Excellent article, comme d’habitude de la part d’Etienne Chouard. Mais ce qu’il y a aussi d’intéressant dans les faits et propos qu’il rapportent, c’est moins les mensonges habituelles de Parisot, des gouvernants et consorts sur leur prétendue "lutte pour l’emploi", que la propension que commencent à avoir certains dirigeants ou sous-fifres à dire cyniquement la vérité en public. Patrick Le Lay avait débuté il y a quelques mois à cracher le morceau sur la vraie fonction de la TV. Et puis cà et là, certains de l’Etablishment "se lâchent", disent tout haut ce que chacun, "en bas", sait plus ou moins d’ailleurs, accélérant le processus de décrédibilisation des discours officiels. (c’est peut-être ce processus, finalement assez nouveau, au-delà d’une apparence de glaciation/stagnation brejnevienne dans le spectacle français depuis 15 ou 20 ans, qui a contribué à la déroute électorale du Parti Officiel, le 29 mai dernier). En même temps, il s’agirait de comprendre pourquoi divers idéologues du parti Officiel, régulièrement "trahissent" et disent la vérité toute crûe dans sa brutalité et son intolérable ? Sont-ils si sûrs d’eux, et de la puissance de décérébration de leurs appareils idéologiques techniquement suréquipés, à ce point, que dans la préparation de quelque putsch ultra-libéral d’inspiration bushiste (en gros par exemple la ligne exposée logorrhéïquement sur la radio d’extrême droite parisienne, intitulée par antiphrase, "Radio Courtoisie" (!), où au-delà d’un torrent de haine et d’injures à l’encontre de tout ce qui n’est pas blanc, mâle, occidental, riche et ultra conservateur, on appelle ouvertement à la sédition violente des soi-disants "classes moyennes" contre l’impôt, l’état social, l’immigration, les droits de l’homme et l’état de droit etc.), ils peuvent tout se permettre, et alternativement proférer des mensonges déconcertants, et leur (dé)négation ? Au contraire sont-ce les prodromes d’un virage à 180° que la bourgeoisie française , qui, se faisant tailler croupières sur croupières par le capitalisme américain et ses appareils, tenterait (très aventureusement) par un sursaut "social-national" (dans la lignée du "patriotisme économique" - complètement velléïtaire et hypocrite à ce stade - de Villepin-Carayon-l’école de guerre économique, qui s’appuierait sur ce qui reste de capitalisme national non encore acheté par les multinationales anglo-saxonnes) ?
Ou bien serait-ce alors comme les signes avant-coureur d’une crise de confiance, de sortes de prémisses d’une "dépression nerveuse collective", touchant les "élites" ? (Lénine, on s’en souvient peut-être, définissait une situation pré-révolutionnaire quand "en bas on ne veut plus continuer comme avant, et qu’en haut on ne peut plus continuer comme avant". D’où dans ces moments, une frénésie de "glasnost" et de "perestroïka" qui saisit les différents cercles dirigeants, particulièrement ceux des cercles périphériques ou subalternes, qui exposent alors la propagande officielle à quelques déconvenues.).
Qui vivra verra, mais en tous les cas, ces soudains sursauts de lucidité et de vérité chez des gens qui sont payés et ont été formés pour faire l’apologie d’un système par essence mensonger (l’invariant de ce mensonge réside depuis 250 ans dans la formidable arnaque théorique d’Adam Smith. Faire accroire que l’enrichissement et l’accumulation de pouvoir sans limites d’une classe minoritaire, était la condition sine qua non de la "richesse des nations" et du bonheur des peuples !), ne laissent pas d’être à la fois inquiétants et excitants.
Excellent article, comme d’habitude de la part d’Etienne Chouard. Mais ce qu’il y a aussi d’intéressant dans les faits et propos qu’il rapportent, c’est moins les mensonges habituelles de Parisot, des gouvernants et consorts sur leur prétendue "lutte pour l’emploi", que la propension que commencent à avoir certains dirigeants ou sous-fifres à dire cyniquement la vérité en public. Patrick Le Lay avait débuté il y a quelques mois à cracher le morceau sur la vraie fonction de la TV. Et puis cà et là, certains de l’Etablishment "se lâchent", disent tout haut ce que chacun, "en bas", sait plus ou moins d’ailleurs, accélérant le processus de décrédibilisation des discours officiels. (c’est peut-être ce processus, finalement assez nouveau, au-delà d’une apparence de glaciation/stagnation brejnevienne dans le spectacle français depuis 15 ou 20 ans, qui a contribué à la déroute électorale du Parti Officiel, le 29 mai dernier). En même temps, il s’agirait de comprendre pourquoi divers idéologues du parti Officiel, régulièrement "trahissent" et disent la vérité toute crûe dans sa brutalité et son intolérable ? Sont-ils si sûrs d’eux, et de la puissance de décérébration de leurs appareils idéologiques techniquement suréquipés, à ce point, que dans la préparation de quelque putsch ultra-libéral d’inspiration bushiste (en gros par exemple la ligne exposée logorrhéïquement sur la radio d’extrême droite parisienne, intitulée par antiphrase, "Radio Courtoisie" (!), où au-delà d’un torrent de haine et d’injures à l’encontre de tout ce qui n’est pas blanc, mâle, occidental, riche et ultra conservateur, on appelle ouvertement à la sédition violente des soi-disants "classes moyennes" contre l’impôt, l’état social, l’immigration, les droits de l’homme et l’état de droit etc.), ils peuvent tout se permettre, et alternativement proférer des mensonges déconcertants, et leur (dé)négation ? Au contraire sont-ce les prodromes d’un virage à 180° que la bourgeoisie française , qui, se faisant tailler croupières sur croupières par le capitalisme américain et ses appareils, tenterait (très aventureusement) par un sursaut "social-national" (dans la lignée du "patriotisme économique" - complètement velléïtaire et hypocrite à ce stade - de Villepin-Carayon-l’école de guerre économique, qui s’appuierait sur ce qui reste de capitalisme national non encore acheté par les multinationales anglo-saxonnes) ?
Ou bien serait-ce alors comme les signes avant-coureur d’une crise de confiance, de sortes de prémisses d’une "dépression nerveuse collective", touchant les "élites" ? (Lénine, on s’en souvient peut-être, définissait une situation pré-révolutionnaire quand "en bas on ne veut plus continuer comme avant, et qu’en haut on ne peut plus continuer comme avant". D’où dans ces moments, une frénésie de "glasnost" et de "perestroïka" qui saisit les différents cercles dirigeants, particulièrement ceux des cercles périphériques ou subalternes, qui exposent alors la propagande officielle à quelques déconvenues.).
Qui vivra verra, mais en tous les cas, ces soudains sursauts de lucidité et de vérité chez des gens qui sont payés et ont été formés pour faire l’apologie d’un système par essence mensonger (l’invariant de ce mensonge réside depuis 250 ans dans la formidable arnaque théorique d’Adam Smith. Faire accroire que l’enrichissement et l’accumulation de pouvoir sans limites d’une classe minoritaire, était la condition sine qua non de la "richesse des nations" et du bonheur des peuples !), ne laissent pas d’être à la fois inquiétants et excitants.