On peut discuter sur le "fameux" vote de la LCR à Strasbourg, mais il faudrait d’abord resituer le contexte et, pour bien des critiques hâtifs, balayer devant d’autres portes, voire devant la leur.
on y trouve, à titre d’exemple :
« Explication de vote d’Alain Krivine sur la Taxe Tobin
Nous avons voté la demande de discussion de la Taxe Tobin parce que nous sommes convaincus que son application même limitée à l’Europe serait un premier pas vers plus de justice sociale et une meilleure répartition des richesses sans pour autant avoir la moindre illusion sur le fait que cette taxe puisse supprimer les causes mêmes de la misère liées au système économique et financier qui domine la planète.
C’est en revanche pour cette dernière raison que nous avons voté contre tous les autres alinéas de la résolution commune présentée par la gauche, les Verts et les Libéraux parce que nous ne sommes pas pour la nécessité de formuler un cadre réglementaire et "prudentiel" capable d’assurer le fonctionnement des marchés financiers globalisés débarrassés de leurs excès. »
1) On pourrait rappeler que d’autres parlements ont voté des résolutions en faveur d’une taxe "Tobin" (si je me souviens bien, au moins la Belgique et le Canada...). Sans aucun effet, peu de temps après le gouvernement canadien accueillait le G8 dans un véritable camp retranché dans les Rocheuses.
2) Bien des préambules ou attendus du texte du PE sur la taxe "Tobin" pouvaient légitimement être interprétés comme relevant d’une tentative de rendre plus acceptable l’idée d’une globalisation "nécessaire" des marchés financiers. Ce type d’interprétation n’est pas si absurde que cela si on regarde l’actuelle tentative de "moralisation" des stock options, pour en sauver le principe et l’essentiel. Ou si l’on regarde le projet de "réforme" du FMI, pour le sauver face aux critiques plus radicales.
3) Dans les partis où d’aucuns ont dénoncé à l’envi le vote réservé de la LCR, il n’y a pas beaucoup d’élus qui ont été conséquents et qui auraient par exemple cherché à imposer aux négociateurs français ou européens à l’OMC, au G7/8 ou ailleurs des mandats impératifs plaçant les citoyens avant la liberté des capitaux. Les Pascal Lamy (PS !) et consors ont toujours eu les coudées franches pour réclamer des privatisations au profit de nos multinationales.
Je ne partage pas tous les points de vue de la LCR, mais pour qu’une discussion soit fructueuse il faut chercher à argumenter et de lire les arguments et les actes des autres dans leur contexte.
On peut discuter sur le "fameux" vote de la LCR à Strasbourg, mais il faudrait d’abord resituer le contexte et, pour bien des critiques hâtifs, balayer devant d’autres portes, voire devant la leur.
Des explications de vote de la LCR sont disponibles pour qui veut prendre la peine de les chercher et de les lire (http://www.lcr-rouge.org/archives/012700/pleinfeu.html)
on y trouve, à titre d’exemple :
« Explication de vote d’Alain Krivine sur la Taxe Tobin
Nous avons voté la demande de discussion de la Taxe Tobin parce que nous sommes convaincus que son application même limitée à l’Europe serait un premier pas vers plus de justice sociale et une meilleure répartition des richesses sans pour autant avoir la moindre illusion sur le fait que cette taxe puisse supprimer les causes mêmes de la misère liées au système économique et financier qui domine la planète.
C’est en revanche pour cette dernière raison que nous avons voté contre tous les autres alinéas de la résolution commune présentée par la gauche, les Verts et les Libéraux parce que nous ne sommes pas pour la nécessité de formuler un cadre réglementaire et "prudentiel" capable d’assurer le fonctionnement des marchés financiers globalisés débarrassés de leurs excès. »
1) On pourrait rappeler que d’autres parlements ont voté des résolutions en faveur d’une taxe "Tobin" (si je me souviens bien, au moins la Belgique et le Canada...). Sans aucun effet, peu de temps après le gouvernement canadien accueillait le G8 dans un véritable camp retranché dans les Rocheuses.
2) Bien des préambules ou attendus du texte du PE sur la taxe "Tobin" pouvaient légitimement être interprétés comme relevant d’une tentative de rendre plus acceptable l’idée d’une globalisation "nécessaire" des marchés financiers. Ce type d’interprétation n’est pas si absurde que cela si on regarde l’actuelle tentative de "moralisation" des stock options, pour en sauver le principe et l’essentiel. Ou si l’on regarde le projet de "réforme" du FMI, pour le sauver face aux critiques plus radicales.
3) Dans les partis où d’aucuns ont dénoncé à l’envi le vote réservé de la LCR, il n’y a pas beaucoup d’élus qui ont été conséquents et qui auraient par exemple cherché à imposer aux négociateurs français ou européens à l’OMC, au G7/8 ou ailleurs des mandats impératifs plaçant les citoyens avant la liberté des capitaux. Les Pascal Lamy (PS !) et consors ont toujours eu les coudées franches pour réclamer des privatisations au profit de nos multinationales.
Je ne partage pas tous les points de vue de la LCR, mais pour qu’une discussion soit fructueuse il faut chercher à argumenter et de lire les arguments et les actes des autres dans leur contexte.
Jean-François