> Judaïsme, sionisme, Palestine, Israël : quelques clarifications
12 janvier 2006, 00:05
"affreux esprit de Durban" : en quoi ? Durban, conférence du bon sens, n’a fait que reprendre les conclusions auxquelles était parvenue l’Assemblée générale de l’Onu en 1975 sur le caractère raciste, d’ailleurs évident, de l’idéologie et de la pratique sioniste, conclusions qui avaient été hâtivement abrogées à la suite de la conclusion des accords d’Oslo, et qui, au moment où ceux-ci ont échoué, n’ont malheureusement pas été rétablis par cette même assemblée générale.
Quant à la dénégation du caractère colonial de l’entreprise israélienne, elle repose sur des "arguments" qui pourraient tout aussi bien s’appliquer à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid, à l’Algérie française ou à l’Amérique du temps de la conquête de l’Ouest, avec les cowboys dans le rôle de l’Etat-nation en construction, et les Indiens dans le rôle des Palestiniens. Raisonner ainsi c’est ignorer le fait qu’Israël même (à l’image des USA) s’est constitué sur un territoire habité, dont il a expulsé les habitants (en 1948 : v. Illan Pappé, Benny Morris, ...) et que ce qui pose problème n’est pas seulement, comme jadis pour le colonialisme français ou anglais, les conditions de son expansion en dehors de ses frontières "naturelles", mais celle de sa constitution même. Ces conditions pèsent d’ailleurs encore lourd sur le présent puisque ce sont elles qui expliquent la transformation d’une grande partie des Palestiniens en réfugiés, à qui est refusé le droit au retour sur leur propre patrie pendant que celui-ci est accordé à des millions de Russes ou de Français au motif qu’ils sont juifs et que ce sont elles aussi qui expliquent le statut de citoyens de seconde zone reservé aux descendants de la minorité de Palestiniens qui n’ont pas été explusés en 48. Israël est un Etat jeune, trés jeune qui veut faire oublier qu’il vient d’arriver. La Palestine n’était pas une terre sans peuple qui aurait été donné à un peuple sans terre mais une terre avec peuple qui a été vidé de son peuple pour le remplacer par un autre.
Reconnaître ces faits ne signifie absolument pas réclamer un retour à la situation d’avant 48 de même que reconnaître les conditions sanguinaires dans lesquelles se sont fondés les USA ne signifie pas réclamer l’expulsion des Américains issus de l’Europe pour les remplacer par les Indiens. Regarder la réalité en face c’est simplement exiger qu’on applique à Israël la même solution qu’aux USA ou en Afrique du Sud c’est-à-dire la fin de l’Apartheid et de la ségrégation, et sa transformation en Etat laîc, en Etat de tous ses citoyens, sans distinctions de religion, de race ou de couleur.
"affreux esprit de Durban" : en quoi ? Durban, conférence du bon sens, n’a fait que reprendre les conclusions auxquelles était parvenue l’Assemblée générale de l’Onu en 1975 sur le caractère raciste, d’ailleurs évident, de l’idéologie et de la pratique sioniste, conclusions qui avaient été hâtivement abrogées à la suite de la conclusion des accords d’Oslo, et qui, au moment où ceux-ci ont échoué, n’ont malheureusement pas été rétablis par cette même assemblée générale.
Quant à la dénégation du caractère colonial de l’entreprise israélienne, elle repose sur des "arguments" qui pourraient tout aussi bien s’appliquer à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid, à l’Algérie française ou à l’Amérique du temps de la conquête de l’Ouest, avec les cowboys dans le rôle de l’Etat-nation en construction, et les Indiens dans le rôle des Palestiniens. Raisonner ainsi c’est ignorer le fait qu’Israël même (à l’image des USA) s’est constitué sur un territoire habité, dont il a expulsé les habitants (en 1948 : v. Illan Pappé, Benny Morris, ...) et que ce qui pose problème n’est pas seulement, comme jadis pour le colonialisme français ou anglais, les conditions de son expansion en dehors de ses frontières "naturelles", mais celle de sa constitution même. Ces conditions pèsent d’ailleurs encore lourd sur le présent puisque ce sont elles qui expliquent la transformation d’une grande partie des Palestiniens en réfugiés, à qui est refusé le droit au retour sur leur propre patrie pendant que celui-ci est accordé à des millions de Russes ou de Français au motif qu’ils sont juifs et que ce sont elles aussi qui expliquent le statut de citoyens de seconde zone reservé aux descendants de la minorité de Palestiniens qui n’ont pas été explusés en 48. Israël est un Etat jeune, trés jeune qui veut faire oublier qu’il vient d’arriver. La Palestine n’était pas une terre sans peuple qui aurait été donné à un peuple sans terre mais une terre avec peuple qui a été vidé de son peuple pour le remplacer par un autre.
Reconnaître ces faits ne signifie absolument pas réclamer un retour à la situation d’avant 48 de même que reconnaître les conditions sanguinaires dans lesquelles se sont fondés les USA ne signifie pas réclamer l’expulsion des Américains issus de l’Europe pour les remplacer par les Indiens. Regarder la réalité en face c’est simplement exiger qu’on applique à Israël la même solution qu’aux USA ou en Afrique du Sud c’est-à-dire la fin de l’Apartheid et de la ségrégation, et sa transformation en Etat laîc, en Etat de tous ses citoyens, sans distinctions de religion, de race ou de couleur.