Accueil > ... > Forum 478351

On ne déjouera pas les CALCULS de la bourgeoisie avec la "calculette électorale"

26 avril 2012, 21:45, par Cops

Il y a des façons de lutter contre le fascisme qui n’en sont pas, ou bien fort incomplètes.

De la même façon quand on divise la société en votants et non par ce qu’elle est, une société de classes, on perd les pédales pour comprendre et apprécier des votes.

La société est divisée en classes par en votants, les forces qui s’y expriment électoralement sont un théâtre très indirect du bruit et de la fureur d’une société où les classes s’affrontent et se jettent à la gorge.

La réponse du fascisme n’émerge que partiellement dans le vote.
La réponse du communisme n’émerge que partiellement dans le vote.

Les batailles sociales, les luttes, les organisations des travailleurs sur les lieux même de la reproduction du capital, celles qui cultivent donc des solidarités sont belles parts des réponses réelles au fond au fascisme.

Le fascisme prospère sur l’atomisation des travailleurs soumis à des agressions de la bourgeoisie en temps de crise historique du capitalisme.

Il régresse quand les solidarités se font dans la classe ouvrière, que les organisations ouvrières disputent leur implantation sur le terrain concret de l’exploitation.

Le lutte contre le fascisme prend de la puissance quand elle est de classe, clairement.
Je sais que ce n’est pas habituel de traiter les choses de cette façon tant l’esprit est de diluer la classe face au fascisme pour espérer ainsi un front plus large. Ca se sont des concessions politiques à la bourgeoisie, voir une soumission à l’ordre bourgeois.

La classe ouvrière au sens large c’est 80% de la société, et c’est autre chose comme camp que définir un camp de votants, même si ce dernier existe.

Partir de ce camps, de son importance, de sa fierté, de ses luttes, de ses solidarités et de ce qui peut être son destin, le pouvoir des travailleurs, concretement, c’est le combat auquel on s’adosse afin de retrouver les boussoles manquantes.

Dans les combats de classe, sauf pour ceux qui se branlent avec des rideaux, il y a des fois des travailleurs ovnis qui sont de droite, voir qui fricotent avec des votes fachos. Ceux-là nous importent par ce qu’ils sont des travailleurs et se battent avec leur classe pour leur classe.

C’est là les 3/4 de la façon dont on lutte contre le fascisme comme contre les autres voies bourgeoises. Le 1/4 restant c’est quand on ne recule pas d’un pouce face aux fachos.

Mais plus largement en revenant aux divisions de la société, si on compte entre droites et gauches, jamais le monde ne changera.

Par contre si on essaye de rapprocher cet aspect indirect et superficiel avec une politique aux côtés de nos collègues de travail, dans les organisations de résistance à refonder et le ou les partis politiques travaillant à unir, mobiliser, aider à organiser les travailleurs afin qu’ils disputent le pouvoir à la bourgeoisie.