Pour le NPA, les espoirs d’union avec la gauche radicale restent lettre morte
1er juin 2012, 13:27, par Copas
Pour autant, l’objectif de "la construction d’un grand parti révolutionnaire" est à mon avis un peu court pour constituer une alternative aujourd’hui. Voir la situation de LO, qu’on ne peut accuser d’avoir quitter une ligne marxiste-léniniste...
Et bien, juste pour changer, si on tentait quand même de faire un grand parti révolutionnaire...
Et un détail, désolé, mais le choix n’est pas entre LO et FdG, avec tout le respect que j’ai pour LO par ailleurs.
Le germe de la solution, de mon point de vue, n’est en aucun cas du côté d’expériences type FdG, ni du côté de la tradition communiste type 20ème siècle comme LO.
Encore une fois j’ai du respect pour LO et je pense qu’ils ont leur place dans un parti révolutionnaire, mais non, Lo ne représente pas la tradition communiste type 20eme siècle, mais la question des petites organisations révolutionnaires des 70 ans de période des gros partis réformistes.
LO n’a aucune idée de ce qu’est un parti ni comment le construire. La compagnie est grande d’ailleurs là dessus.
Mais plus généralement, c’est la disparition des générations qui ont construit des partis de masse (et ça se voit pour le FdG qui n’arrive pas à se construire dans les entreprises et les secteurs, malgré des efforts, car ce savoir faire à disparu), révolutionnaires ou réformistes.
Je suis comme toi sur les indignés, occupy, etc... En mettant la France de côté, il y a certains pays où ils ont drainé des masses importantes de prolétaires dans des pays qui ressemblent politiquement à la France du point de vue de l’état du mouvement ouvrier. Là où certains partiront dans des débats à la noix pour savoir si les indignados et autres occupy s’écartent de leur nombril politique, ou si il faut galoper dans tous les sens derrière la dernière danseuse, on peut remarquer plusieurs leçons à tirer :
- 1) Dans un pays comparable à la France du point de vue de l’état organisationnel du mouvement ouvrier, l’Espagne, ces mouvements ont prouvé l’actualité et l’efficacité de l’auto-organisation là où certains pensent que c’est une question bouffone et que le NPA ne met pas à l’ordre du jour sauf comme versets rituels aux noms ésotériques, soviets, conseils, etc..
Donc actualité de l’auto-organisation dans un pays proche de nous du point de vue de l’état des organisations du mouvement ouvrier (partis, syndicats, assoces, ...).
Ca signifie qu’en France existe la même possibilité de ce point de vue en matière de forme d’organisation. Ca ne signifie pas forcement de faire des indignés français, mais que des strates très larges du prolétariat moderne peuvent s’y reconnaitre.
A nous et d’autres de trouver les terrains sur lesquels ça se cristallisera . C’est aussi le rôle d’un parti nouveau que de chercher à cristalliser et construire ce qui permet de créer de nouvelles formes d’auto-organisation.
NB : ce ne serait pas la 1ere fois qu’une orga importe une forme d’auto-organisation efficace d’un autre pays.
- 2) Ces mouvements ont prouvé une disponibilité au combat de franges importantes de prolétaires en Espagne. Les discours auto-centrés et défaitistes de la gauche révolutionnaire en Europe (enfin surtout en France) se sont fait fesser les joues là dessus, mais ils n’en tirent aucune conclusion au fond : Si on n’y arrive pas c’est que ce n’est pas possible
A aucun moment on ne se pose la question si on s’y prend comme des cloches.
Je ne prétends à aucune réponse automatique, ni à courir dans tous les sens en criant "nouveau nouveau nouveau", mais je constate que depuis 15 ans dans un pays comme la France il y a des mouvements sociaux importants tous les 2 à 3 ans, que le dernier fut le plus gros mouvement depuis plus de 40 ans, que les scores électoraux sur des discours qui paraissent radicaux ont été importants sur la même période de 6 à 13% (alors que certains les mettent sur la maestria de Besancenot, de Laguillier ou de JLM, je pense qu’il y a une frange radicale en France qui s’exprime dans l’abstention mais également par ces types de votes), etc.
