La différence de niveau de vie entre le Kerala et le Tamil Nadu est effectivement flagrante. Je ne connais pas les autres états indiens, mais le Kerala est certainement celui où les avancées sociales sont les plus évidentes. L’été dernier nous (mon compagnon et moi) avons réalisé un documentaire sur un couple Keralais vivant à Bologne et que nous avons suivi au Kerala pendant 2 semaines. Nous avons vécu grâce à eux au sein de la communauté catholique (25% des kéralais) et eu de nombreux contacts.
De cette expérience, je voudrais ajouter quelques précisions à l’article (tout à fait intéressant) :
– d’abord le Kerala a une tradition communiste, des petits drapeaux "faucille et marteau" flottent au vent ici et là (au début ça surprend)
– mais l’éducation privée catholique est florissante
– la classe moyenne qui émerge doit sa nouvelle aisance à l’émigration massive des hommes dans les pays du golfe persique, le Kerala est un des principal fournisseur de main d’oeuvre : ouvriers, techniciens, manoeuvres sur les chantiers, chauffeurs...dans la famille de nos amis, presque tous les hommes sont exilés, les femmes gèrent les nouvelles richesse et les font prospérer, ou suivent leur mari (en Arabie Saoudite particulièrement) pour être infirmières, esthéticiennes, sages femmes. Les conditions de travail des hommes seuls sont certainement très dures - 11 mois au boulot , 1 mois au pays pendant 20 ans- mais l’avenir des enfants est devenu une préoccupation prioritaire. Pour tous les gens que nous avons rencontré cet exil est provisoire, c’est le sacrifice que s’imposent 1 ou 2 générations, pour permettre un avenir meilleur à leurs enfants.
– Le travail ne manque pas au Kerala mais les salaires des classes moyennes restent très bas (ils le sont encore plus au Tamil Nadu), une vendeuse gagne environ 50 dollars par mois, un employé de banque 70 dollars, comme le niveau de vie augmente beaucoup d’hommes et femmes choisissent l’exil.
Il y a quelques tensions intereligieuses, mais sporadiques, on les sent peu. Les enfants vont à l’école, filles et garçons, il y a quelques années l’état a même organisé une campagne d’alphabétiation des personnes âgées destinée aux femmes.
Le Kerala est un état magnifique, paisible, serein et je voudrais souligner le courage et la détermination de ses habitants, leur ouverture d’esprit, leur gentillesse, leur hospitalité.
La différence de niveau de vie entre le Kerala et le Tamil Nadu est effectivement flagrante. Je ne connais pas les autres états indiens, mais le Kerala est certainement celui où les avancées sociales sont les plus évidentes. L’été dernier nous (mon compagnon et moi) avons réalisé un documentaire sur un couple Keralais vivant à Bologne et que nous avons suivi au Kerala pendant 2 semaines. Nous avons vécu grâce à eux au sein de la communauté catholique (25% des kéralais) et eu de nombreux contacts.
De cette expérience, je voudrais ajouter quelques précisions à l’article (tout à fait intéressant) :
– d’abord le Kerala a une tradition communiste, des petits drapeaux "faucille et marteau" flottent au vent ici et là (au début ça surprend)
– mais l’éducation privée catholique est florissante
– la classe moyenne qui émerge doit sa nouvelle aisance à l’émigration massive des hommes dans les pays du golfe persique, le Kerala est un des principal fournisseur de main d’oeuvre : ouvriers, techniciens, manoeuvres sur les chantiers, chauffeurs...dans la famille de nos amis, presque tous les hommes sont exilés, les femmes gèrent les nouvelles richesse et les font prospérer, ou suivent leur mari (en Arabie Saoudite particulièrement) pour être infirmières, esthéticiennes, sages femmes. Les conditions de travail des hommes seuls sont certainement très dures - 11 mois au boulot , 1 mois au pays pendant 20 ans- mais l’avenir des enfants est devenu une préoccupation prioritaire. Pour tous les gens que nous avons rencontré cet exil est provisoire, c’est le sacrifice que s’imposent 1 ou 2 générations, pour permettre un avenir meilleur à leurs enfants.
– Le travail ne manque pas au Kerala mais les salaires des classes moyennes restent très bas (ils le sont encore plus au Tamil Nadu), une vendeuse gagne environ 50 dollars par mois, un employé de banque 70 dollars, comme le niveau de vie augmente beaucoup d’hommes et femmes choisissent l’exil.
Il y a quelques tensions intereligieuses, mais sporadiques, on les sent peu. Les enfants vont à l’école, filles et garçons, il y a quelques années l’état a même organisé une campagne d’alphabétiation des personnes âgées destinée aux femmes.
Le Kerala est un état magnifique, paisible, serein et je voudrais souligner le courage et la détermination de ses habitants, leur ouverture d’esprit, leur gentillesse, leur hospitalité.
Céleste
des extraits du documentaire sur le site :
[http://www.fabionik.com]