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En voilà une idée qu’elle est bonne  !!

Le mercredi 10 mars 2010 par forki

Rassurez vous bonnes gens qui vous lamentez sur les absences de ces feignants de profs jamais remplacés, notre génial ministre bien aimé de l’Education Nationale vient de trouver la solution.

Après une bonne nuit de sommeil, notre idole à tous s’est réveillé ce matin avec l’idée géniale qui allait résoudre le chômage des jeunes, le pouvoir d’achat des retraités et les absences de profs !!

Tout ça d’un coup? me direz-vous la mine incrédule et l’oeil brillant de reconnaissance émue... Eh oui, tout ça d’un coup ! Sûrement parce qu’il le vaut bien !

L’idée géniale, la voilà : un prof absent?... pas de problème, un "jeune" retraité ou un petit étudiant feront parfaitement l’affaire. Oh, la belle, l’ingénieuse idée que voilà !...Oh, la jolie trouvaille ! ...Oh, le brillant homme !

Ah, si seulement le ministre des transports ou la ministre de la santé pouvaient avoir le même esprit visionnaire ! Mon petit neveu a toujours rêvé d’être pilote de ligne, grâce à Chatel, il aurait pu ! Mon cousin qui est fan d’urgence aurait pu jouer les docteur Ross après son bac...Le rêve à portée de tous, merci Monsieur le ministre !!

Bien sur, quelques esprits chagrins répondront que les "jeunes" retraités sont des seniors de 65 ans (merci les lois Fillon !) qui ont surement envie de repos, que les étudiants largués sans formation dans une classe difficile n’apporteront rien aux élèves et seraient probablement en souffrance, qu’enseigner c’est un métier qui s’apprend et qui se respecte car il permet la formation des citoyens, que nos enfants méritent mieux, que l’on aurait pas besoin de recourir à de tels vacataires si tant de postes n’avaient pas été supprimés (16000 l’an dernier) et tant d’autres arguments fallacieux de gauchistes sur le retour qui n’ont rien compris au progrès, au vrai !

Grâce à notre ministre bien aimé, les gens vont enfin comprendre que l’Education est une marchandise dont le PDG, euh... le ministre veut réduire les coûts quitte à fourguer, euh... à offrir un produit de mauvaise qualité, euh...un service adapté aux contraintes modernes aux clients, euh ...aux citoyens.

D’ailleurs notre brillant Luc Chatel s’applique à lui-même ses préceptes : il est devenu ministre de l’Education Nationale, sans formation, après un séjour chez Loréal ! Et n’est-il pas un brillant ministre connaissant à fond le monde de l’éducation et ses enjeux d’avenir?...Non?....Ah bon...

Et pour tous ceux qui ne se laisserait pas abuser par les tours de passe-passe verbaux du ministre "qui le vaut bien" :

TOUS EN GRÊVE le 23 mars !!

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Le Monde libertaire # 1586 du 11 au 17 mars 2010

Le mercredi 10 mars 2010 par Monde libertaire

Le Monde libertaire # 1586 du 11 au 17 mars 2010

« Il nous faut rester vigilant pour éviter que demain un salarié à bout de tout n’entre dans l’entreprise avec un fusil. »

J.- C. Delgenes, consultant en entreprise

Agenda du Monde libertaire # 1586 du 11 au 17 mars 2010

Twist again !, par A. Laverdure, page 3

Cuba pas libre, par J. Robin, page 4

Fait d’hiver, par J.-M. Raynaud, page 4

La casse publique, par Pat O’Neil, page 5

Brèves prépintanières, page 6

À la petite semaine, par Floréal, page 7

Psychocapitalisme, par J. Monjot, page 8

Pas sans ressources, par P. Pelletier, page 9

Obama pas si sûr, par N. Baillargeon, page 12

Le communisme primitif, par M. Fhima, page 14

Køpi bleibt, par M. Darnault, page 15

Soixantième Berlinale, par H. Hurst, page 17

Gaston Couté sur le vif, interview par Daniel, page 19

Une brochure pour Radio libertaire, page 20

La vie du mouvement, page 21

Les programmes de la plus rebelle, page 22

L’agenda de toutes les résistances, page 23

Editorial du Monde libertaire # 1586 du 11 au 17 mars 2010

Alors que le fichier Edvige avait suscité un tollé dans l’opinion publique, alors qu’en 2008, le Stic (fichier de la police qui recense auteurs et victimes de procédures judiciaires) avait fait déjà fait parler de lui lorsque Bakchich avait publié les fiches de Johnny et de Jamel, c’est la campagne électorale qui relance le débat sur le fichage généralisé. Il ne s’agit, bien sûr, pas d’un débat de fond mais de forme, suite aux déclarations de deux maires UMP du Val-d’Oise à l’encontre de la tête de liste PS du même département pour les élections régionales. Ainsi, on apprend que la fiche Stic d’Ali Soumaré a été consultée entre trente et quarante fois par des policiers, avant les accusations portées à son encontre… Rien que ça. Il est sûr qu’avec la généralisation du fichage des informations, de la vidéosurveillance, des déplacements, etc., il vaut mieux avoir de bons amis policiers que l’inverse ! Sans compter quand ils jouent du flash-ball…

Côté emploi, la casse bat son plein, public, privé, les salariés se retrouveront dans la rue le 23 mars, pour une nouvelle journée de manifestations interprofessionnelles. Les salariés de Total à Dunkerque continuent leur mouvement de grève sous la menace de la fermeture de leur site. Vendredi 5 mars, ils ont retiré les pompes permettant de sortir le pétrole des cuves afin d’éviter que la direction cherche à le récupérer.

Pendant ce temps, les employeurs se plaignent de la Halde au gouvernement. Celui-ci, dans sa sape des institutions veillant à la protection des libertés et des droits, veut intégrer la Halde au futur « défenseur des droits ». Quant à la « meilleure des patronnes », Fakir, dans son édition d’avril 2010, enquête sur Parisot et, surprise, au téléphone, un DRH se fait passer pour un délégué syndical ! Décidément, dans l’actu de cette semaine, ils ne nous épargneront rien ! Enfin, malgré les radiations répétées des allocataires du chômage, celui-ci atteint son niveau le plus haut depuis dix ans… C’est un agriculteur de la ville d’Arnac-La-Poste, M. Camus, qui nous donnera le mot de la fin : « Ça fait longtemps qu’on n’écoute plus les promesses. »

Agenda du Monde libertaire # 1586 du 11 au 17 mars 2010

Jeudi 11 mars

Saint-Denis (93)

19 heures La Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis. Cycle : La servitude volontaire. Second cours : L’emprise de la transparence dans les institutions spécialisées. Présentation de Jean-Pierre Pinel, maître de conférence à l’Université Paris XIII, psychologue clinicien et auteur de plusieurs travaux sur l’analyse de groupes et d’institutions. Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11, rue Genin, Métro ligne 13, Porte-de-Paris, ou RER D. Entrée libre.

Vendredi 12 mars

Saint-Jean-en-Royans (26)

De 18 heures à 21heures. En partenariat avec le collectif EXYZT, le groupe La rue râle de la FA a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition « La commune d’Oaxaca » sur la lutte et l’autogestion au Mexique. À la Salle Saint-Joseph (à côté de l’office du tourisme). Contact : laruerale(a)no-log.org

Toulouse (31)

20 heures. Conférence-débat organisé par la CGA Toulouse autour du livre Utopies américaines, expériences libertaires du XIX e siècle à nos jours avec son auteur Ronald Creagh à l’Athénée Albert Camus, 36, rue de Cugnaux. M° Patte d’Oie ou Les Arènes.

Samedi 13 mars

Plélan-le-Grand (35)

9h 30 et 12 heures le dimanche 14. L’Union locale de Rennes de la Fédération anarchiste organise un Centre de formation anarchiste sur le thème de la décroissance libertaire ouvert aux adhérents et sympathisants de la Fédération anarchiste. Repas et hébergement sur place, au Gîte de la Hantrais. Programme et informations pratiques au 0299069092 ou www.farennes.org

Saint-Jean-en-Royans (26)

De 10 heures à 21 heures et de 10 heures à 15 heures le dimanche 14. Visite libre de l’expo sur la Commune d’Oaxaca. 18 heures Rencontre-débat avec un militant de Vocal (Voix oaxaquènes construisant l’autonomie et la liberté). Salle Saint-Joseph. Contact : laruerale(a)no-log.org

Marseille Ier

17 heures. Causerie animée par Guillaume de Gracia pour son Horizon argentin. Petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire, 1860-2001. Au C.I.R.A. 3, rue Saint-Dominique (angle place des Capucines).

Paris XVIIe

20h 30. Serge Utgé Royo chante L’espoir têtu, une dizaine de nouvelles chansons, mêlées à d’anciennes… Tarifs : 22 euros, 17 euros (séniors, groupes de 10 et plus), 12 euros (chômeurs, étudiants, porteurs de la carte Radio libertaire), 2 euros (RSA). L’Européen, 3-5, rue Biot. M°Place—de-Clichy. Tél. : 0143522040, 0143879713. utgeroyo. Com.

Montreuil (93)

De 15 heures à 23 h 30 et de 15 heures à 22 heures le dimanche 14. Vive la guerre civile !Deux journées d’action sur la guerre civile espagnole et son actualité soixante-dix ans après la fin des combats armés mais pas des combats politiques. Samedi, lecture de la pièce de théâtre Vive la guerre civile !, hommage à Orwelle et Camus, chants de la guerre civile, présentation de livres et chants populaires des peuples d’Espagne. Dimanche, chants, films et discussion de clôture. À la Parole errante, à la Maison de l’arbre, 9, rue François-Debergue.

Lundi 15 mars

Saint-Denis (93)

19 heures La Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis. Cycle : Avant-garde & contreoffensive. Premier cours : Films de Gérard Courant. Gérard Courant filme le monde de façon sérielle. Ce qui ne doit pas laisser dans l’ombre la réussite de longs métrages singuliers, comme Aditya, 1980, ou À propos de la Grèce, 1985. Présentation de Isabelle Marinone et Nicole Brenez. Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11, rue Genin, Métro ligne 13, Porte-de-Paris, ou RER D. Entrée libre.