Il existe une disponibilité à la bataille qui suit des hauts et des bas , mais qui n’est pas une descente, les faits prouvent le contraire.
Là, deux événements liés ont construits un creux logique dans la bataille sociale, dans la force de la classe ouvrière (au sens large), la défaite de l’automne 2010 et la saison des étourneaux électoralistes.
Mais nous sommes dans un ressac comme il y en a eu après chaque bataille sociale importante en France , batailles qui ont pourtant été toutes des défaites .
Donc les faits pour moi, en France, indiquent une disponibilité au combat social, et l’exemple de nos voisins montrent ce type de disponibilité passant à une force active.
Non, ça ne signifie aucun optimisme hors sol, non ça ne signifie pas que la révolution est forcement au pas de la porte, mais que des possibilités existent et qu’il faut analyser et comprendre ce que des mouvements qu’on a vu fleurir partout sur la planète, là où ils étaient puissants, ont à nous dire :
Des centaines de milliers de personnes sont prêtes à se mobiliser pourvu qu’on trouve la bonne carburation.
L’auto-organisation est à l’ordre du jour.
Tout ça ne signifie pas qu’il faille copier ces mouvements, mais en tirer les leçons. Nous aurions eu un parti dans les entreprises et les secteurs + l’auto-organisation fin 2010 que la situation aurait été tout autre.
Nous n’avons travaillé ni à l’un ni à l’autre.
Il s’agit de travailler à l’un et à l’autre
Je n’ai rien contre faire des trucs en dehors des entreprises, mais comme on en a vu un embryon de début en 2010, quand des secteurs stratégiques d’activité s’arrêtent de travailler le rapport de force est tout autre. Et les entreprises c’est là où se renouvelle le capitalisme .
Ca n’empêche pas de se tenir aux aguets et aider partout où c’est possible la contestation de cette société d’oppressions et d’exploitation.
Mais c’était juste pour dire qu’on peut très bien être pour un parti de la révolution parfaitement délimité politiquement, être très ouvert sur les contradictions qui travaillent la société, etc.
Et bien, juste pour changer, si on tentait quand même de faire un grand parti révolutionnaire...
Et un détail, désolé, mais le choix n’est pas entre LO et FdG, avec tout le respect que j’ai pour LO par ailleurs.
Encore une fois j’ai du respect pour LO et je pense qu’ils ont leur place dans un parti révolutionnaire, mais non, Lo ne représente pas la tradition communiste type 20eme siècle, mais la question des petites organisations révolutionnaires des 70 ans de période des gros partis réformistes.
LO n’a aucune idée de ce qu’est un parti ni comment le construire. La compagnie est grande d’ailleurs là dessus.
Mais plus généralement, c’est la disparition des générations qui ont construit des partis de masse (et ça se voit pour le FdG qui n’arrive pas à se construire dans les entreprises et les secteurs, malgré des efforts, car ce savoir faire à disparu), révolutionnaires ou réformistes.
Je suis comme toi sur les indignés, occupy, etc... En mettant la France de côté, il y a certains pays où ils ont drainé des masses importantes de prolétaires dans des pays qui ressemblent politiquement à la France du point de vue de l’état du mouvement ouvrier. Là où certains partiront dans des débats à la noix pour savoir si les indignados et autres occupy s’écartent de leur nombril politique, ou si il faut galoper dans tous les sens derrière la dernière danseuse, on peut remarquer plusieurs leçons à tirer :
- 1) Dans un pays comparable à la France du point de vue de l’état organisationnel du mouvement ouvrier, l’Espagne, ces mouvements ont prouvé l’actualité et l’efficacité de l’auto-organisation là où certains pensent que c’est une question bouffone et que le NPA ne met pas à l’ordre du jour sauf comme versets rituels aux noms ésotériques, soviets, conseils, etc..
