OCCUPATION DE LA BOURSE DU TRAVAIL : LA VOIE ETAIT SANS ISSUE
25 juin 2009, 12:55
Ça serait bien d’écouter toutes les parties et de les traiter TOUTES sur un
pied d’égalité si on veut juger quand même, non ?
Ou alors on se pose en procureur exclusivement à charge contre l’UD de Paris
mais dans ce cas là, le dire et ne pas avancer masqué.
C’est fantastique de voir que la CGT Paris dont je ne partage pas toutes les
orientations,se prenne dans ce dossier, de tels seaux de merde sur la gueule
sans que notre parole à nous soit AUSSI entendue.
L’UD, EN ACCORD AVEC LES AUTRES SYNDICATS QUI GÈRENT LA BOURSE, ET SANS
OPPOSITION DE LA PLUPART DES ASSOCIATIONS QUI S’OCCUPENT DES SANS PAPIERS, a
pris, hélas, la seule décision qu’elle pouvait encore prendre pour mettre
fin à l’occupation de la Bourse du travail dans les meilleures conditions
possibles ( il* n’y en avait pas "d’idéales" - l’idéal eut été que ce
mouvement ne se comporte pas ainsi*). Je suis quasi certain, connaissant le
combat de l’UD pour les sans papiers, que ça n’a pas du être "de gaité de
cœur".
En tant que militant , quand j’ai appris ça, vraiment, je n’éprouve aucune
satisfaction à ce que nous ayons du en arriver là. Et connaissant bien
certains camarades pour les voir au QUOTIDIEN dans les luttes avec les sans
papiers (et encore récemment l’exemple Kentucky Fried Chicken à Paris) je
suis persuadé que les responsables syndicaux, notamment de l’UD, non plus
n’y ont pris *aucun plaisir.*
(Putain mais certains nous font vraiment passer toutes et tous pour des
gros pourri-e-s en fait hein ? Et bien démerdez vous sans nous alors ! Allez,
on vous regarde.)
Certaines personnes qui ont dirigé ce mouvement de CSP sur Paris en tout
cas (dont les motivations réelles restent très troubles - à ce jour je ne
me suis toujours pas fait expliquer pourquoi c’était la Bourse qui était
occupée) et l’ont envoyé dès le début droit dans le mur par leur
intransigeance sectaire, sont aussi comptables de ce qu’a du , finalement,
mettre en œuvre, les syndicats, après toutes les tentatives de dialogues.
Il est évident que, matériellement, symboliquement, et politiquement, nous
ne pouvions plus accepter ce qui était devenu un squat qui empêchait les
syndicats de travailler (ah oui je sais ça fait rigoler hein - c’est
tellement facile de mettre tout et tout le monde dans le même sac), et qui,
à la longue, ne servait aucunement la cause des sans papiers *(les faits,
têtus, à eux seuls l’ont prouvé - sur Paris et la RP ce mouvement peut quand
même être content d’avoir contribué à régulariser, pour l’instant, jusqu’à
présent plus de 2.000 sans papiers, et à avoir crée une jurisprudence qui
ouvre des portes qui étaient jusque là fermées ET BIEN FERMEES avec Sarkozy.
Et c’est pas Saint Bernard ni la rue du Dragon ni rien qui ont fait bouger
les lignes en 15 ans, un peu de mémoire svp).*
Il est regrettable que ce mouvement ait prétendu mettre le couteau sous la
gorge aux syndicats, en se servant du désespoir d’êtres humains, de
travailleurs, pour nous faire cautionner par la force des décisions et des
actions sur lesquelles la CSP 75 n’avait même jamais jugé utile de nous
consulter au préalable, et sur lesquelles nous n’avions, en tant
qu’organisations ou en tant que militants, aucun mot à dire.
*La démocratie est pour toutes et tous, y compris les syndicalistes et MÊME
ceux de la CGT !
*
Il est regrettable également que, par sa construction et ses actions, cette
occupation ait pu être analysée par le patronat comme une opération de
division du mouvement ouvrier sur Paris, entre travailleurs syndiqués,
notamment à la CGT (avec ou sans papiers), et "tous les autres", auxquels,
soi disant, nous aurions voulu "du mal".
Si c’est cela la conception de dialogue qui fondait ce mouvement, on ne peut
pas s’étonner qu’il n’ait finalement jamais reçu le soutien populaire qu’il
espérait sans doute recevoir, et comme ont reçu par le passé, et au
contraire, d’autres occupations pour les sans papiers.