Mardi 16 mars

Saint-Denis (93)

19 heures La Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis. Cycle : La tyrannie technologique. Troisième cours : Les résistances à la technologie, XIXe-XXIe siècle. Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11, rue Genin, Métro ligne 13, Porte-de-Paris, ou RER D. Entrée libre.

Jeudi 18 mars

Sarlat (24)

Café Libertaire. A partir de 21 heures. Discussions libres et improvisées autour du groupe Drapeau Noir Périgord (FA), au café Le Lébérou, rue J.-J. Rousseau.

Mardi 9 mars puis les 10, 19, 23 et 24 mars

Paris XVIIIe

20h 30. Dans la plus pure tradition du Music’Hall, Éric Toulis, artiste aux multiples talents, tendre, généreux et haut en couleurs, manie l’humour et l’émotion avec dextérité. Brahim Haïouani l’accompagne à la contre-basse, pour un tour de chant tonitruant, émouvant, vif et drôle. Aux Trois baudets, 64, boulevard de Clichy, métro Blanche ou Pigalle. 15 ou 12 euros. Réservation 0142623333 ou par Internet.

Du vendredi 26 mars au dimanche 28 mars.

Zagreb (Croatie)

La 6e Foire du livre anarchiste de Zagreb (ASK, Anarhisticki sajam knjiga) accueillera des stands d’éditeurs et des débats. Renseignements : anarhisticki.sajam.knjiga(a)gmail.com (on peut y écrire en anglais) ; www.ask-zagreb.org (en croate et en anglais).

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l’Internationale des fédérations anarchistes

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d’actualités en couleurs vues par les anarchistes pour deux euros

http://www.federation-anarchiste.org

Trouvez le point de vente du Monde libertaire le plus proche de chez vous : http://www.trouverlapresse.fr

Pour visualiser le Monde Libertaire de la semaine :

http://www.toutabo.com/le-monde-libertaire-p-1332.html

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Crise ou pas, les banques canadiennes roulent sur l’or

Le mercredi 10 mars 2010 par Don

Introduction : L’article qui suit est de Anne-Caroline Desplanques et démontre que les crises économiques n’affectent pas tellement les riches. Elles touchent davantage les gens qui vivaient déjà une situation précaire...

Crise ou pas, les banques canadiennes roulent sur l’or

par Anne-Caroline Desplanques

Globalement, les cinq grandes banques canadiennes ont déclaré des profits de 5,09 milliards de dollars au terme du premier trimestre 2010, contre 2,97 milliards il y a un an.

Dernière à publier ses résultats financiers, la Banque Scotia a déclaré ce matin avoir dégagé un bénéfice net de 988 millions de dollars, soit une hausse de 17% ou 146 millions de dollars par rapport au premier trimestre 2009. Les revenus totaux ont pour leur part progressé de 16%, «un record» selon le président et chef de la direction de l’institution, Rick Waugh.

Avant la Scotia, la Banque de Montréal (BMO) avait, elle aussi, annoncé d’excellents rendements, de même que la Banque Toronto-Dominion (TD) qui a doublé ses profits entre le premier trimestre 2009 et la même période en 2010. C’est toutefois la CIBC qui a été la plus performante en quadruplant ses profits.

Pour la Banque Royal, qui a annoncé un bénéfice net en hausse de 35% au dernier trimestre, ces résultats financiers positifs sont la manifestation de la reprise sur les marchés et de l’amélioration de la conjoncture économique.

Certes, la reprise économique est plus vigoureuse qu’anticipée, comme l’a souligné la Banque du Canada au début du mois. Néanmoins, l’inflation est, elle aussi, plus importante que l’avaient envisagé les analystes. Les prix à la consommation ont en effet augmenté de 1,9% au cours de la période de 12 mois terminée en janvier, alors que le taux de chômage s’établissait à 8,3% en janvier.

par Anne-Caroline Desplanques

(http://biz.branchez-vous.com/actuaffaires/2010/03/banque_canada_benefice_finance.html)

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Ras le bol de l’argument de l’URSS et des goulags   !!!!!!

Le mercredi 10 mars 2010 par La Louve

Petit coup de gueule du soir, suite à une discussion ailleurs.

Marrant comme pour certains quand on parle socialisme révolutionnaire, démocratie prolétarienne... le "grand" argument de l’Urss des goulags et "des morts du communisme" arrive directement.

Conditionnement?

Loin de moi l’idée de défendre les goulags et de prétendre que l’Urss était bien un pays communiste, mais si je comprends bien, en fait ce qu’aimeraient certains, c’est bien le capitalisme mais sans ses "méfaits" - une sorte de capitalisme "propre" quoi en fait !?

Un capitalisme "à visage humain", "écolo", propre, qui fasse que du bien...qui ne fasse pas de guerres, qui ne soutienne pas des états comme israel etc.

Ben j’ai une mauvaise nouvelle, mais je crois qu’il y a mec qui s’appelle Marx (entre autre) et tout simplement, l’histoire,notre histoire, qui nous montrent et nous démontrent chaque jour que le capitalisme et sa forme impérialiste, ne peuvent se construire que sur le vol et le meurtre, et que le profit appelle le profit, toujours plus, ainsi que l’individualisme et l’égoïsme qui vont avec, ce qui me semble absolument incompatible avec le "développement humain durable", quelle que soit notre couleur ou notre religion :).

Quand ça ne nous touche pas dans nos chairs pour une raison x ou y, genre, un pote qui rentre à la maison en mille morceaux dans un sac plastique détruit par une mine, une maman qui fabrique des galettes de terre à ses mômes qui n’ont rien bouffé depuis 4 jours, ou un père qui se pend parce qu’il a perdu son travail, c’est sûr, c’est peut être moins facile à comprendre.

Mais les victimes du capitalisme s’étendent pourtant de Dunkerque à Gaza en passant par Pékin ou Chicago via le Darfour et j’en passe.

Staline est un petit joueur à côté d’un Kissinger qui, entre autre !, fit assassiner Allende et amena Pinochet, ou d’ une Albright qui disait à propos des 500 000 enfants irakiens tués par la guerre "We think the price is worth it. Nous pensons que le prix à payer en vaut la peine."...

Sans parler de nos amis les "banksters" qui sont en train d’hypothéquer, de détruire, l’avenir de millions de gens (et combien de jeunes?) dans des pays comme la Grèce ou le Portugal pour DU FRIC, en spéculant sur "les dettes" !

Mais si vous pensez que c’est une tare congénitale américaine, parlons donc de nos amis européens, tiens et revenons en à Ben Gourion, notre sujet, si je puis dire, qui n’aurait pas existé sans ce bon vieux Lord Balfour.

Allez parler avec les Iraniens. Avec les Vietnamiens (encore des salauds de cocos...)....

Et puis tiens,demandons à la France et à tous les Algériens qu’elle a fait crever sur ses chaînes de montage et dans ces MA-GNI-FI-QUES bidonvilles de Nanterre, à la louche, allez, combien de dizaines, non de centaines de millions de vies brisées, de pays dévastés, d’économies pillées...depuis plus de deux siècles de capitalisme et un peu moins de "mondialisation"?

Et puis, quand même, parce qu’il y en a ras le bol d’entendre toujours les mêmes bêtises indigentes au sujet de l’Urss et de prétendre que la fin (méritée) de l ’Urss, c’est la fin "du communisme" (y compris de partis qui comme le PS peuvent se "vanter" d’être les héritiers de la SFIO qui laissa crever les républicains espagnols ou les parqua dans des camps aux frontières de la France?) combien de MILLIONS de soviétiques morts à Stalingrad pour contribuer et largement, à terrasser le fascisme et le nazisme?

Vous n’étiez pas au courant? Vous ne vous sentez pas concernés?

Alors, pardon, mais "le capitalisme humain", ça me fait doucement rigoler, et vous pouvez toujours l’attendre !

Alors, la définition du communisme , du socialisme révolutionnaire, de ce que pourrait être une démocratie véritable, une société idéale, je ne l’ai pas, la solution miracle non plus, elle est en nous tous et en ce que nous arriverons (ou pas) à faire malgré nos différences, malgré la nature humaine qui est la nôtre, ce que je sais c’est que ce rêve, ce n’est pas l’Urss mais ce n’est pas non plus les USA ni l’Union européenne.

Je pense que c’est un horizon, c’est largement à inventer, à construire, à rêver, ce sont des batailles quotidiennes autres qu’un bulletin de vote, des solidarités à construire, des mentalités à transformer, une société à changer, et non, ce n’est pas l’Urss de Staline et la dégénérescence nomenclaturiste de la belle révolution d’Octobre qui vont me faire renoncer à un rêve où chacun peut vivre en paix et avoir de quoi bouffer, se loger, se cultiver,bref, vivre, et non plus survivre, partout dans le monde.

Makhnovtchina FOR EVER ! :)

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LIBERTAT E LAS ELECCIONS REGIONAUS (LIBERTAT et les élections régionales)

Le mardi 9 mars 2010 par LIBERTAT

Comunicat de premsa (Version française ci-dessous)

10 de març 2010 / 10 mars 2010

Los 14 e 21 de març que’s debanaràn las eleccions regionaus en Exagòne. Per ,rasons practicas, n’ei pas possible per nosauts de presentar nada lista en las regions on militam. Se amassam un bon nombre de simpatisants, lo movement noste qu’ei enqüèra tròp joen entà assumir aqueth tribalh. Totun com estó precisat quan e’s creè a l’abòr de 2009, LIBERTAT non e’s vira pas de cuu a las eleccions. Per los ans a viéner, los escrutins locaus que seràn tà nosauts l’escadença de perpausar a la populacion un programa politic ambiciós e radicaument diferent de’us que coneishem au dia de uei. Las nostas ideas d’autogestion, de revolucion sociau, de partatge deus riquèrs, tot com lo dret deus occitans a autoderterminà’s, non las arretrobam pas en las listas presentas per aqueras eleccions francesas. Se tots los programas ne son pas de hicar suu medish plan per çò qui ei deu desvelopament de la diversitat culturau o de la critica deu sistèma capitalista en plaça, qu’arrefusam de har au jòc deu « mensh sordeish ». Aqueth vòte per defaut n’ei pas ua solucion e que decebó tostemps peu passat. Atau LIBERTAT non sostienerà pas nada lista entà d’aqueras eleccions regionaus, au purmèr com au segon torn. Aquera posicion n’ei pas la d’un mouvement « jusqu’au-boutiste » mes d’un movement qui arrefusa los compromès electoralistas shens vertadèr fondament politic. Arron lo 21 de març, las regions que seràn shens nat dobte gavidadas un còp mei peus socialistas, ua situacion qui non portarà pas nat espèr de progrès sociau entà las classas mei praubas. Delà de las escadenças politicas, LIBERTAT que luta entà bastir l’unitat populara de cap tà un cambiament de societat radicau e eficaç, e qu’incita tots los e las qui vòlen tribalhar dens aqueth sens a juntar lo movement. Los pòbles guadalopenc, grec… que ns’an amuishat lo camin, nosauts tanben en Occitània organizem la ripòsta contra aqueth sistèma injuste.

