Accueil > ... > Forum 24560

> NON à ITER : Appel lancé par le Réseau "Sortir du nucléaire"

15 juillet 2005, 14:09

Les prévisions les plus réalistes signalent que les sources d’Uranium seront épuisées dans 80 à 90 ans. Par contre il faut savoir qu’il existe d’autres sources de combustibles qui pourraient être utilisées et qui recycleraient une très grosse partie des déchets nucléaires. Le thorium, non radioactif à l’état naturel, devient source radioactive après excitation par des "déchets radioactifs" et devient un combustible possédant un temps de demi-vie court de l’ordre de 30 ans maximum.

La Commission européenne subsidie un projet appelé PARTNEW dont les tous premiers résultats des essais préliminaires sont très encourageants. Le projet PARTNEW vise à mettre au point de nouveaux procédés d’extraction par solvant des actinides mineurs contenus parmi les produits de fission nucléaires provenant des centrales électriques. En effet, les méthodes actuelles utilisant des techniques de séparation chimique et la transmutation font l’objet de recherches permanentes pour entre autre améliorer les solvants d’extraction. Parmi les procédés existants, le procédé PUREX permet d’extraire quasi la totalité des combustibles recyclables, soit 96% (95% d’uranium, 1% de plutonium). Les 4% de déchets ultimes restants sont vitrifiés avant d’être entreposés. Très peu d’entre eux sont radiotoxiques et la plupart tels que les produits de fission, le Technétium 99, le Césium 135, l’Iode 129 avec de longs temps de demi-vie peuvent être stabilisés par l’ajout d’un neutron. Seul une poignée d’entre eux possèdent une radiotoxicité importante : les actinides mineurs. Il s’agit de l’Américium, du Curium et du Neptunium qui ne représentent que 2 à 3 % des déchets ultimes issus de PUREX.
Le procédé PUREX permet d’extraire essentiellement le Plutonium qui constitue à lui seul 90% de la radiotoxicité des combustibles usés. Les dernières études menées sur ce procédé permettraient la séparation du Technétium, de l’Iode et du Neptunium. Par contre pour les deux actinides mineurs restants, l’Américium et le Curium, les procédés de leur extraction sont au cœur du projet PARTNEW qui vient de montrer d’excellents résultats à travers les procédés successifs DIAMEX-SANEX. Un troisième appelé SESAME pourrait être mis en œuvre si on désirait séparer les deux actinides restant l’un de l’autre. Les raffinats acides de haute activité sortant du PUREX passe dans le DIAMEX permettant de séparer les actinides, des lanthanides, famille d’éléments chimiquement très proche des actinides. La molécule extractante utilisée pour le DIAMEX fait partie de la famille des Diamides.

Ces actinides ainsi extraits et séparés pourront être détruits par des techniques de transmutation. Ce qui diminuerait de manière importante la quantité des déchets radioactifs à longue durée de vie.

Dans ce cadre de recherche, le nucléaire semble être une solution à court terme (les 50 ans à venir) pour répondre aux exigences et engagements du protocole de Kyoto.

un humaniste objectif