Pour la gauche française, il y a théocratie ET théocratie
25 juin 2009, 19:12, par Copas
La gauche occidentale (la vraie) elle est comme la gauche iranienne, elle défend les libertés démocratiques en France, en Iran, en Arabie Saoudite, en Israël, elle lutte pour le droit des peuples à décider de leur propre sort et d’avoir les libertés nécessaires à cela : ne pas être agressé par l’impérialisme, mais également ne pas subir des fripouilles liberticides, petites bourgeoises, qui tabassent et exploitent leurs peuples.
Quand "on" parle de théocratie, "on" parle du pouvoir d’un clergé, construit comme une couche sociale particulière séparée et exerçant un pouvoir temporel et religieux.
L’Iran est l’exemple même d’un état où existe un clergé dirigeant en grande partie la société , comme le fit l’église catholique (et elle le refait dés qu’on relâche la pression dessus) ce qui est distinct de sociétés qui peuvent être tout autant religieuses, discriminatoires, non laïques.
La grande majorité des musulmans, les chrétiens protestants n’ont pas de clergé, donc pas de théocratie, ce qui ne signifie pas que ce ne soient pas des pays où la laïcité peut être beaucoup plus difficile encore des fois que dans des pays où existent un clergé qui exerce une théocratie.
C’est une difference de nature.
Quand la gauche internationale parle de théocratie elle parle d’un clergé ayant une partie du pouvoir.
En Iran, le clergé exerce un pouvoir conjoint avec une bourgeoisie et une bureaucratie corrompue.
La question israelienne est différente et on a affaire à un pays où c’est la bourgeoisie et l’armée qui exercent essentiellement le pouvoir réel, au travers d’une société largement ethniciste et raciste, exerçant sur un autre peuple une oppression coloniale.
En Arabie Saoudite c’est encore un autre système largement féodal.
Pour ce qui est de la gauche internatoinale (les partis que tu cites) il y en a un au moins qui n’a jamais lâché sur la question des droits du peuple palestinien. On ne peut lui reprocher de répondre présent à la gauche iranienne en sous-entendant qu’il ne le fait pas pour les droits du peuple palestinien.
Car c’est evidemment inexact .
Bien au contraire il y a là un facteur de cohérence et si la gauche internationale a sombré pendant les dizaines d’années du stalinisme et du social-démocratisme c’est bien justement dû à l’incohérence de ces deux orientations, l’une prenant les patins du campisme et soutenant des fripouilles parce que les peuples de ces régimes étaient menacés par l’impérialisme, les autres prenants les patins de leur impérialisme.
Au final, les deux orientations étaient d’une rare nocivité , l’une en soutenant ce qui affaiblissait face à l’impérialisme , l’absence de libertés démocratiques, la dictature systématiquement contre les couches populaires, l’autre en soutenant les interets de ses impérialismes, en appelant et soutenant des guerres impérialistes.
L’une comme l’autre orientation ont amené le malheur sur les peuples.
Et surtout contribué à faire croire que le socialisme était le soutien à une dictature contre une autre.
La faillite de l’internationalisme a été de cesser d’être prolétarien, cesser de soutenir les interets des couches populaires, de leurs libertés à s’organiser et à s’exprimer.
Une partie de la gauche internationale, l’essentiel, est devenue largement patriotarde et, souvent de fait, soumise aux régimes liberticides qui n’ont eu de cesse de tabasser et controler les droits des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, etc.
En Iran, la société a connu de profondes évolutions, le prolétariat urbain est devenu très majoritaire dans la société au détriment de la paysannerie.
En même temps que la montée en puissance de cette classe sociale est monté en puissance les désirs de disposer de droits démocratiques larges.
Le prolétariat iranien ne pourra vaincre, construire une société de libertés, sans faire tomber les restrictions à ses droits, à son expression indépendante.
La gauche iranienne a appelé à solidarité , on ne peut s’y dérober, ce qui n’a rien à voir avec les petits calculs de l’impérialisme .