Volem víver e decidir au país !

Version française :

Les 14 et 21 mars se dérouleront les élections régionales dans l’Etat français. Pour des raisons pratiques, il ne nous est pas possible de présenter de liste dans les régions où nous militons. Si nous réunissons un bon nombre de sympathisants, notre mouvement est encore trop jeune pour assumer ce travail. Toutefois, comme cela a été précisé lors de la création de LIBERTAT à l’automne 2009, nous ne tournons pas le dos aux élections. Dans les années à venir, les scrutins locaux seront pour nous l’occasion de proposer à la population un programme politique ambitieux et radicalement différent de ceux qui sont présentés aujourd’hui. Nos idées d’autogestion, de révolution sociale, de partage des richesses, tout comme le droit des occitans à l’autodétermination, nous ne les retrouvons pas dans les listes présentes à ces élections françaises. Si tous les programmes ne sont pas à mettre sur le même plan pour ce qui est du développement de la diversité culturelle ou de la critique du système capitaliste en place, nous refusons d’entrer dans le jeu du « moins pire ». Ce vote par défaut n’est pas une solution et a toujours déçu par le passé. Ainsi LIBERTAT ne soutiendra aucune liste pour ces élections régionales, au premier comme au second tour. Cette position n’est pas celle d’un mouvement jusqu’au-boutiste mais d’un mouvement qui refuse les compromis électoralistes sans réel fondement politique. Après le 21 mars, les régions se retrouverons sans doute encore aux mains des socialistes, sans que cela n’apporte aucun espoir de progrès social pour les couches les plus pauvres. Au delà des échéances politiques, LIBERTAT lutte pour construire l’unité populaire vers un changement de société radical et efficace, et incite toutes celles et ceux qui veulent travailler dans ce sens à nous rejoindre. Les peuples guadeloupéen, grec .., nous ont récemment montré l’exemple, nousaussi en Occitanie organisons la riposte contre ce système injuste. Nous voulons vivre et décider au pays !

site national de LIBERTAT

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MANIF CONTRA LA GRANA VERGONHA  !(Montalban-13/03/10)

Le mardi 9 mars 2010 par LIBERTAT-LENGADOC

RFF (réseau ferré de Français) refuse, comme prévu, le déplacement du tracet de la LGV, Bordèu-Tolosa. LIBERTAT depuis le début c’est prononcée contre ce projet dévastateur (pour voir notre argumentaire : ici). De ce fait nous appelons à la mobilisation de touTEs contre les mensonges et les tromperies de l’état, des gouvernants et des potentats locaux. Mettons notre interêt au dessus de la corruption de la Bourgeoisie.

Nous insistons de plus sur la nécessité de trouver d’autres formes de luttes que les manifestations. Sortons du symbolique, montrons leurs notre indignation et notre refus.

NON CE PROJET NE SERT PAS LE PEUPLE !

OUI IL S’ACCAGERA NOTRE TERRITOIRE AD VITAM AETERNAM !

PAS DE COMPROMIS AVEC LA DESTRUCTION, LE SACCAGE, EN UN MOT LE CAPITALISME !

samedi 13 mars à 10H devant la piscine Chambord à Montauban.

Blòg LIBERTAT-Lengadòc

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Trois militants du Collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes condamnés en appel

Le mardi 9 mars 2010 par Jahl Ucyne

Le collectif a décidé de se pourvoir en cassation.

Les trois militants du Collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes accusés de diffamation et injure publique par l’Etat qui avaient été relaxés ont été condamnés en appel à 500 euros d’amende chacun.

Alors qu’un 1ère instance les 3 militants du Collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes accusés de diffamation et injure publique par l’État avaient été relaxés, la cour d’appel de Rennes a rendu hier [02/03/2010] sa décision dans le procès du Collectif : condamnation des 3 personnes pour diffamation (l’injure n’a pas été retenue) à 500 euros d’amende chacun, avec sursis de 5 ans et non-inscription au casier judiciaire.

Se reporter à l’article Mille Bâbords 10023

Extraits de l’arrêté

"... il est constant que les écrits poursuivis s’inscrivent dans le cadre d’un débat public portant sur la politique d’immigration par les autorités françaises et la mise en œuvre de celle ci par des fonctionnaires de police et que la défense des étrangers sans papiers revendiquée par les prévenus doit s’analyser comme l’expression d’une conviction politique revêtant à ce titre un caractère légitime. Aussi, même si le ton employé dans les tracts, destinés à interpeller l’opinion publique, est satirique et polémique, voire particulièrement cynique, notamment dans l’utilisation du pastiche du sergent recruteur, les allégations incriminées des 2 tracts litigieux, à l’exception de celle affirmant que "les méthodes brutales de la police aux frontières (arrestation, perquisition) visent en priorité, dans l’esprit de ces agents souvent familiers des idées racistes, les noirs et les arabes" n’excèdent pas, replacées dans le contexte d’une lutte militante, les limites admissibles à la liberté d’expression au sens de l’article 10 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

En revanche affirmer que les agents de la police aux frontières seraient "familiers des idées racistes" même en modérant cette allégation avec l’ajout de l’adverbe "souvent", associées à la dénonciation de leurs" méthodes brutales visant en priorité... les noirs et les arabes", constituant dès lors un fait précis au sens de l’article 29 précité, procède pour le moins d’un amalgame hâtif et revêt un caractère outrancier inutilement blessant, excédant ce qui est tolérable dans le débat politique et exclusif de la bonne foi dont se prévalent les prévenus... ... les prévenus sont déclarés coupables du délit de diffamation publique envers une administration publique qui leur est reproché. Le jugement déféré sera réformé en ce sens...".

Le collectif a décidé de se pourvoir en cassation.

Mille Bâbords du mercredi 3 mars 2010

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COMORES  : Les Mohéliens de Mayotte réclament l’application des accords de Fomboni

Le mardi 9 mars 2010 par francoise

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Alors que le Congrès de l’Union des Comores vient de décider de prolonger le mandat du président anjouanais Mohamed Abdallah Ahmed Sambi de 18 mois et que l’île de Mohéli a connu la semaine dernière des violences sans précédent depuis l’indépendance de l’archipel en 1975, les Mohéliens installés à Mayotte sont inquiets pour leurs familles et leurs amis restés là-bas. "On a voulu réagir par rapport aux tortures, aux gens tabassés et dire à tout le monde ce qui se passe là-bas", explique Nazou Tchaké, qui habite à Mayotte depuis 20 ans. Avec tous les habitants de Mayotte originaire de l’île, ils ont créé le "mouvement mohélien de Mayotte" pour exprimer leur soutien à la population qui se bat pour que Mohéli obtienne la présidence tournante de l’Union le 26 mai 2010, comme prévu par les accords de Fomboni signés en 2001. "Aujourd’hui, il y a des tortures et des arrestations abusives vis-à-vis des Mohéliens qui réclament la tournante", affirme Abdou Attoumani dit "Ligue", qui habite à Mayotte depuis un an. "Le président actuel a envoyé 200 gendarmes anjouanais et grand comoriens pour déstabiliser Mohéli. Nous demandons la fin des arrestations abusives et des tortures menées par ces militaires débarqués". Improvisé porte-parole du mouvement, il ajoute que les Mohéliens sont favorables à une révision constitutionnelle, mais après 2014. Quand on évoque le possible séparatisme mohélien, avec les drapeaux français érigés mercredi dernier qui ont rappelé la crise anjouanaise de 1997, "Ligue" n’est pas d’accord : "C’est à partir du mouvement séparatiste anjouanais que les accords ont été signés, et le colonel Azali n’a pas révisé la Constitution. Dans cette affaire, Mohéli a été le carrefour de la réconciliation nationale à Addis-Adeba, Antananarivo et en Afrique du Sud. Ce sont les Anjouanais qui ont créé ces problèmes constitutionnels alors que la Constitution est de leur fait". "Nous demandons au gouvernement comorien de ne plus intimider les Mohéliens et à la communauté internationale, l’Union africaine et à la France d’être à nos côtés pour le respect de ces accords", déclare solennellement "Ligue". Quand on évoque les magasins d’Anjouanais incendiés à Fomboni, ainsi que la pharmacie du vice-président mise à sac jeudi dernier, il reconnaît "quelques maladresses incontrôlées qu’on ne peut pas arrêter" et réclame que les gens "torturés et tabassés" soient pris en charge pour leurs soins médicaux. "Paka Modja Nguefo !" ("Jusqu’à ce que l’un de nous meure") : cette expression mohélienne traduit le sentiment qui prévaut aujourd’hui sur l’île de Djoumbé Fatima. Le mouvement de Mayotte tient à remercier l’opposition anjouanaise et grand-comorienne qui a soutenu Mohéli en boycottant le vote du Congrès. "Souvent, on nous dit que nous sommes petits, avec nos 20.000 habitants, et que nous ne sommes pas capables de gouverner. Pourquoi nous intimider ? Mohéli fait partie de l’Union !", s’insurge Hamidouni, un autre membre de ce mouvement. "Cela fait plus de 35 ans que Mohéli s’est laissée diriger par les deux autres, et elle attend son tour".

Source : http://wongo.skyrock.com/

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GENÈVE 13.03.2010-13H00 : ACTION ANTI-UDC

Le mardi 9 mars 2010 par SAM POWEL

LES JEUNES UDC TIENNENT UN STAND Á GENÈVE PLACE DU MOLARD LE 13 MARS 2010.

http://www.udc-ge.ch/

RENDEZ-VOUS 13H00 Á LA PLACE DU MOLARD-GENÈVE POUR DIRE STOP AUX PROPAGANDES RACISTES ET XÉNOPHOBES DE LA JEUNESSE IDENTITAIRE-UDC.