C’est également la preuve qu’à ce jour, l’anti-syndicalisme basique ne peut
pas (pas encore , en tout cas, désolé pour les nihilistes qui se déguisent
en "syndicalistes révolutionnaires") fédérer un large mouvement populaire
quelle que soit sa couleur, sa religion, sa nationalité.... et que, s’ils ne
sont pas parfaits, sans aucun doute, s’il y a "à faire" chez nous aussi, les
syndicats (dont la CGT) sont encore perçus à ce jour comme des instruments
valables et nécessaires de la défense des droits de TOUS les travailleurs,
avec ou sans papiers.
Ce besoin de syndicalisme, rappelé avec acuité en ces temps de luttes
sociales et d’attaques patronales incessantes, doit également nous rendre
encore plus exigeants vis-à-vis de nous-mêmes dans notre travail quotidien,
j’en suis bien d’accord aussi.
C’est très malheureux d’en être arrivé là - mais vous auriez préféré quoi ?
Qu’on continue à se laisser occuper ? Mais pourquoi ? Pourquoi nous, syndicats
ET syndicalistes, on devrait accepter ce que personne n’accepterait - je ne
vois tjs pas tous les gens qui sont en train de nous casser du sucre sur le
dos accueillir à bras ouverts tous ces gens qui sont à la rue pourtant - ?
Ou alors vous auriez préféré qu’on fasse les fourbes et que les syndicats
envoient tout simplement les flics (qui sans nul doute auraient été beaucoup
plus cool que les camarades, ça va de soi, tout le monde le sait...) sur
réquisition de Delanoë ? En fait vous êtes très conservateurs quoi, vous
aimez bien Guignol au fond - ça ça vous choque moins hein, "chaque chose à
sa place" ?
En gros c’était ça les deux seules alternatives autres ?! Super !
Et bien il a été choisi une "troisième voie", périlleuse, difficile à
décider et mettre en œuvre - oui, mais plus honnête, franche, où les flics
ne sont pas intervenus DANS LA BOURSE (ni dehors d’ailleurs) , qui s’est
réglée* entre travailleurs*, et ça a été une décision difficile à prendre...
Mais qu’on arrête de raconter n’importe quoi ( au passage l’AFP vous êtes
vraiment des bouffons , qui reprenez sans vérifier et à charge, les propos
de certains qui sont complètement mensongers - genre la "centaine de gars
armés jusqu’aux dents", genre "ils s’en sont pris à des femmes et des
enfants" - quel tissu de mensonges...)
Je ne parle pas du colportage complaisant de "CGT facho", "CGT bras droit de
Sarko", etc. Les médias bourgeois ont de quoi faire leurs chous gras et
tiens, ils n’ont jamais autant pris fait et cause pour les sans papiers que
pour cette belle occasion de manifester sereinement leur anti-communisme
viscéral. Les torche-c... édités par Libération et Médiamachin sont très
éloquents sur le sujet.
PERSONNE ne nous a aidés sur ce coup là, non pas "nous" permanents,non pas
nous "organisatiosn" mais aussi nous syndicalistes qui avons aussi beosin de
cet endroit - combien de réunions ces derniers mois reportées ou annulées à
la dernière minute ou déplacée par cause de manque de salles ? Tout le monde
a bien vu que les syndicats étaient tombés dans un piège dès le début, mais
c’était trop tard.
Les camarades prennent leur responsabilité, ils ne sont pas du tout tombés
sur de gentils agneaux prêtes à se faire égorger sans rien dire,
contrairement à l’image qu’on essaie d’en donner, mais eux aussi se sont
bien fait taper sur la gueule et pas qu’un peu en plus, avec des chaises et
toutes sortes d’objets ! On les entend là dessus ? Ben non pensez-vous ! Leur
parole n’a aucune valeur, ce sont des gars de la CGT, TOUS des fachos, des
racistes, des collabos - qu’ils crèvent non ?
Ca me dégoûte.
Quant au mythe qui voudrait qu’ainsi la CGT 75 a essayé de soidisant
"redorer son balson"... MORT DE RIRE ! Quelle belle "Pub" en effet - faut
vraiment être con pour dire ça. On s’en serait bien passé.
Le combat pour les sans papiers continue, et toutes les bonnes volontés sont
les bienvenues.
Idem pour le boulot dans les UL et en intersyndical, on vous voit pas
beaucoup "pour changer les choses", vous toutes et tous qui gueulez
derrière vos écrans.
