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> Sorbonne 8 mars 2006 : la lutte continue...

9 mars 2006, 11:14

N’utilisez pas des grands mots comme "totalitaires". Quand vous pouvez être embauché en CNE/CPE, subir un chantage au licenciement si vous n’acceptez pas de faire des heures supplémentaires non payées, être oblié de faire des excès de zèle (au risque de vous faire mal voir de vos collègues), de fayoter par crainte du licenciement... bref et que de toutes les façons, dès qu’il y a ura une difficulté conjoncturelle dans la boite (problème de trésorerie, sous-acivités...à, c’est bien entendu vous qui partirez le mremier, puisque vous ne disposez d’aucune protection juridique... je n’irai pas jusqu’à dire que c’est "totalitaire" (car il faut conserver au mot leur véritable signification), mais ce n’est pas "démocratique". d’ailleurs la loi à l’intérieur des entreprises n’est pas "démocratique". C’est l’ancien PDG d’AXA, M. Claude Bébéar qui le rappelait fort opportunément il y a quelques années. Ce ne sont pas les salariés ou leurs représentants élus qui élisent les dirigeants ou approuvent les règlements ! Il parlait de "démocrature", c’est à dire que c’est une dictature, mais présicément tempéré par la force de la la Loi protectrice, des garanties juridiques et collectives, du droit du Travail. le CNE/ CPE est une brèche dans le droit du travail, qui renforce le caractère dictatorial à l’intérieur de l’entreprise.

Il n’y a rien à voir dans ces débats et ces enjeux avec "un mai 68" ou quelque chose dans ce goût là. Quand aux grèves et aux occupations. Elles sont garanties par la Constitution. Vous ne voudriez tout de même pas que les grévistes s’assemblent dehors, sous la pluie et dans le froid ! Or des grévistes ont besoin de se réunir, pour s’informer, dialoguer, débattre, informer la totalité des ayants-droits et concernés... bref la grève est quelque chose d’actif. C’est l’un des rares moments dans la vie civile, où il ya réellement "démocratie". Et il est vrai, que comme les gens n’ont jamais été habitué à vivre et à pratiquer la "démocratie", au départ c’est toujours un peu chaotique. mais heureusement qu’il y a des grèves et apprentissage, même fugace, de la "pratique démocratique", car sinon, comme toute chose que l’on invoque religieusement et sempiternellement mais que l’on ne pratique jamais, elle disparaitrait. Le mot existe, certes, comme sorte icône sainte, mais la réalité s’est évanouie. C’est peut-être cela le "totalitarisme", quand la démocratie s’est évanouie ?! Et ldans l’entreprise, comme dans l’université, hors des périodes de grève, il n’y a pas de démocratie, quelques uns décident à la place de tous les autres. Et lorsqu’un ou plusieurs ne sont pas d’accord, ils sont exclus. Ces exclusions font peur à la majorité, qui se tient alors benoitement et passivement dans son obéissance à ces quelques uns : c’est la dictature, l’oligarchie.. C’est le régime politique que souhaite et admire l’auteur du précédent message. Et dès qu’un peu de mouvement et de pratique démocratique vient perturber l’ordre dictatorial, il invoque le spectre du totalitarisme des "gardes rouges", des "nuits de cristal", des déchaiments de violence ordaliques, pour tenter d’effrayer les gens qui n’ont jamais eu cette "expérience de la pratique démocratique".
C’est à la fois risible et lamentable. Mais c’est bien que ce genre d’opinion anti-démocratique puisse finament s’exprimer sur un site comme bellacio (sur les blogs UMP, nous - les démocrates de la "pratique démocratique" et non de la simple "religion démocratique" serions implacablement censurés).