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A qui appartient la marque "Front de gauche" ?

6 mai 2012, 08:36

Mais c’est vrai : "Il n’y aura qu’à "être das la rue pour imposer la justice des travailleurs".

Mais qui donc mobilisera "la rue" ??? Autrement que pour la jeter dans les bras de la peste brune.

Ceux qui l’ont trahie jusqu’à aujourd’hui ??? Ou ça sera de la génération spontanée ?

Mais on a le temps d’y penser. Comme toujours.

Ben oui, tout le problème est là.

Et donc ????

OK on ne peut compter sur le ou les partis qui ont... si ce n’est trahi, disons qui ont dérivé sous l’effet de diverses choses, comme par exemple le poids des élus et d’une sorte de nomenclature.

On peut difficilement compter sur les partis qui sont toujours là, communiste (LO) ou anticapitaliste (NPA), dont l’influence et le poids, même s’ils sont bien supérieurs aux ridicules 2% obtenus au 1er tour, sont largement insuffisants pour mobiliser et coordonner une lutte décisive.

Et il y a une ribambelle d’individus isolés, souvent militants syndicaux ou associatifs, souvent des ex de tel ou tel parti, qui aspirent à longueur de messages à la naissance ou à la refondation d’un "grand parti enfin authentiquement révolutionnaire", enfin authentiquement ceci ou cela.

Qui aspirent, mais qui n’embrayent pas, qui n’aboutissent à rien à ce jour...
Qui n’embrayent pas car il y a toujours un petit problème, toujours une virgule mal placée...
Et parce que c’est bien plus confortable de commenter et critiquer que d’essayer de construire (je le sais bien, j’en fais partie depuis que j’ai quitté le NPA, c’est bien plus cool cette posture d’observateur).

Je pense que la création du NPA a été une immense (car rare, la preuve, la situation actuelle) opportunité gâchée par l’absence, l’attentisme, la prudence d’une masse de militants (40.000 ?) qui auraient pu se saisir de la possibilité de construire un outil nouveau, un minimum efficace et estimable.

Cet afflux aurait sans doute évité certaines erreurs du NPA, aurait neutralisé au moins en partie ceux qui ont plus joué la lutte et l’intérêt de leur étroit clan idéologique plutôt que l’intérêt du collectif en construction. Et au-delà, l’intérêt de la classe en manque d’organisation.
Cet afflux aurait permis une "intelligence collective" plus grande, et on a un sacré besoin d’intelligence collective pour adapter le projet d’émancipation socialiste au contexte de ce siècle !

Bref, il faudrait, il faudrait...

La prochaine occasion, si elle existe, faudrait peut-être pas la rater...

Chico