Ça serait bien d’écouter toutes les parties et de les traiter TOUTES sur un
pied d’égalité si on veut juger quand même, non ?
Ou alors on se pose en procureur exclusivement à charge contre l’UD de Paris
mais dans ce cas là, le dire et ne pas avancer masqué.
C’est fantastique de voir que la CGT Paris dont je ne partage pas toutes les
orientations,se prenne dans ce dossier, de tels seaux de merde sur la gueule
sans que notre parole à nous soit AUSSI entendue.
L’UD, EN ACCORD AVEC LES AUTRES SYNDICATS QUI GÈRENT LA BOURSE, ET SANS
OPPOSITION DE LA PLUPART DES ASSOCIATIONS QUI S’OCCUPENT DES SANS PAPIERS, a
pris, hélas, la seule décision qu’elle pouvait encore prendre pour mettre
fin à l’occupation de la Bourse du travail dans les meilleures conditions
possibles ( il* n’y en avait pas "d’idéales" - l’idéal eut été que ce
mouvement ne se comporte pas ainsi*). Je suis quasi certain, connaissant le
combat de l’UD pour les sans papiers, que ça n’a pas du être "de gaité de
cœur".
En tant que militant , quand j’ai appris ça, vraiment, je n’éprouve aucune
satisfaction à ce que nous ayons du en arriver là. Et connaissant bien
certains camarades pour les voir au QUOTIDIEN dans les luttes avec les sans
papiers (et encore récemment l’exemple Kentucky Fried Chicken à Paris) je
suis persuadé que les responsables syndicaux, notamment de l’UD, non plus
n’y ont pris *aucun plaisir.*
(Putain mais certains nous font vraiment passer toutes et tous pour des
gros pourri-e-s en fait hein ? Et bien démerdez vous sans nous alors ! Allez,
on vous regarde.)
Certaines personnes qui ont dirigé ce mouvement de CSP sur Paris en tout
cas (dont les motivations réelles restent très troubles - à ce jour je ne
me suis toujours pas fait expliquer pourquoi c’était la Bourse qui était
occupée) et l’ont envoyé dès le début droit dans le mur par leur
intransigeance sectaire, sont aussi comptables de ce qu’a du , finalement,
mettre en œuvre, les syndicats, après toutes les tentatives de dialogues.
Il est évident que, matériellement, symboliquement, et politiquement, nous
ne pouvions plus accepter ce qui était devenu un squat qui empêchait les
syndicats de travailler (ah oui je sais ça fait rigoler hein - c’est
tellement facile de mettre tout et tout le monde dans le même sac), et qui,
à la longue, ne servait aucunement la cause des sans papiers *(les faits,
têtus, à eux seuls l’ont prouvé - sur Paris et la RP ce mouvement peut quand
même être content d’avoir contribué à régulariser, pour l’instant, jusqu’à
présent plus de 2.000 sans papiers, et à avoir crée une jurisprudence qui
ouvre des portes qui étaient jusque là fermées ET BIEN FERMEES avec Sarkozy.
Et c’est pas Saint Bernard ni la rue du Dragon ni rien qui ont fait bouger
les lignes en 15 ans, un peu de mémoire svp).*
Il est regrettable que ce mouvement ait prétendu mettre le couteau sous la
gorge aux syndicats, en se servant du désespoir d’êtres humains, de
travailleurs, pour nous faire cautionner par la force des décisions et des
actions sur lesquelles la CSP 75 n’avait même jamais jugé utile de nous
consulter au préalable, et sur lesquelles nous n’avions, en tant
qu’organisations ou en tant que militants, aucun mot à dire.
*La démocratie est pour toutes et tous, y compris les syndicalistes et MÊME
ceux de la CGT !
*
Il est regrettable également que, par sa construction et ses actions, cette
occupation ait pu être analysée par le patronat comme une opération de
division du mouvement ouvrier sur Paris, entre travailleurs syndiqués,
notamment à la CGT (avec ou sans papiers), et "tous les autres", auxquels,
soi disant, nous aurions voulu "du mal".
Si c’est cela la conception de dialogue qui fondait ce mouvement, on ne peut
pas s’étonner qu’il n’ait finalement jamais reçu le soutien populaire qu’il
espérait sans doute recevoir, et comme ont reçu par le passé, et au
contraire, d’autres occupations pour les sans papiers.