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SOLIDARITE PLEINE ET ENTIERE AVEC LES LUTTES EN GRECE

Le mardi 9 mars 2010 par PCF Paris 15

Travailleurs grecs – travailleurs français : même intérêt à combattre des politiques similaires !

PCF Paris 15

photo : rassemblement à l’appel du KKE devant le consulat de Grèce à l’occasion de la visite de Papandreou à Sarkozy

De plus en plus la Grèce apparaît, non pas comme le « mauvais élève de l’Europe », mais comme le laboratoire de la politique que les gouvernements des pays de l’UE cherchent chacun à mettre en œuvre, au nom et au moyen de la « crise », de la « dette publique ».

Tentons une rapide comparaison des situations grecque et française :

Au nom de la dette publique que la politique des gouvernements successifs a creusée, le gouvernement grec déploie une batterie de mesure de super-austérité d’un coup dont le report de l’âge de la retraite à 63 ans, la hausse de 2% de la TVA, la baisse des salaires et des primes de 7 à 30%, d’abord dans le secteur public, le non-remplacement de quatre départs à la retraite sur cinq, etc.

En France, la situation n’est pas dramatisée à ce point encore par des remboursements imminents difficiles à honorer. Mais la politique du gouvernement, à un degré pour l’instant moindre, suit exactement de la même inspiration. Il a creusé le déficit budgétaire, celui de la Sécurité sociale et ceux des collectivités locales à coup de dizaines de milliards d’euros de cadeaux aux banques, au patronat et aux riches (de la suppression de la taxe professionnelle aux nouvelles exonérations de cotisations sociales patronales en passant pas des aides directes et par le « paquet fiscal »). Maintenant, c’est au prétexte de ces déficits fabriqués que le pouvoir Sarkozyste entend tailler dans le vif de l’éducation nationale, des hôpitaux…, geler les salaires, privatiser encore, détruire un nouveau pan de notre système de retraite etc.

Le caractère artificiel de la dette publique et la connivence entre gouvernements marchés financiers sont manifestes. La foi accordée aux avis des agences de notation, juges et parties, par les Etats en est un signe. Le peuple grec est la proie des spéculateurs du monde entier mais on a appris que l’un d’entre eux, le groupe américain Goldman-Sachs, a directement guidé la politique désastreuse des gouvernements successifs.

En France, le gouvernement a réussi l’exploit de renflouer en 2008 les banques privées, de creuser le déficit budgétaire pour cela, puis d’emprunter ensuite aux mêmes banques privées au prix fort. En Grèce, on estime que 45% de la dette publique est liée aux banques grecques elles-mêmes qui participent à la spéculation contre leur pays.

La renationalisation des banques en France et leur contrôle démocratique est plus que jamais une priorité. En Grèce, la situation se présente autrement avec un Etat et des services publics faibles. La nationalisation des banques risquerait d’être une simple socialisation des pertes.

A aucun moment, l’idée de prendre l’argent aux riches, aux armateurs par exemple, presque entièrement exonérés d’impôts, ne vient au gouvernement grec. Seules les luttes la lui rappellent.

(...)

L’objectif de l’UE est de faire payer les salariés, les peuples, de renforcer l’exploitation, d’abattre les résistances nationales dans chaque pays pour nourrir les profits capitalistes.

Ce n’est pas un procès d’intention, c’est une constatation, une confirmation.

Politiquement, il est presque impossible maintenant de faire passer aux Grecs l’idée d’une UE grande puissance et d’un euro protecteurs et facteurs de prospérité ! Aux Français, c’est de plus en plus difficile !

L’exigence d’une alternative à l’euro, comme à la soumission à l’UE du capital, monte. En Grèce, en France comme dans tous les pays.

Les communistes grecs défendent l’idée de la sortie de l’euro.

Longtemps, au PCF, nous avons défendu l’idée d’une monnaie commune, instrument pour les échanges commerciaux et la coopération financière, avec le maintien des monnaies nationales garantes d’une souveraineté économique des Etats. Cette proposition revient de plus en plus d’actualité alors que tout ce que nous avions dénoncé et prédit lors de l’adoption du Traite de Maastricht (1992) puis de celui d’Amsterdam, aggravés par Lisbonne se réalise. Elle paraît infiniment plus réaliste et plus juste que d’imaginer renverser la « gouvernance » de la BCE dans une optique sociale…

La situation grecque rend ce débat et ces luttes encore plus pressants.

(...)

A côté des similitudes, les différences sont aussi importantes entre les situations grecque et française. Cependant, l’exemple grec ne peut que faire réfléchir les communistes français, y compris sur le rapport de leur parti, le PCF, avec la social-démocratie (PS, PG) d’une part, le mouvement social d’autre part.

En tout état de cause, les travailleurs français ont intérêt objectivement à ce que les travailleurs grecs gagnent, réussissent à faire reculer leur gouvernement, à mettre en échec ses mesures antipopulaires, à gagner d’autres choix politiques face à un ennemi commun.

SOLIDARITE PLEINE ET ENTIERE AVEC LES LUTTES EN GRECE !

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USA : 72 % des salariés de + de 60 ans ne peuvent arrêter de travailler faute d’une retraite suffisante !

Le mardi 9 mars 2010 par Fonds de pension, piège à cons.

Etats-Unis : 72 % des salariés âgés de plus de 60 ans ne peuvent arrêter de travailler faute d’une retraite suffisante.

The economy continues to change the retirement timeline for many mature workers, leaving them with tough decisions about their futures. More than seven-in-ten (72 percent) workers over the age of 60 who said they are putting off their retirement are doing so because they can’t afford to retire financially, according to a new survey by CareerBuilder.

http://finance.yahoo.com/news/More-Than-SeveninTen-Workers-prnews-3904579021.html?x=0

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La justice dans la rue à Paris

Le mardi 9 mars 2010 par Tony Fonteneau

de Tony Fonteneau

Deux à trois milles personnes ont défilé dans les rues de la capitale, ce mardi, pour dénoncer la politique du gouvernement. Avec deux revendications prioritaires : hausse du budget et défense du juge d’instruction.

Magistrats, avocats, agents des services judiciaires et pénitentiaires... Comme prévu, ils étaient tous présents, ce mardi après-midi, dans les rues de Paris, pour dénoncer ce qu’ils appellent la "casse de la justice française". Les 2300 manifestants - selon la préfecture de police - étaient venus de tout le pays (Montpellier, Douai, Valenciennes, Rennes...), en réponse à l’appel de 25 syndicats et organisations, unis pour la première fois.

Tous ont défilé sous le soleil, aux cris de "Assis, debout mais pas couché", "Juge d’instruction, espèce menacée", "Justice au pas, on n’en veut pas" ou encore "Justice indépendante et démocratique". En robes, les magistrats et avocats se sont mêlés aux membres des services judiciaires et pénitentiaires pour crier leur mécontentement. A l’avant du cortège, les représentants des principales organisations syndicales s’étaient réunis derrière une banderole unitaire.

"Si nous sommes ici, tous ensemble, c’est pour dénoncer une situation qui n’est plus acceptable, a déclaré Jean-Louis Borie, le président du Syndicat des avocats de France. On assiste à la casse de l’institution judiciaire. Et cette casse est doublée d’une tentative de reprise en main par l’Etat".

Très remonté, le personnel judiciaire s’est aussi plaint du manque de moyens. "Le budget de la justice en France est l’un des plus faibles d’Europe", assure un membre du Syndicat de la Magistrature. Pour le bâtonnier du barreau de Valenciennes, Me Jean Thévenot, "la politique mise en place par le gouvernement ce n’est pas d’être bien jugé mais d’être vite jugé, et c’est anormal dans un pays comme le nôtre".

Autre sujet pointé du doigt : la réforme du code de procédure pénale, qui prévoit notamment la fin du juge d’instruction et une modification des conditions de garde à vue. Autant de mesures très impopulaires auprès du personnel judiciaire.

Partis du Palais de justice vers 14h30, le cortège a rejoint la place Vendôme où une délégation a été reçue au ministère de la justice.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-justice-dans-la-rue-a-paris_854052.html

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Les lois sur le travail du sexe en Australie (Réponse à Christine Le Doaré, suite)

Le mardi 9 mars 2010 par STRASS

Les lois sur le travail du sexe en Australie (Réponse à Christine Le Doaré, suite)

Dans son attaque contre le STRASS, Christine Le Doaré mentionne ce qui serait l’échec des revendications pour la décriminalisation du travail du sexe : “Ils ne parlent jamais non plus de l’expérience des féministes australiennes qui se sont battues pour légaliser la prostitution et le regrettent aujourd’hui, le bilan étant désastreux.”

Si Christine Le Doaré s’appuie sur les propos de Janice Raymond, on pourrait comprendre d’où viennent ses fausses croyances. Or, Raymond n’est pas australienne, et les militants anti-prostitution qui se disent féministes ne se sont jamais battus pour légaliser la prostitution, bien au contraire, mais ont tout fait pour en faire échouer le principe par tous les moyens. Rien d’étonnant donc qu’ils continuent de condamner cette expérience. Expérience qui d’ailleurs n’est pas uniforme. Au lieu de “légalisation de la prostitution”, il s’agit plutot de différentes législations. Peut être que tout comme Janice Raymond, Christine LeDoaré semble oublier que l’Australie est un Etat fédéral, composé donc de plusieurs états, qui ont chacun des lois différentes, certaines de légalisation, d’autres de prohibition ou encore de décriminalisation.

Face à ces attaques, le STRASS s’est contenté de contacter nos collègues d’Australie qui ont dejà répondu à Janice Raymond à ce sujet. Voici donc leur réponse que nous avons simplement traduite en français.

La réponse venant d’Australie à “10 Raisons pour ne pas légaliser la prostitution”

Ce document est de Scarlet Alliance, au nom de nos membres et avec la contribution des travailleurs du sexe en Australie, et s’adresse en reponse au document de Janice Raymond “10 bonnes raisons pour ne pas légaliser la prostitution”.

