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Cet afflux aurait sans doute évité certaines erreurs du NPA, aurait neutralisé au moins en partie ceux qui ont plus joué la lutte et l’intérêt de leur étroit clan idéologique plutôt que l’intérêt du collectif en construction. Et au-delà, l’intérêt de la classe en manque d’organisation.
Cet afflux aurait permis une "intelligence collective" plus grande, et on a un sacré besoin d’intelligence collective pour adapter le projet d’émancipation socialiste au contexte de ce siècle !"
Cet afflux n’aurait pu empêcher l’arrivée d’opportunistes à la recherche de positions dirigeantes, électorales ou autres à bord du navire. Clementine Autain n’avait-elle pas "fleurté" avec le NPA un moment ?
Chez moi, c’est plutôt un afflux de précaires de toute génération, sans expérience politique, syndicales ou associatives et marginalisés socialement. Mais plutôt séduits par cette promesse que renfermait le message de Besancenot aux présidentielles de 2007 et après : un parti pour représenter les inconnu-es, la majorité donc, et renverser le système.
Mais leurs révoltes ne souffraient guère de patience ni de stratégie politique, leurs attentes de changement dans leur vie quotidienne étaient plutôt dans le court terme. Et la plupart sont donc partis.
Reconnaître que la dérive sociale libérale du PS a libéré un espace sur sa gauche est une chose. Autre chose était de croire qu’entre l’ex LCR et le PS, il n’y avait rien, ce qu’a cru la majorité de sa direction, celle qui est en train de quitter le navire NPA en ce moment.
Pour ma part, je n’ai pas cru à cette histoire des deux gauches, celle qui accompagne les contre réformes libérales pour les "adoucir" mais défend le système et celle qui veut le renverser.
Entre les deux, il y avait place pour un projet social démocrate classique, celui d’une réforme graduelle du système au moyen de la révolution citoyenne par les urnes.
Et c’est à l’honneur de Jean Luc Mélenchon d’avoir vu qu’il y avait cet espace pour formaliser une force politique defendant ce type de projet.
Ses limites(celles du projet du FDG) sont apparues à l’occasion de cette présidentielle. Un bulletin de vote ne peut suppléer un mouvement social manquant ou défaillant, ce qui explique beaucoup les résultats électoraux de la gauche du PS, oscillant toujours entre 9 et 14% depuis 1995. Les 11% du FDG proviennent de cette illusion électoraliste.
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Cet afflux aurait sans doute évité certaines erreurs du NPA, aurait neutralisé au moins en partie ceux qui ont plus joué la lutte et l’intérêt de leur étroit clan idéologique plutôt que l’intérêt du collectif en construction. Et au-delà, l’intérêt de la classe en manque d’organisation.
Cet afflux aurait permis une "intelligence collective" plus grande, et on a un sacré besoin d’intelligence collective pour adapter le projet d’émancipation socialiste au contexte de ce siècle !"
Cet afflux n’aurait pu empêcher l’arrivée d’opportunistes à la recherche de positions dirigeantes, électorales ou autres à bord du navire. Clementine Autain n’avait-elle pas "fleurté" avec le NPA un moment ?
Chez moi, c’est plutôt un afflux de précaires de toute génération, sans expérience politique, syndicales ou associatives et marginalisés socialement. Mais plutôt séduits par cette promesse que renfermait le message de Besancenot aux présidentielles de 2007 et après : un parti pour représenter les inconnu-es, la majorité donc, et renverser le système.
Mais leurs révoltes ne souffraient guère de patience ni de stratégie politique, leurs attentes de changement dans leur vie quotidienne étaient plutôt dans le court terme. Et la plupart sont donc partis.
Reconnaître que la dérive sociale libérale du PS a libéré un espace sur sa gauche est une chose. Autre chose était de croire qu’entre l’ex LCR et le PS, il n’y avait rien, ce qu’a cru la majorité de sa direction, celle qui est en train de quitter le navire NPA en ce moment.
Pour ma part, je n’ai pas cru à cette histoire des deux gauches, celle qui accompagne les contre réformes libérales pour les "adoucir" mais défend le système et celle qui veut le renverser.
Entre les deux, il y avait place pour un projet social démocrate classique, celui d’une réforme graduelle du système au moyen de la révolution citoyenne par les urnes.
Et c’est à l’honneur de Jean Luc Mélenchon d’avoir vu qu’il y avait cet espace pour formaliser une force politique defendant ce type de projet.
Ses limites(celles du projet du FDG) sont apparues à l’occasion de cette présidentielle. Un bulletin de vote ne peut suppléer un mouvement social manquant ou défaillant, ce qui explique beaucoup les résultats électoraux de la gauche du PS, oscillant toujours entre 9 et 14% depuis 1995. Les 11% du FDG proviennent de cette illusion électoraliste.