C’est également la preuve qu’à ce jour, l’anti-syndicalisme basique ne peut
pas (pas encore , en tout cas, désolé pour les nihilistes qui se déguisent
en "syndicalistes révolutionnaires") fédérer un large mouvement populaire
quelle que soit sa couleur, sa religion, sa nationalité.... et que, s’ils ne
sont pas parfaits, sans aucun doute, s’il y a "à faire" chez nous aussi, les
syndicats (dont la CGT) sont encore perçus à ce jour comme des instruments
valables et nécessaires de la défense des droits de TOUS les travailleurs,
avec ou sans papiers.
Ce besoin de syndicalisme, rappelé avec acuité en ces temps de luttes
sociales et d’attaques patronales incessantes, doit également nous rendre
encore plus exigeants vis-à-vis de nous-mêmes dans notre travail quotidien,
j’en suis bien d’accord aussi.
C’est très malheureux d’en être arrivé là - mais vous auriez préféré quoi ?
Qu’on continue à se laisser occuper ? Mais pourquoi ? Pourquoi nous, syndicats
ET syndicalistes, on devrait accepter ce que personne n’accepterait - je ne
vois tjs pas tous les gens qui sont en train de nous casser du sucre sur le
dos accueillir à bras ouverts tous ces gens qui sont à la rue pourtant - ?
Ou alors vous auriez préféré qu’on fasse les fourbes et que les syndicats
envoient tout simplement les flics (qui sans nul doute auraient été beaucoup
plus cool que les camarades, ça va de soi, tout le monde le sait...) sur
réquisition de Delanoë ? En fait vous êtes très conservateurs quoi, vous
aimez bien Guignol au fond - ça ça vous choque moins hein, "chaque chose à
sa place" ?
En gros c’était ça les deux seules alternatives autres ?! Super !
Et bien il a été choisi une "troisième voie", périlleuse, difficile à
décider et mettre en œuvre - oui, mais plus honnête, franche, où les flics
ne sont pas intervenus DANS LA BOURSE (ni dehors d’ailleurs) , qui s’est
réglée* entre travailleurs*, et ça a été une décision difficile à prendre...
Mais qu’on arrête de raconter n’importe quoi ( au passage l’AFP vous êtes
vraiment des bouffons , qui reprenez sans vérifier et à charge, les propos
de certains qui sont complètement mensongers - genre la "centaine de gars
armés jusqu’aux dents", genre "ils s’en sont pris à des femmes et des
enfants" - quel tissu de mensonges...)
Je ne parle pas du colportage complaisant de "CGT facho", "CGT bras droit de
Sarko", etc. Les médias bourgeois ont de quoi faire leurs chous gras et
tiens, ils n’ont jamais autant pris fait et cause pour les sans papiers que
pour cette belle occasion de manifester sereinement leur anti-communisme
viscéral. Les torche-c... édités par Libération et Médiamachin sont très
éloquents sur le sujet.
PERSONNE ne nous a aidés sur ce coup là, non pas "nous" permanents,non pas
nous "organisatiosn" mais aussi nous syndicalistes qui avons aussi beosin de
cet endroit - combien de réunions ces derniers mois reportées ou annulées à
la dernière minute ou déplacée par cause de manque de salles ? Tout le monde
a bien vu que les syndicats étaient tombés dans un piège dès le début, mais
c’était trop tard.
Les camarades prennent leur responsabilité, ils ne sont pas du tout tombés
sur de gentils agneaux prêtes à se faire égorger sans rien dire,
contrairement à l’image qu’on essaie d’en donner, mais eux aussi se sont
bien fait taper sur la gueule et pas qu’un peu en plus, avec des chaises et
toutes sortes d’objets ! On les entend là dessus ? Ben non pensez-vous ! Leur
parole n’a aucune valeur, ce sont des gars de la CGT, TOUS des fachos, des
racistes, des collabos - qu’ils crèvent non ?
Ca me dégoûte.
Quant au mythe qui voudrait qu’ainsi la CGT 75 a essayé de soidisant
"redorer son balson"... MORT DE RIRE ! Quelle belle "Pub" en effet - faut
vraiment être con pour dire ça. On s’en serait bien passé.
Le combat pour les sans papiers continue, et toutes les bonnes volontés sont
les bienvenues.
Idem pour le boulot dans les UL et en intersyndical, on vous voit pas
beaucoup "pour changer les choses", vous toutes et tous qui gueulez
derrière vos écrans.