> NON à ITER : Appel lancé par le Réseau "Sortir du nucléaire"
15 juillet 2005, 07:06
J’adore ce genre de texte bricolé qui fait soigneusement l’économie de toute analyse politique pour ne se focaliser que sur un "écologisme" de bazar à l’intérieur du capitalisme.
Bien entendu, dans l’état actuel des pouvoirs aux ordres du profit, ITER est une imbécilité coûteuse. Mais nier en bloc le progrès que constitue la fusion nucléaire sous couvert d’une dangerosité qui reste quand même à prouver est un parti-pris anti scientifique tout aussi imbécile. Le top du top revient à la citation de Claude Allègre dont on connait l’attachement profond qu’il accorda à la recherche fondamentale lorsqu’il dégraissait le mammouth (n’est-ce pas ?). Au nom de quoi faut-il renoncer aux travaux de recherche sur la fusion nucléaire ? A cause de leurs coûts... (sic). La belle affaire, ITER n’est pas rentable, bref ITER n’engendrera pas de profits.
Mais justement on s’en fout du profit ! Nous luttons pour faire advenir une société qui ne soit plus basée sur le salariat, sur l’exploitation, et sur l’utilisation de technologies qui ne servent que le capital et ravagent la planète. C’est bien là que s’articule la perspective d’une écologie politique prise dans un tout qui se donne pour but l’abolition du capitalisme. Mais pourquoi combattrions-nous le progrès scientifique ? Y aurait-il chez les "alters" de tout poil (du PS aux bobos-libertaires) une frilosité favorable à un repli métaphysique ? Il semble que oui.
Mais voilà le pompon :
Le gouvernement français doit abandonner le projet ITER et investir massivement dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables. C’est la seule voie pour sauver l’environnement, assurer la sécurité énergétique, et développer des emplois nombreux et non délocalisables.
– Faire des économies d’énergie ? C’est en filligrane la thèse boiteuse de la décroissance. Il ne s’agit pas "d’économiser " au sein du capitalisme mais de l’abattre pour mieux utiliser les énergies dont nous disposons, la fusion nucléaire en fait partie. (NB : On évitera svp l’argument bidon "tiers-mondiste" qui peut se résumer au proverbe "déshabiller Paul pour habiller Jacques", d’autant que pas mal de "Jacques" sont plutôt mal habillés dans nos propres banlieues).
– Développer des emplois non délocalisables ? C’est un pur fantasme, on ne voit pas en quoi la "gestion" des industries de l’énergie serait de facto non délocalisable à la différence des autres industries. Sans commentaires, hormis le fait que là encore on raisonne dans le capital.
– Les énergies renouvelables ? Il faut peut-être se poser la question des modalités avant tout. S’il s’agit d’un développement à "grande échelle" il convient de savoir que l’équivalent énergétique solaire par rapport au nucléaire actuel requiert la mise en place de 30.000km2 de panneaux (ça laisse rêveur). Idem pour l’énergie éolienne en off-shore, dont on sait qu’elle doit être relayée par des sources d’energie fossiles donc polluantes pour alimenter l’ensemble du territoire dit "national" (ou par... le nucléaire).
J’adore ce genre de texte bricolé qui fait soigneusement l’économie de toute analyse politique pour ne se focaliser que sur un "écologisme" de bazar à l’intérieur du capitalisme.
Bien entendu, dans l’état actuel des pouvoirs aux ordres du profit, ITER est une imbécilité coûteuse. Mais nier en bloc le progrès que constitue la fusion nucléaire sous couvert d’une dangerosité qui reste quand même à prouver est un parti-pris anti scientifique tout aussi imbécile. Le top du top revient à la citation de Claude Allègre dont on connait l’attachement profond qu’il accorda à la recherche fondamentale lorsqu’il dégraissait le mammouth (n’est-ce pas ?). Au nom de quoi faut-il renoncer aux travaux de recherche sur la fusion nucléaire ? A cause de leurs coûts... (sic). La belle affaire, ITER n’est pas rentable, bref ITER n’engendrera pas de profits.
Mais justement on s’en fout du profit ! Nous luttons pour faire advenir une société qui ne soit plus basée sur le salariat, sur l’exploitation, et sur l’utilisation de technologies qui ne servent que le capital et ravagent la planète. C’est bien là que s’articule la perspective d’une écologie politique prise dans un tout qui se donne pour but l’abolition du capitalisme. Mais pourquoi combattrions-nous le progrès scientifique ? Y aurait-il chez les "alters" de tout poil (du PS aux bobos-libertaires) une frilosité favorable à un repli métaphysique ? Il semble que oui.
Mais voilà le pompon :
– Faire des économies d’énergie ? C’est en filligrane la thèse boiteuse de la décroissance. Il ne s’agit pas "d’économiser " au sein du capitalisme mais de l’abattre pour mieux utiliser les énergies dont nous disposons, la fusion nucléaire en fait partie. (NB : On évitera svp l’argument bidon "tiers-mondiste" qui peut se résumer au proverbe "déshabiller Paul pour habiller Jacques", d’autant que pas mal de "Jacques" sont plutôt mal habillés dans nos propres banlieues).
– Développer des emplois non délocalisables ? C’est un pur fantasme, on ne voit pas en quoi la "gestion" des industries de l’énergie serait de facto non délocalisable à la différence des autres industries. Sans commentaires, hormis le fait que là encore on raisonne dans le capital.
– Les énergies renouvelables ? Il faut peut-être se poser la question des modalités avant tout. S’il s’agit d’un développement à "grande échelle" il convient de savoir que l’équivalent énergétique solaire par rapport au nucléaire actuel requiert la mise en place de 30.000km2 de panneaux (ça laisse rêveur). Idem pour l’énergie éolienne en off-shore, dont on sait qu’elle doit être relayée par des sources d’energie fossiles donc polluantes pour alimenter l’ensemble du territoire dit "national" (ou par... le nucléaire).
Un militant LO (ce texte n’engage que moi).