La semaine dernière à Jappy et dimanche soir place du Colonel Fabien, Marie-George répètait inlassablement : "il faut repartir en campagne". Mais je sais qu’au fond elle ne pense qu’à partir à la campagne pour tailler ses rosiers et s’occuper de ses petits-enfants...
Personnellement j’ai le rhume des foins à la campagne mais il y a plein d’endroits charmants sur cette terre, même tout prêt de mon quartier (Le Sentier pour ceux que les échanges d’appartement intéressent toujours).
Vénus, dis-tu Léa ? Métaphoriquement parlant, la proposition est séduisante, mais je n’appelle pas à l’exil. Juste au lacher-prise.
J’ai constaté que les plus actifs de mes camarades, comme ceux qui vendent l’Huma tous les dimanches Porte Saint Denis, sont les premiers à vouloir me suivre. Et en même temps ils sont "toujours là". Depuis j’en ai vu pas mal qui me félicitent (je ne pensais pas que Bella Ciao était aussi lu) mais comme je les rencontre aux manifs du premier mai, aux meetings, à la sortie du métro des paquets de tracts à la main, j’en viens à douter de la portée de ma proposition. Il n’est pas certain que la résolution d’année sabbatique soit majoritaire.
Devons-nous faire des compromis ? C’est l’éternelle question. Accepter par exemple de commencer lentement à nous la couler douce entre deux mobilisations excusables, vraiment importantes. On ne se désintoxique pas comme cela si vite ! Moi-même je travaille beaucoup (je dis ça dès fois que mon patron lise aussi Bella Ciao, c’est un maire communiste) mais j’ai au moins l’excuse de faire quelque chose qui me plaît et que j’ai la faiblesse de trouver utile (je m’occupe du centre culturel de La Couneuve aux 4000).
C’est vrai que j’ai envie de dire aux électeurs : votez communiste aux législatives sinon cette fois on se tire pour de bon ! Mais d’ajouter aussi : et on ne va pas s’emmerder car on aime la vie et on va en profiter. Il vaut mieux faire envie que pitié.
Si cette chronique s’achève (Roberto, tu ne vas pas laisser traîner cet article éternellement ?) il faudrait peut-être qu’on garde quelque enseignement de ce désir de glandouillage au sein même du militantisme... Si on faisait un peu les deux ? Ou chacun son tour ?
Allez, adhérez pendant qu’il en est temps, ma résolution va peut-être passer au prochain congrès.
La semaine dernière à Jappy et dimanche soir place du Colonel Fabien, Marie-George répètait inlassablement : "il faut repartir en campagne". Mais je sais qu’au fond elle ne pense qu’à partir à la campagne pour tailler ses rosiers et s’occuper de ses petits-enfants...
Personnellement j’ai le rhume des foins à la campagne mais il y a plein d’endroits charmants sur cette terre, même tout prêt de mon quartier (Le Sentier pour ceux que les échanges d’appartement intéressent toujours).
Vénus, dis-tu Léa ? Métaphoriquement parlant, la proposition est séduisante, mais je n’appelle pas à l’exil. Juste au lacher-prise.
J’ai constaté que les plus actifs de mes camarades, comme ceux qui vendent l’Huma tous les dimanches Porte Saint Denis, sont les premiers à vouloir me suivre. Et en même temps ils sont "toujours là". Depuis j’en ai vu pas mal qui me félicitent (je ne pensais pas que Bella Ciao était aussi lu) mais comme je les rencontre aux manifs du premier mai, aux meetings, à la sortie du métro des paquets de tracts à la main, j’en viens à douter de la portée de ma proposition. Il n’est pas certain que la résolution d’année sabbatique soit majoritaire.
Devons-nous faire des compromis ? C’est l’éternelle question. Accepter par exemple de commencer lentement à nous la couler douce entre deux mobilisations excusables, vraiment importantes. On ne se désintoxique pas comme cela si vite ! Moi-même je travaille beaucoup (je dis ça dès fois que mon patron lise aussi Bella Ciao, c’est un maire communiste) mais j’ai au moins l’excuse de faire quelque chose qui me plaît et que j’ai la faiblesse de trouver utile (je m’occupe du centre culturel de La Couneuve aux 4000).
C’est vrai que j’ai envie de dire aux électeurs : votez communiste aux législatives sinon cette fois on se tire pour de bon ! Mais d’ajouter aussi : et on ne va pas s’emmerder car on aime la vie et on va en profiter. Il vaut mieux faire envie que pitié.
Si cette chronique s’achève (Roberto, tu ne vas pas laisser traîner cet article éternellement ?) il faudrait peut-être qu’on garde quelque enseignement de ce désir de glandouillage au sein même du militantisme... Si on faisait un peu les deux ? Ou chacun son tour ?
Allez, adhérez pendant qu’il en est temps, ma résolution va peut-être passer au prochain congrès.
Christophe