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Interdiction des licenciements boursiers : qui a fait retirer le projet de loi

18 juillet 2012, 19:43, par Copas

Non, ce qui compte c’est de tout, TOUT mettre en œuvre pour empêcher les fermetures prévues pour le seul maintien des profits des actionnaires !

Pour cela la lutte des travailleurs est indispensable et décisive. Mais aucune forme de lutte ne doit être négligé et la bataille pour des mesures législatives contraignantes et protectrices doit aussi être engagée !

Oui, il ne faut pas se gléner si on peut obtenir des mesures législatives freinant l’appétit insatiable de la bourgeoisie.

Toutefois il faut partir du principe de réalité : Le gouvernement réactionnaire aux affaires n’est pas là pour faire des cadeaux mais gérer au profit de la bourgeoisie.

Un nombre considérable de déclarations de Hollande donne la la là dessus et il est totalement inutile d’essayer de faire croire autre chose.

Ce n’est pas à son corps défendant que Hollande a refusé de recevoir le représentant de Syriza, front qui ne casse pourtant pas des briques en enfer.

Ce n’est pas à son corps défendant que le gouvernement Hollande annonce un plan d’austérité et soutient le paiement rubis sur l’ongle de la dime de la dette à la bourgeoisie.

Ce n’est pas à son corps défendant qu’il annonce une première salve d’agressions contre la classe populaire en ballon d’essai.

Le nombre d’agressions antisociales en cours commencées par les Jospin-Chirac-Sarko et qui continuent est énorme, l’exécutif de la réaction quelque soit l’écurie en place, continue sa malfaisance.

Les progrès et l’obtention de mesures législatives favorables aux travailleurs ne viendra pas de la majorité PS, tout autant que de l’imposition des mains du FdG. Du moins d’eux-mêmes ils ne le feront pas. Ou pas plus que Sarko ne l’a fait.

Se pose donc la question de comment les contraindre à reculer. La seule inconnue qui peut faire reculer un gouvernement réactionnaire là pour attaquer , est bien l’activité de résistance de la classe populaire.

Quand les PSA Aulnay crient leur colère et que celle-ci est répercutée dans la société c’est un élément du rapport de force qui peut faire reculer Hollande.

En fait, toute amélioration de l’activité de résistance sociale améliore le rapport de force.

Les questions qui se posent c’est comment hausser l’activité de lutte des travailleurs, développer une activité sans limites de terrains d’extension, d’organisation, un front syndical de classe et un parti développant une activité pour que les travailleurs, et nuls autres, prennent en main leurs propres affaires, à commencer déjà par leurs batailles de résistance.

Le nouveau pouvoir ne doit pas pouvoir se payer de mots et être mis devant ses responsabilités. Il en a incontestablement les moyens ! La volonté politique de limiter le pouvoir de nuisance des grandes entreprises en particulier exigeant le pouvoir sans partage de restructuration et de délocalisation doit être remis en cause de manière déterminée.

Les responsabilités du nouveau gouvernement sont prises et elles sont au service de la classe dominante et prédatrice, le faire reculer franchement ne ressortira pas d’une logique de conviction envers cette nouvelle majorité.

Combiner lutte de masse de haut niveau, bataille politique et juridique en s’appuyant sur toutes les forces qui entendent manifester concrètement leur solidarité avec les travailleurs menacés, tel nous semble être le tiercé gagnant !

Comme nos camarades CGT de Goodyear Amiens ont si bien su le faire en bloquant depuis 5 ans le PSE de la multinationale du pneu !

C’est pourquoi, sur le terrain politique exigeons tous ensemble que le projet de loi visant à interdire les licenciements boursier et abusifs soit remis à l’ordre du jour du parlement ; et cela dès cette session !

Le Front Syndical de Classe 16 juillet 2012

La lutte de classe et de masse de haut niveau c’est une bataille politique et la seule bataille politique qui compte au fond, il n’y a pas de batailles politiques ou juridiques qui acquerraient une réalité distincte avec son propre moteur, du moins à égalité. Des extensions oui, mais soumises au mouvement social, ses objectifs en profondeur (résister, se centraliser, s’unifier, se démocratiser, s’étendre, prendre en main la société, répartir, prendre le pouvoir , etc) comme ses résistances au quotidien..

Oui il faut appuyer une bataille contre les licenciements , mais tous les licenciements, et oui ça se fait par la lutte résolue qui ne tienne pas compte de limiter les interdictions aux entreprises bénéficiaires.

Il ne nous gène pas qu’existe une loi contre les licenciements boursiers, au contraire, mais fol celui qui croit que les Peugeot, GM, Ford, etc, présenteront des comptes bénéficiaires quand ils voudrons se débarasser des travailleurs pour augmenter les taux de profit.