Donc actualité de l’auto-organisation dans un pays proche de nous du point de vue de l’état des organisations du mouvement ouvrier (partis, syndicats, assoces, ...).
Ca signifie qu’en France existe la même possibilité de ce point de vue en matière de forme d’organisation. Ca ne signifie pas forcement de faire des indignés français, mais que des strates très larges du prolétariat moderne peuvent s’y reconnaitre.
A nous et d’autres de trouver les terrains sur lesquels ça se cristallisera . C’est aussi le rôle d’un parti nouveau que de chercher à cristalliser et construire ce qui permet de créer de nouvelles formes d’auto-organisation.
NB : ce ne serait pas la 1ere fois qu’une orga importe une forme d’auto-organisation efficace d’un autre pays.
- 2) Ces mouvements ont prouvé une disponibilité au combat de franges importantes de prolétaires en Espagne. Les discours auto-centrés et défaitistes de la gauche révolutionnaire en Europe (enfin surtout en France) se sont fait fesser les joues là dessus, mais ils n’en tirent aucune conclusion au fond : Si on n’y arrive pas c’est que ce n’est pas possible
A aucun moment on ne se pose la question si on s’y prend comme des cloches.
Je ne prétends à aucune réponse automatique, ni à courir dans tous les sens en criant "nouveau nouveau nouveau", mais je constate que depuis 15 ans dans un pays comme la France il y a des mouvements sociaux importants tous les 2 à 3 ans, que le dernier fut le plus gros mouvement depuis plus de 40 ans, que les scores électoraux sur des discours qui paraissent radicaux ont été importants sur la même période de 6 à 13% (alors que certains les mettent sur la maestria de Besancenot, de Laguillier ou de JLM, je pense qu’il y a une frange radicale en France qui s’exprime dans l’abstention mais également par ces types de votes), etc.
Il existe une disponibilité à la bataille qui suit des hauts et des bas , mais qui n’est pas une descente, les faits prouvent le contraire.
Là, deux événements liés ont construits un creux logique dans la bataille sociale, dans la force de la classe ouvrière (au sens large), la défaite de l’automne 2010 et la saison des étourneaux électoralistes.
Mais nous sommes dans un ressac comme il y en a eu après chaque bataille sociale importante en France , batailles qui ont pourtant été toutes des défaites .
Donc les faits pour moi, en France, indiquent une disponibilité au combat social, et l’exemple de nos voisins montrent ce type de disponibilité passant à une force active.
Non, ça ne signifie aucun optimisme hors sol, non ça ne signifie pas que la révolution est forcement au pas de la porte, mais que des possibilités existent et qu’il faut analyser et comprendre ce que des mouvements qu’on a vu fleurir partout sur la planète, là où ils étaient puissants, ont à nous dire :
Des centaines de milliers de personnes sont prêtes à se mobiliser pourvu qu’on trouve la bonne carburation.
L’auto-organisation est à l’ordre du jour.
Tout ça ne signifie pas qu’il faille copier ces mouvements, mais en tirer les leçons. Nous aurions eu un parti dans les entreprises et les secteurs + l’auto-organisation fin 2010 que la situation aurait été tout autre.
Nous n’avons travaillé ni à l’un ni à l’autre.
Il s’agit de travailler à l’un et à l’autre
Je n’ai rien contre faire des trucs en dehors des entreprises, mais comme on en a vu un embryon de début en 2010, quand des secteurs stratégiques d’activité s’arrêtent de travailler le rapport de force est tout autre. Et les entreprises c’est là où se renouvelle le capitalisme .
Ca n’empêche pas de se tenir aux aguets et aider partout où c’est possible la contestation de cette société d’oppressions et d’exploitation.
Mais c’était juste pour dire qu’on peut très bien être pour un parti de la révolution parfaitement délimité politiquement, être très ouvert sur les contradictions qui travaillent la société, etc.