> NON à ITER : Appel lancé par le Réseau "Sortir du nucléaire"
15 juillet 2005, 10:41
Tout d’abord merci de ne pas user de morgue crasse comme le fit le précédent "interlocuteur" sur ce fil.
J’ai dû mal m’exprimer, et de façon incomplète
Pourtant la nature nous offre des quantités astronomiques d’énergie que nous n’utilisons pas (le vent, le soleil, les courant marin...). Ne serait-il pas plus judicieux d’investir dans ca genre de recherche ?
La recherche bien entendu doit être encouragée dans l’ensemble des domaines liés aux sources d’énergie. Y compris celui celui de la fusion nucléaire. Les études de recherche fondamentale faites à ce jour sur la fusion démontrent que le risque de stockage des déchets est faibles (les déchets eux-mêmes étant faibles). Il ne s’agit pas évidemment d’improviser la mise en oeuvre immédiate sur le plan technologique, et surtout pas en système capitaliste. Si cela doit/peut se faire cela ne peut être que dans le cadre d’une société débarrassée des trop sinistres "eaux glacées du calcul égoïste" (Marx), société qui respecte et contrôle l’utilisation de la nature et des techniques tout autant qu’elle respecte la vie des gens.
NB : Pour l’éolien et le solaire je me répète :
S’il s’agit d’un développement à "grande échelle" il convient de savoir que l’équivalent énergétique solaire par rapport au nucléaire actuel requiert la mise en place de 30.000km2 de panneaux (ça laisse rêveur). Idem pour l’énergie éolienne en off-shore, dont on sait qu’elle doit être relayée par des sources d’energie fossiles donc polluantes pour alimenter l’ensemble du territoire dit "national" (ou par... le nucléaire).
Donc je ne vois pas en quoi on peut taxer la recherche sur la fusion nucléaire de fuite en avant vers le chaos dès lors qu’on se place en rupture vis à vis du Capital.
Le danger de ITER n’est certe pas prouvé, mais le danger du nucléaire si. Tchernobil ça vous dit quelque chose ?
A franchement parler on ne peut pas selon moi comparer des pommes et des oranges. D’une part l’URSS de Gorbatchov était un Etat bureaucratique qui croulait sous les dettes d’un capitalisme militaro-étatique (ou Etat ouvrier dégénéré, comme on veut) et qui n’avait par conséquent ni la volonté ni les moyens tant politiques qu’économiques d’exercer le moindre principe de précaution. Cela laisse d’ailleurs vrai sous le diktat de Poutine. D’autre part, et corollaire résultant de cet embourbement, Tchernobyl était une centrale à fission de conception ancienne.
Cela dit je maintiens et répète ce que j’ai dit, à soumettre à débat bien sûr :
Nier en bloc le progrès que constitue la fusion nucléaire sous couvert d’une dangerosité qui reste quand même à prouver est un parti-pris anti scientifique tout aussi imbécile. Le top du top revient à la citation de Claude Allègre dont on connait l’attachement profond qu’il accorda à la recherche fondamentale lorsqu’il dégraissait le mammouth (n’est-ce pas ?). Au nom de quoi faut-il renoncer aux travaux de recherche sur la fusion nucléaire ?
- Faire des économies d’énergie ? C’est en filligrane la thèse boiteuse de la décroissance. Il ne s’agit pas "d’économiser " au sein du capitalisme mais de l’abattre pour mieux utiliser les énergies dont nous disposons, la fusion nucléaire en fait partie. (NB : On évitera svp l’argument bidon "tiers-mondiste" qui peut se résumer au proverbe "déshabiller Paul pour habiller Jacques", d’autant que pas mal de "Jacques" sont plutôt mal habillés dans nos propres banlieues).
– Développer des emplois non délocalisables ? C’est un pur fantasme, on ne voit pas en quoi la "gestion" [exploitation ] des industries de l’énergie serait de facto non délocalisable à la différence des autres industries. Sans commentaires, hormis le fait que là encore on raisonne dans le capital.
Tout d’abord merci de ne pas user de morgue crasse comme le fit le précédent "interlocuteur" sur ce fil.
J’ai dû mal m’exprimer, et de façon incomplète
La recherche bien entendu doit être encouragée dans l’ensemble des domaines liés aux sources d’énergie. Y compris celui celui de la fusion nucléaire. Les études de recherche fondamentale faites à ce jour sur la fusion démontrent que le risque de stockage des déchets est faibles (les déchets eux-mêmes étant faibles). Il ne s’agit pas évidemment d’improviser la mise en oeuvre immédiate sur le plan technologique, et surtout pas en système capitaliste. Si cela doit/peut se faire cela ne peut être que dans le cadre d’une société débarrassée des trop sinistres "eaux glacées du calcul égoïste" (Marx), société qui respecte et contrôle l’utilisation de la nature et des techniques tout autant qu’elle respecte la vie des gens.
NB : Pour l’éolien et le solaire je me répète :
Donc je ne vois pas en quoi on peut taxer la recherche sur la fusion nucléaire de fuite en avant vers le chaos dès lors qu’on se place en rupture vis à vis du Capital.
A franchement parler on ne peut pas selon moi comparer des pommes et des oranges. D’une part l’URSS de Gorbatchov était un Etat bureaucratique qui croulait sous les dettes d’un capitalisme militaro-étatique (ou Etat ouvrier dégénéré, comme on veut) et qui n’avait par conséquent ni la volonté ni les moyens tant politiques qu’économiques d’exercer le moindre principe de précaution. Cela laisse d’ailleurs vrai sous le diktat de Poutine. D’autre part, et corollaire résultant de cet embourbement, Tchernobyl était une centrale à fission de conception ancienne.
Cela dit je maintiens et répète ce que j’ai dit, à soumettre à débat bien sûr :
Espérant avoir été plus clair...