Comme l’industrie du sexe en Australie, est réglementée par État et droit Territorial, chaque État dispose d’un modèle différent de réglementation, l’Australie peut être considérée comme une étude de cas sur l’impact des différents modèles des lois sur l’industrie du sexe. Scarlet Alliance, en tant qu’organisation d’envergure nationale des travailleurs du sexe en Australie, avec pour effectif des travailleurs individuels et des organisations de travailleurs du sexe, des réseaux, des projets et des groupes est bien placée pour parler de l’impact de ces modèles sur la vie personnelle et professionnelle de nos membres : les travailleurs du sexe en Australie.

La légalisation et la dépénalisation sont deux cadres réglementaires différents avec des résultats et des impacts différents sur les travailleurs du sexe.

Dans les États australiens que Raymond appelle réglementaristes, l’industrie est en effet régie par un cadre d’homologation. Le modèle de licence inclut le développement d’un organisme gouvernemental visant à réglementer les licences des entreprises de l’industrie du sexe, les opérateurs, les gestionnaires, et dans certains cas, les travailleurs du sexe. Il s’agit d’un modèle complexe qui se traduit par un faible pourcentage de l’industrie travaillant dans la légalité, avec dans certains cas, des conditions extrêmes et illogiques de régulation dans le fonctionnement quotidien. Dans deux Etats, la réglementation est définie par l’organisme de réglementation gouvernemental du système de licences qui a introduit les conditions les plus problématiques.

Tout impact négatif de ce modèle de réglementation ne signifie pas la preuve que la légalisation n’est pas efficace car il ya eu des résultats positifs pour les travailleurs du sexe opérant dans ce secteur juridique. Les résultats négatifs des cadres de licence portent sur les règlements et les conditions qui sont illogiques et non fondés sur des preuves. De nombreuses personnes n’ont d’autre choix que d’opérer en dehors du secteur juridique sous licence et par conséquent, lorsque les règlements sur-réglementent l’industrie. Il faut noter que les féministes anti- travail du sexe ont fait pression pour une réglementation lourde de l’industrie du sexe et ont joué un rôle dans le fait que la création de structures juridiques existantes soient irréalisables.

1. La légalisation / dépénalisation de la prostitution est un cadeau fait aux proxénètes, les trafiquants et l’industrie du sexe (Raymond, 2003).

Réponse Australienne : L’Australie ne dispose pas d’une culture notable de «souteneurs» impliqués dans l’industrie du sexe (AFAO, 2000).

L’industrie du sexe lorsque réglementée par la police est sensible à la corruption de la police. Le fait que la police exige de l’argent et / ou des services sexuels en échange de ne pas fermer les entreprises et d’arreter des travailleurs du sexe est bien documenté lorsque l’industrie du sexe est criminalisée.

L’une des principales raisons pour laquelle la Nouvelle Galles du Sud a dépénalisé l’industrie du sexe a été pour supprimer le role de la police comme régulatrice de l’industrie du sexe et pour diminuer la corruption policière. Beaucoup de travailleurs du sexe avant la dépénalisation voyaient la police comme l’équivalent australien de proxénètes.

La dépénalisation a été efficace pour réduire la corruption de la police de Nouvelle Galles du Sud.

Expérience de l’Australie - La dépénalisation de l’industrie du sexe a réduit la corruption de la police. Au sein d’une industrie du sexe dépénalisée, les entreprises de l’industrie du sexe sont réglementées comme les autres entreprises par exemple. Des inspections sont effectuées par l’administration locale et les autorités de sûreté de santé et du travail. Les entreprises sont autorisées et le zonage est réglementé par les conseils. Les travailleurs du sexe ne sont pas des criminels et leurs lieux de travail ne sont pas illégaux. En tant que tel, les travailleurs sexuels défendent et s’attendent à avoir, les mêmes droits que les autres travailleurs. La probabilité des actes criminels signalés à la police a augmenté.

Un mouvement solide et vocal pour les droits des travailleurs du sexe a donné une voix à la communauté des travailleurs du sexe en Australie pendant plus de vingt ans, en informant la politique du gouvernement, s’adressant aux mythes et stéréotypes dans les médias et en informant les autres travailleurs du sexe de leurs droits humains et civiques. La formation de collectifs et de groupes de pression et la syndicalisation des travailleurs du sexe a vu un groupe, autrefois d’individus isolés et séparés devenir une communauté et qui se sont retrouvés dans des réseaux locaux, nationaux et internationaux pour défendre leurs droits en tant que travailleurs et en tant que citoyens, indépendamment de l’environnement juridique dans lequel ils travaillent.

D’autres facteurs qui ont contribué à l’émancipation des travailleurs du sexe australien comprennent :

Des cadres juridiques qui éliminent les sanctions pénales contre les travailleurs du sexe et nos clients. Cela a permis aux travailleurs du sexe de discuter ouvertement et de négocier des rapports sexuels avec d’autres adultes consentants (nos clients) qui à son tour a réduit la possibilité de conflit et a accru notre capacité à introduire de manière efficace des pratiques sexuelles sécuritaires dans nos rencontres sexuelles avec les clients, ce qui réduit notre risque de transmission au VIH et IST.

Des organisations de travailleurs du sexe financées qui nous permettent de nous rassembler pour faire entendre notre voix sur les politiques, informer le gouvernement, se faire représenter devant les instances gouvernementales, participer librement, et déterminer les questions clés qui touchent les travailleurs du sexe, avec une participation de haut niveau des travailleurs du sexe, notamment dans la consultation des travailleurs du sexe qui sont dans l’incapacité de participer directement. Il convient de noter que les questions touchant les travailleurs du sexe en Australie, tel que définies par les travailleurs du sexe ne sont pas reflétées dans le document de Raymond. En fait, les travailleurs du sexe en Australie ont ouvertement remis en question l’agenda politique de Raymond et ses associés, et de la perpétuation d’une conception fausse et trompeuse des résultats de la réglementation de l’industrie du sexe en Australie.

La législation anti-discrimination dans trois Etats de l’Australie a créé un cadre juridique qui soutient les travailleurs du sexe pour lutter contre la discrimination en vertu de la loi anti-discrimination. L’intégration à la législation anti-discrimination a commencé à s’attaquer à la discrimination systémique en envoyant un message clair aux organismes gouvernementaux, aux fournisseurs de services, la police et la communauté générale.

Tandis que les membres de la CATW ont laissé entendre qu’ils sont favorables à la dépénalisation des travailleurs du sexe, le groupe n’a pas mené d’action publique en Australie, pour soutenir les appels lancés par les travailleurs du sexe en Australie pour la dépénalisation du travail sexuel. Cela a inclus une demande par les travailleurs du sexe a un membre de la CATW de signer une pétition en faveur de la dépénalisation des travailleurs du sexe en Australie occidentale, renversant les lois qui criminalisent les femmes lourdement. La demande a été refusée.

Scarlet Alliance estime que le soutien “pour la dépénalisation des femmes dans la prostitution” est une ligne publique tenue par la CATW pour gagner le soutien des femmes en général. Cependant, la CATW n’a pris aucune mesure active ou de soutien à la dépénalisation, bien que le CATW a exercé de fortes pressions pour des changements de loi sur l’industrie du sexe en Australie.

Les stéréotypes concernant des travailleurs du sexe qui seraient mineurs, les proxénètes et l’usage de drogues ont été utilisés pour justifier la criminalisation ou la réglementation de l’industrie. Souvent, ces problèmes sont examinés aux depens de la santé et de la sécurité. (AFAO, 2000)

2. La légalisation / dépénalisation de la prostitution et de l’industrie du sexe encourage la traite sexuelle (Raymond, 2003).

Réponse australienne : Il n’existe aucune preuve que le trafic du sexe ait augmenté dans des pays dotés d’une industrie du sexe soit légalisée ou dépénalisée. En fait, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont une faible incidence de trafic sexuel.

Que l’Australie a plusieurs différents cadres réglementaires de l’industrie du sexe, y compris la criminalisation des entreprises de l’industrie du sexe dans trois grands États, tout le trafic sexuel qui se produit ne peut être attribué à une légalisation ou la dépénalisation.

En fait, le rapport australien de Beijing +10 et de la CEDAW reconnaissent que la lutte contre la traite par des réponses inappropriées ont accru la vulnérabilité des travailleurs du sexe.

3. La légalisation / dépénalisation de la prostitution ne contrôle pas l’industrie du sexe. Elles l’élargissent (Raymond, 2003).

Réponse australienne : La taille de l’industrie du sexe australienne n’a pas augmenté dans les États et territoires qui ont légalisé ou dépénalisé l’industrie du sexe.

Une clarification doit être faite que la dépénalisation et la légalisation de l’industrie du sexe en tant que modèles de réglementation ne cherche pas à contrôler l’industrie, mais plutôt à réglementer l’industrie du sexe. Comme d’autres entreprises et lieux de travail, les entreprises de l’industrie du sexe doivent être réglementées. L’industrie du sexe n’a pas besoin ou ne requiert une réglementation supplémentaire. Lorsque l’industrie du sexe est signalée comme ayant besoin d’une réglementation supplémentaire sur les autres entreprises, c’est généralement parce que les régulateurs cherchent à influer vers l’interdiction plutôt que la légalisation. En effet, une réglementation supplémentaire souvent décrète tout simplement la discrimination systémique contre les travailleurs du sexe, et leurs lieux de travail.

Les travailleurs du sexe bénéficient d’un choix varié de lieux de travail. Les travailleurs du sexe ne sont pas un groupe homogène et comme toutes les autres professions, les travailleurs sexuels exercant seuls ont des besoins variés et d’arrangements de travail appropriés. L’Australie possède une culture de petites entreprises familiales qui fonctionnent avec peu ou pas d’impact sur le reste de la communauté et fournissent des lieux de travail de moindre taille contrôlés par les travailleurs du sexe. Les grandes entreprises de l’industrie du sexe ont souvent une plus grande rotation des clients (sont plus occupées) et peuvent convenir à des travailleurs du sexe qui préférent ne pas être responsable de la gestion de leur propre business (publicité, demandes de renseignements téléphoniques, les frais généraux, etc.)

4. La légalisation / dépénalisation de la prostitution augmente la prostitution clandestine, souterraine, illégale et de rue (Raymond, 2003).

