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> Sorbonne 11 mars 2006 : la lutte continue... !!!!

11 mars 2006, 08:55

Face à l’ignoble (mais hélas prévisible) expulsion de samedi matin, je met un peu un bémol aux critiques que j’ai pu apporter aux "aventuristes". Il faut saluer leur courage, le courage et la solidarité de ceux qui les ont très astucieusement - déjouant le dispositif policier - rejoints vendredi après-midi. Cette action d’avant-garde, par sa médiatisation, aura peut-être, voire sans doute, un effet "dopant" sur la mobilisation générale en cours. Mais je ne pense toujours pas, à ce stade, qu’une stratégie d’occupation des facs soit aujourd’hui adapté aux nécessités de la lutte, pacre que se sont des formes d’action difficiles, dans lesquels ne peuvent pas s’inscrire la grande masse des étudiants (pour mile et une raisons). Or c’est l’inscirption du plus grand nombre dans diverses formes d’action (manif, AG, blocage, agit-prop en direction d’autres secteurs...) qui représente le plus grand danger pour le gouvernement. Sinon que voit-on 100, 200, quelques centaines dans une action de haut niveau. Et es autres, soit dehors sous la pluie face aux forces de répression. Soit spectateurs à la TV et les journaux de la lutte des autres... Car il évident que les forces de répression ne vont pas benoitement laisser les établissements être occupés, ouverts au peuple etc. Cà cà peut être un objectif (si 40 facs simultanément sont ocuupés par 400, 500 étudiants ou plus, là la situation serait différente). Mais le niveau de mobilisation et d’engagement, à ce jour, n’est pas à ce niveau (N’oublions pas qu’aujourd’hui les étudiants des classes populaires sont aussi des travailleurs précaires, qui habitent à des heures de transport des facs, qui n’ont pas de tunes, et qui doivent quand même (grève ou pas) passer du temps à préparer leur examen. Que certains pensent que ce sont des aliénés, et que les études ne servent à rien, qu’ils faudrait "lâcher tout" (comme disait jadis les surréalistes, qui "lachaient tout" ... pour se faire pouponner par la Duchesse de Noailles et autres mécènes), bien leur fait. Mais la réalité sociale (et la force de la contrainte sociale) n’est pas celle-là et condamne leurs rhétoriques à pur "flatus vocis".