Interdiction des licenciements boursiers : qui a fait retirer le projet de loi
19 juillet 2012, 00:40, par Luis
Mélenchon interrogé sur un gouvernement Hollande, le 18 Avril sur LCP :
"Nous n’appellerons pas à des manifestations.
Nous, on suit les syndicats ...
Ni soutien, ni participation, ni opposition...
L’extrême gauche donne des consignes pour la grève ou le reste,
mais pas nous !...
Besancenot dit on doit être l’opposition,
mais laissons le respirer, donnons une chance à notre pays"
Suivre les bureaucrates syndicaux : pas de meilleure voie de collaboration avec la bourgeoisie.
Comme en 2010 quand ils ont saboté notre lutte pour les retraites et contre Sarko, ils se couchent devant Hollande.
À défaut d’annoncer des mesures en faveur des travailleurs, Hollande n’a pas oublié de chouchouter ses amis bureaucrates syndicaux. Ainsi, le gouvernement a émis l’idée de créer un « commissariat général à la prospective » où siégeraient des experts syndicaux qui seraient « indemnisés » aux frais de l’État. En outre, Hollande veut « valoriser les compétences » des permanents syndicaux : « en clair, le représentant d’une organisation qui abandonnerait ses
mandats après des années de bons et loyaux services pourrait se voir proposer une promotion » (Le Canard enchaîné eu 11 juillet). De quoi amadouer des bureaucrates déjà bien peu farouches...
Quant au Front de gauche, ses députés ont refusé de voter contre la confiance au gouvernement Ayrault, préférant s’abstenir pour bien montrer qu’ils n’ont nullement l’intention de s’opposer sérieusement à sa politique pourtant clairement annoncée désormais.
Face à ce gouvernement de « gauche » 100% au service de la bourgeoisie, toutes les organisations du mouvement ouvrier doivent être à 100% dans une opposition de classe.
Dès maintenant, nous devons préparer la riposte et affronter politiquement l’obstacle que constituent les directions syndicales bureaucratisées, liées au PS ou au Front de gauche. Il faut oeuvrer au rassemblement des militantes et des militants lutte de classe dans les syndicats pour imposer la rupture du dialogue
social avec le gouvernement et exiger la mise en place d’un véritable plan de mobilisation contre l’austérité de gauche et contre les licenciements, avec notamment les mesures minimales suivantes :
– Refus de tous les licenciements : les entreprises qui veulent licencier doivent être nationalisées sans indemnité, sous contrôle des travailleurs ;
– Refus de toutes les mesures d’austérité : non à la hausse de la CSG ; non à la baisse des dépenses de fonctionnements dans la fonction publique ; non à la baisse des effectifs dans les administrations « non prioritaires » ;
– Initiatives pour aider et lancer des grèves, coordination des luttes.
Suivre les bureaucrates syndicaux : pas de meilleure voie de collaboration avec la bourgeoisie.
Comme en 2010 quand ils ont saboté notre lutte pour les retraites et contre Sarko, ils se couchent devant Hollande.
Voici à ce propos la conclusion d’un article pertinent du camarade G. Lefranc
Source : http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-396.pdf