Réponse australienne : La Nouvelle-Zélande a dépénalisé l’industrie du sexe en 2003. La Nouvelle-Zélande est le seul pays à dépénaliser l’ensemble du secteur, et crée un bon exemple pour une étude de cas des résultats de la dépénalisation. Une étude néo-zélandaise a, dans ses premiers stades trouvé “qu’il n’y a pas eu d’augmentation du nombre de travailleurs de sexe de rue depuis la dépénalisation de l’industrie du sexe.”

Il est également inexact de dire que la légalisation augmente le travail clandestin, illégal et la prostitution de rue dans le contexte australien. Le cadre de légalisation auquel Raymond se réfère est un cadre d’homologation. Un cadre de licences, par son intention, qui divise l’industrie dans des opérations illégales et légales. De cette façon, c’est le cadre de licence lui-même qui rend les opérations de l’industrie du sexe (y compris les travailleurs du sexe et de nombreuses personnes travaillant à titre privé) illégales.

Ce n’est pas un résultat de la légalisation, mais est le résultat d’un modèle de licence sur-restrictives.

Raymond affirme qu’”En Nouvelle-Galles du Sud, les maisons closes ont été dépénalisées en 1995. En 1999, le nombre de maisons closes à Sydney a augmenté de façon exponentielle jusqu’à 400-500. La grande majorité n’ont pas de licence d’exploitation. Pour mettre fin à la corruption endémique de la police, le contrôle de la prostitution illégale a été enlevé des mains de la police et placé dans les mains des conseils locaux et les autorités réglementaires de planification. Le conseil n’a ni les moyens ni le personnel suffisants pour enquêter dans les bordels afin de débusquer et poursuivre les opérateurs illégaux “.

La Nouvelle Galles du Sud ne dispose pas d’un système de maisons closes de licence ou d’individus. Elle a adopté une approche pragmatique qui a cherché à minimiser le futur potentiel de davantage de corruption par des agents gouvernementaux et d’une réglementation irréalisable. En 1995, les réformes législatives importantes ont été introduites à travers la Loi sur les Maisons de désordre. Ces réformes ont été le résultat direct de la Commission Wood Royal dans le travail du Service de police de Nouvelle Galles du Sud qui a identifié une corruption policière généralisée en ce qui concerne entre autres domaines, l’industrie du sexe. L’amendement à la Loi sur les maisons de désordre a aboli le délit de droit commun sur la tenue d’une maison close. Les conseils avaient le pouvoir de prendre des mesures auprès de la Cour Terre & Environnement afin de fermer une maison close en réponse à des plaintes de personnes résidant à proximité ou aux occupants d’autres lieux. Plus tard, la responsabilité réglementaire a été donnée au gouvernement local en vertu de la loi d’évaluation et d’aménagement du territoire de 1979.

La définition d’un bordel inclut le local d’une personne travaillant seule ce qui a conduit à des allégations sans fondement que le nombre de “maisons closes” en Galles du Sud a augmenté.

Les conseils ont des pouvoirs suffisants pour réglementer les entreprises de l’industrie du sexe - ils ont les mêmes pouvoirs que ceux qu’ils ont de réglementer toutes les industries en usage sur leur territoire.

5. La légalisation de la prostitution et la dépénalisation de l’industrie du sexe, augmente la prostitution des enfants (Raymond, 2003).

Raymond a dénaturé les conclusions de l’enquête nationale 1998 ECPAT «Jeunesse a vendre».

Raymond affirme : «La prostitution des enfants a considérablement augmenté dans l’etat de Victoria par rapport aux autres Etats australiens dans lesquels la prostitution n’a pas été légalisée. De tous les pays et territoires d’Australie, le plus haut nombre de cas signalés de prostitution des enfants venaient de Victoria. Dans une étude de 1998 menée par ECPAT (End Child Prostitution et traite des personnes) qui a effectué la recherche au Centre national australien sur la prostitution enfantine, qui s’est sensiblement accrue de l’exploitation organisée du commerce des enfants ».

ECPAT a signalé que pour leur “enquête nationale” ils ” ont sondé 451 agences dont 258 étaient au courant de faits de jeunes s’engageant dans la norme CSA [commerce d’activité sexuelle].” Sur les 258 organismes, ils ont déclaré que 3100 jeunes ont été confirmés ou soupçonnés d’être participants à une “activité sexuelle commerciale».

Cette enquête n’a pas, pour des raisons d’éthique et de ressources, pu parler ou interroger directement tous les jeunes.

Il est clair que cette méthode ne peut être invoquée pour fournir des chiffres fiables. Ce rapport ne fait non plus aucun lien entre le nombre de jeunes prestataires de services sexuels et la légalisation de l’industrie du sexe. En opposition aux allegations de Raymond, le rapport énumère une série de facteurs, dont le fait d’etre sans-abri, sans accès à un revenu, etc ; des raisons que les prestataires de services interrogés ont cru, expliquent davantage la participation des jeunes dans «l’activité sexuelle commerciale».

Le rapport identifie les limites de l’enquête sur le manque de contact avec tous les jeunes, le recours à des prestataires de services qui ne tiennent pas de statistiques, des incohérences avec le questionnaire et que les données ont «un fondement statistique instable».

7. La légalisation / dépénalisation de la prostitution accroît la demande de prostitution. Cela motive les hommes à acheter des femmes pour le sexe dans une gamme beaucoup plus large et plus admissible de paramètres socialement acceptable (Raymond, 2003).

Réponse australienne : Les résultats d’une étude représentative d’un grand nombre d’adultes en Australie, publiée en 2003 a révélé que 15,6% des hommes australien a deja payé pour du sexe, et que 1,9% l’avaient fait dans l’année précédente. Une précédente étude de 1986, date à laquelle l’industrie du sexe etait illégale dans tous les États, a trouvé que 19,2% avaient deja payé pour du sexe, avec 2,5% l’ayant fait dans l’année précédente. Cela se compare à des études dans des populations d’hommes européens, ou le cas de 6,6% à 39% des hommes avaient déjà payé pour du sexe, avec une moyenne européenne étant de l’ordre de 15%. Ces mêmes études ont constaté que de 1% à 11% des hommes avaient payé pour du sexe dans l’année précédente, une moyenne de 2-3%. De toute évidence, la légalisation ou la dépénalisation de la prostitution en Australie n’a pas créé une demande accrue.

La légalisation ne donne pas lieu à une publicité incontrôlée comme ce qui peut être compris de la prétention de Raymond selon laquelle “Les publicités en ligne sont des autoroutes vers la Victoria”. En fait, la publicité est très réglementée dans le cadre de licences à Victoria et seraient encore régis aussi par la dépénalisation. Les publicités pour les entreprises de l’industrie du sexe à Victoria sont peu nombreuses et leur représentation des femmes est beaucoup plus discrète que la publicité pour les voitures, chocolats, glaces, produits pour les cheveux, etc. Dans nos réseaux et communications avec les travailleurs du sexe de Suède, nous avons construit une prise de conscience croissante de l’impact négatif que la pénalisation des clients a eu sur les travailleurs du sexe. Plus particulièrement, le modèle a fait naître la peur des clients de visiter les travailleurs du sexe ayant des répercussions négatives pour les travailleurs du sexe. Comme les clients n’iraient pas dans un établissement en intérieur ou visiter une maison qui peut facilement être sous surveillance, les travailleurs du sexe doivent désormais s’organiser pour rencontrer des clients dans un lieu public ou une rue tranquille ou cachés dans des endroits déterminés par les clients. Pour les travailleurs du sexe en Australie, cela signifie que le contrôle habituel que les travailleurs du sexe ont à déterminer où et quand cette interaction a lieu serait supprimé et les clients plus exigeants de contrôler le lieu du service afin de se protéger contre les poursuites. De toute évidence ce résultat n’est pas un résultat positif pour les travailleurs du sexe. Ainsi, plutôt que de prouver qu’en «interdisant l’achat de services sexuels, la prostitution et ses effets nocifs peuvent être contrecarrés, ce que Raymond fait valoir, le modèle suédois a abouti à un changement culturel dans la facon, et où, le travail du sexe a lieu en Suède, et ces changements comprennent de nouveaux et dangereux résultats pour les travailleurs du sexe.

Les travailleurs du sexe se sont prononcés fermement contre le modèle suédois de législation de l’industrie du sexe depuis un certain nombre d’années maintenant. Le fait que Janice Raymond préconise la même chose est en opposition directe avec ce que les travailleurs du sexe en Suède affirment avoir besoin pour protéger leur sécurité.

Petra Ostregren dans son document «travailleurs du sexe Critique de la politique de prostitution suédoise” affirme que les travailleurs du sexe en Suède “ont fortement déconseillé d’autres pays d’adopter une législation similaire. La loi contre la violence contre les femmes en Suède, 1997/98 : 55, plutôt que d’avoir amélioré les conditions pour les travailleurs du sexe tel que décrit par Raymond, les travailleuses du sexe locales expliquent que ces lois contre l’achat de services sexuels ont augmenté les risques et la violence contre les travailleurs du sexe et que la loi contre le proxénétisme leur rend impossible le fait de travailler en toute sécurité ».

8. La légalisation / dépénalisation de la prostitution ne favorise pas la santé des femmes (Raymond, 2003).

De nombreuses études montrent que les travailleurs du sexe en Australie jouissent d’une santé sexuelle meilleure que la communauté en général et ont un faible taux de VIH / sida. Bien que cela seul ne prouve pas que la légalisation ou la dépénalisation de l’industrie du sexe encourage la santé des femmes, ou bien la santé sexuelle, il réfute toute allégation selon laquelle les travailleurs du sexe ne maîtrisent pas et ne seraient pas “en contrôle” suffisant pour négocier l’utilisation du préservatif. Les travailleurs du sexe en Australie font état de taux très élevé d’utilisation du préservatif.

Rien ne favorise la santé des femmes plus que d’avoir accès à la justice sociale et l’égalité. Comment les femmes peuvent elles sentir qu’elles ont des droits égaux pour quoique ce soit quand elles et leurs lieux de travail sont incriminés, sans aucun recours légal à la justice ?

