier.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Léon est mort
29 juillet 2009 - 23h19 - Posté par Bourguignon

Très belle nécrologie !



Léon est mort
30 juillet 2009 - 08h11 - Posté par airelle

Magnifique histoire d’un homme et d’un temps "perdu" à jamais, malheureusement !!!



Léon est mort
30 juillet 2009 - 11h28 - Posté par momo11

Beau et vrai.momo11



Léon est mort
30 juillet 2009 - 12h43 - Posté par marie.lina

Adieu , monsieur Léon, vous faisiez parti des personnages que l’on pouvait rencontrer ou rêver en lisant un livre culte ;"Chemin faisant" où le monde rurale s’ évanoui doucement marie.lina



Léon est mort
30 juillet 2009 - 14h53

On crèvera tous de cette mondialisation de merde parsqu’on est tous des monsieur Léon

Varenne



Léon est mort
30 juillet 2009 - 21h16 - Posté par

On n’en crèvera pas si on ne reste pas seuls face aux rapaces.

Léon est l’acteur, (Au sens noble du terme), de sa propre mort.

Mais ceux qui l’ont abandonné parce qu’il ne fabriquait plus de pain, au lieu de le soutenir et de se rebeller, le sont encore plus. Au moins autant que les vautours et les gendarmes.

G.L.


Léon est mort
31 juillet 2009 - 11h37 - Posté par

trés beau texte : la terre , elle , ne ment pas .





Emission : Allemagnes 89/90 - Réunification ? Ou colonisation ?
mardi 19 - 18h02
de : Emission Polémix et La Voix Off
Gilets jaunes : sept Français sur dix trouvent le mouvement "justifié" et estiment qu’il a servi aux catégories populair
mardi 19 - 13h36
de : nazairien
LA RAGE ET LA RÉVOLTE
mardi 19 - 12h42
de : Ernest London
Didier Maisto, directeur de "sud radio" , mais aussi, journaliste de terrain, témoigne sur l’acte 53 à Paris (vidéo)
lundi 18 - 23h02
de : nazairien
2 commentaires
3 Médias indépendants, au coeur de l’acte 53 à Paris, article de pierrick tillet (vidéos)
lundi 18 - 19h12
de : nazairien
Le peuple désarmé sera toujours vaincu ! Analyse à méditer en tout cas !
lundi 18 - 16h54
de : JO
2 commentaires
Le Préfet de police a « transformé par un tour de passe-passe bureaucratique des manifestants en délinquants »
lundi 18 - 16h40
de : JO
4 commentaires
Mémoire historique : Information et mise au point sur l’association « 24 août 1944 »
lundi 18 - 15h24
de : Miguel Campos
1 commentaire
Dimanche 17 Novembre, Paris, Acte 53 suite, Pas de repos pour les GJ ! (vidéo)
dimanche 17 - 21h16
de : nazairien
1er anniversaire, du combat des "gilets jaunes" AN II reprise des "ronds points" (vidéo)
dimanche 17 - 20h25
de : nazairien
4 commentaires
16 et 17 novembre : pas de cadeaux pour l’anniversaire des gilets jaunes
dimanche 17 - 19h32
2 commentaires
Les Forces de l’Ordre (quoique) ne devraient-t-elle nettoyer plus souvent la visière de leur casque
dimanche 17 - 18h34
de : jean-marie Défossé
Acte 53 Gilets Jaunes : Dissuasion ou interdiction perfide des manifs ; ?
dimanche 17 - 18h01
de : JO
Acte 53 Gilets Jaunes :Des policiers se font-ils passer pour des black blocs
dimanche 17 - 17h54
de : JO
Les réformes de Macron sont les vraies armes par destination
samedi 16 - 20h54
de : Xavier Marchand
1 commentaire
Une Transition Anticapitaliste est-elle encore possible ?
samedi 16 - 14h02
de : Lepotier
9 commentaires
Damien Saez, un artiste, qui n’a jamais renié ses engagements, chante l’anniversaire du combat des "gilets jaunes"
vendredi 15 - 23h13
de : nazairien
Pour revenir sur la 4e Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes à Montpellier avec Demos Kratos (vidéo)
vendredi 15 - 19h35
de : nazairien
Reviens vite Evo, ton peuple a besoin de toi : Roger Waters (vidéo str fr)
vendredi 15 - 11h50
de : nazairien
2 commentaires
LES « PÉTROLEUSES »
vendredi 15 - 10h48
de : Ernest London
LA LUTTE FINALE
jeudi 14 - 20h36
de : Nemo3637
2 commentaires
Hôpital : tout le monde déteste l’austérité
jeudi 14 - 18h11
Bloc bourgeois - C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 13 - 21h31
de : Hdm
Sans âme.
mercredi 13 - 21h27
de : L’iena rabbioso
Précarité étudiante : le cinq décembre dans toutes les têtes
mercredi 13 - 18h37
1 commentaire
GILETS JAUNES Acte 52 à Montpellier : La terreur bleue !
mardi 12 - 16h26
de : JO
CES 600 MILLIARDS QUI MANQUENT À LA FRANCE
mardi 12 - 12h16
de : Ernest London
BOLIVIE ! Processus électoral électronique mis en cause !
mardi 12 - 11h32
de : JO
2 commentaires
Pour poser de nouveaux jalons de laïcité
mardi 12 - 01h01
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Intervention de Michèle Sibony, au nom de l’UJFP, à la manifestation du 10 novembre contre l’islamophobie
lundi 11 - 23h23
de : Chantal Mirail
6 commentaires
L’appel à manifester des sous-marins jaunes
lundi 11 - 21h09
de : jean1
Rassemblement contre la précarité étudiante dans toute la France le mardi 12 novembre
lundi 11 - 20h50
de : jean1
La terre a tremblé de Cruas à Tricastin ; Allo vous m’entendez ?
lundi 11 - 15h40
de : le fou du roi nucléaire pour coordi SudEst
1 commentaire
Gauche SERVILE ou gauche INDOCILE face aux intégrismes religieux
lundi 11 - 11h53
de : Christian DELARUE
5 commentaires
Coup d’Etat en Bolivie :Les syndicats annoncent un siège et donnent 48 heures à Camacho pour quitter La Paz
lundi 11 - 11h13
de : JO
2 commentaires
L’Europe doit cesser d’investir dans l’industrie du génocide
dimanche 10 - 22h29
de : DAIARA TUKANO via Christine Prat
ISLAMOPHOBIE : du SENS STRICT au SENS LARGE
dimanche 10 - 17h42
de : Christian DELARUE
8 commentaires
Le voile est-il une obligation religieuse ?
dimanche 10 - 17h22
de : Mohammed Chirani
5 commentaires
Comprendre l’instrumentalisation du féminisme à des fins racistes pour résister
dimanche 10 - 17h07
de : Lisbeth Sal et Capucine Larzillière 15 septembre 2011
3 commentaires
MRAP : La lutte contre la haine doit être unitaire
dimanche 10 - 00h01
de : Christian D (CN - MRAP)
4 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Tous les hommes sont des intellectuels, mais tous les hommes ne remplissent pas dans la société la fonction d’intellectuel. Antonio Gramsci
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite