je lis les commentaires
vous attribuez tous plus ou moins ou de façons diverses les responsabilités de la dépolitisation des classes sociales aux hommes politiques
je ne suis pas entièrement d’accord avec cela
moi j’observe les gens depuis très longtemps en dehors des milieux militants que je ne connais que depuis quelques années
ce qui me frappe, c’est qu’il me semble évident que les milieux militants sont quasiment les seuls à parler politiques
en dehors de ces milieux, depuis trente ans, quand je croise les gens dans le travail, dans les associations culturelles, genre club de photo, de sports, atelier de danse, associations de quartiers, patronages, forum de discussion associés à des sites de rencontres gratuites ou thématiques, genre randonnées, découverte nature etc... mes échantillonnages sont certainement ciblés par ma curiosité, mes localités et ma sensibilité, mais ça fait large tout de même en terme de représentations de classe socio-professionnelles... dans tous ces lieux, il est depuis très longtemps bien fait comprendre à celui qui s’y risque que les sujets politiques sont à proscrire pour la bonne entente des groupes.
dans tous ces contextes ce qu’on obtient comme réponse très souvent dès qu’on parle politique, c’est que c’est inutile, que ça "prend la tête", que c’est de la masturbation intellectuelle, que c’est trop noir...
et puis on tombe aussi sur des gens qui vous répondent avec les poncifs de l’idéologie individualiste volontariste égocentrée : prends ta vie en main, t’occuppe pas des autres, t’as pas envie d’avoir une "belle" femme ? quoi t’as pas la télé ? quoi t’as pas envie d’une grosse voiture... et j’en passe encore d’innombrables stupidités de ce genre...
alors on les fait causer de ce qui les inspire : et là c’est très simple. les références sont toutes catalogables dans ce que véhiculent la publicité, au delà des produits, analysé en terme de désir mimétique, c’est à di_re que ce qu’en retiennent les gens c’est l’image de marque du médiateur du désir à l’égard du produit phare de la publicité.
le médiateur du désir fait la démonstration d’une position sociale individuelle enviable donc convoitable par la puissance qu’elle octroie socialement à l’égard d’autrui.
La publicité n’est pas la seule à véhiculer une idéologie individualiste égoïste à travers des médiateurs de désirs auxquels les gens s’identifient progressivement et qui génèrent leurs comportements sociaux, leurs pulsions, leur rapport à l’altérité.
Le second grand véhicule d’idéologie est le cinéma à grand spectacle dont le personnage central est un héros bravant tous les danger et arrivant à ses fins par la seule force de sa volonté.
ensuite pour parachever l’endoctrinement des gens viennent toutes les émissions de détentes, les médiatisation de sport, les variétés... qui véhiculent toutes les déclinaisons possibles socialement de la réussite individualiste volontariste niant totalement le rapport au collectif l’interdépendance de toute construction individuelle par et dans le social.
Les hommes politiques ne sont alors plus que des agents minoritaires parmi les autres dans l’endoctrinement des masses et leur uniformisation dans des dépersonnalisations standardisées...
parce que ce que je relève aussi dans mes observations de milieux ordinaires, c’est que le gros de leur conversation, hors préoccupations familialistes et domestiques, c’est le rapport systématique aux programmes cinématographiques, aux contenus d’identifications modélisateurs des indentités et donc la reproduction conformiste des modèles de discours pratiqués dans ces programmes (films, jeux, émissions etc...)
il y a mémorisation et reproduction
il n’y a plus aucune réflexion, contradiction, modification, diversification des discours reçus en fonction des situations vécues qui ne sont plus reconnues comme telles mais sur lesquelles on projète un discours "vu ailleurs".
pour moi, l’ennemi coupable il est là : dans l’industrie audio-visuelle du spectacle de propagande idéologique du consummérisme capitaliste détruisant totalement le social en standardisant les esprit sur des modèles fantasmagoriques et en niant totalement le rapport au global, au collectif, au social.
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vous attribuez tous plus ou moins ou de façons diverses les responsabilités de la dépolitisation des classes sociales aux hommes politiques
je ne suis pas entièrement d’accord avec cela
moi j’observe les gens depuis très longtemps en dehors des milieux militants que je ne connais que depuis quelques années
ce qui me frappe, c’est qu’il me semble évident que les milieux militants sont quasiment les seuls à parler politiques
en dehors de ces milieux, depuis trente ans, quand je croise les gens dans le travail, dans les associations culturelles, genre club de photo, de sports, atelier de danse, associations de quartiers, patronages, forum de discussion associés à des sites de rencontres gratuites ou thématiques, genre randonnées, découverte nature etc... mes échantillonnages sont certainement ciblés par ma curiosité, mes localités et ma sensibilité, mais ça fait large tout de même en terme de représentations de classe socio-professionnelles... dans tous ces lieux, il est depuis très longtemps bien fait comprendre à celui qui s’y risque que les sujets politiques sont à proscrire pour la bonne entente des groupes.
dans tous ces contextes ce qu’on obtient comme réponse très souvent dès qu’on parle politique, c’est que c’est inutile, que ça "prend la tête", que c’est de la masturbation intellectuelle, que c’est trop noir...
et puis on tombe aussi sur des gens qui vous répondent avec les poncifs de l’idéologie individualiste volontariste égocentrée : prends ta vie en main, t’occuppe pas des autres, t’as pas envie d’avoir une "belle" femme ? quoi t’as pas la télé ? quoi t’as pas envie d’une grosse voiture... et j’en passe encore d’innombrables stupidités de ce genre...
alors on les fait causer de ce qui les inspire : et là c’est très simple. les références sont toutes catalogables dans ce que véhiculent la publicité, au delà des produits, analysé en terme de désir mimétique, c’est à di_re que ce qu’en retiennent les gens c’est l’image de marque du médiateur du désir à l’égard du produit phare de la publicité.
le médiateur du désir fait la démonstration d’une position sociale individuelle enviable donc convoitable par la puissance qu’elle octroie socialement à l’égard d’autrui.
La publicité n’est pas la seule à véhiculer une idéologie individualiste égoïste à travers des médiateurs de désirs auxquels les gens s’identifient progressivement et qui génèrent leurs comportements sociaux, leurs pulsions, leur rapport à l’altérité.
Le second grand véhicule d’idéologie est le cinéma à grand spectacle dont le personnage central est un héros bravant tous les danger et arrivant à ses fins par la seule force de sa volonté.
ensuite pour parachever l’endoctrinement des gens viennent toutes les émissions de détentes, les médiatisation de sport, les variétés... qui véhiculent toutes les déclinaisons possibles socialement de la réussite individualiste volontariste niant totalement le rapport au collectif l’interdépendance de toute construction individuelle par et dans le social.
Les hommes politiques ne sont alors plus que des agents minoritaires parmi les autres dans l’endoctrinement des masses et leur uniformisation dans des dépersonnalisations standardisées...
parce que ce que je relève aussi dans mes observations de milieux ordinaires, c’est que le gros de leur conversation, hors préoccupations familialistes et domestiques, c’est le rapport systématique aux programmes cinématographiques, aux contenus d’identifications modélisateurs des indentités et donc la reproduction conformiste des modèles de discours pratiqués dans ces programmes (films, jeux, émissions etc...)
il y a mémorisation et reproduction
il n’y a plus aucune réflexion, contradiction, modification, diversification des discours reçus en fonction des situations vécues qui ne sont plus reconnues comme telles mais sur lesquelles on projète un discours "vu ailleurs".
pour moi, l’ennemi coupable il est là : dans l’industrie audio-visuelle du spectacle de propagande idéologique du consummérisme capitaliste détruisant totalement le social en standardisant les esprit sur des modèles fantasmagoriques et en niant totalement le rapport au global, au collectif, au social.