J’ai pour ma part, mis trop longtemps à comprendre qu’il y avait là le poids terrible de ce boulet de l’alignement des PC sur la position de l’Union soviétique, laquelle a privilégié -bien trop souvent-ses intérêts de Nation au détriment de l’internationalisme.
Ce qui n’empêche pas d’affirmer que-selon moi- de façon contradictoire l’existence de ce qu’on a appelé le camp socialiste a été un atout fondamental dans le mouvement de décolonisation des années 60-80..
Une fois qu’on adit ça, il faut bien regarder la vérité en face :
On sait par exemple que NASSER , au nom de son engagement réel dans le combat tiers mondiste (cf soutien au peuple algérien, au FLN), voire plus tard Ben Bella et Boumedienne ont pu , sans aucune réaction -ou presque- opprimer tout ce qui se réclamait du Marxisme.
Les Cahiers d’Histoire, dans le cadre des" Réflexions sur le marxisme aujourd’hui et le communisme arabe du XXe siècle" apportent un éclairage sur ces questions..
Il n’est pas inutile de lire des témoignages comme celui de Karim Mroué
Il est aujourd’hui un écrivain reconnu pour ses analyses politiques et historiques dans l’ensemble du monde arabe. Il a été l’un des dirigeants du Parti communiste libanais pendant de longues années. Nous l’avons rencontré à Paris à l’automne 2006 à l’occasion de la parution en France du livre Communistes dans le monde arabe. Dans les textes de ce livre partagé avec Samir Amin, il examine les origines des difficultés des communistes arabes et l’apport possible de Marx à la réflexion sociale contemporaine.
Les jeunes-là, surtout après 1965-1966, n’acceptaient pas les méthodes anciennes. Nous avions commencé à avoir des problèmes avec la vieille garde, qui était très attachée à l’Union soviétique. Et nous avons eu des problèmes à l’intérieur du pays. Cette vieille garde du parti a même cassé des grèves, parce que ces grèves étaient dirigées contre un Premier ministre qui était un ami de l’Union soviétique. Comment faire une grève contre un Premier ministre qui est un ami de l’Union soviétique ? D’une question à l’autre, on s’est trouvé face à une vieille garde très ancienne dans le parti, de très bons camarades, qui avaient une histoire extraordinaire, mais qui étaient liés à l’Union soviétique sur des bases anciennes. Alors la querelle a commencé, et l’Union soviétique est intervenue d’une manière terrible. Ils ont accusé George Hawi d’être un agent de la CIA ! C’était pour pouvoir diviser le parti
Cordialement
A.C
On peut se procurer " Communistes dans le monde arabe"de . Karim Mroué, et Samir Amin, préfacé par George Labica, aux EDITIONS Le Temps des Cerises,
Assez d’accord.
J’ai pour ma part, mis trop longtemps à comprendre qu’il y avait là le poids terrible de ce boulet de l’alignement des PC sur la position de l’Union soviétique, laquelle a privilégié -bien trop souvent-ses intérêts de Nation au détriment de l’internationalisme.
Ce qui n’empêche pas d’affirmer que-selon moi- de façon contradictoire l’existence de ce qu’on a appelé le camp socialiste a été un atout fondamental dans le mouvement de décolonisation des années 60-80..
Une fois qu’on adit ça, il faut bien regarder la vérité en face :
On sait par exemple que NASSER , au nom de son engagement réel dans le combat tiers mondiste (cf soutien au peuple algérien, au FLN), voire plus tard Ben Bella et Boumedienne ont pu , sans aucune réaction -ou presque- opprimer tout ce qui se réclamait du Marxisme.
Les Cahiers d’Histoire, dans le cadre des" Réflexions sur le marxisme aujourd’hui et le communisme arabe du XXe siècle" apportent un éclairage sur ces questions..
Il n’est pas inutile de lire des témoignages comme celui de Karim Mroué
On lira l’interview intégrale ici :
http://chrhc.revues.org/631#ftn1
(extrait)
Cordialement
A.C
On peut se procurer " Communistes dans le monde arabe"de . Karim Mroué, et Samir Amin, préfacé par George Labica, aux EDITIONS Le Temps des Cerises,