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> Sorbonne 8 mars 2006 : la lutte continue...

9 mars 2006, 13:35

Je n’ai rien à proposer (je ne suis pas étudiant). mais je constate que des régions comme Poitiers ou rennes sont beaucoup plus en pointe que la région parisienne. Et que le côté "symbolique" de l’occupation de la Sorbonne, si il semble faire plaisir à ceux qui le font, a pour l’instant comme unique conséquence que la fac est fermée par décision du recteur ! Et que le blocage de Jussieu ce matin c’est fait dégagé par les vigiles. La grève doit être active : autrement dit, mieux vau que certains cours se déroulent : cela entraine que 1/ Les étudiants y viennent 2/ Les grévistes peuvent les informer, dialoguer avec les non-grévistes (sans leur crier dessus et sans s’énerver, en respectant leur point de vue), et en convaincre un grand nombre, sinon de se mettre en grève totale, du moins de participer aux journées d’action et de venir aux manifestations (deux grandes manifestations nationales semblent se profiler pour le jeudi 16 mars, et le samedi 18 mars (jour anniversaire de la Proclamation de la Commune de Paris en 1871, jour cheri entre tous aux coeurs et au choeur de tous les miltants ouvriers) pour tous les salariés et dans l’intercatégoriel. Ce sont peut-être ces deux grands objectifs qu’il faut se fixer. d’ici là pour les "grévistes actifs" de l’avant-garde, il y a beaucoup de chose à faire certes ! 1/ revendiquer et imposer aux autorités universitaires qu’ils puissent librement disposer des amphis nécessaires à leurs travaux : débats, votations, organisation de commissions, information, conférences de presse.. mais aussi fêtes, concerts, happenings, pièces de théâtre... 2/ Sortie des facs : diffusion devant les établissements (La poste , la sécurité sociale, les anpe, les assedic, les bureaux de tabac, les supermarchés, les gares... bref partout où les gens font la queue et sont mécontents) 3/ "Actions spectaculaires" (type "brulage de voiture"... miniatures devant des commissariats, préfectures, ministères... bref devant tous les lieux où s’affirment la puissance et l’Autorité de l’Etat, ou brulage de "code du travail" fabriqué sommairement avec du carton rouge devant les tribunaux des Prud’hommes, les Palais de Justice, les tribunaux d’instance etc. avec chants, slogans, lâchers de ballons, sifflets à la act up... (une cinquantaine d’activistes par fac, 5 à 6 heures de travail, et ce sont des milliers de gens touchés, dont x% (1,2, 3... n) à la prochaine grosses manifs. X 40 facs X une semaine, faites le calcul. 4/ Elire des délégués responsables et clairement mandatés à la coordination nationale de samedi à Poitiers, avec un mandat très clair. ne magouillez pas, ne monopilisez pas la parole, ne chicaner pas sur des points de détail, ne vous embrouillez pas avec tel ou tel simplement parce que c’est un autonome, un soce-dem, un stal crap ou une taupe trotskyste... mais soyez pragmatique et efficace, déterminer 2 dates de manifs : une spécialement jeunes et étudiants pour maintenir la pression dans les facs en semaine, et 1 le samedi 18 mars pour l’interprofessionnel.

(quand à la question des occupations et des blocages, il ne faut pas que cela devienne un motif de discordes et de diffusion : là où c’est possible et nécessaires, pourquoi ne pas le faire ; mais là ooù c’est motifs à affaiblissement, à affrontements prématurés avec les forces du désordre (flics, vigiles, petits réactionnaires provocateurs...), alors le mieux est d’y renoncer - sans renoncer bien évidemment à la grève et au droit de faire "la grève sur le tas", c’est à dire dans les locaux de l’université).

Et encore une fois, là où s’est possible, la tenue de forums d’élargissement du mouvement aux non-étudiants en fin d’après-midi et début de soirée, ce serait très bien.

Je pense que c’est assez concret, et qu’à cette heure des centaines de gens n’ont pas attendu de lire le forum bellaciao pour le faire. (Moi je suis hélas au boulot,"je perruque" sur mon temps de travail. Mais dès ce soir et demain matin, je vais aller voir des copains dans les facs, à Saint-denis et à Nanterre.
TOUS ENSEMBLE ON LES AURA (et je rêve d’une monstrueuse manif pour le 18 MARS, où en plus il fera beau) - Un manifestant de mardi à Paris