Interdiction des licenciements boursiers : qui a fait retirer le projet de loi
17 juillet 2012, 23:27
Comme sur le reste de son programme, le FdG ne propose qu’un capitalisme à visage humain, pure chimère qui ne sert que la lutte des places en ratissant à gauche.
Mélenchon ne veut pas se prononcer pour l’interdiction pure et simple des licenciements. Mais, comme les travailleurs sont frappés de plein fouet par ce fléau capitaliste, il ne peut pas non plus ne rien dire. Alors il parle d’interdire les « licenciements boursiers ».
De quoi s’agit-il ? Mélenchon répond : des licenciements seulement faits pour faire monter le cours de bourse…
Mais, d’un côté, la plupart des entreprises en France ne sont pas cotées en bourse !
Et, de l’autre, tout licenciement fait par le patronat, est au bout du compte déterminé par les exigences des actionnaires, qui veulent que leur entreprise produise des profits, verse des dividendes et reste compétitive ; cela doit donc être aussi le cas de leurs filiales, sous-traitants, etc., bref de la plupart des entreprises.
Si Mélenchon ne cherchait pas à nous entourlouper, il pourrait, même si ce serait insuffisant, dire par exemple clairement qu’il serait pour interdire aux entreprises qui font du profit de licencier. Mais il ne le dit même pas cela… ! D’ailleurs, le travailleur licencié se moque bien de savoir pour quelle raison
exactement il l’a été : ce qu’il veut, c’est garder son travail. Point.
Là encore, son refus de rompre avec le capitalisme le conduit inévitablement à accepter ce qui est inséparable du capitalisme, le droit des patrons à licencier les salariés quand ils ne leur sont plus utiles.
Mais c’est justement cela que les travailleurs ne peuvent pas accepter. Là encore, le programme du Front de Gauche est conçu pour ne pas effrayer les investisseurs, pas pour satisfaire les revendications des travailleurs.
Dans la crise, la seule issue, c’est l’expropriation des expropriateurs.
Comme sur le reste de son programme, le FdG ne propose qu’un capitalisme à visage humain, pure chimère qui ne sert que la lutte des places en ratissant à gauche.
Mélenchon ne veut pas se prononcer pour l’interdiction pure et simple des licenciements. Mais, comme les travailleurs sont frappés de plein fouet par ce fléau capitaliste, il ne peut pas non plus ne rien dire. Alors il parle d’interdire les « licenciements boursiers ».
De quoi s’agit-il ? Mélenchon répond : des licenciements seulement faits pour faire monter le cours de bourse…
Mais, d’un côté, la plupart des entreprises en France ne sont pas cotées en bourse !
Et, de l’autre, tout licenciement fait par le patronat, est au bout du compte déterminé par les exigences des actionnaires, qui veulent que leur entreprise produise des profits, verse des dividendes et reste compétitive ; cela doit donc être aussi le cas de leurs filiales, sous-traitants, etc., bref de la plupart des entreprises.
Si Mélenchon ne cherchait pas à nous entourlouper, il pourrait, même si ce serait insuffisant, dire par exemple clairement qu’il serait pour interdire aux entreprises qui font du profit de licencier. Mais il ne le dit même pas cela… ! D’ailleurs, le travailleur licencié se moque bien de savoir pour quelle raison
exactement il l’a été : ce qu’il veut, c’est garder son travail. Point.
Là encore, son refus de rompre avec le capitalisme le conduit inévitablement à accepter ce qui est inséparable du capitalisme, le droit des patrons à licencier les salariés quand ils ne leur sont plus utiles.
Mais c’est justement cela que les travailleurs ne peuvent pas accepter. Là encore, le programme du Front de Gauche est conçu pour ne pas effrayer les investisseurs, pas pour satisfaire les revendications des travailleurs.
Dans la crise, la seule issue, c’est l’expropriation des expropriateurs.