9. La légalisation / dépénalisation de la prostitution n’augmente pas les choix des femmes (Raymond, 2003).

Beaucoup de travailleurs du sexe en Australie, ont décrit leur décision de travailler en tant que travailleur du sexe comme une décision prise après avoir examiné un éventail d’options. Pour beaucoup, le travail du sexe offre une plus grande flexibilité des horaires et la capacité d’obtenir de grandes quantités d’argent dans un temps plus réduit - ce qui permet aux parents célibataires et étudiants, par exemple, de consacrer plus de temps pour leurs enfants ou études sans pour autant sacrifier leurs revenus. Toutefois, comme les travailleurs du sexe ne sont pas un groupe homogène, nos motivations pour entrer dans l’industrie sont très divers et non uniques et individuelles.

Raymond dénature l’interaction entre les travailleurs du sexe et leurs clients par sa déclaration “Sa conformité est exigée par le fait même d’avoir à s’adapter à des conditions d’inégalité instaurées par le client qui paie pour qu’elle fasse ce qu’il veut d’elle.”

Dans une interaction entre une prostituée et un client le contenu du service est, dans la plupart des cas, négocié avant que le service commence et à d’autres occasions lorsque le service se passe. Dans un forum de discussion national des travailleurs du sexe en Australie, les travailleurs du sexe ont décrit la négociation initiale comme un temps pour fixer des limites avec un client, de déterminer le prix, d’introduire des discussions sur le sexe sans risque et de faire le choix d’accepter une réservation ou non.

L’affirmation de Raymond selon laquelle les travailleurs sexuels fourniraient des services sexuels non protégés, ou d’autres services, qu’ils ne veulent pas fournir, simplement parce qu’ils sont offerts un paiement supplémentaire, est une perpétuation du mythe selon lequel les travailleurs du sexe sont cupides ou des femmes “avides d’argent” sans normes professionnelles .

Les travailleurs du sexe déterminent régulièrement de ne pas faire certaines activités ou refusent des services dangereux, car, comme la plupart des gens, leur incitation à rester en santé est solide. Ceci est démontré par les taux élevés d’utilisation du préservatif parmi les travailleurs du sexe et les faibles taux d’IST.

Une caractéristique des écritures contemporaines anti- travail du sexe est l’utilisation d’une terminologie qui est à la fois répugnante et désobligeante envers les travailleurs du sexe. Raymond et les autres membres de la CATW, dont Sheila Jeffreys, utilisent le terme «femmes prostituées», même si les travailleurs du sexe ont souligné l’impact débilitant du terme, et déclarent sentir son utilisation comme très stigmatisante.

10. Les femmes dans les systèmes de la prostitution ne veulent pas la légalisation ou la dépénalisation de l’industrie du sexe. (Raymond, 2003)

Scarlet Alliance et nos adherents réfutent fermement la declaration de Raymond selon laquelle les travailleurs du sexe “ne veulent pas que l’industrie du sexe soit légalisée ou dépénalisée”. En Australie, les travailleurs du sexe ont appelé publiquement à ce que l’industrie du sexe soit dépénalisée et l’ont fait de façon systématique depuis le milieu des années 1980. Les travailleurs du sexe et nos organisations et réseaux régionaux et internationaux plaident en faveur de la dépénalisation de l’industrie du sexe.

Scarlet Alliance et l’Australian Sex Workers Association, tiennent un forum national de trois jours chaque année. Les délégués travailleurs sexuels de chaque État et Territoire participent tout comme les travailleurs du sexe locaux en tant qu’individus. Le comité exécutif de l’organisation est nommé et élu à l’assemblée générale annuelle joint à la réunion. Scarlet Alliance est informée et dirigée par ses membres travailleurs du sexe et les organisations de travailleurs du sexe / projets / réseaux et groupes. La décision de plaider en faveur de la dépénalisation de l’industrie du sexe en Australie a été mise au point à partir d’une représentation forte par les travailleurs du sexe exigeant qu’une dépénalisation soit introduite dans tous les États et Territoires australiens en Australie. Raymond a clairement décidé de ne pas représenter les vues d’appel publiquement exprimées en faveur de la dépénalisation de l’industrie du sexe par les travailleurs du sexe en Australie et dans de nombreux autres pays, dans une tentative d’induire en erreur les lecteurs.

L’expérience australienne est que les féministes anti-travail du sexe ont à maintes reprises une fausse représentation des points de vue des travailleurs du sexe afin de faire progresser leur propre agenda.

Conclusion :

Scarlet Alliance et nos adhérents recommandons fortement que la voix des travailleurs du sexe devrait être au premier plan de tout débat concernant les lois sur l’industrie du sexe. Ce sont souvent les lois faites pour notre “protection” à l’esprit, qui ont l’impact le plus dévastateur sur notre travail, sécurité et vie personnelle. Un exemple d’un tel modèle est le modèle suédois qui est promu par les féministes anti-travail du sexe dans le monde, bien que les travailleurs et travailleuses du sexe suédoises elles-mêmes experimentent qu’il contribue à des lieux de travail et des pratiques de travail dangereux et à une autonomie diminuée.

www.strass-syndicat.org

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Islande  : le CADTM salue le Non massif au référendum sur la loi Icesave

Le mardi 9 mars 2010 par (pas de nom)

8 mars par CADTM printer Enregistrer au format PDF

Samedi 6 mars, les Islandais se sont rendus aux urnes pour se prononcer sur la loi « Icesave », qui prévoyait la nationalisation de dettes privées et l’imposition de mesures économiques antisociales afin de trouver les fonds pour rembourser ces dettes. Le CADTM se réjouit de l’écrasante victoire remportée par le Non, avec environ 93% des suffrages exprimés. Cela constitue une victoire importante contre le néolibéralisme.

L’Islande a subi de plein fouet la crise financière et l’Etat a nationalisé les trois principales banques du pays, totalement privatisées en 2003, pour les sauver de la faillite. Le peuple islandais s’est mobilisé massivement pour faire payer le coût de cette crise aux responsables : les banques et les fonds spéculatifs. En août 2009, le Parlement a adopté une résolution pour conditionner le remboursement de cette dette aux « capacités de paiement » du pays. Le CADTM dénonce le FMI et l’Union européenne qui ont pesé de tout leur poids pour renverser cette orientation.

Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2009, le Parlement a voté la loi « Icesave », qui visait à confirmer la nationalisation de ces dettes privées et à organiser, via des mesures d’austérité (gel des salaires, diminution des dépenses publiques…), le remboursement intégral (3,9 milliards d’euros) des montants avancés par les Etats britanniques et hollandais pour indemniser leurs « citoyens lésés » par la faillite de la banque en ligne islandaise Icesave en octobre 2008. C’est cette loi que les Islandais viennent de refuser catégoriquement.

Le CADTM reste très vigilant afin que ce choix soit respecté. Rappelons-nous ce qui s’est passé à propos du Traité de Lisbonne : alors que les Français avaient dit Non au Traité constitutionnel européen, le gouvernement français a tout de même fait approuver le Traité de Lisbonne qui l’a remplacé en passant par la voie parlementaire, tandis qu’après un premier vote négatif en Irlande, le gouvernement irlandais a imposé un nouveau référendum afin de parvenir au Oui.

Le CADTM demande au gouvernement islandais de refuser la logique néolibérale tout en garantissant la justice sociale. Pour cela, le CADTM propose une série de mesures concrètes qui pourraient être mises en place rapidement : nationalisation sans indemnisation du secteur bancaire, interdiction de nationaliser les dettes privées, moratoire immédiat sur le remboursement de la dette, mise en place d’un audit intégral de la dette islandaise en vue de répudier toutes les dettes odieuses ou marquées d’irrégularités, impôt exceptionnel sur le patrimoine des grosses fortunes afin de développer des emplois publics socialement utiles et respectueux de la nature… Cela serait conforme à la Déclaration sur le droit au développement, adoptée par l’ONU en 1986, qui stipule dans son article 2 : « Les Etats ont le droit et le devoir de formuler des politiques de développement national appropriées ayant pour but l’amélioration constante du bien-être de l’ensemble de la population et de tous les individus, fondée sur leur participation active, libre et utile au développement et à la répartition équitable des avantages qui en résultent. »

http://www.cadtm.org

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Décision de "gôche" - Bientôt une rue Ben Gourion à Paris?  !?

Le mardi 9 mars 2010 par CAPJPO-EUROPALESTINE

La Mairie de Paris va donner le nom de Ben Gourion à une esplanade sur les bords de Seine, face au musée du Quai Branly, et l’inaugurer en présence de Shimon Peres le 13 avril prochain !

Plus Israël colonise, massacre, emprisonne, vole les lieux saints musulmans, et jette les Palestiniens à la rue, plus nos dirigeants politiques leur lèchent les bottes.

Inaugurer une esplanade Ben Gourion dans le centre de Paris : quelle honte !

Ce chef d’Etat israélien, qui disait en 1948 à propos des Palestiniens : "Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils ne reviennent jamais... Les vieux mourront et les jeunes oublieront."

En mai 1948, il n’hésitait pas à annoncer : "Nous devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre but est d’écraser le Liban, la Transjordanie Jordanie) et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner. Nous y établirons un Etat chrétien, puis nous écraserons la Légion Arabe, nous éiminerons la Transjordanie (Jordanie) ; la Syrie tombera entre nos mains. Nous bombardons alors et avancerons pour prendre Port-Saïd, Alexandrie et le Sinaï."

Cet homme que la Mairie de Paris veut honorer, était dénué de sens moral au point de déclarer : "Si je savais qu’il est possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d’Israel, je choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n’y a pas que le nombre de ces enfants mais le devenir historique du peuple d’Israel."

Jusqu’où la collaboration avec l’occupant peut-elle aller, Monsieur Delanoé ?

Question que vous pouvez lui poser en lui écrivant à : bertrand.delanoe@paris.fr

Mais c’est à l’ensemble des conseillers municipaux parisiens et des partis qui prétendent avoir des "positions équilibrées" sur le "conflit israélo-Palestinien" qu’il faut également poser la question : vous êtes vous opposés à cette décision honteuse du Conseil de Paris, et l’avez-vous dénoncée publiquement ? (On n’a pas vu passer grand chose !).

Merci de poser la question à votre "représentant", à celui ou ceux que vous avez élu(s) pour vous représenter. Merci de nous communiquer sa réponse à info@europalestine.com Nous publierons toutes les réponses ou refus d’en donner.

ELECTIONS REGIONALES

Pas une voix, pas un vote pour tous ceux qui n’ont pas protesté et averti la population qu’une telle initiative scandaleuse se préparait.