La gauche occidentale (la vraie) elle est comme la gauche iranienne, elle défend les libertés démocratiques en France, en Iran, en Arabie Saoudite, en Israël, elle lutte pour le droit des peuples à décider de leur propre sort et d’avoir les libertés nécessaires à cela : ne pas être agressé par l’impérialisme, mais également ne pas subir des fripouilles liberticides, petites bourgeoises, qui tabassent et exploitent leurs peuples.
Quand "on" parle de théocratie, "on" parle du pouvoir d’un clergé, construit comme une couche sociale particulière séparée et exerçant un pouvoir temporel et religieux.
L’Iran est l’exemple même d’un état où existe un clergé dirigeant en grande partie la société , comme le fit l’église catholique (et elle le refait dés qu’on relâche la pression dessus) ce qui est distinct de sociétés qui peuvent être tout autant religieuses, discriminatoires, non laïques.
La grande majorité des musulmans, les chrétiens protestants n’ont pas de clergé, donc pas de théocratie, ce qui ne signifie pas que ce ne soient pas des pays où la laïcité peut être beaucoup plus difficile encore des fois que dans des pays où existent un clergé qui exerce une théocratie.
C’est une difference de nature.
Quand la gauche internationale parle de théocratie elle parle d’un clergé ayant une partie du pouvoir.
En Iran, le clergé exerce un pouvoir conjoint avec une bourgeoisie et une bureaucratie corrompue.
La question israelienne est différente et on a affaire à un pays où c’est la bourgeoisie et l’armée qui exercent essentiellement le pouvoir réel, au travers d’une société largement ethniciste et raciste, exerçant sur un autre peuple une oppression coloniale.
En Arabie Saoudite c’est encore un autre système largement féodal.
Pour ce qui est de la gauche internatoinale (les partis que tu cites) il y en a un au moins qui n’a jamais lâché sur la question des droits du peuple palestinien. On ne peut lui reprocher de répondre présent à la gauche iranienne en sous-entendant qu’il ne le fait pas pour les droits du peuple palestinien.
Car c’est evidemment inexact .
Bien au contraire il y a là un facteur de cohérence et si la gauche internationale a sombré pendant les dizaines d’années du stalinisme et du social-démocratisme c’est bien justement dû à l’incohérence de ces deux orientations, l’une prenant les patins du campisme et soutenant des fripouilles parce que les peuples de ces régimes étaient menacés par l’impérialisme, les autres prenants les patins de leur impérialisme.
Au final, les deux orientations étaient d’une rare nocivité , l’une en soutenant ce qui affaiblissait face à l’impérialisme , l’absence de libertés démocratiques, la dictature systématiquement contre les couches populaires, l’autre en soutenant les interets de ses impérialismes, en appelant et soutenant des guerres impérialistes.
L’une comme l’autre orientation ont amené le malheur sur les peuples.
Et surtout contribué à faire croire que le socialisme était le soutien à une dictature contre une autre.
La faillite de l’internationalisme a été de cesser d’être prolétarien, cesser de soutenir les interets des couches populaires, de leurs libertés à s’organiser et à s’exprimer.
Une partie de la gauche internationale, l’essentiel, est devenue largement patriotarde et, souvent de fait, soumise aux régimes liberticides qui n’ont eu de cesse de tabasser et controler les droits des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, etc.
En Iran, la société a connu de profondes évolutions, le prolétariat urbain est devenu très majoritaire dans la société au détriment de la paysannerie.
En même temps que la montée en puissance de cette classe sociale est monté en puissance les désirs de disposer de droits démocratiques larges.
Le prolétariat iranien ne pourra vaincre, construire une société de libertés, sans faire tomber les restrictions à ses droits, à son expression indépendante.
La gauche iranienne a appelé à solidarité , on ne peut s’y dérober, ce qui n’a rien à voir avec les petits calculs de l’impérialisme .