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Avec la mort de France-Soir : le pluralisme de la presse est en deuil

31 juillet 2012, 09:35, par A.C

Avec toi , au moins - j’apprécie en connaisseur et consommateur occasionnel-, l’humour arrive à faire passer une position irresponsable et contraireà tout communisme , pour une blague d’été , caricaturant une opinion à laquelle tu ne crois pas..

Car parler de Sida quand on discute des libertés , c’est du Desproges des grands jours évoquant la gratuité des camps pour expliquer le nombre de juifs qui s’y "concentraient", dans un sketch ou seuls deux trois connard sont vu une trace d’antisémitisme.

Je crois, quand je lis certains commentaires sur cet article-pas le tien , bien sur , puisque c’est su second degré......(n’est ce pas ?)- que la mort de la Connerie sectaire, du poujadisme peint en rouge"tous pourris" , n’est hélas pas encore à l’ordre du jour..!

Ce qui est génant pour nous, les révolutionnaires humoristes , c’est que celui qui ne fait que passer par ici, sans avoir le"code" de nos volontaires bouffonneries, peut penser et répéter que sur Bella Ciao, site dit "d’extrème gauche", quelques pantins nostalgiques du pluralisme à la Popov, se réjouissent qu’un journal puisse disparaitre...

Plus sérieusement, je livre cette opinion de POUTOU.

Je partage fond et forme
( avril 2012)

D’un côté, la concentration galopante des moyens de production et de diffusion de l’information, les licenciements en cascade et la dégradation des conditions de travail des travailleurs des médias, les pressions exercées à l’encontre de journalistes qui font leur travail d’enquête (Denis Robert, Mediapart, etc.).

De l’autre, la connivence des grands médias avec les puissants et la mainmise des éditorialistes, journalistes vedettes et autres « experts » faisant la pluie et le beau temps dans leurs colonnes comme sur les plateaux de télévision.

Entre indépendance factice et pluralisme anémié, les effets de l’offensive capitaliste sur les médias se font plus que jamais ressentir : classes populaires rendues invisibles, stigmatisation du mouvement social et de ceux qui luttent, et légitimation du système. Loin de garantir le droit pour tous à informer et à être informé, les médias dominants servent de garde-fou à la bourgeoisie contre la colère des exploité-e-s, entretenant l’illusion du pluralisme pour mieux défendre l’ordre existant. En limitant la représentation et l’expression de tous ceux qui contestent la politique du gouvernement, en confisquant la parole des travailleurs, en stigmatisant les habitants des quartiers populaires et en assimilant la jeunesse à une classe dangereuse, ils participent à démobiliser notre camp social. Force est de constater que ni le paysage audiovisuel ni la presse d’information ne laissent l’espace suffisant pour celles et ceux qui luttent pour une société libérée du capitalisme. Pour faire entendre la voix des victimes de la crise, il faudra briser le quasi-monopole de l’information dont bénéficie la classe dirigeante, et garantir des moyens d’expression spécifiques et indépendants. Il faudra une réappropriation populaire des médias. C’est le projet que le NPA porte dans les luttes et que nous entendons faire connaître à travers les élections !

C’est pourquoi, chaque semaine, le NPA développera un point de son programme « Pour des médias anticapitalistes et une véritable liberté de la presse » :
- Contre la concentration des médias, imposons des lois anti-concentration pour briser la mainmise du pouvoir économique sur la presse
 Contre le CSA, créons un organisme démocratique de contrôle des médias
 Contre la dégradation des conditions de travail dans les médias, luttons pour un statut juridique des rédactions et un CDI pour tou-te-s
 Contre la pensée unique, mettons en place les conditions pour un véritable pluralisme démocratique

Poutou, pas plus que moi ne pensent que c’est en bandant chaque fois qu’un titre disparait que l’on fait avancer le pluralisme d’OPINION !!

Mais il n’a pas ton humour pour le dire.......

 :)

A.C