> "Nous sommes tous des criminels de la solidarité"
8 mai 2006, 19:03
QUELLE BELLE LETTRE !
Qu’elle soit adressée à un ministre belge ou français... çà a peu d’importance ; ou plutôt, çà montre malheureusement, qu’en ce moment, dans bien des pays du monde, ils sont interchangeables... Ils sont imperméables à la compassion, à la passion de l’humain... Et ils ne méritent donc pas d’être des hommes PO-LI-TI-QUES au sens noble du terme.
Pourtant, comme çà fait du bien de pouvoir lire une telle déclaration d’amour à ses semblables.
Pour moi, çà mérite d’être affiché au Fou de Bassan. Et puis, la démarche pourrait bien aussi nous inspirer... Ne croyez-vous pas ?!
Laissez-moi vous faire parvenir cet extrait du "Cahier d’un retour au pays natal" d’Aimé Césaire :
"Partir
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise
qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot ?
QUELLE BELLE LETTRE !
Qu’elle soit adressée à un ministre belge ou français... çà a peu d’importance ; ou plutôt, çà montre malheureusement, qu’en ce moment, dans bien des pays du monde, ils sont interchangeables... Ils sont imperméables à la compassion, à la passion de l’humain... Et ils ne méritent donc pas d’être des hommes PO-LI-TI-QUES au sens noble du terme.
Pourtant, comme çà fait du bien de pouvoir lire une telle déclaration d’amour à ses semblables.
Pour moi, çà mérite d’être affiché au Fou de Bassan. Et puis, la démarche pourrait bien aussi nous inspirer... Ne croyez-vous pas ?!
Laissez-moi vous faire parvenir cet extrait du "Cahier d’un retour au pays natal" d’Aimé Césaire :
"Partir
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise
qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot ?
.../...
Fraternellement à vous,
NOSE DE CHAMPAGNE