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> Les professionnels décidés à enrayer le piratage sur Internet

18 juillet 2004, 16:36

Dans le fond, le problème n’est même pas le budget qu’on consacre aux disques et au ciné. On continue à aller au ciné parce que sur grand écran, ça n’a RIEN A VOIR avec le petit écran familial, fut-il de 100cm (et combien de nous sont aussi bien équipés, d’ailleurs ?).

Idem pour les disques, quand un album est bon, il suffit d’un minimum de packaging (un CD en digipak, quelques trucs intéressants dans l’emballage) et on achète - toujours dans la limite du budget.

L’ennui c’est qu’à presque 20€ le CD, le budget chute vite. D’où - pour compléter - des pratiques qui ont toujours eu lieu : on copie les albums/films du copain. Avant c’était sur K7 (audio et vidéo), aujourd’hui c’est en mp3 ou en DivX. Avant c’était via le fils de notre collègue de bureau, maintenant c’est par le net.

Mais le rien n’a changé si dramatiquement : QUOI QU’ON EN DISE la qualité du mp3 et du divX reste toujours nettement inférieure + et il n’y a pas de joli emballage, etc. Bref, p2p ou pas, quand on peut encore acheter, on le fait. Il suffit que le prix soit en adéquation. Les ventes de DVD sans package et à bas prix continuent sur cdiscount. Les ventes de collectors continuent aussi. Mais 18€ pour un CD de base avec 6 photos et le nom des artistes, ça fait hésiter, c’est clair.

Quand c’est la crise, les gens réfléchissent plus avant de céder aux achats compulsifs. Quand leur pouvoir d’achat chute à ce point, ils se demandent s’ils ont vraiment envie de payer autant pour un CD juste moyen et sans trop d’attrait. Alors les ventes baissent... sad but true.

On fera un grand pas quand Sarko et P. Nègre auront *admis* ça (ils le savent déjà mais ils soignent leur image de justiciers moralisateurs, alors ça n’aide pas).

Mais ils devraient se méfier : La sécurité routière, ça peut encore passer car ça sauve des vies. La répression du p2p, ça ne fait que presser un peu plus le consommateur pour lui dire qu’il ne crache pas encore assez au bassinet. En période de crise, ça s’appelle la politique qui se tire dans le pied.

En attendant, arrêtons ces vilains PIRATES (ah le joli mot, on imagine bien notre voisin épicier avec son bandeau sur l’oeil et son couteau entre les dents), pénalisons ces horribles contribuables qui ne s’endettent pas pour faire monter les actions Universal. Et vantons nous de ces jolies sanctions dans toute la presse.
Le jour de me présenter devant un isoloir, je n’oublierai pas ce que je demande comme justice sociale.