Interpellez vos conseillers municipaux parisiens : demandez-leur s’ils se sont opposés à ce vote et de quelle manière ? Et plus généralement, nous ne voteront que pour des candidats qui respectent les droits de l’homme et le droit international... dans les faits !

http://www.europalestine.com/spip.php?article4827

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Emmaüs LE COMBAT CONTINUE

Le mardi 9 mars 2010 par CGT Emmaus

ASSOCIATION EMMAUS LE COMBAT CONTINUE ! COMMUNIQUE DU 9 MARS 2010 CGT SUD FO

Vif succès pour la première grève de l’histoire d’Emmaüs depuis sa création en 1949 par l’abbé Pierre : plus de 200 salariés et compagnons ont manifesté devant le siège d’Emmaüs. La poursuite de la grève a été décidée en assemblée générale. L’intersyndicale SUD CGT FO appelle l’ensemble des salariés de l’association et du secteur social à se rassembler mercredi 10 mars à 9 heures – 32 rue des Bourdonnais 75001 Paris - afin de soutenir la délégation qui doit être reçue par la direction. L’ensemble des salariés présents ont interpellé le délégué général Didier Cusserne et la DRH Régine Diefenthal sur les bas salaires, les conditions de travail indignes, les techniques de management par le stress proches de France Télécom, Ikéa ou Total etc… Nous sommes totalement déterminés à continuer la lutte jusqu’à la satisfaction de nos revendications et à l’instauration d’un véritable dialogue social.

Contact : Latifa Abed, déléguée CGT (06.83.56.34.57) cgt.emmaus@laposte.net Philippe Cabanes, délégué Sud (06.37.74.44.61) philcabanes@hotmail.com Claudine Bourgeois, représentante Sud au CE deleguesud.emmaus@aliceadsl.fr Alioune Touré délégué FO (06.89.63.08.23)

Copie à Mr Didier Cusserne (DG), Régine Diefenthal (DRH), Inspection du travail, DDEFP, DREFP, médecine du travail, DASS, ARS.

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HONDURA suite au 19 Février...

Le mardi 9 mars 2010 par (pas de nom)

Honduras. Le Front de Résistance populaire demande aux représentants des Etats membres du Groupe de Río à maintenir leur position de rejet de la dictature hondurienne

23 février par Front de Résistance populaire printer Enregistrer au format PDF

Aux représentants des gouvernements et états membres du Mécanisme Permanent de Consultation et de Concertation Politique réunis à Cancún - Mexique dans le cadre du vingt troisième sommet du groupe de Río, nous exprimons :

1. Le Honduras continue à subir un régime de facto, installé et soutenu par la force des armes le 28 juin 2009. Depuis ce jour, le peuple hondurien est soumis à de constantes violations des droits de l’homme.

2. Le régime prétend faire oublier son illégitimité et son illégalité en changeant les têtes dans l’administration de l’état, mais cela ne trompe personne : il est de notoriété publique que ceux-ci obéissent aux mêmes groupes de pouvoir qui commandent la répression et l’assassinat et qui bloquent le développement d’une varie démocratie.

3. Le processus électoral, par lequel ont pris le pouvoir les nouveaux membres de la dictature, est sur tous les points illégal : il a été mis en œuvre par des autorités complices du coup d’état qui ont empêché la libre participation de l’opposition, et feint d’ignorer la terreur qui prédominait. Pour ces raisons, aucun gouvernement n’a participé à l’observation de ce processus électoral, ni aucune organisation d’intégration régionale ou institution crédible.

L’illégitimité de ce processus a été confirmée par l’abstention massive de la population hondurienne qui n’en reconnaît pas les résultats. Ce n’est pas un hasard si le peuple continue sa lutte non violente pour dérouter le régime totalitaire actuel et revenir à l’ordre démocratique.

4. La situation des droits de l’homme est grave et est en train d’empirer. Depuis plusieurs semaines, il ya eu plus d’assassinats, plus de provocations et de persécutions contre les personnes soutenant la Résistance populaire. Les dirigeants des organes de sécurité de l’état annoncent une offensive militaire pour en finir avec l’opposition au régime.

5. Divers secteurs de la communauté internationale, les gouvernements amis, les organisations sociales et de défense des droits de l’homme ont manifesté leur rejet du régime actuel.

Pour toutes ces raisons nous déclarons :

a. Nous invitons les représentants des Etats membres du Groupe de Río à maintenir leur position de rejet de la dictature hondurienne tant que ne sera pas rétabli l’ordre constitutionnel démocratique et que ne s’arrêtent pas les violations des droits de l’homme.

b. Nous continuerons notre lutte sans accorder la moindre importante aux actions de terreur d’état contrôlé par les putschistes.

c. Nous remercions les gouvernements et organisations sociales amis pour leur préoccupation face à cette situation grave que traverse notre pays et pour les actions de solidarité pour passer la crise.

Tegucigalpa, le 19 février 2010

http://www.cadtm.org/Honduras-Le-Fr...

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Un monde du cirque permanent

Le mardi 9 mars 2010 par Philippe

Les négociations de paix reprennent au Moyen-Orient. J’entends cela depuis que je suis né. Ce qu’on attend toujours, ce sont de réels progrès.

Tout cela, il semble bien que ce soit du théâtre, un cirque permanent. Tout comme les jeux olympiques dont nous venons d’être témoins à Vancouver.

Il semble que les riches se servent de toutes sortes de couvertures (négociations, sommets, jeux olympiques etc...) pour cacher aux yeux du peuple leur constante poursuite du pouvoir et de la domination.

Il y a un vilain mot pour désigner cela : hypocrisie.

Ceux qui pensent que les gens qui gouvernent sont à l’écoute du peuple devraient se rappeler des écrits de l’humaniste anglais du 16e siècle Thomas More :

"C’est pourquoi, lorsque j’envisage et j’observe les républiques aujourd’hui les plus florissantes, je n’y vois, Dieu me pardonne ! qu’une certaine conspiration des riches faisant au mieux leurs affaires sous le nom et le titre fastueux de république. Les conjurés cherchent par toutes les ruses et par tous les moyens possibles à atteindre ce double but :

Premièrement, s’assurer la possession certaine et indéfinie d’une fortune plus ou moins mal acquise ; secondement, abuser de la misère des pauvres, abuser de leurs personnes, et acheter au plus bas prix possible leur industrie et leurs labeurs.

Et ces machinations décrétées par les riches au nom de l’État, et par conséquent au nom même des pauvres, sont devenues des lois."

Le cirque permanent a donc pour but premier, semble-t-il, d’empêcher l’amélioration du niveau de vie des travailleurs et des plus démunis en détournant constamment l’attention des vrais problèmes et en camouflant les véritables intentions des décideurs politiques et économiques.

Et tout cela n’est-il pas d’une tristesse à fendre l’âme?

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50 recours contre les profs non remplacés ca bouge

Le mardi 9 mars 2010 par paquet fiscal, banque contre le peuple

Remplacement des enseignants : 50 recours contre Chatel déposés par des parents

Cinquante recours contre le ministre de l’Education nationale Luc Chatel ont été envoyés mardi par des parents d’élèves de cinq écoles de Pantin (Seine-Saint-Denis) pour protester contre les non-remplacements d’enseignants, selon un porte-parole des parents d’élèves.

Ces parents demandent "une réparation symbolique d’un euro par jour" d’école non remplacé, a déclaré Daniel Garault, délégué FCPE élu des parents d’élèves, père d’une élève en CE1 à l’école Joliot-Curie. Il avait déjà déposé une plainte contre Luc Chatel mi-février, mais il avait été débouté pour vice de forme.

"On a envoyé des courriers au ministre, au recteur, à l’inspecteur d’académie, mais personne ne nous a répondu", a déploré M. Garault. "Là, nous nous sommes entourés d’avocats (...) et nous nous dirigeons vers une condamnation de l’Etat", a-t-il affirmé lors d’un point de presse organisé à Pantin avant de poster les recours.

"Nous demandons un enseignant devant chaque élève et que tout le monde soit traité de la même façon sur le territoire", a expliqué le parent d’élève, assurant que "certains enfants (avaient) manqué jusqu’à un mois de scolarité depuis le début de l’année" dans des villes de la Seine-Saint-Denis comme Pantin, Saint-Ouen, Gagny et Montreuil.

"Nous demandons qu’il y ait deux enseignants par classe jusqu’à la fin de l’année pour essayer de combler le retard dans les écoles qui sont dans une situation dramatique", a-t-il poursuivi.

"Nous voulons que tous les enfants soient égaux devant le service d’éducation", a répété M. Garault. "Nous voulons un enseignement de qualité, continu, assuré par des gens formés, nous ne voulons pas de solution sparadrap", a-t-il poursuivi, rejetant en partie les propositions de Luc Chatel sur le remplacement des enseignants. Pour lui, "des étudiants, des stagiaires ne peuvent pas faire face aux problèmes rencontrés" mais "des enseignants à la retraite peuvent peut-être aider".

La FCPE, première fédération de parents d’élèves de l’enseignement public, va encourager les parents à engager de tels recours, notamment lors d’un rassemblement à Bobigny mercredi soir.

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ENTRE MAYOTTE ET ANJOUAN. LA MORT FRAPPE ENCORE  : NEUF MORTS

Le mardi 9 mars 2010 par francoise

Un kwassa-kwassa a fait naufrage près des côtes sud de Mayotte dans la nuit du samedi 6 à dimanche 7 mars. Neuf personnes, dont quatre femmes et cinq bébés, ont été tués, révèle un communiqué de la préfecture de Mayotte. L’alerte a été lancée aux environs de 3 heures par un pécheur qui a recueilli cinq naufragés. Cette alerte a permis de sauver vingt quatre naufragés et de repêcher neuf corps. Parmi les rescapés, dix ont été acheminés au service des urgences du centre hospitalier de Mayotte. Depuis l’introduction du visa Balladur en 1995, le bras de mer séparant Mayotte d’Anjouan s’est transformé en un gigantesque cimetière. Plusieurs rapports avaient mis en cause le comportement de la police française des frontières, dans les méthodes employées dans la surveillance des mers, provoquant souvent des naufrages qu’on peut qualifier d’homicides involontaires. Mi Source : http://wongo.skyrock.com/

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